PNEUMONIE
opplicablo à la sortie de l'épiploon seulement. 11 confia donc le blessé aux ressources de la nature. Des applications froides, la diète, une potion antispasmodique, du tilleul, puis des boissons laxalives furent tout le trailemenj,. Une légère réaction fébrile avec coliques eut lieu et se calmâ dès le troisième jour. Des applications de pommade mercurielle belladonée sur le pourtour de l'ouverture, des cataplasmes, suffirent pour que la réduction spontanée s'effectuât, et après un mois la cicalrisation était opérée. [Gaz, des hôp., n" 7.)
De Vissiie de l'épiploon compliquant des plaies pénétrantes de l'abdomen, par le docteur Cocud, médecin-major à l'hôpital du Dey à Alger, grand in-8° de 66 pages.
PIXEUMO-DYIVAIVIOMÈTRE. Instrument pour mesurer la force musculaire de la poitrine. 11 a été construit par M. Mathieu sur le modèle de celui du docteur Mallez pour la vessie. Voy. ce mot.
PIVEUMOIVIE. État fœtal. 11 n'est qu'un symptôme anatomique, suivant M. Fauvelle, et non une entité morbide comme l'avait admis Legendre, car cet état d'imperméabilité du poumon sans hépatisation ni engouement sensible, flasque, mou, affaissé, désigné sous ce nom, n'existe jamais isolément, l'organisme restant d'ailleurs parfaitement sain. Il le raye donc du cadre nosologique comme entité morbide distincte. (Soc. méd. de l'Aisne.)
Traitement. Frictions wercurielles. Préconisées par M. Schiitzenberger contre la pneumonie alors que ni les saignées ni les hyposthénisanls ne peuvent plus être employés, elles ont réussi à plusieurs médecins de la Société de Montbéliard. M. Bernard cite cinq cas de guérison. Après vingt-quatre heures d'emploi, on percevait le râle sous-crépilant de retour chez deux malades, deux et trois jours chez les autres. M. Tueffert en a obtenu également un prompt succès dans un cas grave. Moins heureux, MM. Muslon et Macler n'ont guéri qu'un pneumonique sur trois.
Ces frictions s'emploient à la dose de 4 grammes, trois à six fois par jour, sous les aisselles, comme la région absorbante par excellence. [Union méd., n" 86.)
PNEUMOSCOPE.
Expeclalion. Sur cent douze observations de pneumonie franche, recueillies par M. Barthez, pendant une période de sept ans à l'hôpital Sainte-Eugénie sur des enfants de deux à quinze ans, il n'y eut que deux décès dans des cas de pneumonie double. Dans presque la moiliédes cas, la médication a été nulle, insignifiante pour d'autres et active dans un sixième à peine. De dix à quinze jours de durée par l'expectation. la maladie est plus longue, de même que la convalescence, si on la traite activement. Aussi conclut-il avec Legendre à une bonne hygiène et l'expectation contre une hépatisation lombaire primitive et franche. MM. Bouvier et Blache, tout en adhérant à ces conclusions rigoureuses des faits se rapportant aux enfants pauvres traités dans les hôpitaux en raison de leur constitution faible, délicate, détériorée, établissent une distinction pour ceux de la ville auxquels la thérapeutique convient le plus souvent ; mais M. Barthez n'admet pas même cette distinction, car il a obtenu les mêmes résultats dans la clientèle de la ville qu'à l'hôpital. {4cad. de méd.)
Trailé de la. ■pneumonie, par A. Grisolle. Deuxième édition, entièrement refondue et augmentée. \ vol. in-8° de xu-744. p.
PNEUMOSCOPE. Pour épargner le temps des professeurs à démontrer tous les phénomènes révélés par l'auscultation et obvier au défaut par les élèves de pouvoir humainement les étudier sur les malades en les découvrant et les fatiguant, M. Collongues, l'ingénieux auteur du dynamoscope, a inventé un mannequin d'auscultation qui pourra utilement servir à cet effet dans les écoles. Il se compose d'un buste de carton-pierre, à la surface duquel sont dix ouvertures à la partie aniérieure et deux à la partie postérieure, portant chacune l'inscription du bruit qui doit être entendu. Des tubes de caoutchouc placés à l'intérieur et par l'extrémité ouverte desquels on introduit l'air avec un soufflet à main à la base donnent lieu à ces phénomènes acoustiques. Il suffit de presser et d'arrêter alternativement la pression pour produire, selon le tube et en écoutant aux différentes ouvertures correspondantes, soit la respiration normale, forte, fuible, saccadée, l'expiration prolongée, soit le soufflé rude, soit le souffle tubaire, soit le souffle caverneux, soit le souffle amphorique, soit le tintement métallique.
Pour produire les râles, on ajoute au soufflet des embouchures ou anches préparées, qui, étant humectées d'eau albu-
PNEUMOTHORAX.
mineuse, produisent le râle crépitant, le sous-crépitani , le caverneux, le sibilant et le rondant.
Le bruit de fluctuation thoracique et les frottements doux et rudes se perçoivent aussi fiicilemenl et par des procédés aussi simples.
L'exactitude et l'identité de tous ces bruits simulés avec ceux des maladies pulmonaires, a été constatée et attestée par MM. Bouillaud, Barlh, Trousseau, Blacho, Bôclard et d'autres confrères éclairés. [Acad. deméd., avril.)
