NARCOTIQUES
OÙ ils subissent nécessairement des r^ippii^nc « •
codéino 'a. «morphine et celle-ci n.oins que la
rhomn ; V.T .f/'"}'"'"' à l'expérience journalière sur
en en e, \T T P^^^'^'''' ^ '^^"^^ ^ose relali-
cpTtlLn . > '"PP^""^^'*^ ''-^ "^on^faine. Tous
moot n'^' ,f ,f "^"^"^ des convulsions chez les animaux
Œ rt'^ n ' '"''P^'^'' ^i"' P''°d"'^ relâchement [/lc«rf. des se). On ne peut donc conclure rigoureusement de
ces exponences pour l'usage thérapeutique de ces alcaloïdes
Allant encore plus loin, M. Ozanam ajoute que la morphine
lopianme, la narceine sont des substances calmantes, tandis
que la narcotine, la thébaine sont excitantes et la codéine mixte
lous ces agents seraient donc bien mal nommés
Chaque élément de l'opium aurait de même une action locale
Ainsi a morphme, l'opianine, la narcoLine [agiraient sur les-
hémisphères cérébraux et la codéine sur le cervelet et le bulbe •
Ja Ihebame sur la parlie supérieure de la moelle et la narcéine
sur la portion lombaire. {Acud. des scieiices.)
IVarccînc. On ne saurait de môme refuser le litre de narcotique a la narcéine, l'un des alcaloïdes de l'opium, qui paraît en avou- les meilleures propriétés. Ainsi, elle a l'avantii-e bien constaté par des estais comparatifs, sur la morphine et les préparations, d'amener un sommeil calme el réparateur sans rêves m la pesanteur de tête, les nausées, le malaise que celleci détermine au réveil. Douze phlhisiques du service de M. Behier, à] la Pitié, en ont accusé un bien-être si sensible, qu ils distinguaient toutes les substitutions tentées pour constater rigoureusement son action. Dès les premières doses de 2 ou 3 centigrammes administiés en trois pilules, à deux heures d'intervalle, la toux était calmée cl l'expecloration réduite à la moitié, au quart, et même moins, dans les vingt-quatre heures. L'état
INÉVKOME. 323
général en a été ainsi consiamment amélioré, bien que sans modilication sensible de la lésion locale. Portée à la dose de 3, 8, 13, 14 centigrammes, il en résultait un sentiment de bienêtre dans toute sa plénitude. La diarrhée en a été même arrêtée dans plusieurs cas. Mais, par contre, des femmes en ont éprouvé un vomissement au réveil. Pourtant, à dose ordinaire de 5 à 7 centigrammes, elle ne détermine pas de trouble marqué des voies digeslives, il n'y a ni soif, ni dégoût ; un peu de constipation en est le seul résultat à l'état physiologique, comme l'a expérimenté M. Debout sur lui-même. L'effet le plus saillant et constant de ce remède est l'émission difficile de l'urine dès le début de son emploi. Le besoin n'en est pas modifié ni douloureux: c'est une impossibililé de satisfaire l'envie éprouvée. On est même obligé parfois, quand la dose est trop élevée, de recourir au cathétérisme. (Bull, de thér.., août.) '
Observé par tous les expérimentateurs, ce dernier effet doit être rapporté à l'action que cette substance exerce, comme la morphine, sur la portion lombaire de la moelle, mais en sens inverse. Tandis que les membres postérieurs des animaux auxquels on a injecté la morphine sont roidis et allongés comme dans la tétanie, ceux des animaux soumis à la narcéine sont légèrement fléchis. D'où celte induction que l'une agit plus spécialement sur les fléchisseurs et l'autre sur les extenseurs ce que confirme l'expérimenlalion thérapeutique, puisqu'il suffit d'administrer une faible dose de morphine pour faire cesser la dysurie produite par la narcéine. Ce narcotique mérite donc de prendre place dans la matière médicale, préférable qu'il est a la codéine et à la morphine, d'autant plus que celle-ci peui en neutraliser l'unique inconvénient. [Union méd., n" 121,)
ÎVÉVROME. iXcrf mé.lîan. Observé par Vielfeldt sur le grand rameau palmaire chez un homme de trente-quatre ans ponant un névrome gros comme une noisette au-dessous de 1 articulation de la main droite. Des douleurs lancinantes radio carpiennes éclatant au moindre effort de la main, rayonnaient de cette tumeur dans l'avant-bras, en suivant le trajet du nerf médian, et gagnaient môme le côié droit de la' poitrine Elles coïncidaient avec un sentiment de constriction Ihoraciquo Irèspénible ; il y avait même parfois perte de connaissance Tout rava.l était ainsi devenu impossible. Une erreur de diagnostic la fit traiter empiriquement par les narcotiques, et pourtant le
NÉVIULGIES.
malaclo avail liès-bien découverl [o signe palliognomonique des névralgies causées par le névrome, indiqué par Aronssolin, Il avaiL constaté que la compression de l'avant-bras au-dessus de la tumeur, faisait cesser la douleur, comme la compression audessus de la division de l'artère fait cesser l'écoulement du sang. Après des tentatives empiriques d'écrasement, d'extirpation, qui ne firent qu'exaspérer les douleurs, Yielfeldt exécuta celle-ci d'une manière complète qui fit aussitôt cesser tous les accidents. Elle était formée d'un tissu conjonctif condensé, très-adhérente' et renfermant dans son épaisseur quelques tubes nerveux atrophiés à peine reconnaissables. [Deuls. klimk el Gaz. hebd., n" 29.)
