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O ARMER

MAL DE POTT

noux ou en s'aidant d'une chaise, d'une table, c'est qu'ils ont pu marcher seuls et le corps droit, sans difficulté. Les douleurs, la dyspepsie, la dyspnée et la toux ont disparu de môme dans plus de 300 cas traités par M. Sayre depuis la fin de 1874, comme les observations avec dessins et photographies le confirment.

La scoliose ou courbure latérale de la colonne vertébrale est combattue par les mêmes moyens et par la suspension seule du corps au début. Mais les résultats obtenus sont encore trop récents pour les regarder comme définitifs. Le fait précité de M. Trélat montre assez qu'il faut se défier des guérisons apparentes. L'immobilité seule de la partie, pendant des années, peut répondre de cette guérison radicale.

Spinal disease and spinal curvature (mal de Pott et courbure du rachis), traités par la suspension et le bandage plâtré, par le docteur Lewis A. Sayre; Londres, 1877.

Plusieurs chirurgiens anglais ont adopté depuis lors ce mode de traitement. Le docteur Jones (de Cork) a traité ainsi une trentaine de malades avec le succès annoncé du début. (Dublin journ. of med. science, décembre 1877.)

12 malades, traités par le procédé américain, ont été aussi observés par M. Berkeley-Hill avec des résultats excellents. Dès que le bandage fut solidifié, la douleur cessa immédiatement, et les malades purent aussitôt se tenir debout et marcher. Ceux dont les mouvements étaient abolis furent améliorés et purent même marcher. Les abcès se fermèrent vite-, le rachis se redressa et se consolida dans une meilleure position. Une augmentation permanente de la taille en résulta même dans les courbures latérales, et la guérison fut plus rapide que par toute autre méthode, grâce surtout au ballon à air et au lit de sangle.

Dans 17 cas, M. Barwell n'observa qu'une fois la gêne de la respiration. Au contraire, l'appareil fit disparaître l'asthme chez un asthmatique. Le docteur Barker signale 2 cas de sphacèle au niveau de la vertèbre proéminente de la o-ibbosité , accident observé aussi par M. Golding-Bird. Mais une fenêtre au plâtre suffit à arrêter les accidents. Sauf ces remarques, l'opinion générale des membres de la Société clinique de Londres a été très-favorable à ce bandage, dans la discussion qui a eu lieu à ce sujet le 25 janvier dernier.

MALADIES

Les Allemands n'ont pas manqué de réclamer la priorité de ce traitement. La suspension ou gibet est employée en Allemagne, d'après M. Roth , par le docteur Klopsch, de Breslau, et à l'Institut orthopédique de Leipsick*. Mais cette pratique ne leur est venue, il faut le dire, que d'après l'ouvrage de Glisson, médecin anglais, publié en 1650, sur le rachitisme, et dont une deuxième édition fut faite à Londres dix ans après et une troisième à la Haye en 1682, comme le nom de Glissonische Schwebe l'indique. (Revue mens, deméd. et chir., avril.)

Le docteur Sayre a donné le coup de grâce à ceux qui lui disputaient l'emploi de son bandage plâtré, en montrant que la suspension était en usage il y a plus de deux siècles dans le mal de Pott. Il n'y a donc pas lieu d'invoquer la priorité de ce traitement.

Tout en reconnaissant, d'après leur pratique, l'efficacité de cet appareil léger et économique , qui permet d'assurer, au domicile même du malade, un repos complet, absolu et ininterrompu des vertèbres malades, pendant tout le temps nécessaire, MM. Owen et Walker ne croient pas que la suspension soit nécessaire pour son application, surtout dans le but d'étendre une colonne osseuse aiFaiblie par la carie pour diminuer ainsi l'angle, la courbure qu'elle forme. C'est une théorie que l'expérience de M. Owen à l'hôpital des Enfants malades de Londres n'a nullement confirmée. Cette extension n'est pas plus désirable qu'elle n'est réelle. Il suffit de faire élever les bras des malades autant que possible pour appliquer l'appareil et en obtenir les meilleurs effets, comme il s'en est convaincu. C'est donc une simplification nouvelle qui permettra à tous les praticiens d'employer ce traitement. (Soc. méd. de Londres, novembre.)

, MALADIES. Maladie de Bright. Quoiqu'étant ici dans l'ordre topographique, on ne peut plus guère placer, sous ce titre, toutes les affections rénales entraînant l'albuminurie, surtout depuis que la néphrite parenchymateuse ou gros rein blanc et graisseux est distinguée, séparée de la néphrite interstitielle ou petit rein, à laquelle s'applique surtout cette dénomination générique.

Coïncidence avec la péritonite. Chez deux jeunes filles de 18 à 19 ans, observées à la clinique de Nancy par M. Bern-

MALAUI HS

heim, une péritonite sub-aiguë localisée dans un cas, diffuse dans l'autre, fut suivie d'albuminurie, anasarque, bydropisie générale et mort dans un délai assez rapproché pour que, en l'absence de toute autre caune appréciable, on puisse voir là une relation de cause à l'effet, sans que l'on puisse s'expliquer comment ni pourquoi. Une népbrite parenebymateuse fut constatée à l'autopsie, et l'auteur profite de cette occasion pour mettre en parallèle les opinions des auteurs français à ce sujet avec celles des auteurs allemands qu'il semble préférer.

Maladies de nutrition du sang. Voy. Leucocythémie.

Maladie d'Addisson. Distinguant avec une précision presque méticuleuse, surtout au point de vue symptomatologique, la tuberculisation des capsules surrénales des autres lésions de cet organe qui peuvent déterminer également la mélanodermie, le professeur Fabre tend à en faire un genre morbide à part, sous le nom de phthisie capsulairc, qu'il assimile, avec un grand luxe de preuves anatomiques et cliniques, à la phthisie pulmonaire. (Voy. Phthisie.)