PNEUMOTHORAX. On ne croit plus guère à la formation spontanée de l'air dans la plèvre, c'esl-à-dire au pneumothorax essentiel, idiopalhique, sans perforation, admis autrefois. En montrant que cette perforation peut s'opérer par un simple tubercule sous-pleural, quelques bulles d'emphyïème ou la rupture par un simple effort, et qu'alors la guérison peut s'ensuivre, des observations nombreuses ont réduit à peu près cette espèce pathologique à néant. Néanmoins M. Jaccoud fait quelques réserves quant à la pleurésie avec épanchement, dont la décomposition lui paraît avoir donné lieu à la formation de l'air. Les cinq faits récents de Wunderlich, Bennett, Rosenthal, Biermer et Swayne Litlle lui semblent concluants à cet égard. Percussion tympanique, souffle amphorique éclatant, tintement métallique prolongé, sont les signes qui, en l'absence de tout aulre lésion qu'un épanchement, lui semblent de nature à démontrer cette variété pathologique sur le vivant, sauf à la confirmer sur le cadavre parla présence du gaz altéré o«. non (Goz. hebd., 5 et 6). Cette distinction semble spécieuse, surtout après la facilité avec laquelle l'auteur a nié les deux autres variétés, et en présence du souffle amphorique et du son tympanique, dont l'existence est parfaitement démontrée dans certaines pleurésies. Le tintement métallique en resterait donc le signe unique sur le vivant, comme dans le fait de Bennett, Il convient d'observer avant d'admettre cette exception à la règle.
Point de côlé. Contre un pneumothorax subit, sans épanchement, donnant lieu à un point de côlé d^s plus atroces, M. Wannebroucq a obtenu justice de ce phénomène par une injection sous-cutanée de 28 gouttes de solution de sulfate d'atropine au 100^ sur le point douloureux. Et ce n'est pas là un succès de hasard susceptible d'être interprété à volonté. L'injection sous-cutanée au sulfate d'atropine, dit le professeur
lillois, nous a presque constamment procuré les meilleurs résultais, avec une rapidité incomparable aux autres moyens pour enlever le point de côté de la pneumonie et de la pleurésie aussi bien que dans le cas actuel. {Soc. centrale de mêd. du Nord.)
PODOPFIYLLINE. Extrait résineux du PodopInjUum peltatuin, plante de la famille des berbéridées, très-commune aux États-Unis et employée comme purgatif.
Introduite en France par M. Trousseau comme moyen à opposer à la constipation liabiluelle. On l'associe avec avantage à la belladone d'après la formule suivante :
, Pr. Podophylline 2 centigr.
Extrait de belladone 1
Pour une pilule non argentée à prendre le soir en se couchant, elle provoque une garderobe naturelle le lendemain matin, sans coliques ni malaise. [Bull, de tliérap., août et décembre.)
POLYPES. En se développant le plus souvent sur des parties, des organes importants de la vie, ces productions ne cessent d'attirer l'attention en raison même de leur siégo qui en fait toute la gravité.
Polypes naso-phai'yngîcns. Afin d'atténuer les graves mutilations qu'emporte la résection du maxillaire supérieur, M. Ollier (de Lyon), dans une opération de ce genre, a conservé la portion incisive du maxillaire supérieur et les dents qui s'y implantent. Puis, grâce au décollement du périoste, qui a permis à la portion du maxillaire enlevé de se reproduire ainsi que la voûte palatine, ils ont été notablement diminués. Après une opération semblable, pratiquée chez une femme par M. Ri chet pour une tumeur chondroïde prise pour un polype nazopharyngien, la difformité est presque nulle. Il pense même qu'à ce point de vue la conservation du périoste est de peu d'importance et ne vaut pas le temps ni la peine qu'elle exige Aussi, devant ces modifications et ces résultats, M. Verneuii n'hésite-t-il pas à donner sa préférence à ce procédé sur tous les autres qui, sous prétexte d'épargner les tissus, exposent presque toujours à des récidives. (Soc. de chir., 6 juillet.)
Imitant MM. Langenbcck et Chassaignac, M. Ollier a extrait directement par la voie nasale un polype assez volumineux inséré à gauche sur l'apophyse basilaire. Par une incision curviligne à la racine du nez et les os étant mis à nu, il scie ceux du nez et l'apophyse montante du maxillaire, ce qui permet, le lambeau rabattu, d'apercevoir et do toucher directement le polype et d'écarter la cloison à droite on à gauche pour se donner plus de jour et agir avec plus do facilité et de sécurité. L'extraction terminée, le nez est relevé et fixé avec des sutures métalliques. Le succès fut complet, sauf l'apparence de la cicatrice. M. Gayet reproche pourtant à ce procédé de ne pas permettre la cautérisation prolongée comme en procédant par l'ouverture du palais et de ne pas prévenir aussi sûrement par là la récidive. (Soc. des se. méd. de Lyon, 8 juin.)
Chez un jeune homme dont la vue et l'odorat étaient altérés par la présence d'une tumeur de ce genre se prolongeant en divers sens dans les cavités annexées aux fosses nasales, M. Huguier obtint un succès complet par le procédé suivant : pratiquant une incision verticale de l'angle interne de l'œil jusqu'à la partie moyenne de la lèvre supérieure et agrandissant transversalement la commissure, il releva le lambeau, scia le maxillaire au niveau du cornet inférieur ; puis, abaissant cet os autour de la symphyse enharmonique des maxillaires sur la ligne médiane comme charnière, il enleva et détruisit le polype à travers cette ouverture artificielle. Cette partie du maxillaire fut ensuite relevée et maintenue en place avec une gouttière en gutta-percha soutenant toute l'arcade dentaire supérieure.
