SCIATIQUE
l'ablation de ces néoplasmes fait disparaître. (Rev. mensuelle de mëd. et chir., février.)
SCIATIQUE. Les observateurs les plus rigoureux s'accordent à lui reconnaître, dans la majorité des cas, les caractères anatomicpies et anatomo-pathologiques de la névrite, que M. Landouzy a formulés dès 1875. Le docteur Fernet y revient, en montrant surtout que l'examen direct du nerf par la palpation pendant la vie suffit à distinguer cette nature. Le malade étant coucbô sur le dos et en lui faisant légèrement flécbir les cuisses sur le bassin et les jambes sur les cuisses, on l'invite à garder un repos complet et sans aucun effort. On explore alors les nerfs sciatiques avec les doigts, engagés assez profondément sur le creux poplité d'abord, puis, en remontant progressivement, jusqu'à l'écbancrure sciatique, — leur face palmaire tournée vers la partie externe de la cuisse, et leur extrémité étant à différentes reprises promenée de dedans en debors, — on sent très-nettement le nerf sciatique sous la forme d'un cordon figurant une grosse corde de basse. On en est averti par la sensation éprouvée parle malade, incommode du côté sain, douloureuse et accompagnée de fourmillements dans la jambe et le pied du côté malade. La palpation n'est réellement difficile que cbez les sujets très-gros, ou encore quand la sciatique est très-douloureuse ; dans ce dernier cas, la pression sur le nerf est intolérable, et elle provoque des contractions réflexes qui empêcbent l'exploration.
Par ce procédé , soigneusement appliqué , on constate fréquemment, entre le côté sain et le côté malade, des différences notables de volume , le nerf du côté malade étant plus gros que le nerf du côté sain ; de consistance, étant plus dur que du côté sain ; de forme, par un cordon cylindrique que la pression ne modifie pas, tandis que le nerf sain semble se laisser aplatir et même dissocier. La lésion peut d'ailleurs être bornée à certains points du nerf.
La nature continue de la douleur, persistante d'abord, sourde et graduellement plus intense, limitée au tronc nerveux ou même à une partie de ce tronc, sans irradiations périphériques constantes, est bien la preuve encore qu'il s'agit là d'une inflammation nerveuse.
Ajoutez-y les troubles de nutrition ou tropbonévrotiques