‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 61 sur 127 · U IODE · texte numérisé non relu

U IODE

tique dans le rectum et un soufflet à l'aide duquel on injecte l'air, sont tout l'appareil instrumental nécessaire à cet elfet.

IODE. Pharmacologie. Il est antagoniste du brome et de ses composés, le bromure de potassium, par exemple, dont il neutralise les effets , et réciproquement. Quoique naturellement réunis, l'iode et le brome, dit M. Gubler, peuvent se servir réciproquement d'antidote. De là l'indication de ne jamais les employer conjointement, si ce n'est pour mieux faire tolérer l'iodure de potassium qui, administré seul, a souvent l'inconvénient de congestionner l'encéphale et qui entraînerait des accidents plus ou moins fâcheux dans le cas de gommes ou de périostose intra-crânienne. Le bromure serait ainsi le correctif obligé de l'iodure, dans les cas de prédisposition à l'ivresse iodique et toutes les fois qu'il y a lieu d'en redouter les inconvénients. [Bull, de thér., juillet.)

Iode métallique. Employé en lamelles métalliques contre les adénites scofuleuses du cou et celles de l'aine d'origine syphilitique, ce moyen a réussi dans plus de cent-vingt cas, affirme M, Prieur, et plus de trois cenis ganglions, tous fortement tuméfiés. On les applique renfermées dans l'épaisseur d'une couche de ouate, où elles se vaporisent rapidement sous • l'influence de la chaleur.

La quantité est en moyenne d'un centigramme par centimètre • carré, réparti aussi également que possible à l.a moitié, au tiers, au quart de l'épaisseur d'une carde de coton, que l'on recouvre • d'une feuille de taffetas ou de gélatine en forme de sachet et dont la circonférence, adhérente aux téguments, concentre les ■ vapeurs d'iode sur le point déterminé. L'appareil reste vingtquatre à quarante-huit heures en place, d'où résulte une ^ phlyctène remplie d'une sérosité louche, purulente ou sangui- ■ nolente.

Expérimenté par M. Ricord, rapporteur, dans huit cas d ade- ■ nites scrofuleuses bien caractérisées, ce procédé a donné des ■ résultats satisfaisants dans un espace de six semaines à trois = mois, ce qui est une durée relativement courte. Celte appli- • cation est très-douloureuse pendant dix-huit à vingt jours, sans; que l'absorption soit évidente ; car, dans aucun cas, on n'a observé de phénomènes d'intoxication. [Acad. de méd., 20 sept.)

Pour en favoriser la parfaite solution et prévenir les acci-

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