Toutes les fonctions reparurent aussitôt et ce malade, présenté à l'Académie de médecine (séance du 1 9 juillet) longtemps après l'opération parle bien et présente une voûte palatine intacte et l'arcade dentaire. Ce procédé est ainsi préférable à celui de M. Nélaton, en ne compromettant ni la voix ni la déglutition. Il est préférable de même à l'enlèvement du maxillaire, qui laisse une déformation aussi disgracieuse que nuisible et préjudiciable à la mastication malgré la conservalion et la reproduction de l'os. Mais la portion du maxillaire replacée est mobile ; toutes les dents sont cariées et le jeune opéré ne peut manger de ce côté. Les avantages de cette modification en sont ainsi considérablement atténués, à moins qu'un appareil prolhétique vienne remédier à cette perte de la mastication,
Ce principe tout nouveau en médecine opératoire de déplacer par une résection incomplète et provisoire une partie du squelette, pour ouvrir une voie suffisante à la sortie de la tumeur, a été imité par M. Legouest pour l'enlèvement d'une exostosè volummeuse, dure, éburnée, développée dans la fosse nasale gauche d'un jeune militaire. Séparant la paroi externe de. la losse nasale du reste du squelette par une première section laile avec la gouge et le maillet au-dessus de l'orbite d'une autre au-dessus de la voûte palatine et d'une troisième verticale a 1j partie antérieure du maxillaire, il rendit mobile et repoussa vers le sinus le fragment osseux résultant de ces diverses sections et comprenant une grande partie de la paroi externe de la fosse nasale. L'ablation de l'exostose complétée Il remit en place le fragment osseux qu'il avait refoulé erl dehors et qui reprit ultérieurement des adhérences solides avec les parties voisines. La cicatrisation des parties molles se fit régulièrement et le malade guérit en conservant presque tout le squelette de la face, c'est-à-dire sans autre difformité que celle des cicatrices cutanées. {Acad. de méd., -1 8 oct.)
Méthode électroly tique. Évitant toute mutilation , M Nélaton a essaye 1 action chimique des courants électriques, découverte ou plutôt précisée, déterminée par M. Ciniselli (de Crémone) en 1860. Apres des expériences sur les animaux, démontrant que des aiguilles, par lesquelles on fait passer un courant électrique energiqua et continu mortifient et détruisent les parties où elles sont implantées (voy. Électrolytie), ,1 l'appliqua, non sans hésitation des accidents possibles, contre un polype naso-pha! ryngien volumineux, très-vasculaire, occupant la partie sipé-
d.hnnri.",^ J"' ^ ^ ""^ ^^''P'^^' intense et
d abondantes hemorrhagies chez un jeune instituteur de dix-
^ZiT' f ' r caustiques appliqués direc-
tement par la division du voile du palais, lorsque le célèbre cinrurgien , préoccupé des dangers et des difficultés de son excision immédiate, en tenta la destruction de la manière suivante ;
Le 21 février 1 864, le malade étant placé de manière à faire pene rer la lumière jusqu'au fond de l'isthme du gosier deux a.gui les en platine d'un demi-millimètre de diamètrf, terminant les deux fils conducteurs d'une pile de Bunsen de neuf élémenîs de 16 centimètres de haut sur 8 de diamètre montés en tenoion, furent implantées au centre 4e la tumeur à 2 cemi-
mètres et demi de distance. L'établissement du courant détermina une secousse assez douloureuse et une contraction des muscles de la face; puis apparut aussitôt, autour des aiguilles, la mousse blanche, indice de la décomposition des liquides et des tissus, signalée dans les expériences. Pendant dix minutes que dura ainsi l'opération, le malade n'éprouva qu'une faible douleur ; il était seulement gêné par la chute de cette mousse sanguinolente dans le pharynx, que l'on absorba ensuite avec une petite éponge montée sur un manche. Il n'y eut pas d'hémorrhagie, mais, en retirant les aiguilles, une nouvelle secousse, semblable à la première, se manifesta.
Les résultats appréciables de cette première application furent en tout conformes à ceux obtenus chez les animaux. Exempt de souffrance, le malade put ensuite retourner à pied à l'hôpital, manger, boire et parler dans la journée comme auparavant. Des lavages répétés avec l'eau alcoolisée furent le seul traitement.
Le lendemain, une véritable escharre enchâssée dans le polype existait autour des piqûres; les parties modifiées se séparèrent peu à peu du tissu sain, et l'éliminalion était complète le dixième jour. Une perte de substance considérable en résultait, et il fut dès lors évident que la destruction complète pourrait s'ensuivre en répétant celte application.
Cinq autres séances successives eurent lieu tous les huit à dix jours, durant trois à cinq minutes seulement. Attaqué ainsi en divers endroits, le polype disparut totalement, et le 28 mai le jeune homme sortait complètement guéri. [Acad. des sciences, 26 juillet.)
Des polypes naso-pharyngiens au point de vue de leur Irai-lement, par le docteur Robin Massé. Mémoire grand in-S", avec planche?.
Polypes laryngiens. Chez un homme de cinquante-deux: ans, présentant un polype dur, progressif, volumineux — son i poids était de 22 grammes après l'excision, — inséré à droite' par une base large, sur les cartilages aryténoïde et thyroïde, son sommet remontant vers l'épiglotte, M. Debrou, chirurgien: de l'Hôtel-Dieu d'Orléans, a pratiqué l'opération suivante, pleine^ -d'enseignements. Après la laryngotomie sus- thyroïdienne, une anse de fil est passée, à l'aide d'une sonde, autour du pédicule, qu'elle élreint pour chercher, avec les chefs, à attirer la tumeuri
au dehors ; mais au premier effort, des menaces violentes d'asphyxie obligent l'opérateur à s'arrêter et à renoncer à ce moyen. Dès lors, il pénètre directement dans le larynx en divisant le cartilage thyroïde ossifié, et la tumeur apparaît ; il la saisit et en opère l'excision avec l'écraseur sans accident. Mais craignant les suites d'une inflammation possible du larynx, et encouragé par l'exemple de M. Erhmann (de Strasbourg), il divise Tes deux premiers anneaux de la irachée pour introduire une canule et réunit ensuite la plalo. Dès le troisième jour, une toux intense avec expectoration abondante se déclare , et le septième, l'opéré succombe. A l'autopsie, toutes les plaies sont en suppuration, comme la muqueuse laryngée trachéale et bronchique, avec des collections purulenies, des abcès métastatiques dans les poumons; accidents que l'auteur n'hésite pas à attribuer à la trachéotomie qui, dit-il, n'était pas nécessaire, l'opéié ne présentant pas de suffocation. Instruit par ce triste fait, il ne balance pas à repousser l'emploi do cette opération, venant ainsi compliquer la laryngotomie dans les cas de ce genre, à moins que des menaces do suffocation, d'asphyxie n'obligent impérieusement d'y recourir. {Soc. de chirurg.)
