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beaucoup plus simple, pourra être efficacement substitué au reculement du tendon du muscle droit interne, qui n'aura plus à servir alors que dans les cas rares de strabisme externe, car sa faible étendue ne permet pas de le réséquer. (Soc. des sciences méd. et Lyon méd., n" 23.)
La priorité de ce nouveau procédé est réclamée par le docteur Chapoton en faveur de son maître, le professeur Noyés, qui en a soumis la description, avec deux observations à l'appui, au Congrès opbtbalmologique américain de Newport, en juillet 1874. En voici la métbode opératoire : une incision horizontale, suffisamment longue, est faite exactement sur le tendon, et celui-ci est soulevé au moyen d'un crochet. Le tendon est divisé tout près du globe, laissant néanmoins un moignon suffisamment long pour suturer l'autre extrémité. Le tendon doit être raccourci d'une quantité proportionnelle à la déviation en dedans de l'œil strabique. Deux sutures sont suffisantes et, le troisième ou quatrième jour, on retire les fils. (Idem, n° bO.)
Pour le docteur Boucheron, au contraire, l'insuccès de la strabotomie, par insuffisance de correction, vient de ce que la section pure et simple du muscle droit, à son insertion scléroticale, ne produit qu'un redressement de un millimètre à un millimètre et demi, à cause de ses adhérences avec la partie antérieure de la capsule de Tenon. Une petite cavité séreuse prémusculaire les sépare, et des adhérences superficielles et latérales à ce muscle les rattachent.
D'où un procédé nouveau consistant dans la section verticale de la conjonctive et de la capsule sous-jacente à trois millimètres de la cornée. La traction avec le crochet sur le tendon du muscle droit, mettant ses adhérences superficielles en relief, on les sectionne proportionnellement au degré de strabisme, puis le tendon au ras de la sclérotique, les adhérences superficielles et latérales ensuite, proportionnellement à la correction à obtenir. La suture horizontale du lambeau termine l'opération.
Plusieurs exemples, dont deux pris à l'hôpital de la Charité, montrent que les déviations oculaires de un à neuf millimètres peuvent être corrigées par ce procédé. (Soc. de chir., juillet.)
STRYCHNINE. Injections intra-veineuses d'alcool. On a déjà publié plus d'un cas d'empoisonnement traité avec
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succès par l'alcool, et l'on en a ni Ame conclu qu'il y avait antagonisme entre ces deux substances. Mais des expériences faites par Stacchini sur des chiens, des cobayes ef des grenouilles, lui ont démontré que l'alcool diminue ou empêche l'action de la strychnine, qu'il soit administré avant ou simultanément. Des animaux alcoolisés n'ont présenté ainsi, malgré des doses toxiques, aucun trouble convulsif et sont morts dans le coma et le refroidissement alcooliques. De là l'indication de l'injecter dans les veines pour rendre son action plus rapide dans les cas d'empoisonnement strychnique. Mais les troubles dus à l'alcool ne sont nullement modifiés par la strychnine, de quelque manière qu'elle soit donnée. Il n'y a aucune utilité à l'administrer contre les accidents de l'ivresse. Comme le chloral, l'alcool agit directement sur les centres nerveux encéphalo-médullaires et les paralyse, tandis que l'excitation qu'y produit la strychnine a toujours comme point de départ et intermédiaire obligé l'excitation des nerfs périphériques. Ces deux substances n'agissent donc pas sur les mêmes éléments anatomiques. (Archiv. de phys. octobre 1877.)
SYPHILIS. Inoculation par le lait. Ayant pris du lait chez une femme affectée d'une syphilide papuleuse, avec plaques muqueuses aux parties génitales et à l'anus, mais sans manifestation aucune du côté des tissus, Voss en fit des injections sous-cutanées, à l'aide de la seringue de Pravaz, chez trois prostituées. Chez la première, qui était syphilitique, le résultat fut, naturellement, des plus négatifs ; chez la seconde, qui avait une uréthrite, l'inoculation resta également sans effet ; chez la troisième , âgée de seize ans, et qui n'avait jamais eu d'accident syphilitique, l'injection, pratiquée le 27 septembre 1876, donna lieu à uue tuméfaction inflammatoire locale, avec suppuration et qui dura jusqu'au 24 octobre suivant. Le 3 novembre, c'est-àdire quarante jours après l'inoculation, une éruption papuleuse se montrait autour du point où avait été pratiquée l'injection, et, le 8 novembre, survenait une syphilide papuleuse généralisée, avec adénite, symptômes qui furent combattus avantageusement par des frictions mercurielles. L'auteur considère ce résultat comme une preuve que le lait des syphilitiques est apte à inoculer la syphilis aussi
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bien que le sang. (Peter sburger medic. Wochenschrift, w 22.)
