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la tonicité vésicale et peuvent ainsi être mises en parallèle avec la strychnine, le seigle ergoté ou l'ergotine et l'électricité. L'excès de sensibilité et de contractilité des fibres musculaires de la vessie en est une contre-indication formelle et est plutôt justiciable de l'atropine ou de la belladone. (Acad. de méd., 11 mai.)
INJECTIONS. La mort récente du consul italien à Bombay est un exemple du danger de formuler en abrégé les solutions qui doivent servir à cet effet. Un médecin italien lui ayant prescrit une injection hypodermique de morphine contre une vive douleur de la jambe, il formula avec deux grana de morphine. Le pharmacien, trompé par 1 abréviation, mit deux grammes et une injection contenant quinze fois plus de morphine que la dose indiquée fut ainsi faite. Des accidents immédiats indiquèrent aussitôt l'erreur et firent employer les contre-poisons, l'atropine probablement; mais, à défaut de pouvoir éliminer artificiellement le poison, la mort s'ensuivit bientôt. (Lancet 10 avril.)
De là l'urgence absolue d'écrire en toutes lettres et très lisiblement la quantité des alcaloïdes entrant dans ces solutions et les précautions à prendre avant de les administrer. La promptitude, l'instantanéité de leur action en fait un danger de mort à la moindre erreur. Les trente-six exemples relatés dans l'opuscule du docteur Kane, de New- York, sur ce sujet, en sont des preuves frappantes.
Un grave accident, arrivé à un médecin anglais, mérite d être relaté ici. Il venait de pratiquer une injection hvpodermique, le 21 juin dernier, lorsqu'il plaça l'aiguille capillaire entre ses lèvres. Une inspiration inconsciente lui fît malheureusement ouvrir la bouche et l'aiguille tomba dans la bronche gauche, sans qu'il pût l'expectorer, malgré des 'accès de toux. La sensation de sa présence en était nettement perçue au-dessus et à gauche du mamelon. Le 25 il consulta le docteur Sydney Jones, qui le soumit vainement a des succussions en différents sens. Le docteur Bristowe en rechercha de même la présence par l'auscultation, et, en 1 absence d accidents sérieux, on conseilla simplement î'expectation dans un repos complet. Des accès de toux du malaise et de l'insomnie se manifestèrent la seconde' se
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mainc , avec expectoration de mucus sanguinolent. Par moments, la respiration même était gênée par un obstacle, q\ L'on était dans l'anxiété de savoir 6e qu'il adviendrait, lorsque, le 4 juillet, en s'habillaîït le matin, le patient eut un accès de toux plus violent que les précédents, et il expulsa une partie do l'aiguille avalée. L'oxydation l'avait brisée en deux presque à la limite du renflement. Peu d'beures après, l'autre morceau fut expulsé et cet accident n'eut pas d'autres suites. Mais c'est un exemple qui doit servir, aujourd'hui que tous les médecins pratiquent si souvent des injections sous-cutanées. (Lancet, 7 août.)
Injections hypodermiques. L'initiateur ingénieux de la systématisation de cette méthode thérapeutique, le docteur Luton, de Reims, à propos de la réunion du Congrès de l'Association française pour le progrès des sciences dans cette ville, a affirmé de nouveau ses droits de priorité à cette grande découverte, comme à la plupart de ses applications. Sa note à l'Académie des sciences en 1863, sur la substitution parenchymateuse en est le témoignage éclatant, et les auteurs allemands, Lucke, Englisch, Schwalbe, qui ont prétendu lui contester ce titre depuis, n'ont qu'à s'y reporter. Sans doute les médecins étrangers, anglais et allemands surtout, plus hardis et entreprenants, en ont rapidement étendu les applications, mais en en puisant l'idée première dans le principe essentiel de la méthode, qui est l'irritation révulsive, artificielle et topique, substituée à l'irritation morbide et pathologique. C'est par crainte de ces eflets locaux que les médecins français se sont montrés si timides au début de son emploi, et pourtant l'action peut en être mesurée et graduée à volonté en commençant par la morphine et l'eau pure, pour passer au chloroforme, 1 êt lier, l'alcool, l'eau salée, et atteindre le nitrate d'argent, le chlorure de zinc et les autres caustiques. Une simple fluxion par hyperesthêsie peut être ainsi produite, jusqu au phlegmon suppuré et l'anthrax vrai. . .
La douleur est calmée par les simples injections irritantes et surtout les points névralgiques, comme de nombreux faits l'ont établi pour la sciatique surtout. Toute phlesmasie localisée, comme l'érysipèle, l'ostéite apopinsaire, peut être combattue par des injections révulsives.
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Leur action Qùxionnahtd pêilt ainsi opérer une dérivation puissante dans les diarrhées cholérifornies ou colliquatives , les hémorrhagies graves, sans préjudice des autres moyens.
Mais les affections localisées, comme les tumeurs, en sont surtout l'indication précise pour les neutraliser ou les détruire sur place. Les injections iodées contre le goitre en sont le modèle, et le succès, dans ce cas, consiste à ne pas les renouveler trop souvent et à ne pas les porter dans le parenchyme même du goitre. C'est sur ce terrain des tumeurs qu'il y a le plus à insister avec cette méthode, soit pour en obtenir la résorption, comme dans les adénites, les ganglions hypertrophiés, soit pour en déterminer la mortification, par suppuration et destruction sur place. L'isolement, l'enkystement, la mobilité sont les conditions essentielles de cette intervention, et c'est ainsi que les injections interstitielles d'alcool, d'eau salée, de teinture, d'ergot, d'acide acétique, de nitrate d'argent et de chlorure de zinc ont réussi contre les kystes athéromateux, synoviaux, fibreux, utérins et naso-pharyngiens. Les applications sont sans limites sous ce rapport où la simple injection inap rivaliser victorieusement avec le bistouri.
L'emploi en est beaucoup plus difficile pour la cure radicale des tumeurs liquides, comme les hernies et les anévrysmes. Au lieu de les faire pénétrer dans la tumeur, c'est autour qu'il faut les diriger. La guérison radicale des hernies congénitales a été ainsi obtenue, celle de l'ombilic notamment, par des injections dJeau salée et d'alcool, surtout chez les animaux. Les tumeurs variqueuses ont. été traitées de même avec le nitrate d'argent, l'alcool et le perchlorure de fer. En déterminant une périphlébite, on provoque l'endophlébile coagulante et adhésive ensuite. C'est sur cette plegmasie expérimentale et périvasculaire que l'auteur compte pour étendre efficacement l'emploi de ces injections aux tumeurs sanguines. (Archiv. de méd., octobre.) Voy. Heunius.
iDjections d'ergotine. Modus faciendi. Un moyen de prévenir les abcès et les eschares superficielles consécutives est, pour M. Lucas-Championnière, de les faire hardiment, brusquement, dans la couche profonde du tissu cellulaire