Le succès relaté par M. Bœckel vient à l'appui de cette opinion. Chez une jeune fille qui avait une extinction de voix complète depuis deux ans, avec des accès de suffocation et menace de mort, ayant constaté l'existence d'une masse polypeuse considérable faisant saillie derrière l'épiglotte, il pratiqua la laryngotomie thyroïdienne en divisant, sur la ligne médiane le cartilage thyroïde et même la base de l'épiglotte, de manière à avoir le larynx déployé sous ses yeux et ouvert en quelque sorte comme un livre. L'enlèvement des végétations, vainement tenté préalablement par les voies naturelles, fut dès lors facile On cautérisa la plaie à plusieurs reprises, et, deux mois après, l'ouverture était cicatrisée et la suffocation disparue, mais la voix était complètement perdue.
Cette opération, dit l'auteur, convient surtout dans les cas de végétations polypeuses, qu'il faut détruire à fond par des cautérisations énergiques, si l'dn ne veut les voir repulluler et qui constituent, suivant lui, au moins la moitié des cas de polypes laryngiens. [Idem.) ^
11 en était ainsi chez la malade de M. Gibb. Une large tumeur irrégulière, grisâtre, nai.snnt delà base de l'épiglotte s étendait sur le côté droit du larynx, recouvrant les cordes vo-
cales ol ne laissant qu'un étroit espace pour le passage de l'air. Un tiers fut enlevé par les voies naturelles, le 29 mars, au moyen de l'écraseur. L'amélioration qui en résulta fut suivie, quatorze jours ensuite, d une telle suffocation que la trachéotomie devenait indispensable. Huit jours après, la santé générale étant meilleure, M. Hoilhouse étendit l'incision en Itaut et divisa le cartilage thyroïde. Dès lors, les végétations polypeuses furent saisies avec les doigts, écrasées et excisées. La malade guérit. [Palholog. Society, mai.)
Ce n'est pas assez que linvention du laryngoscope permette de diagnostiquer, de voir les polypes dans l'intérieur de la glolte, cette grande découverte en réclame une autre : celle d'instruments perfectionnés pour les détruire, les extirper. A . ceux déjà inventés à cet effet, M. Galante ajoute une nouvellesonde courbe qui permet de déchirer, de dilacérer toutes les? végétations molles, afin de les rendre ensuite plus accessiblesà l'action dissolvante des caustiques. Des brisures mobiles, en. forme de dents de scie, existent à la partie concave de ceti instrument, qu'un écrou correspondant à un mandrin fait mouvoir, c'est-à-dire fermer et ouvrir en le tournant simplement! de gauche à droite, et vice versâ. La sonde introduite, il suffit! de tourner l'écrou de gauche à droite pour faire basculer ces> brisures, qui forment autant de dents servant à arracher ces? granulations. L'opération finie, on tourne en sens contraire, el-t l'on peut alors retirer l'instrument aussi facilement qu'il a été introduit. La sonde est percée au bout et sur le dessus pour faciliter la respiration du patient. [Acad. de méd.)
Sous le nom d'abraseur muUiplc, M. Mathieu a présenté unn autre instrument, ne différant du polypotome simple que par une double plaque cintrée, placée à l'extrémité et percée de.' trous multiples avec une petite lame à chacun, destinée à sec-tionner le polype dès qu'il s'y engage. Ces petits couteaux demi-circulaires agissent par la rencontre des deux plaque?: glissant l'une sur l'autre.
L'instrument armé, on tourne la partie convexe do la pla que A du côté du polype à exciser, on l'introduit dans le laryn:' èn s'aidant du laryngoscope; une fois arrivé au niveau de li;; tumeur, on apphque l'instrument. Dans ce moment, il se pro duit un spasme du larynx qui cause à cet organe des mouve ments d'ascension et de descente, qui font qu'avec le polype tome simple il est facile d'échapper la tumeur, tandis quai
contraire, avec ce nouvel instrument, le polype finit par s'engager dans l'un des trous, et, saisissant le moment où le malade respire, on lâche la détente C, et l'excision a lieu. [Idem.)
Polypes auriculaires. M. Bonnafont a donné une nouvelle confirmation de leur insertion fréquente sur les parois du conduit auditif externe et môme sur la membrane du tympan, comme on l'admet en général aujourd'hui , contrairement à l'opinion de quelques spécialistes. Sur deux malades atteints de polypes fibreux que la cautérisation au nitrate d'argent n'avait pu détruire, ce chirurgien habile a pu, en portant un fil de platine à la base, à l'aide d'un serrQ. nœud particulier, les étreindre et les exciser en rendant ainsi l'audition à ces malades. On comprend tout l'avantage de ce -procédé sur l'arrachement trop généralement employé, car on peut ainsi produire les plus grands désordres pour les polypes résistants. En s'insérant, comme ceux-ci, sur la membrane du tympan, on déchire et l'on entraîne infailliblement cette membrane avec toutes les conséquences déplorables d'une pareille lésion, absolument comme si l'on arrachait les polypes fibreux du fond de l'utérus. L'arrachement ne convient qu'aux polypes muqueux qui cèdent facilement et encore dans ce cas est- il plus prudent de recourir à la ligature avec un fil de platine. {Acad. de méd. et Union méd., n" 1 24.)
