RÉSECTION
vées et réduites à une épaisseur de 2 millimètres, et ces os s'étaient si bien reproduits, qu'il était difficile de les distinguer des os sains du membre opposé.
Dans une de ces expériences faite sur un chien de dix à douze ans, chez lequel une résection sous-périoslée de 3 centimètres avait complètement échoué sans la moindre trace d'ossification, l'os enlevé ayant élé remplacé par un simple cordon ligamenteux, l'évjdement par résection longitudinale de la moitié de l'épaisseur de la diaphyse humérale avait parfaitement réussi et l'os s'était totalement et régulièrement reformé.
En examinant plusieurs fois des os en voie de régénération, à diverses périodes de ces expériences, j'ai vu, dit-il, les nouvelles couches osseuses se déposer sous le périoste conservé et à l'intérieur de l'os évidé, comme je l'avais déjà observé sur l'homme, ainsi qu'on peut s'en convaincre par les planches de mon ouvrage.
Ces résultats sont de nature à inspirer une légitime hardiesse à la chirurgie conservatrice et réparatrice, dans un certain nombre d'afFections où la mutilation et la perte des membres paraissaient inévitables.
Confiant dans les progrès de l'art, le célèbre professeur de Strasbourg a appliqué celte méthode aux extrémités articulaires, dont une partie a été évidée au moyen de résections longitudinales ou obliques. {Acad. des se, 4 3 juin.)
Résections articulaires. Ce qui les rend moins graves, moins mortelles et préférables par conséquent aux amputalions| selon M. Legouest, c'est que le canal médullaire est rarement ouvert, les vaisseaux et les nerfs sont respectés, d'où la rareté de 1 ostéomyélite, de la phlébite et de l'infection purulente qui enlèvent un si grand nombre d'amputés. Il les adopte donc dans la pratique civile, mais ne les croit pas applicables, non plus que M. Larrey, sur les blessés en campagne, à cause des conditions défavorables où ils se trouvent pour le transport, rembarras, l'insalubrité, les appareils, etc., etc.
Résection dn genou. Appliquées à celles-ci en particulier, ces considérations sont toutes-puissantes dans les blessures par armes à feu. Aussi l'amputation est-elle la règle et la resection une exception si rare, que, sur cent quatre-vingt-troig cas signales dans le Traité des résections de M Heyfelder fils il n'y a qu'un seul cas de ce genre. M. Verneuil l'a néanmoins
!i20 UÉSKCTION.
pratiquée dans deux nouveaux exemples el il a réussi. 11 coni* j bal donc avec force celle pralique des chirurgiens militaires, el j croit que cette opération serait applicable dans beaucoup de cas, môme dans la cbirurgie des armées.
Suivant M. Giraldès, ces résections par cause traumalique sonl jilus graves que par cause pathologique, bien que des sla- : tistiquos aient démontré le contraire pour le coude et répauli\ Quoi qu'il en soit, celles du genou ont été bien plus souvent pi a- i tiquées par cause organique. Elle jouit ainsi d'un grand crédit | à l'étranger. Sur 179 cas, M. Heyfelder cite 12o guérisons, el M. Broca a pu dire avec raison que l'on ne saurait fournir une ; slalistique aussi favorable d'amputation do la cuisse. Pourtant j elle n'en est pas moins repoussée en France par la plupart des i chirurgiens civils. De 4792 à 1849, 5 cas en étaient l'unique bilan. D'autres .cas sont venus s'y ajouter depuis qui semblent ' justifier son crédil à l'étranger; mais M. Forget rapporte ces i succès au jeune âge des opérés. Ce fait est incontestable, mais ne témoigne pas moins en faveur de celte opération. (Soc. de ' chir., mai, el Union méd., n° 61 .) i Un des accidents signalé par M. Eulemberg est la paralysie ; du nerf péronnier et consécutivement la déformation du pied, . comme il en relate deux exemples. On l'observe aussi dans les ,j luxations ou par d'autres lésions près du genou {Grcifswal f Beiirage,v.U, n° 2.) Cet accident grave mérite donc attention.