NÉVRALGIES. Diagnostic. Toutes sont sympathiques, selon M. Trousseau, excepté la névralgie épileptiforme, qu'elles résultent de cachexie chlorotique, de l'intoxication saturnine, d'une lésion osseuse ou organique quelconque. Les apophyses épineuses, correspondantes à la sortie du nerf douloureux, sont, toujours douloureuses elles-mêmes à la pression, comme celles des deux premières vertèbres cervicales le sont dans les névralgies trifaciales. Une hypereslhésie cutanée coïncide également à ce point d'émergence. Ce sont là d'excellents moyens de diagnostic différentiel avec les douleurs locales.
M. Baudot est venu troubler cette harmonie symptomatoiooique en révélant qu'il a constaté la relation de coïncidence entre un pointapophysaire aux quatrième et cinquième vertèbresdorsales et certaines affections des organes respiratoires, lai phthisie en particulier. Douleur sourde, contusive, sans relation avec la névralgie intercostale, augmentant par la pression i et cessant avec elle, ou bien continue, durable dans quelquescas. Serait-ce donc là aussi une névralgie symptomalique latente, pour ainsi dire, dans la majorité des cas? [Union mèd.,
n-'Se.) , ,
Lorsque dans un orifice naturel, la douleur se prononce et forme toute la maladie, si l'on n'a pas affaire à une névralgie bien caractérisée, il faut penser aux muscles, et M. Ad. Richard voudrait ainsi que l'on en généralisât l'étiologie plutôt par le fait d'une action musculaire que par celui de névralgie dans les coliques utérines, les douleurs vésicales ou uréthrales ■ do la pierre et même celles de la fissure à l'anus. Quand il n y a pas de névralgie, c'est le muscle qu'il faut accuser, et dans-
ÎSÉVRÂLGIES.
ce cas agir empiriquement par la dilatation. Il a fait cesser ainsi des douleurs vésicales intenses chez un médecin qui s'en allait mourant en pratiquant la lithotomie; il dormit ensuite trente-six heures durant et fut complètement guéri. Lee spasmes, les coliques, les douleurs musculaires cessent donc par la section. (Soc. de méd. de la Seine.)
Un phénomène singulier, inexplicable, a été observé par M. Putégnat dans six cas qu'il relate. — C'est une douleur subite, passagère, engourdissante, des membres, du côté gauche en particulier, et notamment des bras, s'irradiant jusqu'à l'extrémité d'un ou de plusieurs doigts, se développant par le besoin de la miction et cessant avec elle. Dans les six cas, elle coïncidait avec d'autres accidents nerveux, quatre fois ciiezdes femmes de trente-six à cinquante ans, deux fois chez des hommes paraissant également sous l'influence d'une grande susceptibilité nerveuse; il compliquait souvent d'autres névralgies. Aussi, ne peut-on voir laque des particularités toutes spéciales, des douleurs erratiques dont les individus atteints de ladiathèse névralgique offrent des exemples si variés et ne se rattachant par aucun lien à une loi pathologique. {Union méd., 8 et 9.)
Traitement. Sulfure de carbone. Contre les plus violentes douleurs, névralgiques, spasraodiques ou autres, le docteur Smith a recours, avec un constant succès, depuis huit ans, à l'emploi externe du mélange suivant :
Pr. Bisulfure de carbone 30 centigr.
' Teinture de camplire 90 —
Mêlez.
Une compresse imbibée de cette solution et appliquée sur le siège de la douleur, lors même qu'il s'agit de coliques hépatiques, biliaires, etc., les fait cesser après cinq minutes. Cette rapidité est la meilleure preuve de son action et de son avantage sur tous les autres calmants ou plutôt anesthésiques, car l'auteur ajoute qu'après avoir enlevé ce topique au moindre sentiment de brulûre, il convient de le réappliquer instantanément de temps à autre pour prévenir la réapparition de la douleur.
Cet agent, dont l'emploi médicmal est presque inusité en France, n'avait été préconisé jusqu'ici que comme stimulant. Aussi bien, dit M. Smith, il ranime la vitalité dans tous les cas
GABNIER. 19
NÉVRALGIES
de proslralion, do faiblesse, de collapsus de l'organisme. On l'applique alors sur les articulations, aux poignets et sur la colonne vertébrale ou sur le trajet des nerfs douloureux. 11 est alors probable qu'il faut en prolonger l'application. (Amei: med Times, p. 303.)
Ce sont donc là deux indications différentes, opposées, que l'innocuité de l'emploi externe permet toujours de vérilier sans danger.