Polypes de l'utérus. Pince-écraseur. Une femme âgée de quarante-huit ans, encore réglée, fut prise tout à coup d'héraorrhagies utérines très-abondantes et très-répélées, à la suite desquelles se produisit très-rapidement une anémie profonde. Son médecin ordinaire, après plusieurs examens qui ne purent lui faire découvrir la source des hémorrhagies, finit par sentir, iu moyen du doigt introduit dans le col utérin, une tumeur nolle, saignante, qu'il prit pour une végétation cancéreuse. Il fit part à la famille de la gravité de son diagnostic et de son aronostic, dit que la malade était irrémédiablement perdue, et conseilla de l'emmener à la campagne pour y mourir en paix.
Appelé auprès de la malade huit mois après le début des accidents et un mois après le diagnostic fatal , M Richet constata, par le toucher, l'existence d'une tumeur molle, saignante, qu'il put circonscrire avec le doigt. Il diagnostiqua un polype, dont le pédicule trop court ne permettait pas à la tumeur de s'allonger ni de franchir l'orifice du col. Impossible d'apercé-
voir la tumeur à l'aide du spéculum. Néanmoins, il en proposa loul d'abord l'exlirpalion, mais comment l'exécuter? Débrider le col était impossible sans intéresser la couronne artérielle qui cxisle à l'union du col et du corps de l'utérus et amener une hémoniiagie toujours difficile a arrôler, liémorrhagie formidable, qu'il fallait éviter à tout prix chez une malade déjà exsangue. M. Richot fit construire par M. Cbarrière un instrument qui pût remplir le rôle do \'écraseur adapté à celle nouvelle destination ; cet instrument, dont la furme peut varier, M. Ricliel lui donne le nom do pince-écraseur. 11 consiste en une pince courbe sur le côté ou sur le plat, armé de dents qui s'engrènent les unes dans les autres; ayant la plus grande analogie avec le cranioclastedeM. Simpton.
La malade placée convenablement et l'utérus abaissé par la pression, le doigt, introduit dans le col jusqu'au polype, servit de guide à la pince pour aller l'accrocher et l'attirer hors de la cavité ; puis, repartant l'indicateur dans l'utérus, le long de la tumeur, M. Richet put remonter jusqu'au pédicule; et, faisant glisser jusqu'à lui la pince-écraseur, le saisir et en opérer la section. Ce temps de l'opération a été on ne peut plus simple et facile; la tumeur est tombée s'^us la pression de la pince, sans la moindre hémorrhagie médiate ou immédiate. La leucorrhée, liée à l'existoncc du polype, et qui s'ajoutait aux hémorrhagies pour épuiser la malade, a complètement cessé, et celleci se remit dès lors, quoique lentement et avec beaucoup de peine , tant était profond l'élat d'adynamie auquel le mal l'avait réduite. M. Richet a montré le polype ou corps fibreux à la Société de chirurgie (6 avril).
Polypes placentaires. Admise par divers gynécologisles, M. Sla'dfell entre autres, qui a publié un long mémoire sur ce sujet [Union méd., n° 112), la réalité de ces productions morbides pendant et après l'accouchement est encore une question pour la plupart des pathologistes. La constatation que vient d'en faire M. Bcale chez une femme qui succomba presque exsangue à une hémorrhagie foudroyante trois heures environ après être accouchée, acquiert ainsi une haute importance. Ap-pelé à constater la cause du décès, il trouva la matrice développée comme à cinq mois de grossesse, et à l'intérieur une tumeur de 20 centimètres de long sur 8 de large, de structure cotylédonaire et d'un tissu spongieux, entourée d'un caillot i
pesant près de 600 grammes ; elle en distendait ainsi la cavité et sortait par la vulve, adhérant au fond de l'utérus, à droite, par un pédicule de S centimètres de long et do 3 de surface! d'une manière si intime que le tissu utérin fut profondément lèse par son arrachement {Lancel, avril). Si donc le placenta peut se développer sous cette forme morbide avant l'accouchement, comment révoquer en doute que la rétention de ses débris ne puisse s'organiser de même après ?
Polypes du vagin. Une dame présentant une tumeur grosse comme une châtaigne, indolente, sans pédicule et do consistance charnue située en haut du vagin et comme à cheval surja base du canal de l urèthre, M. Bouchacourt refusa prudemment de l'enlever en cet état. 11 gagna du temps en prescrivant un traitement général, et environ dix-huit mois après grosse comme un œuf de poule, elle s'était pédiculisée; il lui fut laciie d en faire la section par deux incisions demi-circulaires se reunissant au niveau de la doublure de la muqueuse que le poids de la tumeur avait distendue et entraînée en forme de ligament suspenseur. Une sonde placée dans l'urèthre servit à le relever et à le ménager dans la dissection. En ménageant la muqueuse, dans une étendue de près de 2 centimètres à la partie antérieure de la cloison urélhro-vaginale, ce procédé a un grand avantage sur l'ccrasement avec lequel il n'est pas toujours possible de respecter, de limiter aussi rigoureusement les parties. (Soc, et Joum. de méd. de Lyon, n° 2.)