Du mercure ; action physiologique et thérapeutique ; thèse d'agrégation par le docteur H. Halloppeau, à la Faculté de médecine de Paris ; grand in-8 de 275 p.
Sur la question spéciale de savoir si le mercure, administré durant le chancre, prévient ou restreint les accidents secondaires, l'auteur est afflrmatif, tandis que le contraire résulte d'une statistique de M. Diday, soumise au Congrès de France en 1873. Sur 74 observations choisies d'accidents secondaires, 25 malades ayant suivi un traitement préventif par le mercure, sous la direction de divers médecins, — en le commençant de deux à quinze jours après le début du chancre jusqu'à l'apparition des accidents secondaires, c'eslà-dire pendant vingt-cinq à soixante jours à la dose moyenne de 8 à 15 centigrammes de protoiodure ou de deux à trois cuillerées de liqueur de Van Swieten par jour, — 14 ont eu une syphilis moyenne, 6 une faible et 5 une forte ; tandis que, des 49 syphilitiques qui n'avaient pas pris de mercure, 27 l'ont eue moyenne, 17 faible et 5 forte. Celles-ci sont donc en proportion de moitié moindre que les premières. D'où l'inefficacité du mercure sur la prévention des accidents. (Lyon méd., n° 24.)
Étude sur la syphilis cardiaque, par le docteur L. Grenouiller; Paris. Intéressante monographie renfermant in extenso tous les documents de ce sujet peu connu et inexploré. 24 observations, collectées dans les auteurs allemands, italiens, anglais et français, y sont réunies et jettent un nouveau jour sur la symptomatologie de cette cardiopathie spécifique. 15 fois elle s'est terminée par la mort subite ou très-rapide. Les gommes des ventricules en seraient la manifestation la plus fréquente. Elles existaient dans 18 cas, le plus souvent à gauche. Il y a donc lieu de porter une attention spéciale sur le diagnostic de cette affection redoutable, qui se confond si facilement par les symptômes avec les cardiopathies ordinaires, car, chez deux malades observés par M. Lancereaux, le traitement spécifique a donné d'excellents résultats.
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Syphilis chez les aliénés, bunjnnsl ,r ,1 iffén "I "I ""■ ? îfl
paralysie générale. Elle peut simuler là paralysie générale, mais ne la détermine jamais, selon M. Mickle, et lorsque celle-ci existe chez un aliéné, avec démence ou délire, il y a toujours lieu de rechercher les différences clifiigiii là syphilis cérébrale pour y opposer le traitement spécifique. Elle se distingue ainsi, dans fe pas de démencp, en ce que les troubles mentaux uni été précédés souvent d'altérations marquées de la motilité et de la sensibilité'. La névralgie faciale, la névrite optique, des anesthésies localisées, la céphalée nocturne apparaissent [jIus lût, ainsi que les convulsions générales ou locales. L'insomnie, les douleurs rhumatoïdes sont plus intenses et rebelles. Il y a souvent aphasie après des attaques apoplectiformcs, avec anémié profonde et cachexie spéciale. L'embarras de la parole, les tremblements fibrillaires des muscles de la face et de la langue font défaut ou sont peu marqués. Enfin l'âge peut encore servir à élucider l'a question , puisque la syphilis peut éclater à tout âge, tandis que la paralysie générale ne s'observe guère avant vingt-cinq ans.
Les différences d'état sont aussi frappantes. Si la lypémanie et la démence peuvent accompagner la syphilis cérébrale, la perte de mémoire, la confusion des idées, l'incohérence sont moins profondes et fixes que dans là paralysie. C'est plutôt de l'obnubilation que la perte de l'intelligence. Les accès d'agitation sont plus rares, la marche de la maladie moins régulière et plus souvent compliquée de convulsions , contractions , paralysies , troubles de la sensibilité. L'insomnie et l'irritabilité du caractère sont plus accentuées.
Signes physiques ; troubles légers de la parole, gêne de la déglutition non progressive, comme dans la paralysie ; physionomie moins hébétée, lésions oculaires moins marquées, ainsi que les formes de paralysie.
Au contraire, les crises épileptiformes sont plus hâiives, plus fréquentes, ainsi que les contractures et les anesthésies locales, les douleurs névralgiques ou rhumatoïdes plus in tenses et prolongées. Les attaques apoplectiformcs sont plus graves et les paralysies consécutives plus persistantes. Les autres signes de la syphilis tertiaires et les résultats du traitement peuvent surtout lever les doutes.