Hépaïaigic. Sans nier les coliques hépatiques, M. Beau les croit exceptionnelles et la règle est, pour lui, que ces prétendues coliques sont des névralgies produites souvent par les substances liquides ou solides introduiles dnns Feslomac. On connaît à cet égard les bizarreries de ce viscère. Tel individu qui digère à merveille des frais-es à son déjeuner ne les tolère pas à son dîner ; et de même qu'il existe des indigestions gastriques, de même on voit tous les jours se produire des indigestions hépatiques. L'hépalalgie se montre ainsi après avoir mangé un fruit acide, de la moutarde ou bu du rhum, du punch glacé, du vin blanc, etc., etc. On rencontre à cet égard les idiosyncrasies les plus singulières , et quant à l'action rapide des ingesla sur le système nerveux du foie, elle trouve une explication des plus naturelles dans l'absorption qui se fait à la surface de l'estomac par les radicules de la veine porte, et le transport des liquides irritants à travers ie foie. Puis, dès que cet organe est irrité, il se gonfle, la douleur y amène la congestion, il devient sensible à la percussion et augmente notablement de volume, circonstances qui, jointes à la sensation de gêne et de pesanteur à l'hypochondre droit, à la dyspnée, aux vomissements bilieux, etc. , suffiront pour faire reconnaître l'hépalalgie. Ajoutons que celle-ci donne rarement lieu à l'ictère.
Outre les hépatalgies syphilitiques, goutteuses, etc., il faut noter, selon ce médecin, comme assez fréquentes les hépatalgies rhumatismales. Peut-être y a-t-il encore en dehors de ces conditions étiologiques des circonstances qui favorisent l'apparition des douleurs hépatiques, sans qu'on doive attribuer celles-ci à la présence des calculs. C'est un champ à explorer; mais dès aujourd'hui, il importe qu'on sache bien que l'Iiépatalgie est commune, qu'elle lient souvent à une intolérance du foie pour certains ingesla, et que l'étal inflammatoire qui succède à l'irritation nerveuse de cet organe impose une grande réserve aux prali-
NÉVRALGIES
ciens trop disposés à prescrire des purgatifs ou le fameux remède de Durande à la première apparition d'une colique hépatique.
Névralgies faciales. Lorsqu'elles sont superficielles , M. Trousseau emploie de même en topique sur les lempes, le front et la (ête, des compresses imbibées de la solution suivante :
Sulfate neutre il'aliopinc 25 ceiitigr.
Eau distillée. lOO gram.
On recouvre de taffetas ciré en renouvelant l'application plusieurs fois dans les vingt-quatre heure?. On élève la dose, si l'effet laisse à désirer et dans le cas de névralgie locale trèslimitée, on peut même employer la solution suivante:
Sulfate neutre d'atropine 15 centigr.
Eau disiillée légèrement alcoolisée. . 10 gram.
On frictionne par gouttes avec le doigt la partie douloureuse en renouvelant deux ou trois fois par heure. [Journ. cleméd. el chir. pralicj.)
Eéseclion et caulérisation. Dans un cas envahissant tout le côté droit de la face, remontant à dix ans, rebelle à tous les moyens, chez un homme de quarante ans, exempt d'antécédents diathésiques, M. Nélaton excisa successivement une portion du nerf mentonnier et du sous-orbitaire, et cautérisa ensuite les extrémités avec la pâle de Canquoin. Un succès complet suivit cette opération sans récidive trois mois après. C'est le quatrième succès, a dit le célèbre professeur, sur une vingtaine d'insuccès (Bull, de ihér., mai). Il y a ainsi de grandes chances aléatoires. Elle est surtout inefficace contre les névralgies de la face. Sur trois cas, nous n'en avons vu réussir aucun; il n'y eut qu'une rémission très- courte.
Obligé de pratiquer cette opération dans un cas semblable, M. Beulard en a modifié le procédé de la manière suivante: le malade étant assis sur une chaise, la tête renversée en arrière, il appliqua l'index de la main gauche sur le nez (la névralgie était à gauche) et fit avec un bistouri convexe une incision courbe à concavité supérieure commençant au-dessous du grand angle de l'œil et se prolongeant de 4 S milliraèlres vers l'angle externe, l'incision passait à moins d'un centimètre du bord infé-
328 NÉVUALGIES,
rieur de la cavité orbiLaireel pénétrait jusqu'à l'os en coupant ' le tronc du nerf et ses rameaux qui se portent, d'une part, sur ' le nez et d'autre part sur la pommette. Il introduisit ensuite i jusqu'au fond de la plaie une plaque de plomb disposée de ; manière à porter exactement sur l'os en séparant les deux tronçons du nerf coupé et dépassant seulement de 2 millimètres j au dehors ; celte plaque fut maintenue en place par un emplâtre de papier préparé à la gomme adragant et par-dessus celui-ci, pour plus de solidité, d'un autre emplâtre de sparadrap, le tout maintenu par un bandage légèrementcompressiT. — Trois jours plus tard, la névralgie n'ayant pas reparu, la plaque fut enlevée et les lèvres de la plaie réunies ; quelques jours plus tard, il ne restait presque pas trace de l'opération ; l'incision ayant été disposée de manière à se perdre dans une ride.
