‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 63 sur 127 · IPÉCACUANHA · texte numérisé non relu

IPÉCACUANHA

BiACTiF, Un procédé très-sensible a été indiqué par M, Deganquier pour en constater la présence, même les plus minimesquantités dans les urines ou d'autres liquides. Pour 5 grammeSr de liquide à analyser, on verse deux à cinq gouttes de partieségales d'acide nitrique pur à 36 degrés et d'iiypochlorite de chaux liquide concentré. Si la liqueur essayée est incolore et contient des iodures en abondance, elle prend instantanément une teinte jaunâtre qui résulte de la mise en liberté de l'iode. L'effet est nul dans le cas contraire. C'est alors qu'en versant 2 ou 3 grammes de sulfure de carbone et en agitant vivement le mélange, le liquide se trouble, pour peu qu'il contienne; d'iode, et des gouttelettes rosées se rassemblent sur les paroiss du tube, puis gagnent le fond où elles forment une couche plus> ou moins épaisse. La coloration est proportionnée à la quantité d'iode qui se dissout dans le sulfure de carbone. [Bull, de thér.)'

La faculté que possèdent les urines d'absorber l'iode étant: commune au bouillon de ménage, à l'infusion et la macération de la chair musculaire, de la moelle, de même qu'au principe' extraclif de Schérer et Valbuminose de Mialhe, M. Mathieu con-dut à l'identité de ces divers principes avec Vosmazone qui,, en passant métamorphosée dans les urines, sous l'inQuence d'un état morbide grave, toujours marqué par un amaigrissement rapide, vient ainsi absorber l'iode. [Bull, de thér., octobre.)

IPÉCACUAIVHA. Pour mieux préciser l'action thérapeutique de cette précieuse racine du Brésil, M. Pécholier, aprèss'être livré à des expériences sur les animaux pour en connaître l'action physiologique, l'a expérimentée cliniquement contre la bronchite et la pneumonie catarrhale. Employé à la dose de 4,. 6, 8 et même jusqu'à 1 0 grammes de racine concassée que l'onn fait infuser pendant vingt minutes dans 4 50 grammes d'eaui; bouillante avec addition de 30 grammes de sirop de digitale et' même quelques gouttes de laudanum de Sydenham, au besoin, pour modérer les vomissements, ce mélange est donné par cuil-lerées ë café toutes les deux heures. Il détermine ainsi : envie.» de vomir et des vomissements obligeant souvent d'en suspendreo l'usage; diminution rapide du pouls, de la respiration et de la' chaleur animale; expectoration plus facile concordant avecamendement des signes physiques , hyposthénie considérable avec conservation des forces radicales ; contro-stimulalion plusprompte, moins profonde et plus fugace que celle du tartre sli--

IRIDECTOMIË.

bié. La résolution des pneumonies ca<an7iafes est ainsi survenue toujours avant et vers le septième jour. Il n'a pas réussi de môme dans la pneumonie bâtarde de la fièvre typhoïde et s'est montré insuffisant dans la forme inflammatoire. Les mêmes différences doivent avoir lieu dans les divers types et les divers degrés de la bronchite sans que l'auteur les indique. Des observations manquent aussi à Tappui de ces propositions {Acad. de méd.). Voy. Expectorants.

IRIDECTOMIË. En Angleterre comme en France cette nouvelle opération suscite des défenseurs aussi ardents que des Jélracteurs passionnés. Ne possédant pas encore la théorie, l'explication de ses succès, il est facile de les révoquer en doute et de les mettre en contestation. Et cependant, à leur nombre croissant de toute part, il n'est plus possible de les lier dans le glaucome aigu, lorsque le globe oculaire augmente .out à coup de volume, devient dur et douloureux, comme M. Perrin en a rapporté un exemple type [Soc. de chir., 31 août). Les accidents cessent alors merveilleusement si on a pratique de suite. Le défaut d'excavation de la pupille optique serait l'indication de ces cas pressants suivant lui, tandis que 'utilité n'en est nullement démontrée dans la cataracte. Au lieu ie resserrer la pupille avec la fève de Calabar, comme M. Folin, il a trouvé plus d'avantage à la dilater avec Tatropine. On îaralyse ainsi l'iris qui se transforme en une membrane flotanle et se présente d'elle-même à l'ouverture de la plaie de la ;ornée, et qu'il est ainsi plus facile d'attirer au dehors etd'exciier sans courir le risque de léser la capsule antérieure du crisallin, plutôt que d'avoir l'iris rigide, tendu et contracté. Mais li l'un ni l'autre de ces moyens ne sont utiles, disent MxM. Foupher et Richet, car dès que, par l'incision de la cornée, la ihambre antérieure est ouverte, l'iris se contracte et la pupille 50 resserre immédiatement.

