‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 4)Chapitre 85 sur 127 · PARALYSIES. I · texte numérisé non relu

PARALYSIES. I

puis consécutivement l'un et l'autre sont pris de paralvsie ! diphlhéritique. Aux bains alcalins, aux toniques on ajoute 5 à i ^ 0 centigrammes d'extrait alcoolique de noix vomique par ■ jour. Mais tandis que l'état du mari s'améliore rapidement .fi celui de la femme s'aggrave sous l'innuencedo ce traitemenr' M. Raciborsky essaye alors le nitrate d'argent cher celle-ci, à lai dose de 1 2 milligrammes à 5 centigrammes en pilules par jour. Huit jours après, l'amélioration était notable, et un mois après* la guérison était complète. {Gaz. des hôp. , n" 20 ) " Tout est remarquable dans cette coïncidence, mais surtout, la différence d'action de la noix vomique et l'heureux effet du i nitrate d'argent dans une forme de paralysie toute différenfe ■ de l'ataxie locomotrice où il a été préconisé dans ces derniers temps.

Recherches bibliographiques sur les paralysies consécutives aux maladies aiguës, par le docteur Charles Ravel, médecin de l'Hôtel-Dieu de Cavaillon. — Un volume in-4.

Paralysie périphérique. Outre les paralysies consécutives aux affections aiguës, sans cause spéciale, ou par épuisement pour ainsi dire, on en voit survenir aussi à la suite des maladies chroniques. Elles n'atteignent en général que les extrémités. C'est pourquoi M. Leudet appelle ces troubles nerveux périphériques. C'est ainsi qu'un enfant de onze an.-, atteint d'une entérite chronique, fut frappé brusquement de paralysie des quatre membres .sans troubles du côté de la vessie ; "mouvements de la langue intacts, intelligence nette, sensation de froid aux membres, cyanose des extrémités.

Ces accidents diminuèrent deux jours après, mais une nouvelle aggravation graduelle reparut aussitôt et la mort survint. L'autopsie démontra une absence complète de lésions de l'appareil nerveux cenlra\ei périphérique, {.irchiv.deméd., février.)

Paralysie de la vessie. Le cathélérisme employé dès le début du mal, répété et prolongé, est pour M. Chaslanier le meilleur remède de cette infirmité. Toutefois, des quatre observations qu'il rapporte, une seule phiide en faveur de ce moyen curatif (Soc. niéd. de Toulouse, n° 1). Il serait donc au moins prudent d'y joindre l'usage de l'acide benzoïque employé par M. Ure contre l'inertie vésicale à la dose de 50 centigrammes

PARALÏSIliS.

trois fois par jour pour prévenir la décomposition ammoniacale de l'urine, et le catarrhe qui en est la conséquence.

Paralysie du deltoïde. Un liomnie de cinquante ans entre à l'hôpital de Bellevue à New-York, le 18 janvier, pour une prétendue [raclure du bras. Il est tombé cinq jours auparavant de quinze pieds de haut sur la saillie deltoïdienne du bras gauche, et depuis il ne peut lever le membre ni le porter en haut et en dehors, mais seulement en avant et en arrière; et encore cette dernière direction détermine -t-elle de la douleur au siège de la blessure. Aucun signe de fracture ne peut être constaté ; absence de gonflement et d'ecchymose. On diagnostique une paralysie du deltoïde par concussion, secousse, commotion du nerf qui 1 anime, et des douches froides sont pratiquées immédiatement suivies de frictions locales.

Le 30 janvier, l'amélioration permet d'élever le bras à un angle de 45 degrés. Le traitement est continué, et le 22 février, le bras, quoique faible encore, peut être levé à angle droit, mais ne peut rester longtemps dans cette situation. Le deltoïde est comme atrophié, sans douleur à la pression. Le blessé sort sur sa demande le 'l*^'' mars, sans avoir encore récupéré toute la force et l'agilité du membre. {Amer. mcd. Times, p. 247.)

Paralysie du nerf radial. Les porteurs d'eau de Rennes en sont spécialement atteints, en raison même de leur profession, et la manière toute spéciale dont ils l'exercent. Obligés d'aller chercher l'eau potable à de grandes distances de la ville, ils se servent pour la distribuer de buies, cruches de fer battu, de forme globuleuse, contenant i 8 litres et munies d'une seule anse sur le côté. Plusieurs la portent sur la poitrine, une de chaque côté, en appuyant le ventre de ce vase sur la partie aniéro-latérale du thorax avec le bras engagé dans l'anse tournée en dehors et embrassant la buie qu'ils pressent sur la poitrine.

Dans cette position, l'humérus est relevé en haut et en dehors pour donner un point d'appui solide à la cruche. Sa pression principale s'exerce ainsi sur la région externe et postérieure du bras, suivant une ligne qui croise obliquement la direction du nerf radial. Il doit donc être comprimé, contus, irrité, d'où la paralysie des nriuscles extenseurs de la main et des doigts dont ces industriels sont fréquemment atteints. Elle est bien connue

l'ARALYSIES.

des médecins des hôpitaux de Rennes où il s'en présente plusieurs cas chaque année, et c'est ainsi que M. JJachon a nu er^ recueil r plusieurs cas et tracer une monograp e nouvelle e

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oiivemen ts de la ma.n étaient impossibles et ne furent rétablis uap.es p usieurs frictions irritantes. Le froid, l'humidilé déterminent aussi le même effet. Pour la distinguer de la paralysie saturnine H suffit de soumettre les muscles à l influence de eleclricile localisée. Si les muscles extenseurs se contractent on sera sur qu'il ne s'agit pas d'une paralysie saturnine, et avec les frictions stimulantes, le Uniment ammoniacal ou 1 essence de térébenthine, les vésicatoires volants répétés et saupoudres de strychnine, les bains de vapeur, les douches, {hydrothérapie, elc, on voit les mouvements se rétablir peu a peu. ^

Cette paralysie résultait dans un cas observé par AJ. Ollier de la compression du nerf radial par le cal d'une fracture. Il lui fcutht de dégager le tronc nerveux du tissu osseux pourvoir le rétablissement des fonctions s'accomplir complélement sauf pour les deux derniers doigts. {Soc. de méd. de Lyon.)

