AQ
Urée
cm
Chlore
Pouls
Espinosa.
gr.
gr.
OA
oU
A 3A7 U, ou/
Berra.
Périodes : i 2 3 4 5
Urine acide rendue gr. gr. gr. gr.
en 24 heures.. .. 1035 1209 un U85 1223
Urée 32,31 32,95 27,89 29,59 28,81
Acide unque 0,331 0,369 0,316 0,362 0,382
Phosphates 1,251 1,317 1,250 1,381 1,393
chlore 10,91 8,55 7,06 7,75 7,90
Température 36,88 37,09 37,10 37,20 36 99
Pouls 79,4 76,8 74,0 79,45 66^83
Respiration 19,35 16,65 15,46 16,75 15, 58
L'action diurétique de la coca a donc été manifeste ici, comme dans les expériences de Gazeau et Mantegazza, avec augmentation proportionnelle de la couleur et de la densité de l'urine, ainsi que de l'élimination de l'urée, de l'acide urique et des phosphates, simultanément avec l'élévation de la température et du pouls, tandis que le chlore et la respiration baissaient notablement. Ces résultats ont été corroborés par d'autres expériences consécutives et isolées sur différentes personnes montrant uniformément que l'usage de cette substance augmente constamment la quantité d'urine et celle de l'urée, même avec une nourriture insuffisante, comme la fréquence et la force des pulsations, ainsi qu'en témoignent les tracés sphygmographiques. Enfin il a suffi d'ajouter des feuilles de coca à la ration de choux de deux cochons d'Inde pour les voir dépérir et succomber rapidement. Tous ces résultats concordants placent donc la coca parmi les agents accélérateurs des combustions organiques, c'est-à-dire désassimilateurs et déperditifs, comme l'ont fait Gazeau, Rabuteau, Mantegazza, Moreno Maïs et Demarle,
COEUR
contrairement à Marvaud, qui seul en a fait un agent d'épargne, avec Ott, de Philadelphie.
C'est évidemment là tout ce qu'il est permis de conclure de ces nouvelles et minutieuses expériences. Les exceptions qui se rencontrent dans les chiffres et les résultats contradictoires des expérimentateurs ne permettent pas d'entrer dans les détails. Vouloir expliquer comment les Indiens recherchent la coca pour entretenir leurs forces et apaiser la faim, c'est un mystère d'habitude et d'organisation dont, les expériences humaines ne peuvent rendre compte. Au lieu des hypothèses contraires émises à cet égard et rapportées dans cette thèse, il serait beaucoup plus physiologique de considérer qu'il y a de grandes différences de force, de sobriété, de tempérament, d'habitudes, de privations entre l'Indien et l'Européen. On ne saurait cjomparer un usage passager de cette substance avec son emploi habituel et continu. Si elle active les combustions organiques au début, elle agit à la longue sur le système nerveux et plus ou moins suivant les idiosyncrasies, comme la différence de ses effets le prouve. Comment le café fait-il dormir les uns et tient-il les autres éveillés ? Pourquoi agit-il aussi contradictoirement sur le sens génital? Si bien supporté que soit généralement le tabac, il est invinciblement insupportable pour quelques-uns, malgré leurs tentatives réitérées pour s'y habituer. Aucune expérience n'expliquera jamais ces différences, idiosyncrasiques évidemment.
En montrant que les recherches expérimentales tsont aujourd'hui plus en vogue que les observations cliniques sur les bords de la Plata comme à Berlin et à Paris, cette thèse témoigne qu'elles ne réussissent pas mieux là-bas pour expliquer les effets contradictoires de la coca que celles qui ont été faites ici sur l'action du thé et du café.
COEUR. Pour montrer que l'élément musculaire a une action réelle dans le premier bruit, le professeur Arnold, de New-York, a curarisé un chien de moyenne taille, et, le cœur étant exposé et la respiration artificielle établie, il a entendu clairement les bruits avec un stéthoscope simple et double. Le cœur a dès lors été enlevé rapidement, et un scalpel à lame étroite a été introduit par les oreillettes pour couper les cordes tendineuses des valvules auriculo-ventriculaires,
COEUR
ce qui a été vérifie ensuite. Or, en appliquant le stéthoscope sur l'organe qui se contractait encore , le premier bruit était très-distinctement entendu non-seulement par l'opérateur, mais par des auscultateurs exercés. De là la preuve de l'élément musculaire et l'inlluence de la dégénérescence graisseuse sur le premier bruit. (New-York rned. journal, avril.)