Dans la discussion qui a eu lieu à la Société de chirurgie sur Jette opération, M. Follin en a surtout exposé magistralement es indications comme M. F'oucher en a décrit le manuel opéraoire. Contrairement à M. Giraldès, il y a de grandes difficultés, uivant M. Perrin, à se conformer aux préceptes de M. de Graeffa îour exciser l'iris de son bord pupillaire à sa circonférence ciiaire. Quand on l'a attiré dehors, on n'y reconnaît plus ni faces li bords et l'on est obligé de couper ce que l'on tient comme il 'a fait. L'opération n'en a pas moins bien réussi.

28 IlUDECTOMlli. ■

Un des accidents consécutifs les plus redoutés decelleseclion do i

l'iris, est l'hémorrhagie consécutive et l'épanchement sanguin, et <

l'organisation des produits fibrineux qui, en se plaçant devant le (

champ de la pupille, interceptent la lumière. D'après M. Houel i

et les faits qu'il signale, elle contre-indique surtout cette opéra- ;

lion après la cataracte. MM. Perrin, Demarquay, Richet,lere- î

gardent comme son écueil dans le glaucome, tandis que (

MM. Follin, Lefort, à l'exemple de M. deGraeffe, n'y attachent !

pas la même importance. 11 y a donc là, soit dans le mode opé- ,

ratoire, soit dans la différence des faits observés, une raison. ;

tacite, secrète qui produit cette différence d'opinion sur cet ac-- i cident, de même que sur l'opération elle-même.

Elle a été pratiquée pour la première fois en Portugal, le- '

28 octobre, par M. Barboza, sur une malade de l'hôpital Sa/i José 1

de Lisbonne, atteinte de glaucome chronique. |

Nouveau procédé. Pour prévenir le danger de blesser le cris- i

lallin ou son enveloppe considérablement refoulés en avant dans- i

le glaucome, M. Homberger (de New-York) a proposé le procédé.' i

suivant ; ;

Avec un couteau à cataracte, dont la pointe est dirigée vers; À

le centre de l'œil, une ouverture linéaire est pratiquée à la scié-- |

rolique de la manière accoutumée jusqu'à ce que, en poussant i i

le couteau en avant, cette incision arrive à trois quarts de ligne? l

au delà du bord de la cornée sans que le couteau change dee |

direction. Il est ensuite retiré; l'humeur aqueuse s'écoule, et: j

l'iris est ainsi divisée de son insertion ciliaire dans une étendue? i

d'une demi-ligne environ par ce premier temps de l'opération, i

Le deuxième consiste dans l'introduction, par cette cuver— J lure, d'une branche de fins et forts ciseaux légèrement courbéàs ] latéralement ; l'autre est introduite le long de la surface posté— i rieure de la cornée dans la chambre antérieure, et leurs bordss tranchants sont placés dans l'angle formé par la jonction dee l'iris à la cornée. Un ou deux mouvements suffisent alors à réséquer la portion d'iris voulue. Il est nécessaire, après l'introduction des ciseaux par la plaie, d'agrandir presque rectangu- j lairement l'incision pour les pousser assez loin.

L'introduction de pinces à iris dans la chambre antérieure,, i non dans une direction diagonale comme d'habitude, constitue^ le troisième temps. L'opérateur saisit alors avec la pointe la.

portion de l'iris près de l'angle de la plaie et, par de légères- ;

«raclions dans la direction d'une tangente louchant au bord di-- j

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