Ce procédé donnerait le même résultat dans la névralgie susorbitaire, ainsi que dans toutes celles où la section du nerf n'entraînerait pas après elle la paralysie. — Enfin celle opération pouvant être faite d'un seul coup de bistouri, on choisit le moment oii l'accès est dans toute sa violence, et le malade sent à peine le passage de l'instrument ; cela mérite bien aussi d'être pris en considération. {Abeille méd., n° 31,)
Aconitine. Dans un cas de névralgie faciale pour laquelle la résection du nerf suivie de la cautérisation avait été vainement employée par M. Nélaton, son élève, M. Chédevergne, recourut avec succès à l'emploi de l'aconiline à la dose de 3 milligrammes par jour. Le malade accusa alors de la céphalalgie avec trouble de la vue, picotements des mains et des pieds, sentiment de fatigue générale ; puis les doses allant croissant de jour en jour, à ces symptômes s'ajoutèrent de l'abattement, de l'oppression, douleurs dans les mâchoires, la nuque et les membres, horripilation et fourmillement général, affaiblissement musculaire très-marqué sans amélioration de l'état pathologique.
Cessée, puis reprise deux jours après à 2 milligrammesd'abord et portée graduellement jusqu'à 7 par jour, c'est-à-dire le double de la dose maximum indiquée (voy. Aconitine), elle donna lieu de nouveau aux mêmes phénomènes physiologiques; la circulation se montra de plus en plus déprimée ; les battements et les bruits du cœur beaucoup moins forts, !e pouls parfois insensible surtout de deux à deux heures et demie après l'administration de ce médicament et témoignant ainsi de son action ;
NÉVRALGIES
mais cette fois le résultat curatif fut obtenu, et si le malade no fut pas entièrement guéri , son état fut très-notablement amélioré ; preuve que pour obtenir les effets physiologiques, condition du succès, et les effets lliér;ipeutiques, but de la médication, il faut porter la dose du médicament plus loin qu'on ne l'avait fait. {Bull, de ihèî'., novembre.)
Contre un tic non douloureux de la face, mais excessivement prononcé et durant depuis longtemps, M. Costes employa le chloroforme en applications locales, comme on l'a fait souvent, parfois avec succès, contre les névralgies récentes de la face. Il y joignit des inhalations, et la cessation des grimaces eut lieu après peu de jours. (Jouvn. de méd. do Boi'd., avril.)
iVévralgîc épîieptîforme. M. Trousseau donne ce nom à cette névralgie de la face, convulsive et douloureuse, qui mérite si bien le nom de tic douloureux, et différant des autres par la soudaineté de l'attaque, l'atrocité des souffrances et leur cessation complète après une durée de dix secondes jusqu'à plusieurs heures pour se reproduire ensuite. Quelques malades ont jusqu'à trente de ces attaques par heure, et ne peuvent ainsi ni boire, ni manger, ni dormir. Ils sont saisis et comme foudroyés par l'invasion de l'attaque comme dans l épilepsie, portent instinctivement la main à la partie douloureuse, grimacent convulsivement, crient, jurent, gémissent, marchent, frappent comme des insensés et ne cessent qu'avec le calme. Aussi croit-il qu'elle mérite plutôt de figurer parmi les névroses que parmi les névralgies.
Sans proscrire la section du nerf douloureux, l'effet peu durable qu'il en a obtenu ne lui permet pas de la considérer comme curative. Elle fut nulle aussi chez une dame que nous voyions, en 4 842, avec le savant professeur et opérée par Bérard. Les vésicatoires morphinés , les injections hypodermiques, etc. , sont également employés en pure perte. L'opium à très-haute dose et augmenté graduellement à des quantités incroyables, est le meilleur calmant. (Jour/i, de med. et chit\ pral.)
Névralgie de la langue. Nul doute que le nerf lingual ne puisse être atteint de névralgie comme celui du maxillaire inférieur dont il émane. Toutefois les exemples en sont trèsrares. M. de Neffe en a observé un très- remarquable chez un homme de trente ans qui, exposé à des courynts d'air intenses,
NÉVRALGIES
ressentit tout à coup une douleur à la face interne de la genciv(3, vis-à-vis !a dernière molaire inférieure gauclie. Elle s'irr;idiait progressivement vers la poinrj de la langue, dont elle occupait la fuce inférieure, et se limitait en avant à l'union du tiers aniéricur avec les deux tiers postérieurs, en arrière à la face interne de l'alvéole de la dernière molaire. Son acuité pendant la nuit empêchait le sommeil, et le malade comparait la douleur à celle d'une forte contusion de la langue. Les papilles lui paraissaient tuméfiées et les mouvements de la partie endolorie moins faciles. Par moments, la mastication était pénible, quoique la turgescence existât à peine. Un point douloureux se manifesta ensuite au niveau de la glande sousmaxillaire gauche, et les deux gencives, de ce côté, devinrent douloureuses d'une manière permanente, et avec des exacerbations.
