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malade que du côté sain. Cette hyperthermie locale est surtout marquée quand il y a épanchement, et, comme preuve que l'activité sécrétoire contribue à la produire, c'est qu'elle est plus élevée sur la paroi pariétale que dans l'aisselle, et qu'elle augmente et diminue proportionnellement avec l'épanchement. L'auteur ne dit pourtant pas s'il a confirmé cet effet dans les épanchements passifs qui se forment souvent insidieusement au début de la tuberculisation pulmonaire ou d'autres états morbides sans fièvre.

Ce signe peut donc servir à marquer la croissance, la persistance et le déclin de l'épancbement aigu, aussi bien que sa récidive. Il suffit pour cela d'appliquer le thermomètre et de le vérifier par la percussion. C'est un signe de plus qui montre l'influence dominatrice du travail morbide pleurétique sur l'état général. C'est ainsi que la thoracentèse augmente encore l'hyperémie a vacuo, hyperémie mécanique, s'ajoutant à l'hyperémie phlegmasique et augmentant la tension dans les vaisseaux de la plèvre enflammée. Ce qui peut servir à expliquer la transformation purulente des épanchements séreux par la ponction hâtive et répétée. (Acad. de méd., avril.)

Immobilisation contre le point de côté. C'est spécialement contre la douleur lancinante du côté dans la pleurite ou la pleuro-pneumonie, le plus souvent, que le docteur Gleason applique la carapace de diachylum sur le côté douloureux, à l'exemple de MM. Roberts et Perroud. (Voy. années 1874 et 1877.) Deux observations sont rapportées pour montrer son efficacité. Il s'agit de deux jeunes hommes de 27 à 30 ans qui, après un refroidissement avec frisson, furent pris de fièvre avec point de côté, augmenté par chaque inspiration. Des injections hypodermiques locales de morphine avec l'aconit à l'intérieur et des fomentations externes n'ayant pas enlevé la douleur, le côté droit fut immobilisé, de la colonne vertébrale au sternum, avec de larges bandelettes de diachylum superposées de bas en haut. Le malade fut immédiatement soulagé par la diminution des mouvements thoraciques .

Une toux sèche et fréquente rendant le point de côté encore plus insupportable dans le second cas, et la fréquence de la respiration, la matité et des crachats rouillés indi-

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quant une pneumonie du lobe inférieur droit, le côté fui enfermé et immobilisé dés le troisième jour. Le malade respira dès lors avec plus de facilité et put dormir.

C'est donc un moyen topique d'atténuer le point de côté et, chez les malades où les sangsues, les ventouses sont contre-mdiquécs pour le combattre, on peut l'employer de préférence aux injections morphinées. En immobilisant les parois du thorax, les mouvements respiratoires étant limités, l'auteur croit que les épanchements abondants sont prévenus, comme leur absence dans ces deux cas tend à le démontrer. La durée de la maladie est ainsi abrégée. (Boston med. and sarg. journal, janvier, n° 4.)

Quant à l'épanchement qui y succède généralement, l'expérience clinique comparée a établi qu'il est préférable d'insister, autant que possible, sur les moyens médicaux, comme vésicatoires , diurétiques, laxatifs, diaphoniques , plutôt que de recourir hâtivement à la thoracentèse. (Voy.' ce mot. )

PNEUMONIE. Névrite du pneumogastrique. Ayant rencontré à l'autopsie trois cas de pneumonie aiguë franche, dite fibrineuse, une hyperémie de ce nerf avec augmentation de volume et de couleur hortensia dans la partie malade du poumon, le docteur Fernet, édifiant aussitôt toute une nouvelle étiologie, en a inféré, conclu que c'était là la cause réelle et primitive de la pneumonie. Elle ne serait ainsi qu'un trouble trophique déterminant une éruption herpétique du poumon. Ce n'est pas qu'on l'ait constatée précisément dans cet organe, même au microscope ; mais, de ce qu'elle commence parfois par une angine, un herpès de la gorge, et se termine assez souvent par un herpès des lèvres, on en juge que cette éruption doit se manifester de même à l'intérieur et précéder toutes les autres. L'aualogie des causes avec la fièvre herpétique ou herpès fébrile, le refroidissement et la similitude des symptômes ont autorisé le professeur Parrot à affirmer qu'il s'agissait, dans ces cas, d'une fièvre herpétique avec pneumonie consécutive, et non d'une pneumonie avec herpès. (Voy. années 1872, 1874.)