Polypes du rectum. Une petite fille de cinq ans et demi avait ele vue par plusieurs médecins pour une diarrhée rebelle avec perte de sang qui durait depuis six mois. Plusieurs fois a mere avait remarqué des parcelles rouges comme une cerise
av.Ten 1r''"'',' l'""' '^^^'"ëenls de la pharmacopée avaient ele employés en vain et l'enfant était dans un état de .faiblesse extrême, quand, le 6 juillet dernier, M. Woodman la vit et diagnostiqua un polype du rectum, sans pouvoir cependant acquérir a certitude de son existence par l'examen. Mais en répe ant celui-c, il l'atteignit au quatorzième jour sur la paroi postérieure du rectum, à deux pouces et demi de hauteur e excisa avec 1 ongle. Le pédicule en était très-court, énai ' Le ISSU en était fibro-muqueux. L hémorrhagie et ladi riî e ces ntTmbrT;'' ''"'^"^ revint bientôt^ la santé. Carnier.
ggg PONCTION.
PONCTION. A l'occasion du rapport de M. Ségalas, sur la
mnction de la vessie Tparune voie nouoelle, imaginée et exécutée pour la première fois et avec succès par M. Voillemier, le 44 octobre 1 863, sur un malade de l'hôpital Saint-Louis, M Velpeau a fait une appréciation comparative des différents procédés de cette opération. Appréciation rarement possible, car les chirurgiens les plus occupés n'ont pas occasion de pratiquer cette opération plus de deux ou trois fois dans toute
leur vie. , ., . . i
Celle de M. Voillemier consiste, on le sait, a contourner le pubis avec un trocart courbe et à parvenir ainsi dans la vessie. T e malade est couché à cet effet sur le dos, les jambes écartées, un coussin épais placé sous le bassin pour le faire basculer et ramener le pubis en avant. Un aide placé à gauche tire la verge en bas et en arrière, tandis qu'à droite le chirurgien, après avoir reconnu le ligament suspeiiseur, enfonce de la main gauche le trocart à côlé de ce ligament, de manière à contourner le pubis en soutenant et dirigeant l'instrument de la main droite pour éviter toute échappée. Arrivé dans la vessie on relire le poinçon, et la canule est ensuite bouchée et fixée jusqu'à ce que le cours naturel de l'urine soit rétabli. au La ponction par le rectum, la plus facile de toutes dit M Velpeau, est mauvaise, parce qu'elle traverse un repli du ^'ritoine, et l'on comprend qu'elle ne peut être sans danger, par
'° itTonction hypogastrique doit aussi inspirer des craintes narce qu'il y a beaucoup de tissus à traverser, et que la vessie, HZ ZJ, descend et vient bientôt reposer sur le bec de a canule si la vessie abandonne le bec de la canule les infiUrat?ons d- u ine dans le péritoine sont possibles. A la vente, ou peut substituer à la canule du trocart une sonde ongue de ^ ,M.nno Mais enfin il n'y a pas de sécurité absolue. On a rau pour nefpar ceïte s'onde, il fallait que les urines flïZl contre leur propre poids. Mais on n'a pas remarque ;:::Ta sonde SSble de gom'me élastique faisait office de
''■^M "roux a été beaucoup blâmé, de son vivant, do pratiquer , ?;,lSsme foS; on a eu tort, d'une façon absolue, parce nu S^^^^^^^^^ rétrécissement de
rurè^hr^ou à une maladie do la prostate. Or, e catheténsme Zt^Zls dans le premier cas, ne l'est pas dans le second.
POtLS.
En supposant que l'on déchire la prostate, c'est un tissu lardacé, difficile à se laisser infiltrer, et l'inconvénient n'est pas grand.
M. Velpeau trouve la méthode de M. Voillemier Ingénieuse, mais il ne voudrait pas qu'on la crût tout à fait sans dangers. Car, pour peu qu'il passe d'urine entre les piliers charnus de la vessie que traverse le trocart et la canule de cet instrument, il devra se faire nécessairement dans le tissu lâche, lamelleux, qui sépare le pubis de la vessie, des infiltrations, et l'on aurait alors des accidents redoutables.
En somme, il ne semble pas que M. Voillemier soit autorisé
à dire que son opération est meilleure que les autres, comme
il ne faudrait pas dire qu'elle est pire. Tout cela est relatif aux indications variées que présentent les malades. (Acad. de med. novembre.)
POTASSIUM. Des expériences comparatives renouvelées par M. Grandeau, par l'injection de sels de potassium, de sodium et de rubidium dans les veines d'animaux, ont confirmé que les premiers sont éminemment toxiques, tandis que ceux-ci sont inoffensifs malgré leur isomorphisme. Rapprochant ce fait de la présence d'un excès de potasse qui se rencontre dans le sérum du sang des typhiques et des cholériques aux dépens des globules, comme l'a constaté M. Smith (de Dorpal), il se demande si ce n'est pas la cause de la gravité de ces maladies. (Joum. de pJujsiol., juillet.)
POULS. Son ralentissement dans l'état puerpéral est un fait aujourd'hui constaté par divers observateurs. M. Mac Clintock (de Dublin) a le premier publié ses remarques à ce sujet {Unionméd., 1862,n- 116, 117). M. Blot, l'un d'eux, en fait un caractère spécial de l'accouchement normal, physiologique un signe de bon augure et de non-complicalion. Il existe ainsi le plus souvent chez les multipares, et varie ordinairement de 44 à 56 pulsations au lieu de 70 à 75 à l'état normal. Ce ralentissement a lieu communément le lendemain ou le surlendemain de l'accouchement, se prolonge d'une manière très-variable môme sans complications, de un à douze jours par exemple - sa durée est souvent en rapport avec son intensité, sans que la Ion gueur du travail, l'époque de la grossesse, l'alimentation même aient aucune influence à cet égard. La fièvre de lait ne fait sou vent que l'interrompre et il reparaîtdès qu'elle a cessé. Le repos
Gl le décubilu3 dorsal en parliculier sont indispensables pour io constalcr. On comprend toulo l'imporlancc de ce signe pour ly scmiologio des affeclions puerpérales, et son utilité pour les combattre au début, (/1j'c/i/d. de méd., mai.)