M. OHier l'a pratiquée avec succès chez un ho.mme âgé pour une inflammation siippurative des os : il croit qu'on en fait un grand abus en Angleterre, surtout chez les enfaiûs,^ tandis ^ que c'est chez eux qu'il conviendrait principalement d^en être j ménager, avare, à cause du raccourcissement qui s'ensuit, ; les deux extrémités étant celles qui prennent la plus grande part à l'accroissement des os. (Soc. des sciences méd. de Lyon.), M. Auberl (de Mâcon) a produit un brillant succès de ce genre devant le Congrès médical de Lyon. Chez un garçon de ; dix-sept ans, atteint d'une carie de la lolalilé de l'épiphyse do* tibia gauche avec ostéite condensante, occupant un peu plusî du tiers de la diaphyse du même os, il fit une incision à ht peau, décolla le périoste d'autant plus facilement qu'il était en-'ilammé et peu adhérent, et glissant une scie à chaînette eni arrière, il réséqua toute la portion malade et désarticula l'osî en bas.
A l'examen, quatre ans après cette opération, le libia esll
KÉTRÉCISSEMENT. 421
entièrement régénéré, d'un volume à peu près semblable à celui qu'il 'avait auparavant; une légère dépression longitudinale, située en dedans et en bas de la jambe, indique à peine le point de l'incision. Une malléole régulièrement conformée termine cet os de nouvelle formation. Le sujet, d'une sanlé très-vigoureuse, peut, sans fatigue, faire 20 kilomètres par jour et danser plusieurs heures.
Resection du calcanéiini et de l'astragale. Chez un soldat qui avait reçu une balle au talon droit en écornant la tubérosilé du calcanéum , des trajets fistuleux s'élablirent comnie conséquence de la carie des os. M. Foole fit alors à la parlie antérieure du talon une incision parallèle au bord externe du pied et une seconde transversale en arrière coupant le tendon d'Achille. Le calcanéum fut réséqué entièrement et de même de l'astragle. Deux mois après, aucun lambeau de peau n'ayant élé enlevé, il ne semblait pas qu'il y eût eu opération, car du tissu osseux de nouvelle formation paraissait avoir comblé l'espace vide par la résection. Le pied jouissait de quelque mouvement sur la jambe, et le membre paraissait devoir être pour le malade aussi utile qu'avant la blessure. (Am. med. Times.)
Résections nerveuses. Voy. Névra
LGIES,
RETRECISSEMENT. — Rétrécissements de lu-
rèthre. Chez un homme de soixante-deux ans atteint d'un rétrécissement urélhral qui depuis dix- huit mois entretenait une rétention avec incontinence permanente et ne laissait passage quavec peine à une bougie n" 3, il suffit à M. Tripier d'une seule séance de galvano-caustique chimique négative de cinq minutes pour y faire passer facilement le n» 18 de la filière Charrière. Il n'y eut ni fièvre ni hémorrhagie consécutive et le malade a pu rendre immédiatement ses urines à volonté (AccilL des sciences, mai). Ce succès est encourageant ; mais on ne doit -recourir qu'à un courant de facile tension et peu intense pour ces cautérisations.
Sous le nom à'urelrosienolomo, le docteur Riccordi (de Milan) a décrit un nouvel instrument compliqué pour l'incision de ces rétrécissements. Une bougie fine sert de conducteur et après avoir traversé toute la parlie rétrécie, l'extrémité ôlivaire de la sonde à doux valves s'applique au devant et laisse
CARMER. 24
Ii22- RÉUNION.
passer une lame qui, s'avançant graduellement d'avant en arrière au moyen d'une spirale intérieure dont la canule graduée, qui renferme le tout, indique la marche, divise de dedans en dehors. Le modèle en est représenté avec tous les détails du manuel opératoire. {Ann. univ. di niedicina, juin.)