Ces résultats ont-ils la signification précise qui leur est attribuée? On peut en douter en présence des pulsations actives du cœur, découvertes et observées au microscope, par MM. Laborde et M. Duval, chez l'embryon du poulet, dès la vingt-sixième heure de l'incubation, alors que ce cœur, à peine formé, n'est encore qu'un simple tube renflé, sans éléments protoplastiques distincts , c'est-à-dire sans caractères musculaires ni nerveux. La pulsation cardiaque en démontre pourtant la contractilité et l'autonomie fonctionnelle de celle-ci. Elle commence par les parties veineuses, comme chez les animaux à sang froid, et ne s'étend que graduellement à la portion ventriculaire et artérielle. D'où la démonstration que la révolution commence par la portion veineuse et auriculaire. Vultimum moriens de Bichat est donc aussi le primum se movens. (Aead. de méd., novembre.)
Bruit de souffle anémo-spasmodique. C'est le souffle anémique du thorax, dont celui des jugulaires est le type, qui l'accompagne constamment et le suit toujours. Ainsi nommé par M. C. Paul parce que l'anémie seule ne suffit pas à le produire, le spasme des vaisseaux est encore nécessaire, comme en témoignent 27 observations rapportées à l'appui et faites avec le stéthoscope flexible de l'auteur.
Le siège de ce nouveau bruit est fixé dans l'artère pulmonaire. Il s'entend donc le mieux sur son trajet, et surtout dans le décubitus horizontal, ayant son maximum d'intensité dans le deuxième espace intercostal gauche, à un ou deux centimètres en dehors du sternum, se propageant plus bu moins en bas et en haut. Il ne règne plus bas que trèsexceptionnellement, quand le sternum est court ou que le cœur est abaissé. Systolique, il couvre le petit silence en se prolongeant, mais sans dépasser jamais le claquement valvulaire toujours éclatant. Il diminue d'intensité lorsqu'on
COEUR
fait asseoir le malade et disparaît même dans la situation horizontale par une expiration forcée, la bouche et les narines étant obstruées, mais pour reparaître d'autant plus fort aussitôt après, de môme qu'il augmente de fréquence et d'intensité après une marche forcée, si le malade se couche ensuite. Preuves qu'il résulte bien de l'accélération du sang dans l'artère pulmonaire.
Ce bruit doux peut devenir vibrant et rude ; il s'accompagne alors de frémissement cataire. Il n'existe jamais seul, ni sans être accompagné du souffle des jugulaires, dont il confirme et aggrave la signification. Aussi disparaîtil avant celui-ci, dès que l'anémie s'améliore.
Ces deux bruits existant, un troisième peut se manifester aussi vers la pointe du cœur à la mitrale, avec le début même de la systole et sans affection organique. Il indique seulement l'intensité de l'anémie. Mais il disparaît aussi le premier, dès que le sang commence à se reconstituer. (Soc. mécl. des /top., janvier, et Union rnéd., nos 30 à 48.)
Adhérences péricardiques. Tandis que, dans l'état normal, les battements du cœur sont plus forts pendant l'expiration que dans l'inspiration, Riégel a observé le contraire dans deux cas d'adhérence du péricarde au poumon. L'impulsion du cœur, marquée par des tracés sphygmographiques, était plus faible dans l'expiration que dans l'inspiration. Ce serait donc là un signe fâche et important si des observations ultérieures viennent le confirmer. [Berl. Klin. Woch., novembre 1877.)
Complications cardiaques de la blennorrhagie* Voy. Blen-
NORB.HAGIE.
Des hypertrophies et des dilatations cardiaques indépendantes des lésions valvulaires, thèse d'agrégation en médecine, par le docteur Pitres. Démonstration clinique de l'influence du cœur forcé, surmené, et de la similitude et de la confusion symptomatologique en résultant avec les affections valvulaires. D'où la distinction à faire des deux genres de lésions sur laquelle l'attention est particulièrement fixée aujourd'bui.
L'hypertrophie concentrique du ventricule gauche sans