Les collutoires narcotiques, les pilules calmantes, le laudanum dans l'oreille , puis une solution d'atropine, ne diminuant pas la douleur, M. deNeffe faradisa la corde du tympan en plongeant un rhéopliore dans l'oreille remplie d'eau, et en appliquant l'autre sur l'apophyse mastoïde. Le courant à intermittences rapides était à peine établi que la douleur cessa, mais pour reparaître dès que le courant électrique fut cessé. Deux autres séances le lendemain et trois le surlendemain produisirent le même effet, en laissant chaque fois la douleur un peu moindre; elle diminua ainsi graduellement après quelques jours. (Soc. de méd. de Gand.)
]\'cvralgic scîatîque. Esl-ce une névrite ou une névralgie? dit M. Beau dans une de ses leçons cliniques à la Charité, el il invoque l'effet du trailemont pour résoudre cette question. L'amélioration proportionnée à la quantité de sérosité qui s'accumule sous l'épiderme dans le traitement par les vésicatoires, jette un certain jour sur sa nature, de même que celui par le sulfate de quinine. Ainsi , tandis qu'à la dose de 7-5 centigrammes à 1 gramme il guérit en deux ou trois jours les névralgies céphaliques les plus intenses et même continues, il échoue complètement contre la sciatique, à moins qu'elle n'ait une périodicité marquée, auquel cas il agit comme anlipériodique, ainsi que dans les fièvres larvées, et non comme antinévralgique. Enfin, la pression qui diminue la violence de la douleur des névralgies céphaliques, augmente au contrano celle do la sciatique. La nature est donc différente.
NÉVRALGIES
Contre cette scialique idiopathique, il emploie de préférence les vésicatoires volants aux lieux d'élection, et au besoin aux douches de vapeur, aux bains sulfureux et aux eaux minérales de Bourbon-l'Archambault , d'Aix en Savoie, etc. {Journ. de méd. et chir. ■prat., juillet.)
Dans une scialique violente, rebelle, ayant amené la paralysie du membre, M. Dios a obtenu un succès rapide et remarquable paria cautérisation étendue sur le trajet du nerf malade avec l'azotate d'argent. C'était chez une dame de quarante-huit ans, iymphatico-nerveuse, atteinte depuis un an, et chez laquelle la sensibilité du membre était obtuse, les mouvements volontiiires à peu près nuls et l'atrophie déjà considérable. Après avoir mouillé avec de l'eau chaude l'espace à cautériser dans une étendue de 20 à 30 centimètres, il y passa et repassa le crayon de manière à faire une véritable solution d'azotate, en continuant ainsi depuis la hanche jusqu'au pied, et obtint un épiderme brun uniforme de 1 0 à 1 5 centimètres de largeur dans tout cet intervalle. Trois ou quatre jours après, les douleurs disparurent, et quelques mouvements des membres étaient possibles. L'urticalion locale et l'usage de six capsules de térébenthine pur jour aidèrent sans nul doute ce beau succès de la dérivation plutôt que de la méthode substitutive, que deux autres cautérisations, pratiquées de trois en trois semaines, suffirent à consolider dans l'espace de deux mois. (Abeille méd.)
En opérant une large dérivation avec l'huile de crolon, le docteur Nelli a obtenu un succès analogue, de même que dans une névralgie faciale idiopaliiique [fmparziale, n° 4). Cette méthode est en effet l'une des plus efficaces contre les névralgies chroniques, quel que soit l'agent qui la produise, pourvu qu'elle s'opère très-profondément. Voy. Syphilis.
Mio-névralgie. Un procédé ingénieux est employé par M. Dupuy contre les douleurs causées par le rhumatisme musculaire. Il consiste à appliquer loco dolenti un linge fin et usé bouchant un flacon de chloroforme pur et s'imprégnant de ce liquide. 11 agit comme aneslhésique et comme révulsif, ainsi que l'on pourra en juger dans l'ouvrage suivant :
Traité du rhumalisme articulaire ou mio-névralgie. Nouveau modo de traitement de celle maladie et des névralgies en général, par M. le docteur Dupuy (de Frenelle). Brochure de 4 67 pages.
NÉVRALGIES
M. Rey indique la formule suivante comme lui ayant irèssouvent réussi dans les cas analogues :
rr. Alcoolature d'aconit. . . .
Axonge
Chloroforme
Chlorhydrate de morphine
Incorporez s. a. Renfermez dans un flacon et étendez sur les parties douloureuses avec les barbes d'une plume, puis recouvrez d'une ouate doublée 'de taffetas ciré. Ce pansement est renouvelé toutes les heures et arrêté dès que le soulagement est obtenu. {Bull. méd. du Dauph. n° \ \.)
IVévralgics utérines. Injections sous-culanées. Symploniatiques ou non d'une altération organique ou fonctionnelle de l'utérus, les injections hypodermiques avec la morphine réussissent très-bien pour combattre la douleur. M. Bennet les a employées avec un succès immédiat et constant dans plusieurs cas. [Bull, dethérap., mai.)
M. Duvernoy (d'Audincourt) en cite également de brillants succès dans plusieurs névralgies intercostales sciaiiques. (Union méd., n» 86.)