Par do nouvelles recherches sur le pouls des enfants en santé pendant la première année et pour éviter les causes d'erreur dont les rares observations antérieures sur ce sujet lui paraissent entachées, le docteur Smith, médecin de l'agile des Orphelins de New- York, a examine séparément ses sujels dans l'élat de sommeil et de veille, de repos et d'agitation, à cause des variations que subit le pouls dans ces divers états, distinguant de mémo avec soin ceux qui étaient atteints de ces dérangements des fonctions digeslives et des voies respiratoires, si fréquents à cet âge, et qui rendent ces recherches si difficiles. Sur S7 observations d'enfants nouveau-nés, pendant la première minute de la vie, le pouls ou plutôt les battements du cœur se sont élevés, après nn accouchement normal, de 96 à 164 moyenne 136 durant le deuxième quart de la première minute après la naissance; de 134 à 160, moyenne 132 pendant les quinze secondes suivantes; et de 108 à 172, moyenne 145, durant le dernier quart; soit une moyenne totale de I 43 dans ces quarante-cinq dernières secondes de la première minute de la vie. Celte proportion est bien supérieure à celle obtenue par M Lediberder, qui, en comptant le pouls de six enfants pendant la première minute de la vie, n'a obtenu, dit M. Bouchut, ciue de 72 à 94 pulsations. Mais il est probable que cet observateur a compté le pouls de la radiale, ce qui est très difficile dans la plupart des cas et même impossible pendant la première semaine de la vie, et a ainsi compté inexactement. La systole ventriculaire est si faible immédiatement après la naissance, et les extrémités du système artériel battent si librement, que e Douls ne peut être compté exactement ni aux membres, m a a onlanelle antérieure. L'auscultation ou la main placée sur la région précordiale, ou bien la pulsation du cordon peuvent seulement donner une évaluation exacte à ce sujet. . . , ,
Durant la deuxième minute, les battements ont varie de 108 à 164, movenne 132. De la troisième à la dixième minute inclusivement, les variations extrêmes ont ele de 124 a 164 Ivenne 145; et pendant les vingt minutes suivantes, de 1 00 à 1 56, moyenne 1 30. [Amer, med Times ) Suivant des expériences de M. Smith sur aes phthisiques,
PROLAPSUS. ZiOl (Ia!S7"''° augmenlée par l'usage du labac.
pÎ! ^ ^"'^^ nombreuses Ihéories émises
dVHp \ ' ,''^«!''"^"~^ suisse, M. de Thury, mellant l'une d elle, en application sur les animaux, dit avoir obtenu des résultats confirmalifs de la vérité de c tle docir ne que dan 1 union des se,es, c'est celui qui y apporte la plu ™de par qui détermine le sexe de l'individu procréé. En afsant sail
4nir:er'eTde!r "/ consta'mmenr'd les cl ev^u ■ tV'"'''f"" ^['^"^'^"^ ^ De même chez
alu DnnV'r à volonté les
troupeaux Dans 1 espèce humaine, cette loi n'a été confirmP« que par induction el l'observation d^s faits. co"&™ee
che'zTnetS" ^^^'^^P^ol'''PSus complet de l'utérus
cnez une Meille femme qui en était atteinte depuis vinetan^ et
4é:;us:r;i'Tr 't'"^'"^, ^^.^^ ^^p^^'^'- de^actig^n-
^leneuses, M EdNvards procéda à l'excision de cet or-ane Apres avoir réuni cinq de ses confrères pour avoir leur av s
ITslTllT"' '''''' -"«^ sph elées en
Z7cott T^ ""T' La patiente fut
narcoli.ee et nul accident ne survint, sinon une fétidité telle
té u^Xuer' n ' f -.^r-^^.i-g- nécesLire'd'Lci e; vin de !. . ? ''^''^ ^ °Pi""^ donnée avec du
Dans un eseœple analogue d'inversion (Je l'uléras irrécluclibl»
h ureu"; uZ "-"^'-^ Wilson r„72„
JZT .' T°' P'^'-S'ilaH des signes (le gangrène corn mençan e avec de graves symptônies généra». L"écra,en,T.7
XZt Tiv'"" Parti^^e'niïe t, e e
^jj2 PUSTULE MALIGNE.
bfilli fd'Udine) vil celle parlie recouverte d'un épilhélium, ôna ssi résistant et comme épidermique sepl.logoser s. violem- Znl qne malgré un traitement antiphlog.sUque énergique, la Z 'vèm s'en empara et tout le col et une partie même du corps se dflachèrent spontanément. La femme guérit néanmoms. (Ga^. med. Venele, n» 29).
Prolapsus du cordon. Voy. Accouchement.
PUSTULE MALIGNE. Contre réliologie exclusive de la ronlagiosilé universellement admise depuis Cliaussier, M Gai. a^a montré que des faits échappent à cette cause, et que le développement spontané, admis avant lui trop exclusivement.