Au contraire, c'est la méthode sous-culanée que M. Dick continue à préconiser pour la division de ces rétrécissements, comme il l'a annoncé dès 1 855. De nouveaux faits soumis à la Roijul med, and chir. SocioUj, le U juin, mettent son application hors de conteste : c'est une petite boutonnière faite par la méthode sous-culanée,
M. Debout s'est servi avec succès du bromure de potassium comme anesthésique pour faciliter le passage du cathéter. V. ce mot.
îSé<i-ccîssemenfs du recttim. Un nouveau dilatateur mécanique fait sur le modèle de celui de M. Rigaud Michelena pour l'urèthre, a été inventé par le docteur Bauer. De forme ordinaire avec une courte branche latérale faisant angle a son extrémité externe, il a son pavillon pour ainsi dire comme la poignée d'un spéculum. 11 est divisé par moitié dans toute sa longueur, comme la poignée dans son épaisseur. Trois articulations mobiles, placées à l'intérieur, réunissent ces deux branches qu'une vis placée sur le manche écarte ou rapproche de manière à graduer la dilatation à volonté. {New-York palliol. Society, 13 janvier.)
RÉUNION. — Bénnîon immédiate. Fondé sur l'utililé de maintenir exactement en contact et de placer dans le plus crand relâchement possible les surfaces que 1 on désire voir se S par première intention, M. Courserant dit que les Ussus se trouveront placés dans les conditions les plus favorables pour Tne Zmpte réunion, si, dans le but de seconder l'aciion essence ireZpassive de's divers modes de contention ordmairem nt employés, le chirurgien, pendant quinze, trente, quarantednn mTnuti Environ, a recours à l'intervention active et SlC^ente de ses doigts. Employé dans P'---^ ^^^^^^^^^^^^^ de pansement a paru exercer une heureuse inûuence sur la
'^C'S"h\^:;^V^^d;Cll badigeonne les lèvres des s^^ lutions de continuité, que M. Pétrequin (de Lyon) croit d avoir
favorisé leur réunion immédiate dans les régions apparentes. Reste à savoir, comme Ta fait observer M. Velpeau, si ce n'est pas à l'alcool plutôt qu'à l'iode que ces faits sont dus, comme des exemples récents tendent à le faire admettre. Voy. Plaies.
La réunion en chirurgie, par M. A. J. Jobert (de Lamballe). Un vol. in-8° de 700 pages, avec 7 planches dessinées d'après nature, gravées et coloriées.
Réunion des nerfs. Un fait de ce genre , observé par M. le professeur Laugier et communiqué à l'Académie des sciences le 20 juin, confirme les remarques déjà exposées à ce sujet (voy. Physiologie), et montre que la réunion immédiate peut bien s'opérer spontanément après la névrotomie. Voy. Névralgies.
Chez un blessé apporté à l'Hôtel-Dieu le 12 juin, avec une division transversale de l'avant-bras, au-dessus du ligament annulaire, on trouve les artères radiales et cubitales, les muscles grand et petit palmaire, quelques faisceaux du fléchisseur superficiel, des doigts, et de plus le iierf médian complètement divises en travers. Une hémorrhagie abondante fil pratiquer immédiatement la ligature par l'interne et des points de suture reumrentles lambeaux, A la visite du lendemain, M Lau'^ier constate comme l'effet de la section complète du nerf médian coupé dans les deux tiers de son diamètre transversal une msensibihté de toute l'étendue de la face palmaire du pouce index, médius, jusqu'à la face interne de l'annulaire inclusivement. Elle n'existait qu'en partie sur le trajet du radial. Intacte sur la face dorsale du pouce et du premier espace interosseux la sensibilité était nulle au niveau de l'index et de la moiiié inférieure de la face dorsale du médius.