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Le délire, qui peut se rënctihtFër avec la syphilis cérébrale, n'a pas ordinairement ni l'intensité, ni la durée de celui de la paralysie générale, et les symptômes précédents ou concomitants pourront éclairer sur sa vraie nature. Enfin l'état régulier et normal de là température et le pouls faible et mou aideront encore à établir ce diagnostic différentiel. (Biitish and foreign Review , 1877.)
Syphilis cérébrale. D'accord avec M. Broadbent, disant, dans ses leçons, qu'en Angleterre les sujets dont les symptômes secondaires sont transitoires et légers sont les plus exposés aux accidents du système nerveux, M. A. Fournier conclut aussi, d'une cinquantaine d'observations personnelles, que les syphilis originairement bénignes ou moyennes fournissent le plus fort contingent à la syphilis cérébrale. (Soc. mé'd, des hôpit., novembre 1877.)
N'est-ce pas à l'aide de ces considérations générales, admises un peu trop à vue d'oeil et sans des statistiques suffisantes, que la syphilis cérébrale est devenue si fréquente, se confondant souvent avec l'aliénation ? Elle est ainsi admise par le docteur James Ayer, chez un garçon de 29 ans amené comme aliéné à l'asile Mac Lean. Sa sœur était aliénée et il avait deux tantes folles, une maternelle et l'autre paternelle. Lui-même était déjà devenu fou d'amour dix ans auparavant. Il jouissait d'une bonne santé depuis plusieurs années, lorsqu'il contracta un chancre induré à 27 ans, et, six mois après, des symptômes de méningite apparurent. Des hallucinations de l'ouïe et de violents maux de tête se montrèrent avec intermittences , malgré l'emploi de l'iodure de potassium. Il n'était pas regardé comme dangereux, lorsque, en jouant à la balle, il devint soudainement furieux et frappa avec sa raquette, sous l'impidsionde ses voix, l'un des médecins de l'asile, qu'il blessa grièvement.
Pendant deux ans qu'il resta dans cet asile, il fut tranquille, raisonnable, en cachant même ses hallucinations, mais incapable de soutenir le moindre raisonnement. Les médecins étaient toujours ligués contre lui pour l'empêcher d'uriner et d'aller à la selle. Il passait ainsi beaucoup de temps au loater-closet, sans que l'examen révélât ni obstruelion ni rétrécissement. 11 refusa d'avaler, tomba en démence et s'affaiblit graduellement. C'était donc bien un aliéné.
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Mais I autopsie ayant révélé uno endartérite chronique tres-hmitée, small spot, de l'artère cérébrale moyenne du côte droit, et une autre plaque un peu plus étendue de l'artère basilaire avec ramollissement des circonvolutions induration du cerveau correspondant à une plaque, comme" une pièce de deux francs, de la pie-mère adhérente à la circonvolution occipitale du côté droit, l'auteur a vu là des traces de syphilis, d'autant plus que la substance grise était atrophiée à la moitié de son épaisseur, tandis que la substance blanche sous-jacente était épaissie et grisâtre. Voyant là des signes d'inflammation localisée, il n'hésite pas à l'attribuer à la syphilis, en l'absence de gommes, suivant les idées de Heubner et de M. Lancereaux exposées l'année dernière. Or, est-il permis d'être aussi affirmatif, en présence de symptômes et de lésions semblables , lorsqu'on connaît encore si peu celles de l'aliénation dans ses formes multiples ?
Aussi le docteur Bowditch s'est-il étonné qu'à défaut de l'iodure de potassium on n'ait pas eu recours au calomel. Chez un séminariste de 20 ans que la céphalalgie nocturne avait réduit depuis deux ans à cesser ses études, aucun moyen ne réussissant, il administra le calomel, bien que le malade niât toute infection. Une amélioration sensible se manifesta, et le malade était presque guéri, quand la salivation eut lieu six semaines après ce traitement. Cette épreuve victorieuse de l'axiome , sur la nature de la maladie décelée par le calomel, n'est-elle pas plus concluante que celle des lésions après la mort ? (Suffolk med. Soc, mars, et Boston med. and sur g. journal, nos 12 et 17.)
Syphilide hypertrophique diffuse de la face. Tel est le
nom donné par M. M. Raynaud à une hypertrophie considérable des téguments inférieurs de la face, qui s'est développée à 58 ans chez une veuve, exempte de toute tare syphilitique et de scrofule, et qui lui donne l'aspect léonin de la lèpre des Grecs. De là le nom de léontiasis syphilitique. Il l'assimile aussi au rhinosclérome d'Hébra. Mais les symptômes sont pour et contre la nature syphilitique, et le traitement spécifique, longtemps continué, n'a donné qu'un résultat insignifiant. Ce n'est donc qu'à défaut de tout autre que ce diagnostic a été posé. Aussi n'y a-t-il pas lieu d'in-