MÉDECINE LÉGALE
pas à la précision mathématique de la jeune école sur le siège exclusif des manifestations hystériques dans l'ovaire, ni celui des paralysies et des paraplégies.
Toute personnelle est la forme du livre, ce qui tient sans doute à ce qu'il u été fait ex cathedra. Les je, les moi y abondent à chaque ligne, au mépris du précepte de Montaigne. En tout, le moi est haïssable et d'autant plus ici que la plupart des observations, des preuves et des textes invoqués n'émanent pas de l'auteur môme, mais de maîtres, de confrères, collègues ou amis, cités in extenso. Les noms propres y fourmillent ainsi, accompagnés d'adjectifs optimistes.
MÉDECINE LÉGALE. Le scandale soulevé par les éclatantes opinions contradictoires émises par les experts dans le procès Danval, sur la constatation de l'empoisonnement par l'arsenic, autant que par la cassation du jugement de la femme Lerondeau, condamnée pour empoisonnement par l'acide oxalique, et tant d'autres, a vivement ému l'opinion et les médecins surtout. Aussi la question a-t-elle été portée devant le Congrès international de médecine légale, qui, après discussion, a émis le vœu qu'il soit créé en France' comme ils existent dans la plupart des autres pays, des experts de deux degrés en médecine légale et des experts en toxicologie , nommés au concours ; que des cours de médecine légale pratique soient institués, à cet effet, dans toutes les écoles de médecine et qu'un enseignement spécial d'analyse toxicologique ait lieu dans les écoles de pharmacie.
Ecchymoses sous-pleurales. Depuis que la spécificité de ce signe médico-légal de la mort par suffocation, découvert par Tardieu, a été mise en suspicion et infirmée solennellement par une décision judiciaire (voy. année 1877) les preuves abondent pour en atténuer la valeur. Le docteur Pinard l'a constatée ainsi sur des mort-nés par arrêt de la circulation dans la dernière période du travail ou quelques instants après la naissance. Des taches ecchymotiques, absolument semblables à celles qui résultent de la mort par suftocation, existaient sur les poumons, le cœur, le thymus et même parfois sur le tissu cellulaire sous-cutané. L'arrêt