‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 5)Chapitre 102 sur 117 · TEIGNES · texte numérisé non relu

TEIGNES

sister sur la description de cette forme nouvelle. (Soc. méd. des h&p., mars, et Union méd., n° 64.)

paraplégie syphilitique. Deux observations du docteur Philipson, recueillies à l'infirmerie de Newcastle npon Tyne, montrent qu'elle peut se développer comme dépendant d'une simple lryperémie de la partie inférieure de la moelle, sans aucun symptôme apparent ni trace appréciable de sypbilis, sinon quelques douleurs nocturnes. Un soldat de 35 ans était ainsi admis, le 13 avril 1877, avec paraplégie complète et incontinence de l'urine et des fèces. Soubresauts des membres inférieurs pendant la nuit. La percussion des vertèbres lombaires est un peu douloureuse. Rien au cœur.

Une byperémie spinale étant diagnostiquée, le malade fut soumis à l'usage interne de la teinture de seigle ergoté, pendant six semaines consécutives, sans aucun résultat sur la motilité. Le malade , ayant alors avoué avoir eu la sypbilis cinq ans auparavant, fut soumis à l'iodure de sodium.

Quinze jours après, il pouvait soulever ses jambes, et l'amélioration fut si rapide qu'il quittait l'bôpital le 21 juillet, parfaitement guéri.

Un chauffeur de 30 ans, admis le 10 mai dans les mêmes conditions, avait seulement la voix rauque, avec rougeur du larynx et de l'épiglotte sans ulcération. Ayant avoué une sypbilis ancienne, et les ganglions cervicaux étant durs et *ros le malade fut soumis d'emblée à l'iodure de sodium, et quinze jours après, il pouvait remuer ses membres inférieurs et quittait l'hôpital le 7 juillet, parfaitement guéri.

Si le succès du traitement peut prouver la nature du mal on peut bien conclure à une infection syphilitique. C'est donc une preuve qu'elle peut déterminer la paralysie ascendante, sans aucun symptôme spécifique autre que des douleurs névralgiques musculaires pendant la nuit. [Lancet, n" 13.)

TEIGNES. L'habile et zélé dermatologiste vétérinaire, M. Mégnin, s'est assuré, par l'inoculation, à trois chevaux,

TEIfi.N'KS

du iHcop'fvyM 'âébÛlv'dfti oii dSpilika du veau, qu'il gtô.11 différent par ses effets du tribofiHjtdti tdàsiiràtlô du ehèval. De môme (jueson volume est du triple, il produil des effets plus marqués, plusgrâvfes et réfrâfetaires; L'Hèrpèg oûmiiiulaire qu'il délermine est tuméfié avec destruction de l'ëtii- ,l(>n1"' H ulce:râtibn. tandis que le tricophvlon tonsuranpmduil, simplement, un tièrfiés bir'cîhë sec, sans tuméfaction, et qui guérit rapidement. De là, sans doute, la cause des différences de gravite que présentent la teigne tonsurante et les herpès eiicinés ou nummulaires du corps et des membres que l'on constate chez l'homme.

Il a constaté aussi que le lapin argenté pouvait être àttëihï de teujne fuveuse, comme la souris, le rat, le chat et le chien, due à l'achorion Schœnieinii, et la communiquer aux enfants qui jouent avec ces animaux. De là le danger de laisser ces animaux domestiques cnrapporL avec les enfants etinêriie les grandes personnes, qui peuvent prendre ainsi une des maladies les plus graves. (Soc. de méd. vétérinaire, août.)

Quant à la teigne pelade, dont la nature parasitaire était encore en cloute, il a constaté, sur deux perroquets à huppes jaunes du Muséum qui perdaient leurs plumes, l'existence d'un champignon très-petit, appartenant bien au genre microscoporon , dont le mycélium très-distinct ne dépasse pas un à deux millièmes de millimètre. Mais il a constaté aussi sur le cheval de petites tonsures circulaires résultant de la brisure du poil, comme chez l'homme, par un nœud qui se forme au milieu de sa longueur sans trace de mycélium. Ce sont donc là deux pelades distinctes, l'une constitutionnelle ou dermotrophique, et l'autre parasitaire.

Il a également constaté un cas de teigne achromateuse ou de vitiligo chez un cheval de luxe anglo-arabe, sous forme de dépilations circulaires comme une pièce de 50 centimes, sur les deux côtés du tronc et les joues en particulier. Les poils repoussèrent blancs, ce qui rendait l'animal très-laid et dépareillait l'attelage. Malgré le traitement de ces taches, elles ne disparurent pas et on les croyait indélébiles, lorsque, avec l'arrivée de l'automne et la pousse du poil d'hiver, un an après, les poils reprirent leur couleur normale. La guérison spontanée de cette affection montre donc qu'elle n'est pas parasitaire. (Arcliiv. de hiêd., septembre.)

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