OREILLE
frigérante, il croit pouvoir ajouter celle de favoriser l'absorplion des materiali llogistici. [Ann. di medic., mars,)
Epididyniite syphilitique. Voy. Syphilis.
OREILLE. Au lieu de faire pénétrer de l'air dans la caisse du tympan par le cathétérisme de la trompe d'Eustache dans les affections de l'oreille moyenne qui réclament ce moyen, le docteur Politzer, utilisant le mouvement delà déglutition, par lequel la contraction des muscles tenseur et élévateur du voile du palais rend cette cavité perméable béante, l'introduit pendant cet acte en y poussant avec force de l'air par les fosses nasales, la bouche étant fermée. Une ampoule élastique surmontée d'un tube sert à cet effet; le mécanisme se devine. M. Hinton, chirurgien aiirisle de l'hôpital de Guy, a souvent employé ce procédé en insufflant directement l'air au moyen d'un tube. — De l'une ou l'autre manière, accessibles également à tous les praticiens, les inconvénients et les difficultés du cathétérisme sont ainsi supprimés. {Med. Times, n° 1 .)
Tumeurs Gbreuses. A propos d'une observation très-rare faite par M. Demarquay, de tumeurs fibreuses réunies du lobule de l'oreille droite au pourtour de l'ouverture faite pour porter des boucles [Gaz. des hôp., n" 79), M. Saint- Vel dit avoir observé sbuvent ces tumeurs aux Antilles oîi elles se rencontrent fréquemment.' Il en a pratiqué cinq ou six fois l'ablation. La race blanche en est exempte; la race noire y est singulièrement prédisposée, sans que le climat paraisse y avoir aucune part. Elles se rencontrent principalement sur des femmes adultes, mulâtresses et surtout négresses. L'irritation produite par d'énormes et lourdes boucles d'oreilles qui tiraillent et fendent môme le lobule, en est presque toujours la cause. Leur évolution est très-lente; elles mettent des mois, souvent des années à acquérir le volume d'un œuf de pigeon. Leur coloration ne diffère de la nuance noire de la peau que par une teinte plus claire et un aspect lustré. Souvent plusieurs de ces tumeurs réunies sans pédicules, les unes grosses comme un grain d'orge, les autres comme une noix, forment des pnndeloques qui ont 2 à H pouces do longueur. Ces tumeurs, dures, solides, sont réunies à la peau par un collet parfois excorié et suintant. Elles se rencontrent souvent chez des femmes de la plus belle conslilulion ; elles sont constamment indolentes, et ne causent qu'une difformité choquante ou une incommodité.
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11 n'est pas très-rare de les observer avec des kéloïdes affection fréquenle de la race noire. Celles-ci ne se montrent pas sur le thorax seulement, elles apparaissent sur toutes les parties du corps, en affectant les formes les plus variées. Chez un individu prédisposé, toute violence extérieure détermine la kéloide ; l'impression de l'objet agissant se reproduit en relief plus tard. La main peut à volonlé déterminer la forme de la tumeur c est ainsi que chez le nègre de la côte de Guinée, les lignes et les dessins du tatouage sont reproduits en saillie.
Les tumeurs fibreuses du lobule de l'oreille sont composées de fibres d'un blanc nacré, criant sous le scalpel. Leur ablation donne lieu à une hémorrhagie qu'il faut quelquefois réprimer, et parfois à des hémorrhagies consécutives qu'il faut surveiller. J'ai toujours vu ces tumeurs répulluler lentement sur place après une première et même une seconde ablation. (Gaz des hôp., n" 84.)
Corps étrangers. Pour l'extraction des corps étrangers, M. ëessières (d'Egreville) se sert d'une épingle ordinaire fixée solidement entre les mors d'une pince à artère; il eu courbe la pointe à peu près à angle droit dans une étendue de 1 à 2 millimètres, et en émousse la pointe sur le premier corps dur venu, de façon à ne pas piquer le patient.
Introduisant ce petit crochet entre le corps étranger et la partie inférieure du conduit auditif, après avoir fait prendre au pavillon de l'oreille la direction voulue, il applique el fait glisser sur la face inférieure de ce corps la portion recourbée de l'épingle; arrivé à la partie postérieure, il lui fait exécuter un mouvement de rotation, et par un léger mouvement de traction en haut et en dehors, débarrasse promptement le patient. [Gaz. des hôpil., n" 4 22.)
C'est un procédé simple qui peut être d'une grande utilité pour les praticiens des campagnes, n'ayant pas souvent un grand choix d'instruments à cet effet. Voy. Polïpes auriculaires.
Cache-oroille. Espèce de gant de caoutchouc couleur de chair, ayant la forme du pavillon de l'oreille, et qui s'y adapte pour la garantir du froid aussi bien que pour cacher et m.iintenir les topiques médicamenteux. Le tissu en est assez mince pour ne pas obscurcir les sons. [Acad. de méd.)
A vindicalion of the présent state of aurai surgery. De l'élat actuel de la chirurgie auriculaire. — .Anonyme.