Les mouvements d'opposition du pouce étaient impossibles et des lors M. Laugier tenta de rendre la sensibilité et le mouvement a ces parties par la suture des deux bouts du nerf médian. La plaie est ouverte , le bout inférieur du médian libre et flottant, avait une longueur de 0"',025, mais le bout'supéneur, mvisible, ne put être saisi. Pour le découvrir on ehioroformise le patient et une incision de 6 centimètres est nrati-
snTl'ir.''''^'' °" ^' ^'^"^ô^- Cette extrémité
saisie, un fil de soie est passé au milieu avec une aiguille à
'P'!'^"' ^^oi^e, à 1 2 millimètres environ de son extrémité libre, et de même dans le bout inférieur Tirés et
réunis par un double nœud, les deux chefs nnirenl ainsi en contact et sans violence les deux surfaces du nerf divisé.
Celte opération très-rare, presque inconnue hors du champ de la physiologie expérimentale, et contre laquelle s'élèvent dans la pratique des objections théoriques Irès-séneuses , comme la crainte de douleurs vives, d'accidents nerveux redoutables, convulsions, tétanos, n'a été suivie d'aucun accident. La fièvre Iraumatique, le gonflement et la rougeur de l avantbras n'ont point dépassé la mesure des phénomènes généraux
et locaux. ,, , ,.
Dès le soir même, une sensibilité obtuse est un peu rétablie dans les points où elle avait disparu. Le blessé dit sentir positivement le contact des doigts ou de tout autre objet applique a la face palmaire des doigts paralysés du sentiment a section du médian. Le lendemain, ce retour de la sensibilité est plus marqué, mais il y a encore une grande différence avec les autres parties et la main droite. Le mouvement d'opposition du pouce se fait très-facilement. .
Le troisième et le quatrième jour il y a accroissement de la sensibililé et du mouvement, mais on constate que les sensations sont nulles. La pointe d'une épingle pressée contre la ace palmaire du médius ne détermine aucune douleur.- L appi.ca- Uon d'un corps froid, comme une paire de ciseaux, ne do r e aucune sensation, mais le blessé rapporte Ires-b.en aux points touchés les impressions ressenties. Les Progrès sonl si rapides, que le cinquième jour la sensation de p^ure e= toMuse Lt celle de température sensiblement '«amfest Le 1 ui eme jour tout le bénéfice de l'opération conserve Le fil s est^^^^ taché dans la soirée du douzième jour de l °P^;f;°^^ , avoir coupé les parties comprises. La section du "^rf par le ui éLu prévue : il n'y avait aucun moyen de s'y opposer, son mom nt' seul était incertain. A dater de cet '-tant une^nfl m- , malien manifeste s'est montrée dans le nerf mveau ae îlaie-, elle a été signalée par des douleurs '«^^^J^^J^^ d'une manière inégale le long des doig s ^ abord paralyses r puis le trajet des branches nerveuses collatérales du m d an^ Le ?ouce, le médius, l'index, en étaient le f .f^ ^J^f da„s les . été exempt. En même temps s'est P^^^J^^^^^ " f 3 "^ne . rlnîai^ douloureux de l'engourdissement, et peu a peu ui o 1
raneslliésie ClUanée éUil à peu pros coraplele au niveao
deux dernières phalanges de l index, à toute l'étendue de la face palmaire du pouce et du médius, et le sentiment persistait a la face antérieure de la première phalange de l'index, à toute la moitié externe de la paume de la main, enfin au côté externe du doigt annulaire, où il n'avait pas subi la moindre altération. Apres cinq ou six jours, les vives douleurs dues à la névrite se sont calmées, et, dès le 1 5 juillet, les sensations lactiles étaient le plus souvent perçues avec précision. Quant aux mouvements du pouce, les seuls qui aient trait au rétablissement des fonctions par la suture au point où elle a été pratiquée, ils sont restes intacts; ils ont pris même plus de développement qu'ils n en avaient les premiers jours après l'opération. Le malade ne fait pas seulement le mouvement d'opposition, mais celui de circumduction, dans lequel le muscle petit abducteur, animé par le médian, joue nécessairement son rôle. ^ Au dixième jour, la contractilité électrique, qui, après les lésions traumatiques des nerfs moteurs, s'éteint vers le septième ou le huitième jour, a été constatée publiquement par M. Uuchenne (de Boulogne), preuve évidente, selon M Laugier, que cette persistance est due à la continuité d'action du nerf rétablie par la suture.