JVévralgies traumatiqucs . Le repos de la partio lésée et les injections hypodermiques, narcotiques, locales, ont également réussi à M. Varren, à l'hôpital général de Massachusetts. Dans les cas oîi le tronc nerveux est imbriqué dans une tumeur morbide des tissus de nouvelle formation et comprimé par eux, leur division suffit pour faire cesser la douleur comme il en cite un exemple (.4m. Journ.of. med. sdmce, avril). M.Ollier, en mettant à nu le nerf radial imbriqué dans le cal d'une fracture récente, mit ainsi fin à la paralysie de l'avant-bras. Voy. Paralysie.
IVévralgie du moignon. Névrotomie. Elle est en opposition manifeste avec les lois physiologiques du système nerveux, car les expériences prouvent que les nerfs possèdent leurs éléments de sensibilité, de motilité dans toute leur continuité, et ne l'empruntent pas seulement aux centres nerveux, comme on le croyait. Coupez un nerf qui se rend à un muscle, dit M. Vulpian, et en excitant, en pinçant le bout périphé-
5 grammes.
NÉVRALGIES
rique, vous obtenez des mouvements dans les muscles où se distribuent ses ramifications. Si ce nerf ne tenait ces propriélcs que de la moelle, il devrait les perdre après sa section [Union viéd., 99 et lOI). D'ailleurs, la régénération nerveuse qui se fait dans l'extrémité périphérique d'un nerf divisé et môme dans un tronçon excisé et transformé, greffé sur un autre point de l'organisme, rend cette division et même cette excision irrationnelles dans le cas de névralgie, car la douleur peut ainsi persister ou se reproduire comme auparavant, à moins qu'il ne s'opère une modification salutaire que l'on reclierche.
De rares succès semblent ainsi autoriser cette opération. Chez un amputé de la jambe droite au lieu d'élection à la suite de broiement, des douleurs névralgiques violentes se manifestent dans le moignon trois mois environ après l'opération ; la résection du nerf scialique poplilé externe fut pratiquée à 5 centimètres au-dessus de la tête du péroné, en présence de l'inefficacité de tous les autres moyens; mais, après mille 1 éripéties, des accès d'épilepsie éclatent, et les douleurs névralgiques reparaissent avec une nouvelle intensité. M. Azam recourut de nouveau à la résection du grand sciatique et, dès lors, les douleurs cessent complètement pendant plus de sept mois, ainsi que les attaques d'épilepsie; mais, le pilon ayant glissé accidentellement, une chute en étant résultée, un nouvel accès éclate, se renouvelle et des douleurs reparaissent dans le moignon .
En demandant à la Société de chirurgie si une nouvelle résection du sciatique est encore praticable, M. Azam semble accuser les récidives à la régénération du nerf dans sa continuité, ce que MM. Broca et Verneuil repoussent. Celui-ci les attribue, au contraire, à un névrome. Bien que la première opinion soit la plus probable et s'accorde mieux avec les lois de la physiologie pathologique (voy. Physiologie), surtout après les deux faits récents de réunion nerveuse immédiate (voy. ce mot) de MM. Laugier et Nélaton, il est difficile de se prononcer dans ce cas particulier, en raison des complications qui l'environnent, de la dialhèse nerveuse du sujet et de son hérédité à l'cpilepsie.
L'unanimilé des chirurgiens présents à repousser une nouvelle résection du nerf est une preuve toutefois que cette opération n'est pas considérée comme curative. C'est ainsi qu'après la relation de plusieurs faits de ce genre, M. Gherini
ONYXIS.
conclut que celle excision du nerf ne peut être considérée que coainie palliative. {Ann. univ. di medicina, avril.)
OBÉSITÉ. Dans son traité sur ce sujet, le docteur Dancel attribue à l'eau la propriété de développer le tissu cellulaire par la réunion de son hydrogène avec le carbone des corps vivants. Entre plusieurs faits à l'appui, il cite notamment celui d'un clieval maigre, qui engraissa de 37 livres en un mois par la simple addition de l'eau, en diminuant de -ISOO grammes la ration journalière d'avoine ; tandis qu'une autrejument a diminué, maigri, par la réduction au quart de sa boisson habituelle. Suivant celle doctrine, c'est donc à boire peu, à manger peu de végétaux, surtout aqueux, que doivent se soumettre les [lersonnes qui veulent maigrir, et le contraire pour celles qui veulent engraisser. Voy. Diète sèchë.
Le syslème de Banting, en si grande vogue à Londres qu'il a reçu le nom de son inventeur, — le baulingisme, — • est bien autrement compliqué comme la presse l'a fait savoir.
OCCLUSION INTESTIN ALE. Sur 60 faits recueillis dans les travaux des vingt dernières années, M. Coutagne a trouvé 6 cas d'étranglement interne, 10 cas d'invagination, 10 de rétrécissement et 34 de tumeurs, brides, diverticules, etc. Celle division montre la fréquence relative des causes diverses de cet accident redoutable, et, par les détails qui y sont joints sur le sexe, la mortalité, les moyens employés, cette statistique en éclaire à la fois ie diagnostic et le traitement. [Journ. méd. de Lyon, juin.)
oïdium. Voy. Inoculation.
