‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 72 sur 127 · MÉNINGITE · texte numérisé non relu

MÉNINGITE

lopoiéliques relenlissant sur le sang, puis sur les sécrétions, et la nutrition générale l'expliquerait bien mieux. Enfin l'atrophie du grand sympathique abdominal, signalée dans quelques cas et à peine cherchée, peut encore être invoquée pour expliquer cette lésion. Le nom de maladie des capsules surrénales est donc impropre dans l'état actuel de la science, celui de mélanodermie aslhénique, à cause de ce signe qui l'accompagne constamment, serait, plus juste en ne signalant que le phénomène physique sans rien préjuger sur l'étiologie. [Gaz. hebd. , n'^ 1 et 2.)

De la maladie d'Addison, par M. Louis Marlineau, avec trois planches coloriées. Un vol. in-S",

D'après l'analyse faite par M. Guyot à la Société médicochirurgicale de Paris [Union méd., n"62.), cette thèse inaugurale est aujourd'hui le résumé le plus complet qui existe en France sur ce sujet.

MÉNINGITE. Chez un enfant de huit mois, présentant des convulsions, du coma, du strabisme et l'immobilité des pupilles, malgré l'emploi de la santonine, du calomel et quatorze sangsues derrière les oreilles, M. Forci n'hésita pas à pratiquer une incision de 3 centimètres de la fontanelle antérieure, puis à ouvrir la dure-mère dans l'étendue d'un centimètre. Un jet de sang, d'un rouge vif, sortit aussitôt continu et en arcade. Après l'évacuation de 90 grammes de sang, il l'arrêta en mettant le doigt sur la plaie et, dès lors, une amélioration subite s'observa dans les yeux et l'état général de la respiration et la circulalion. Encouragé par là, ce médecin laissa couler le sang jusqu'à 240 grammes et bientôt l'enfant se rétablit. Mais vingthuit jours après, une nouvelle attaque de méningite l'emporta [Bull. med. di Bologna, mai). En faisant naître des doutes sur la réalité de la méningite, celte récidive ne doit pas encourager à renouveler celte hardiesse chirurgicale.

C'est à l'iode que M. Leared eut recours chez un garçon de quatorze ans, pris de convulsions, vomissements, céphalakie, fièvre, et regardé comme atteint de méningite tuberculeuse^ dont sa sœur était morte peu de temps auparavant. Il fit raserla tête qu'il badigeonna avec la teinture d'iode et administra riodure de potassium à l'intérieur. L'enfant guérit et M. Leared attribue ce succès aux embrocalions qu'il avait déjà vues réussir chez un hydrocéphale, [Med. Times, p, 121.)

MKNTAGRK.

MENTAGRE. An lieu de l'épilalion, toujours Irès-douloureusoel souvent infidèle, iM. Diday a eu recours à un Irailemenl fort simple exposé au congrès de Lyon et dont voici le résumé :

r Faire tomber les croûtes avec des cataplasmes de farine de lin ;

2° Couper les poils aussi près que possible; 3° Immerger la partie pendant une demi-heure dans l'eau tiède ;

4° Bassiner pendant quatre heures les parties malades avec une solution au millième de bichlorure de mercure, puis ajouter goutte à goutte dans celle solution une autre soluiion do bichlorure au trentième, jusqu'à ce qu'il y ait production de rougeur et de douleur, et s'arrêter dès ce moment. Il est essentiel que, pendant la première heure, le malade ne ressente aucune souffrance.

C'est à la solution de créozote que M. Masse donne la préférence. Fondé sur les expériences de M. Béchamp, relatées dans son mémoire sur les générations spontunéus et les feî-ments, il l'a essayée dans l'idée que l'organisation du Microsporon mentagrophile ne différait que peu des moisissures de la fermentation. Le succès a confiimé cette prévision. Chez un soldat entré à l'Ilôlel-Dieu Saint-Éloi, salle Saint-Côme, n° 3, le 1 2 août, service de M. Moutel, on observait sur toute la partie inférieure de la face une éruption cutanée tuberculeuse, mêlée de petites pustules à base indurée, présentant le plus souvent un poil à leur centre. Dans d'autres points, on voyait des vésicules et du pityriasis alba. On constatait au microscope la présence du parasite.

Jamais de teigne, ni à'herpes tonsurans, ni affection dar- Ireuse d'aucune sorte. L'existence de la mfiladie est attribuée au rasoir du barbier, qui l'a communiquée également à plusieurs autres individus Sur la face dorsale de la main droite s'est développée consécutivement, par suite du frottement sans doute, une éruption vésiculeuse circinée dont il reste des traces, ce qui confirme l'identité de l'herpès circiné et du sycosis parasitaire.

Ce malade fut soumis à des lotions faites tous les deux jours avec la solution suivante :

aa 50 grain.

:^ Eau ,

Alcool • • •

Crcozole. ï'O cenligr.

Mêlez.

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