‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 81 sur 127 · OXYGÈNE · texte numérisé non relu

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tumeur fluctuante qui, ponctionnée, donne issue à 180 grammes de sérosité sanguinolente noirâtre et d'une odeur fétide. Malgré une amélioration immédiate, la tumeur se reforma et il fallut la ponctionner de nouveau en laissant un drain à demeure qui la ni tarir. (Med. Tmes, juillet.)

Selon M. Baker Brown, l'abslersion des liquides de la cavité péritonéale n'est nécessaire que s'il s'agit du sang ou d'un fluide de nature colloïde ; des éponges ou de la flanelle sont les meilleurs moyens à cet effet, mais si c'( st un liquide purement ascitique ou muqueux en petite quantité, comme cela s'observe souvent, on peut sans crainte le laisser en place, il se résorbera. {Obst. Society.)

De l'ovariotomie, par E. Kœberlé, professeur agrégé à la Faculté de Strasbourg, etc. In-8° de 88 pages. Résumé de tous les documents historiques, statistiques et cliniques sur cette grave opération.

OpJra Lions (l'ovariotomie , parle même. 1 vol. in-S" avec planches.

OYOLOGIE. Dans une grossesse tubaire à droite, le corps jaune fut rencontré à gauche, d'où M. Kussmaul conclut à uno transmigration extra-utérine de l'œuf; car, dit- il, il est impossible qu'il ait cheminé ainsi par le long chemin de la trompe gauche, de l'utérus et de toute la longueur de la trompe droite, d'autant plus qu'un kyste y mettait obstacle par sa pression. Deux observations précédentes tendent déjà à faire admettre celte transmigration. Oldham et Wharton Jones ont rencontré une grossesse interstitielle à gauche, le corps jaune étant dans l'ovaire droit et le pavillon de ce côté étant oblitéré anciennement. De même, Rokitansky trouvant après une grossesse utérine le corps jaune à gauche, quoique la trompe fût imperméable, conclut à une transmigration indirecte. On peut pans doute expliquer ces anomalies, mais de là à la certitude, il y a uno grande dislance. {Union mèd., n" 33.)

OXYGËIVE. D'après les expériences de iMM. Lecomte et Deniarqi.ay, .son emploi est conlre-indiqué dans l'étalfébrile, à moins de conditions spéciales, dialhésiques, comme le croup, les foyers inflammatoM-es profonds et les lésions viscérales que l'on ne peut survedier, les maladies du cœur et des gros vaisseaux, un état

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névralgique non lié à l'anémie ou une disposition bémorrhagiqiie, car il convient parfaitement contre l'anémie et la chloro-anémie liée aux affections chirurgicales pour relever les forces et combattre certaines diatlièses, comme la diphthérito, la syphilis, le diabète, etc. Son action reconstituante est prompte, surtout chez ies jeunes sujets. Ainsi les forces renaissent, l'appétit revient, les lèvres se colorent, une plus grande vitalité se manifeste et l'on voit cesser concurremment beaucoup de troubles nerveux. [Acad. des se.)

Dans un article plein d'humour, M. Foley donne un complet assentiment à l'usage de ce gaz pur, l'arlérialisateur par excellence du sang des épuisés, soit par aspiration directe, soit par absorption au moyen d'un excès de pression. Il est d'une nécessité bio-sociale avec l'activité cérébrale fébrile des générations actuelles, laquelle en épuisant la force végétative et le liquide artériel de l'individu, son innervation trisplanchnique et son sang rouge, sa science architecturale et ses matériaux, ne laisse que ce moyen puissant de parer aux effets déprimants morbigènes, trop évidents partout, qui en sont la conséquence; nos tiïeux n'ayant pas cette activité fébrile n'en éprouvaient pas le même besoin, et c'est pourquoi il fut repoussé. Le soufre, l'iode, le brome, le chlore en sont les succédanés bio-chimiques. Dans beaucoupdecomposés inorganiques, ils remplacent l'oxygèneéquivalent pour équivalent, en changeant seulement la couleur du cristal et quelques-unes de ses propriétés. On peut de même chez beaucoup déplantes, de bêtes etd'hommes, dans des conditions insalubres, réveiller la nutrition et la guérison languissantes, comme ferait un air plus riche de lumière et d'oxygène avec des préparations de fer et de soufre, iode, brome ou chlore, en ne changeant que la teinte générale et quelques-unes des sécrétions ou des excrétions. Grâce à des sulfures, iodures, bromures et chlorures de fer, des adultes épuisés maintiennent les tristes productions de leur sang désartérialisé dans un élat presque tolérable jusqu'au moment où ils vont prier, les uns l'air pur du bord de la mer, de les suroxygéner par son excès de pression ; les autres, au contraire, celui aromatisé des montagnes, d'aspirer leurs fluides impurs par son défaut de pesanteur. ...

Enfin, dans nos villes c'est encore ainsi que beaucoup d enfants à dentition tardive et rachitisme imminent à défaut du grand air des champs si bon oxygénour, évitent l'un et provo-

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