ONYXIS. L'affection dont M. de Moerloose a entretenu la Société de médecine de Gand, n'est point l'ongle rentré dans les chairs ; il s'agit de l'ulcère sanieux, fongueux, rongeant, au pus fétide, qui chez les enfants afîecle la matrice de l'ongle, survit à la chute de celui-ci el provoque la déformation du doigt ou de l'orteil, au point de simuler la carie et de motiver parfois l'amputation de la partie malade.
OPHTHALMOLOGIE.
« Plusieurs fois, dit cet auteur, il est arrivé que des parents m'amenaient leurs enfants à l'hôpital, avec prière de faire l'ablalion du doigt malade. Je n'ai jamais consenti à ce sacrifice, et grâce au traitement spécifique employé, j'ai pu, dans toutes les circonstances, guérir l'affection, quelles qu'aient été sa durée et sa gravité. Cette guérison sûre et solide a toujours été obtenue en huit à dix jours d'ordinaire ; trois à quatre semaines au plus ont suffi pour vaincre les cas les plus relDelles. Ce moyen, c'est le niirate de plomb en poudre, dont on recouvre toute la surface malade, en excisant préalablement les filaments cornés irréguliers s'il s'en trouve au fond de la plaie. Une seule application de poudre de nitrate de plomb, maintenue au moyen d'une bandelette, suffit toutes les vingt-quatre heures, sans aucun adjuvant. Dès les premiers pansements, la douleur cesse, le dégonflement s'opère, la suppuration diminue et perd sa fétidité ; il n'est pas rare de voir, au bout de cinq à six jours, la plaie présenter l'aspect le plus favorable. >
Wardrop attribue la cause de cette maladie à une affection syphilitique ; mais si cette relation étiologique existe quelquefois chez les adultes, de nombreux faits observés dans les hôpitaux d'enfant ne permettent point de généraliser une pareille origine. C'est le lympliatisme, c'est la scrofule qui, chez les jeunes sujets, imprime à une ulcération parfois insignifiante le caractère fâcheux et rebelle que revêt cet onyxis. Et, en effet, nous venons de voir que dans ces cas, il n'est pas besoin d'un traitement antisyphilitique pour faire disparaître l'altération dont il s'agit, quelque grave et ancienne qu'elle soit.
OPÉRA.TIOIV CÉSARIEIVNE. Voy. Dystocie.
OPHTHALMOLOGIE. IVévrose de la septième paîre.
Par suite d'un coup de tampon sur l'œil droit, un jeune ouvrier polisseur en cuivre présente une chute de la paupière supérieure qui voile entièrement l'œil et garde invariablement sa position déclive malgré les efforts du blessé. En la soulevant, on constate une injection de la conjonctive avec de petites granulations des paupières et une légère cicatrice sur la cornée du même côté, résultant probablement de l'ulcération traumatique qui s'était développée après le coup reçu deux mois et demi auparavant.
Ce cas rare et curieux a été soumis instantanément à la corn-
OPHTHALMOLOGIE.
pression du nerf facial à sa sortie par le trou stylo-mastoïdien, et immédiatement M. Sichel fait remarquer aux élèves de sa clinique que l'ouverture palpébrale augmente très- sensiblement. En engageant le malade à la réitérer vingt ou trente fois par jour conjointement avec l'emploi de quelques stimulants internes, la guérison était complète quatre jours après, (Union méd., n" 43.)
Pscudo-chromestésie. Anomalie de la vision sous l'influence de laquelle la perception physique, objective et subjective, de quelques chiffres, des lettres de l'alphabet et leur assemblage, ne peut avoir lieu sans réveiller instantanément dans l'esprit une idée de couleurs spéciales inhérentes à ces chitfres, ces lettres et leurs composés. Le docteur Chabalier en signale un exemple remarquable chez l'un de ses amis, parfaitement sain d'esprit, mais très-impressionnable, élevé dans des conditions anormales qui exaltèrent son imagination et sujet à des hallucinations dans son enfance. Suivant M. Perroud, c'est encore une hallucination sans trouble ni lésion matérielle. [Gaz, de Lyon.)
Ophtlialmie scrofaleuse. Tarlre stibié. Négligé et presque délaissé, ce moyen est remis en honneur en Angleterre par deux chirurgiens des hôpitaux. L'administration intérieure du tartre stibié à des doses variant de un vingtième à un douzième de grain suivant l'âge du malade, soit seul, soit additionné d'opium, m'a donné si souvent et si constamment des succès dans ces affections strumeuses de l'œil accompagnées de photophobie, dit M.Chesshire (de Birmingham), quej'engage mes confrères à l'employer plus fréquemment. Son efficacité a été remarquable dans le cas où la quinine, le fer, l'arsenic, l'huile de foie de morue, leur à tour essayés, avaient échoué. Aucun remède ne triomphe aussi sûrement de la photophobie en particulier.
Combiné avec les stimulants, son usage prolongé arrête les progrès de l'ophthalmie phlyclénulaire, la kéralite vasculaire aiguë et chronique ou pannus, sans complication de blépharile granuleuse ou de trichiasis.