Mais ce n'était là encore qu'une espèce, une variété spéciale de pneumonie, la pneumonie herpétique, tandis que, en découvrant la névrite du poumon, la lumière se fait, et

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toutes les pneumonies les plus franches ne vont plus être qu'un herpès du poumon, de par la découverte de M. Fernet, au même titre que le zona ophthalmique n'est que l'expression de l'inflammation de ce nerf, de même que sur le sciatique et beaucoup d'autres. Le zona des amygdales serait ainsi une névrite du trijumeau, comme la pleurésie diaphragmatique celle du nerf phrénique. Et c'est ainsi que, d'hypothèse en hypothèse, on tente de refaire la pathologie selon les vues modernes; mais Bichat, dans sa révolution^ anatomique, avait été beaucoup plus précis. Ce n'est donc là qu'une théoiùe hasardée. (France méd.)

Pneumonies chroniques. Le microscope a éclairé d'un tel jour les altérations anatomo -pathologiques de ces pneumonies qu'au lieu des titres génériques de pneumonie interstitielle , phthisie fibroïde, cirrhose du poumon, sous lesquels on les désignait, le professeur Charcot, en les distinguant d'après leurs lésions spéciales, les a divisées comme suit :

Pneumonies lobaires, dont le siège principal est dans les alvéoles, comme la pneumonie aiguë, ayant deux processus fondamentaux caractéristiques : la dégénération ou infiltration graisseuse et la dégénération musculeuse. Elles se distinguent surtout cliniquement suivant leur résolution rapide, en quelques jours, ou prolongée, c'est-à-dire en plusieurs mois.

Broncho-pneumonies et pneumonies pleurogênes , suivant qu'elles succèdent à des inflammations des bronches ou de la plèvre. La cirrhose ou la carnisation du poumon en est le caractère distinctif. Elles succèdent ordinairement à un catarrhe bronchique, la rougeole, la coqueluche ou la fièvre typhoïde; inflammations localisées peu franches, bâtardes, mal caractérisées et persistantes, aboutissant à l'induration atrophique du poumon avec dilatation des bronches.

Les pneumonies pleurogênes succèdent aux pleurésies de mauvaise nature avec angioleucite pulmonaire généralisée, comme dans les pleurésies puerpérales et dont les caractères pulmonaires sont variables. Elles sont même parfois interlobulaires, d'où le nom de pneumonie fibroïde cloisonnée. {Revue mensuelle, octobre.)

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Pneumonokonioses. Ce titre a été imposé par Zenker aux altérations pulmonaires résultant de l'inspiration des particules solides contenues dans les poussières, la fumée ou la vapeur de certains milieux atmosphériques professionnels. 11 remplace ainsi les noms de phtkisie antkracosique ou anthracose pulmonaire, appliqués indistinctement à la phthisie charbonneuse des mineurs de houille et qui s'est étendue ensuite à celle des mouleurs en cuivre, en bronze et en fonte, qui emploient la poussière de charbon végétal.

Ce terme s'applique de même à la phthisie des tailleurs de pierre, des émouleurs et aiguiseurs, des potiers, qui travaillent dans une atmosphère de poussières siliceuses ou alumineuses, sèches ou humides, et désignée déjà sous le nom de chalicose et sidérose par les Allemands. C'est donc là une nosologie toute germanique et qui ne se comprend que de ceux qui vont chercher leurs inspirations au delà du Rhin. Ce sont évidemment là des lésions diverses qui se rapprochent de la pbthisie, sans avoir une marche aussi rapide et fatale, mais qui entraînent souvent la mort aussi dans les professions qui y donnent lieu. (Revue mensuelle, mai, n° 5.)

Les mots d'anthracose, de charcose et de sidérose pulmonaire pourraient donc suffire à désigner ces diverses lésions, suivant que la houille, le charbon, la silice, l'alumine, la chaux, l'oxyde de fer contribuent à les produire, selon les professions, sans qu'il soit besoin d'importer ces mots barbares des Teutons, exclusifs à leur langue composée, dans 1a langue française si simple et qui n'en a déjà que trop emprunté.