Maladies nerveuses. Traité clinique des maladies du système nerveux, par M. J. Rosentbal, un gros volume in-8°, traduit de l'allemand sur la seconde édition par le docteur Lubanski, revue et augmentée par l'auteur, avec une préface de M. le professeur Cbarcot ; Paris.

Elève de Rokitanski et de l'école de Vienne, l'auteur s'en est tenu le plus souvent dans ses descriptions à l'anatomie pathologique et à la clinique, en négligeant les spéculations relatives au mécanisme physiologique. C'est ainsi qu'il étudie successivement les maladies des méninges, celles du parenchyme cérébral, de la moelle allongée, puis celles de la moelle épinière, l'hystérie, les névroses, distinguées suivant leurs principaux symptômes : crampes, tremblement et troubles de coordination, ainsi que leur siège. L'adjonction du nom de M. Charcot en indique assez le mérite et In valeur.

Maladies du système nerveux, leçons faites à la Faculté de Montpellier par le docteur J. Grasset.

Analyse exacte des travaux français récents, comme celui

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de Rosenthal est celui des travaux allemands. Les deux se complètent donc, car celui-ci est en outre pour la clinique ce que l'autre est à l'anatomie pathologique. L'auteur accepte toutes les découvertes, mais, suivant l'esprit de Montpellier, c'est d'après sa doctrine, qu'il veut que chacun ait pour interpréter les faits. Là est la différence entre les deux auteurs.

Maladies des femmes (Discases of women), par le docteur Lawson Tait, chirurgien de l'hôpital des femmes de Birmingham; un volume in-12 déplus de 300 pages; Londres.

La division topographique de cet ouvrage de gynécologie chirurgicale en huit sections en fait la principale originalité : maladies du mont de Vénus; vulve : grandes et petites lèvres, glande vulvo-vaginale, méat urinaire et périnée ; vagin : urèthçe et vessie, fistules vésico-vaginales notamment; utérus ; ligaments larges; trompes de Fallope; ovaires ; bassin : cellulite, abcès, anévrysmes, enchondromes, exostoses, lésions des os, trajets fistuleux, etc. Cette classification nette et précise peut faciliter l'étude de la gynécologie.

Traité clinique des affections de V utérus et de ses annexes, par le docteur L. Martineau, médecin de l'hôpital de Lourcine ; un vol. in-8° de 316 pages; Paris, librairie Germer Bailliére.

Au titre seul de cet ouvrage, on peut en préjuger l'esprit doctrinal. Il dit affections et non maladies pour montrer qu'au lieu de les localiser dans l'utérus, d'après la lésion apparente, comme le faisaient les organiciens d'il y a un quart de siècle : Lisfranc, Velpeau, P. Dubois, H. Bennett, Valleix, Aran, Becquerel, Nonat, il n'y voit que l'effet et la manifestation de l'état général, constitutionnel, diathésique. Les causes locales, si fréquentes et nombreuses, qui les produisent le plus souvent, ne seraient que déterminantes, occasionnelles. Et l'auteur ne manque pas de bons répondants pour soutenir cette thèse : Gibert, Duparcque, Chomel, Bazin, Guéneau de Mussy, Durand-Fardel, Scanzoni, Courty, sont ses parrains. C'est revenir à la médecine des anciens, qui ne voyaient que les états généraux des maladies, à défaut d'en connaître les lésions locales. A force d'interroger solides

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et liquides avec le microscope et les réactifs, qui y montrent des altérations générales, multiples, variées, on en tient compte exclusivement pour ne voir que des états généraux, diathésiques, des effets réflexes, sympathiques, constitutionnels. C'est le constitutionnalisme, pour ainsi dire, remplaçant le vitalisme d'autrefois. On néglige les altérations locales visibles, palpables à l'œil nu, pour retomber dans la métaphysique morbide d'autrefois, formée de suppositions, de conjectures et d'hypothèses. À force de vouloir tout voir, on ne voit plus rien de réel, et, au lieu de combattre le mal local, on s'égare dans cette thérapeutique générale pour ne s'attaquer souvent qu'à des fantômes. Tel est le courant actuel.

C'est l'impression que nous avons ressentie en parcourant ces leçons de pathologie et de thérapeutique générale utérine professées à l'hôpital de Lourcine, en 1877, comme introduction au traité spécial qui doit suivre. L'auteur y fait preuve sans doute de connaissances étendues et d'une grande érudition, en faveur de la doctrine qu'il professe, mais sans citer les arguments ni les observations contradictoires. Elève de cette école et adhérent de ce parti clinique qui prétend concilier toutes les acquisitions de la science actuelle et les résultats de la plus scrupuleuse observation avec les enseignements et la tradition du passé, il s'efforce de les faire concorder ensemble. De là la prédominance donnée à la thérapeutique des eaux minérales, suivant leurs indications générales et spéciales, tellement que plus de la moitié du livre y est consacrée avec un formulaire particulier.

L'antagonisme n'est pas moins évident avec l'école organique et anatomique pure, qui ne tient compte actuellement que des résultats constatés par l'examen du sang et des autres liquides et les effets obtenus mathématiquement. La lutte est donc frappante entre les deux écoles opposées, rivales qui se sont toujours disputé le domaine de la médecine : la première qui se contente du raisonnement, de l'induction et l'observation, la seconde à qui il faut des données objectives, palpables, visibles, se comptant par poids et mesure, des chiffres et des nombres ou des couleurs. Telle est la science actuelle. Aussi, malgré son triple diagnostic anatomique, pathogénique et nosologiquc, M. Martineau n'arrive

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