"\rpCs Snts^^reuK observés par le docteur De-
lu.-même soit p de. con^re^^^^^^^ découvrir ni un individu
e,ci.sive„,ent concentre , - ^J^/ '^T^é arle.ent de la
celle enquête, M.baiiara i . • il a interrogé plus
Charente et auK départements .^^^^^^^^^^^^
de cent médecins, et 1 n a pu fo"^^ j^e à la conta-
bon ni de pustule î"^'îg"^,f 'd^^ ont pu venir les
gion par ^'-^^^ '^Ha conTa"^^^^^^^ mouches qui ont porte la coniaoïuu Bour-^ogne ou do
• noie? Elles ne peuvent être arrivées que de^^ ,a Beauce, et alors il f^al admettre qu ejles o^ v loin sans contaminer m homme ni^a^^ pérégrination, et quelles sont venu V ^t s'acharner
bcLt jSnfSÛa^lra'lel uL'e?..«na5on a„ss> c«ene
'^T^^^ ces raits de ce„. '«^«^'4 tTiS
PUSTULE MALIGNE. flOS
tagion n'est pas la seule cause productrice de la pustule maligne, et que cette affection peut se développer spontanément dans l'espèce humaine. (Acad. de méd. et Union méd . 24 et2o.)
Ces faits ont manifestement ébranlé les convictions de M. Gosselin, rapporteur de ce travail à l'Académie, S'il ne se rend pas entièrement à cette évolution spontanée, il avoue que nen ne répugne à l'admettre; mais ces faits ne lui semblent pas assez concluants pour l'admettre définitivement. De nou^ yelles recherches dans ce sens lui semblent indispensables, et il encourage à les continuer.
M. Raynal atténue la valeur de ces faits en disant qu'il résulte des documents officiels que, dans les années où ils ont été recueillis, la Charente-Inférieure, comme les départements voisms a fourni un contingent malheureusement trop nombreux de charbon sur les animaux ; aussi aurait-il voulu que le rapport rejetât plus carrément l'idée de la production spontanée qui peut faire négliger les précautions d'une prudente hygiène! Jit pourtant, en déclarant, avec sa compétence, que les dépouilles sèches des animaux sont des agents fort peu actifs de transmission, il enlève à la doctrine de la contagion une des raisons le plus souvent invoquées.
Par runitéde symptômes, de marche, de terminaison, de traitement de tous les cas avec ceux où l'inoculation a été bien manifeste M. Guérin repousse la spontanéité ; mais il en admet la lorme ébauchée comme pour la morve et la fiève jaune d'a^ près ces cas appelés pseudo, fausse pustule ou griole.
Pustule maligne spontanée. M. Mellier , interne à faU suh'ant' • ^" '^''"P^^
Le U juilletj 863, D..., propriétaire cultivateur dans le département du Tarn, cinquante ans, constitution forte et robuste, ressent quelques démangeaisons légères à la partie laté« raie gauche du cou. Le soir même, il remarque à cet endroit une petite vésicule et un peu de gonOement. Il ne fait d reste
Su u" 7 IT ^^"p^'"" à ^^-aX
assUarlp I' ' ^"^''^^^f^t quelques rares frissons, de la Jassitude de 1 inappétence. Le 17, il so sent plus faible et vers quatre heures du soir il est p.'-is d'une courte .vn.nT' le transporte chez lui et on le met au ht ^ P'' °"
liOfi PUSTULE MALIGNE.
Bonne nuit, et lo lendemain se Irouvanl beaucoup mieux, il se lève de grand malin pour aller continuer son travail. Mais à peine a-L-il fait quelques pas, qu'il perd de nouveau connaiisanco et la syncope se prolonge beaucoup plus que la veille. Rapporté dans son lit, on s'aperçoit que les symptômes locaux ont augmenté d'une Taçon bien sensible; on crut seulement à l'existence d'un furoncle.
Vers le soir, le mal s'aggravant avec une rapidité effrayante, on appelle le médecin. Tous les symptômes de la pustule maligne sont évidents. La face, le cou et la poitrine jusqu'au sein présentent un gonflement énorme, le tissu cellulaire paraît infiltré par une substance gélatineuse blanchâtre; surface des téguments luisante, couleur d'un rouge vineux, enflure élastique, rénitenle.
A 6 ou 7 centimètres au-dessous de l'apophyse masloïde, existe une tache livide , reposant sur un tubercule induré ; l'eschare est entourée d'une aréole d'un rouge violacé, la peau environnante est recouverte d'une grande quantité de petites phlyctènes. — L'état général est des plus graves, pouls trèspetit, irrégulier, à 100 environ; peau sèche, aride; le malade dit qu'il sent un feu intérieur qui le dévore, et pourtant la peau est à la température ordinaire. Il éprouve des anxiétés continuelles; la respiration est courte, entrecoupée; tout fait présager une mort prochaine. — Toniques à l'inlérieiir, caiilérisa- | lions profondes sur l'eschare, l'aréole et les phhjciènes.^ 1 Le malade succombe le lendemain matin, sans que l'autopsie
ait pu être faite.
Mal'^ré les questions réitérées adressées au malade et a sa , famille" il fut impossible de remonter à une cause extérieure i comme point de départ de la maladie. Le malade n'a ete en | contact avec aucun corps en putréfaction, et n'avait aucun son- ^ venir, malgré toutes nos insistances sur ce point, d avoir ete . piqué soit par une mouche, soit par tout autre insecte. ^ ■
Aucun autre cas de charbon sur l'homme ou les animaux n a été remarqué à cette époque dans le pays ni dans les environs , à plusieurs lieues à la ronde. La pustule maligne est du reste une maladie très-rare dans ces contrées, et dans une pratique. Se pTus de vingt-cinq ans, c'est à peine si M. Me her et ses, confrères ont observé deux ou trois cas de celte affection, ((za-. des Wî?., n" 84.)
Causes. Elles résident, selon M. Magne, directeur de 1 bcole^