Pneumonie contagieuse. Les épidémies de pneumonie sont bien connues par les différentes relations émanant d'observateurs accrédités, comme Laennec en France, W. Jenner en Angleterre, et d'autres. Mais sa contagiosité dans ce cas n'est pas aussi bien démontrée , bien que, sous le nom de pythogénique ou miasmatique, elle ait été décrite comme telle en Irlande. Mais elle semble là beaucoup plus infectieuse que contagieuse, tout en étant assimilée à la pleuropneumonie contagieuse des moutons. (V. année 1875.)

Deux épidémies observées dans la prison encombrée de Moringen, en Hanovre, par le docteur Kûhn, rendent ce ca-

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ractère plus probant. 83 personnes ont été atteintes dans la première et 73 dans la seconde, avec des symptômes analogues : absence de frisson initial , malaise prodromique de sept à huit jours, bépatisation sensible seulement après trois à quatre jours de fièvre et siégeant souvent au sommet, avec tendance à s'étendre et rapidement mortelle par les complications; prostration énorme, albuminurie, diarrhée, splénisation, pleurésie presque constante, péricardite dans un quart des cas avec méningite dans les cas graves, angine et stomatite assez fréquentes, température très-élevée jusqu'à 107° F.

A l'autopsie, cœur graisseux ou ramolli, d'aspect brun rougeâtre ; plaques de Peyer gonflées. (Deutsch. arch. fur Klin. mecl., n° 21.)

Il y a donc là des différences notables avec la pneumonie pythogénique de Dublin et comme l'exposition, le sol, le drainage, la ventilation, l'eau de la prison , autant que la nourriture et les vêtements des habitants étaient irréprochables, on ne peut attribuer l'infection qu'à l'impureté de l'air des cellules; mais, des employés de la prison ayant contracté la maladie et l'ayant transmise dans leurs familles éloignées de la prison, il semble difficile de mettre sa contagiosité en doute.

POLYURIE. Seigle ergoté. Un malade, atteint de névralgie sus-orbitaire, rendait dix litres d'urine par jour, contenant 80 à 90 grammes d'urée sans sucre. De là une extrême faiblesse avec amaigrissement, malgré une consommation énorme d'aliments. Il y avait des vertiges avec perte de connaissance, polydipsie et polyphagie. La teinture de valériane, donnée à un gramme, puis deux par jour, diminua l'urine d'un litre, mais aussi l'appétit; puis deux milligrammes de sulfate d'atropine par jour amenèrent la même amélioration en augmentant la soif, et c'est ainsi que le docteur Rendu en vint à l'usage du seigle ergoté. Sous son influence, l'émission de l'urine tomba à 1600 grammes en huit jours, avec 15 grammes d'urée dans les vingt-quatre heures. Le dépérissement s'ai'rêta; les forces revinrent avec la disparition de la polydipsie et l'exagération de l'appétit. {France mécl., février.)

PRIX

PRIX. On comprend heureusement de plus en plus que le meilleur et le plus sûr moyen de laisser son nom à la postérité, en servant et en encourageant la science après sa mort, c est de fonder des prix publics. Plusieurs sont ainsi tondes chaque année au nom de ses apôtres et de ses bienfaiteurs pour consacrer leur souvenir. Les souscriptions libéralement recueillies en Angleterre après la mort de Parkes en 1876, pour consacrer un souvenir à la mémoire et aux travaux de cet hygiéniste distingué, — l'émule et le collègue de Michel Lévy en Crimée, — sont ainsi affectées à un prix triennal, qui portera son nom. 2500 francs en argent y sont consacrés avec une large médaille d'or portant l'effigie du célèbre chirurgien militaire. Tous les médecins anglais de l'armée, de la marine et des services médicaux de l'Inde sont appelés à y concourir, les professeurs des Écoles exceptés. La question choisie pour le premier concours, qui sera jugé en 1881, est des Effets des mesures hygiéniques pour arrêterla propagation du choléra. Les concurrents devront donc envoyer leurs travaux dans les formes académiques, avant la lin de l'année 1880, au directeur général du service médical de l'armée, Whiteball-Yard, 6, à Londres. Une médaille de bronze avec le portrait de Parkes sera également décernée chaque année à l'élève de l'École militaire de Netley qui aura le mieux répondu sur un sujet d'bygiène. C'est' ainsi que les Anglais savent honorer leurs grands homme?

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