Paraplégie traumatique. M. Déguise en a obtenu un éclatant succès dans un cas datant de deux ans. Une jeune fille tombe dans une trappe à 3 mètres d'élévation rie la cave. Elle s'affaisse sur elle-même sans perdre connaissance, et boite . en se relevant, avec vive douleur an genou droit. Des médecins ' sont appelés sans apporter le moindre soulagement : le mal ne fait qu'empirer, et un mois après l'accident la malade ne pouvait plus se tenir sur ses jambes. Palpitations, etc. Plusieurs médecins sont successivement appelés et l'hydrothérapie est employée sans succès. Quinze mois après l'accident, la motilité est complètement abolie dans les deux membres inférieurs ; la jeune fille ne peut se tenir debout. La sensibilité

crsiste égale des deux côtés : chaleur normale, les jambes et surtout les mollets sont les seules parties manifestement amaigries.

C'est alors que M. Déguise, après avoir vainement soumis celle malade, pendant quatre mois consécutifs, à une révulsion énergique sur les côtés de la colonne vertébrale avec le révulseur allemand, des vésicatoires volants répétés, le cautère actuel, en môme temps que des toniques, des ferrugineux à l'intérieur, tenta le nilrate d'argent, une pilule de 1 centigramme chaque jour, une heure avant le repas de midi. Dès la troisième, la malade accusa une sorte de petit courant cVcau dans les cuisses qui les parcourait profondément. Douze jours après elle pouvait imprimer un petit rapprochement des cuisses En voulant donner deux pilules, il survint de fortes douleurs avec mouvements brusques et involontaires. On revint à une seule et ces accidents disparurent en même temps que les mouvemenls se dessinaient chaque jour davantage. A la quarantième pilule, la malade pouvait faire quelques (ours dans la chambre appuyée sur deux bras. Deux jours après, elle se lève seule et se promené. Le nitrate d'argent a été continué huit jours encore • en tout quarante-huit pilules, et depuis, laguérison ne s'est pas démentie. {Bull, de iltérap. , novembre.)

Chez une jeune fille de vingt et un ans, sans mouvement ni sensibilité des extrémités inférieures depuis plus d'un an paraissant dépendre d'une lésion de la colonne vertébrale quiVrénî-fh^-T ^«"^^'"^"^"'^^^"^de la région sacrée avec douleur plu. haut, M. Broughlon appliqua des vessies pleines de glace sur 1 épine durant deux heures et suivies de frictions pendant le

^ZJfT^^'l ''p'""P' '^'"^ '"'"'^^ enveloppé de llanelle. Ce iraitemen exclusif, continué pendant plus d'un mois, amena la guerison. {Med. Times, p. 587.) , t c

Etudes de pathogén.e et de .sImiotique : Les pampléqies et lataxre du mouvement, par le docteur Jaccoud, professeur agrège de la Faculté de médecine de Paris, médec n des hôni taux. Un vol. in-8 de 688 pages. P

PARASITISME. Voy. Dermatologie.

PA^CIIOLOGH-:. TraHè élémentaire de nalhnlnaio ■ , par MM. J. Béhier A, Hardy. To„e dtuS:Xr„T;

Li's injUimmationa du tube digenlf cl des appareils respiratoire, circulatoire et nerveux. Deuxième édilion , considérablement augmentée. Un très-fort vol. in-S" de 1200 pages, divisé en i deux parties.

Annuaire de médecine èl de chirurgie pratiques pour 1 864, résumé des travaux pratiques les plus importants, publiés en France et à l'étranger pendant l'année 1 863, par M. P. Garnier, collaborateur de VUnion médicale, et M. A. Wahu, médecin principal des hôpitaux militaires ; dix-neuvième année. Un vol. in-32.

Actes de la Société médicale des hôpitaux (sixième fascicule), contenant des mémoires de MM. Hervieux, Homolle, Archambault, Bourdon, Roger, Monnerel, Bergeron, Mesnet, Chauffard. In-8° de 375 pages.

Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publié sous la direction de MM. Raige-Delorme et A. Dechambre, avec la collaboration d'un très-grand nombre de professeurs, de médecins et de chirurgiens des hôpitaux civils et militaires et de la i marine.

Ce dictionnaire comprendra environ de vingt à vingt-cinq i volumes grand in-8°, chacun de 800 pages. Des figures sont i intercalées dans le texte aussi souvent qu'elles sont jugées né- i cessaires.

L'ouvrage est publié par demi-volumes. Le premier volume a paru.

Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, i illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du docteur Jaccoud et la collaboration de professeurs et de médecins et chirurgiens des hôpitaux de Paris et des départements.

Ce nouveau dictionnaire comptera douze à quinze volumes grand in-8" cavalier de 800 pages. Les tomes I et II sont en vente.

Ces deux grands dictionnaires ont pour but d'exposer, chacun selon sa portée, l'état actuel de la science, Mais leur publication nécessairement longue et devant durer plusieurs i années, les premiers volumes ne sauraient être au courant lors-' j que les derniers paraîtront, à moins d'un ouvrage supplémen- ' taire. C'est pour en tenir lieu que le Dictionnaire aimuel a été ' conçu et viendra régulièrement, à la fin de chaque année, pré- \

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