Sur 109 cas d'ophthalmie strumeuse chez des enfants audessous de quinze ans entrés dans le service de M. Price à l'hôpital des scrofuleux dans le? six dernières années, 38 avaient
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une photophobie intense avec kératite vasculaire et ophthalmie pustuleuse chez 25. Tous ont été traités par le tartre slibié à doses faibles et répétées avec des résultats avantageux {Brilish méd. Journ., juin). Quelle que soit l'action de cet agent, il serait bon que les praticiens en usassent afin de savoir ce qu'il faut penser de son efficacité.
Synéchie postérieure. Calabarine et atropine. L'antagonisme physiologique bien constaté de la fève de Calabar (voy. ce mot) avec l'atropine sur l'iris, a été ingénieusement et rationnellement mis à profit par M. Petit (de Lille) dans un cas de synéchie postérieure consécutive à «ne iritis syphilitique résistant à un traitement spécifique actif et prolongé au point d'amener la cachexie mercurielle. En alternant l'emploi de ces deux substances antagonistes, ce praticien s'est proposé de produire des dilatations et des rétrécissements successifs de la pupille au point de déchirer, de détruire les synéchies antérieures et postérieures de l'iris. Le résultat a été des plus prompts et des plus favorables.
L'emploi de la calabarine est également rationnel dans la mydriase et vient puissamment en aide dans le glaucome pour pratiquer l'iridectomie, car l'iris contracté est plus facilement saisi et coupé. En outre de ces applications, en quelque sorte mécaniques, on sait que l'atropine doit être considérée comme un véritable aniiphlogistique dans les grandes inflammations et les douleurs vives de la plupart des ophthalmies graves. {Bull, méd. du Nord, juin.)
Traité théorique et pratique des maladies des xjeux , par L. \Vecker, professeur de clinique ophthalmologique. 3"" fascicule : Maladie des paupières, de l'orbite et de voies lacrymales, avec 2 planches et 43 figures intercalées dans le texte, complétant le 1"' vol. — Essai sur les hèmorrhacjies intraoculaires, par le docteur Danlhon, ancien interne des hôpitaux de Paris, etc. Mém. grand in-8° de 82 pages. — Hyrjiène de la vue, par le docteur Magne, médecin oculiste des crèches du département de la Seine, S*-" édition, in-12 de 236 pages.
ORCHITE. Suivant le conseil donné autrefois par M. Velpeau, M. Molinier dislingue l'orchile due à des efforts musculaires sous le nom de funiculaire, tandis qu'il appelle épi~ didxjmaire l'orchite blennorrhagique ou uréthro - vésicale et
ORCHITE.
parenchymalouse l'orchite par cause directe. D'après réliolot'ie loute mécanique de cette espèce d'orchite du cordon, la douleur dans la région inguinale an moment de l'effort,' puis un senlimcnt de pesanteur dans l'hypogastre s'irradiant jusqu'aux reins, en sont les signes caractéristiques et différenliels au début. Elle s'observe le plus souvent chez les enfants et les adolescents. La tuméfaction consécutive du scrotum est surmontée d'une tumeur dans la région inguinale, comme surajoutée à celle-ci, et le testicule n'a pas cette sensibilité exquise particulière à l'orcliite, parenchymateuse surtout ; au lieu de dureté, c'est plutôt de l'eiiipâtement ; l'épididyme n'est pas induré. Sa marche est aussi plus régulière, plus franche que les autres; en huit jours tout est terminé, à moins qu'elle arrive à suppuration. Elle se distingue de même de l'orchite catarrhale caractérisée par un gonflement spontané du testicule avec fièvre, et qui se montre parfois sous forme épidémique. La constitution médicale suffit à différencier celle-ci.
Elle peut être confondue avec l'hématocèle du cordon et la hernie inguinale. Dans le doute, il est donc prudent de temporiser, car s'il s'agit d'une orchite funiculaire, les accidents d'étranglement diminueraient bientôt par le séjour au lit, des bains, des topiques émollienls et résolutifs. Une application de sangsues, les pommades fondantes compléteront la guérison. Deux observations de cette maladie forment le fond de ce tableau, {Bull, de la Soc. méd. de Toulouse, n" 2.)
Epididyniitc. Après de nombreuses expériences comparatives à l'hôpital du Midi, M. Panas conclut que les mouchelures du scrotum, préconisées par M. Velpeau dès 1 836, sont le seul moyen qui abrège le cours ordinaire de la maladie de deux à trois jours. Aucun autre, même les sangsues, n'offre d'avantages sur l'expectation avec repos au lit et cataplasme. Le collodion en augmente, au contraire, la durée et l'intensité de la douleur. Elle est devenue si atroce chez un malade, que, dans un accès de folie furieuse, il s'est élancé hors de son lit et s'est précipité en chemise, par une nuit froide, dans les jardins de l'hôpital (Soc. de chir.). C'est la conclusion de la plupart des praticiens.
Néanmoins, M. Ricordi, chirurgien de l'hôpital des Vénériens de Milan, dit employer ce dernier moyen avec succès , à l'exemple de M, Bonnafont. A son action rompressive et ré-