PARALYSIES
Doro déjà signalés par M. Bertrand dans certain? cas désespérés de paralysie, ont été constatés par M. Mascarel dans plusieurs cas de ce genre relatés à la Société médicale d'émulation [Union méd.). Malgré les détails de ces faits remarquables, il reste à déterminer si c'est par une action spéciale qu'elles ont été avantageuses, ou simplement par une action générale comme agit l'hydrothérapie, par exemple. Selon M. Dumoulin, c'est par leur thermalité.
Paralysie «lîtc essentielle de l'enfance. Elle est toujours constituée, an contraire, par une lésion primitive du système nerveux spinal, selon M. Laborde, et loin que la dégénérescence graisseuse en soit l'expression uniq-ue suivant la loi formulée par M. Duchenne (de Boulogne), il montre que les muscles peuvent n'éprouver qu'une simple modification alrophique granuleuse qu'il divise en cinq degrés. C'est une destruction progressive de la fibre musculaire avec état granuleux sans subslilulion graisseuse; le muîcleen dernière analyse se trouve réduit à son état embryonnaire, et encore n'est-ce qu'un étal embryonnaire imparfait. {Soc de hiol., septembre.)
De la paralysie (dite essentielle) de Venfance, des déformations qui en sont la suite et des moyens d'y remédier, par le docteur Laborde, lauréat (médaille d'or) de la Faculté de médecine de Paris, secrétaire de la Société de biologie. In -8° de 2So pages et deux planches, dont une coloriée.
Paralysie du voile €lu palais. Son développement con- .sécutif à l'angine simple a non-seulement fait repousser sa nature spécifique, diphlhéritique, il en a fait admettre une autre. Dès 1863, M. Colin inclinait à croire qu'elle était le résultat des cautérisations employées, c'est-à-dire à l'exagération artificielle des désordres locaux, et voici que, guidé dans celte voie, M. deLucé conclut, affirme qu'il en est ainsi d'après l'observation de trois faits de paralysie survenue après des angines simples traitées par la cautérisation (Bull, de ihérap.^ n° 12). Les exemples de cette paralysie survenant à la suite de fièvre typhoïde ou d'autres phlegmasies aiguës, rassemblées par M. Gubler, contredisent cette étiologie absolue.
Un homme de quarante-neuf ans est traité avec succès d'angine couenneuse, et concurremment sa femme ayant un cautère au bras, le voit se recouvrir d'une exsudation diphlhéritique.