‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 5)Chapitre 4 sur 117 · ABDOMEN · texte numérisé non relu

ABDOMEN

Dès lors, tous ces phénomènes graves, qui duraient depuis un mois, s'améliorent rapidement. La mobilité sternale et la crépitation diminuent; le cœur revient à sa place, et il ne reste bientôt plus qu'un très-léger suintement purulent. (Lancct, 1877.)

Abcès rétro-pharyngiens. Ils succèdent si rarement à l'engorgement des ganglions lymphatiques que, sur 193 cas, il n'est résulté qu'un seul abcès. Ils doivent donc dépendre d'autres affections, d'autres diathèses pour que les auteurs allemands les considèrent en général comme secondaires. (Voy. Ganglions lymphatiques.)

ABDOMEN. Contusion. Telle est l'extrême gravité des coups portés sur le ventre avec le poing, le coude, la tête et le pied surtout, que, même en l'absence de toute trace extérieure, la mort est plus à craindre que par les blessures pénétrantes avec les instruments tranchants ou les armes à feu. Le danger vient surtout de la rupture de l'intestin et de la péritonite promptement mortelle qui en est la conséquence. Sur quatre autopsies judiciaires faites par le docteur M. Laugier dans des cas de mort consécutive à des coups de pied dans l'abdomen, il a constaté une déchirure irrégulièrement circulaire de la fin de l'intestin grêle, dans trois cas, bien que la paroi abdominale n'offrît aucune ecchymose appréciable. Une hernie inguinale existait dans le quatrième, et la déchirure circulaire se trouvait sur l'anse d'intestin hernié.

Six autres observations analogues, collectées dans les auteurs et suivies d'autopsie, témoignent également d'une rupture d'une portion de l'intestin, dans un point quelconque de son étendue, bien que les parois abdominales n'offrissent 8 fois sur 10 aucune lésion apparente, ni excoriation, ni ecchymose. Et cela toujours à la suite de coups de pied ou de genou portés sur le ventre. Les coups sont donc aussi dangereux, sinon plu?, que ceux portés avec des instruments tranchants ou des armes à feu, et c'est à tort que les tribunaux ne punissent pas aussi sévèrement leurs auteurs lorsqu'ils sont volontairement, traîtreusement portés et dans l'intention de nuire. Certains rôdeurs de barrières, certains malfaiteurs ont ainsi la spécialité de frapper leurs

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