Cette suture n'est point admise généralement dans la pratique chirurgicale. Pratiquée expérimentalement sur les animaux elle a été négative dans certains cas; sur un coq, M. Flourens a obtenu le rétablissement des mouvements dé
I ai le paralysée après trois mois ; mais jamais elle n'avait produit un résultat aussi rapide. Cette différence tient-elle au nrocede mis en usage et à l immobilité plus facile à obtenir chez Iliommeque les animaux? Les expériences ultérieures l'apprendront, car en présence de ce fait concluant, les chirurg-iens rassures sur les conséquences de la présence de corps étrangers dans la substance des nerfs, ne devront plus se borner à favoriser la reunion médiate par la position des parties divisées
II se forme ainsi un lissu cicatriciel dans l'épaisseur duouei des tubes nerveux plus ou moins nombreux finissent par se former qui rétablissent plus ou moins complètement les fonctions. Il y a donc une différence sensible avec la réunion immé-
Le mode de suture n'est pas indifférent et le procédé em P oyé par M. Laugier offre des avantages notables. Un fi pasî a travers le nerf à l aide d'une aiguille dont les bords tranchants
ont élé engagés dans une direction parallèle aux tubes nerveux, les ménage le plus possible. Il en reste autour de lui un grand nombre qui n'en reçoivent aucune atteinte. Eloigné des surfaces de section du nerf simplement rapprochées au contact, il ne complique pas cette plaie de la présence d'un corps étranger il n'y produit pas d'inflammation plus vive et laisse au courant nerveux toute sa liberté, puisqu'il favorise l'abouchement des tubes et ne s'interpose pas, tandis qu'jl offre un pomt d'appui aux bouts rapprochés.
Réunion tendineuse. Deux cas remarquables en ont été rapporlés; le premier par M. Simmons (de Sacramento , qm 1 a observé chez un homme dont le tendon d'Achille éia>l divisé
dans toute son épaisseur à un PO»^^^"^i^°^^"f X".!.,/dans insertion au calcanéum. Le bout supérieur s était rétracte dans sa gaîne jusqu'à une profondeur d'un pouce et quart Apres avoir fléchi la iambe. le chirurgien alla le saisir à cette profondeur avec 'dettes pinc;s, et l'ayant attiré, réunit les deux surfaces par une forte suture de fil d'argent; puis le membre ut place et ZLtenu dans la position la plus favorable. Le Bl metaU.que Tu e evé dès que la réunion parut suffisamment solide. Quelqts emames après, le blessé se trouva en état de marcher neu près sans douleur avec un soulier a talon eleve. Un peu de rde^ur et une légère claudication seuls persistaient. (Pa«/îc
"te"eslrc aussi favorable que possible et parait un exemiSe t ès-probant de l'avantage delà sature pour lexa e réunion des tendons, ce que la position seule semblait ncanthll d-accomplir ici. Le reproche fait à ce moyen de laisser S f corps rangers dans la plaie comme pouvant déterminer ?inflainmatt ef la suppuration et s'opposer ainsi alareunion,
^TeîufrpJo^LstTrcTuf (d; Caen) n'est pas moins probant Une iCe f ile de dix-huit ans, prise d'un étourdissemen ^^e^^--^n.t. .c^eu^^^^^^^
inléressant loule la face pa maire de 1 ™ ^ js
dessus du >if -,-'rs:s"r " ol^riènt 'eï .e'ae- .