RUPTURES
diamètre de la veine variqueuse de la trompe de Fallope. C'est un accident dont il faudra tenir compte à L'avenir!
Rupture de la trompe de Fallope. Au cas survenu l'année dernière pendant l'accouchement, (Voy.ce mot, 1879;, un autre vient s'ajouter, observé par M. Rayley Owen, ancien chef de clinique obstétricale à St-Mary's hospital, qui l'a soumis à la Société harveyenne, le lo janvier dernier. 11 s'agissait d'une femme mariée, de trente-neuf ans, môre de quatre enfants, dont le plus jeune a vingt mois, sans fausses couches. Réglée à quatorze ans, elle l'a toujours été régulièrement depuis jusqu'au commencement de décembre 1879. Ayant eu à soigner son enfant malade, elle éprouva ensuite de violentes douleurs dans le bassin et l'estomac, maigrit et perdit ses forces. Le 7 janvier, quelques gouttes de sang apparurent, et, le lendemain matin, elle éprouva soudainement la sensation d'une déchirure douloureuse dans le côté droit et perdit immédiatement connaissance. Vue dans l'après-midi, elle était en proie aux nausées et ne revenait d'une syncope que pour y retomber. Dans l'intervalle, elle se plaignait d'une violente douleur dans la région iliaque et l'hypocondre droit, n'augmentant pas à la pression. Sueurs froides de la face et des mains. Absence de pouls radial, aucun battement des carotides et des temporales. Augmentation des battements du cœur, sans bruits; état normal de la poitrine et l'abdomen.
Concluant à la rupture d'un vaisseau, on administra des stimulants. A minuit, les syncopes avaient cessé et la douleur iliaque était diminuée, sans augmentation à la pression; respiration à 36, température à 96°, 6 F.,poulsà 120. Cet état se maintint jusqu'au matin. Un lavement alimentaire provoqua de nouvelles nausées; la malade perdit connaissance jusqu'à midi et succomba ainsi.
L'autopsie, faite vingt-six heures après la mort, par M. Marsh, de l'hôpital Sainte-Marie, révéla une faible raideur cadavérique, avec chaleur du corps. L'abdomen était rempli d'un sang pâle épaissi, avec de gros caillots noirâtres à droite. Les deux ovaires étaient petits et atrophiés. La trompe de Fallope gauche était petite, et à droite se trouvait une rupture à un quart de pouce de l'utérus, dont l'ouverture avait le diamètre d'une petite fève, remplie d'une ma-
SANG 513
tière fibrineuse; le surplus de la trompe était hypertrophiée dans toute son étendue, grosse comme une bougie élastique son ouverture étant égale à celle d'une sonde n° 10. L'utérus était engorgé près de son embouchure, et la muqueuse mtra-uténne très épaissie, sans aucune trace d'embryon. [Lancet, avril, n° XIV.) J
Rupture de la trachée. Un garçon de dix-neuf ans
S °et leVt 6min l6 'f' t0mbe 611 P°USSant une ™soit T p f +gaf he ^ 3011 C°U fraPPe cont^ un bri-
soir. Le corps est retourné et jeté à distance, la tète étant surtout violemment atteinte. Douleurs vives ressenties vant et derrière le cou. es ae
A l'examen à l'hôpital, le docteur Wagner constate l'absence des mouvements actifs de la tête et la douleur a lue
f "cturePnr " TT"** Passifs' * *7 a cependant^ tracture m luxation des vertèbres, mais tout le cou la face et la région pectorale antérieure sont le siège d'un empb !
toZ::ré' d;x hers après racddent- ^p^îi
toieuse, toux et crachement de sang liquide. Deux points très-douloureux existent à peu de distance en avant du
meale1UOn^ Utlt!°a P°Uls à température nor-
male. On diagnostique une rupture de la trachée
L emphysème disparaît graduellement ainsi que la toux et la mobilité cervicale revient peu à peu. Mais un gonflement douloureux, à base large et gros comme un œuf de poule se montre sous le menton conjointement avec une . Œp n COrdes/ocaIes ^ la portion visible de k
m mP ^ PUS/eV,0r Par rincision>P^ le blessé se rétablit. (Deuts. mecl Woch., septembre.)
SANG. Formation. Toutes nos connaissances à ce suiet viennent presque entièrement de la physiologie expérimentale. En produisant une anémie artificielle par la saignïe
stJe W rifveS' BiZZ0Zer° a m0ntré ^ la ™te e!t e siège d une formation active de globules rouges. En répétant ces expériences sur les oiseaux avec le docteur Ton e
ol4 SANG
il s'est assuré qu'il en est tout autrement. C'est dans la moelle rouge des os que se rencontrent ici les principaux changements. Les cellules lymphatiques diffèrent de volume et de nombre. Le protoplasma contient des granulations qui sont manifestement le premier degré du développement des hématies ; une forme intermédiaire les sépare encore de l'état globulaire. Ils parcourent ainsi trois degrés différents, en l'absence des cellules géantes qui se rencontrent dans la moelle des mammifères, bien que la distribution des vaisseaux sanguins soit la même dans les deux ordres.
C'est en faisant naître à volonté ces trois manifestations cellulaires dans la moelle des os longs et courts des oiseaux par l'anémie, sans changements apparents dans la rate, que le célèbre expérimentateur italien a fixé le siège de la formation du sang des oiseaux dans la moelle des os.
Coagulation. Des expériences très minutieuses, instituées par K. Schcenlein sur différentes classes d'animaux : reptiles, poissons, oiseaux et mammifères, ont établi que ce phénomène varie dans des proportions considérables et sans aucun rapport de durée, suivant les espèces, comme on l'admettait. De 85 à 285 secondes chez le rat et la souris, elle varie de même chez le cochon d'Inde et s'opère parfois complètement en 150 à 180 secondes. Le sang du bœuf commence à se coaguler de la 37e à la 555* seconde et l'est parfois en 90 à 210. Le commencement de la coagulation • varie de 145 secondes à 515, et elle est d'autres fois complète en 3 à 10 minutes 1/2. (Zeitschr. fur biologie.) On tombe ainsi dans l'excès contraire, en voulant trop préciser sur des unités incomparables et dont les moyennes seules peuvent établir les rapports.
Inopexie. La condition inopexique de la coagulation spontanée du sang dans les grands vaisseaux consiste exclusive- j ment, d'après le professeur Renaut, dans cet état général] qui abaisse le titre salin du plasma sanguin, conformément aux expériences de Hewson de 1770. En y ajoutant l'influence de la paroi vasculaire, il explique la formation , des thromboses dans les points des veines soumis au maximum de frottement, comme dans l'endocardite sur les faces, valvulaires. De là sa coagulation spontanée dans la phl<?g-
SANG
matia alba dolens, dans les cachexies et les convalescences. La signification du mot inopexie est donc, dit-il, « cet état général qui abaisse le titre salin du plasma sanguin et met les endotbéliums des veines en état d'imminence morbide, tel alors que le frottement du liquide circulant, innocent dans l'état sain, détermine une réaction inflammatoire de la paroi. »
Et, pour mieux se faire comprendre, il ajoute encore : « Dans cet état, les séreuses des veines, comme les synoviales, les séreuses pleuro-péricardiques et celles de l'endocarde clans le rhumatisme aigu, deviennent facilement le siège d'inflammations superficielles qui déterminent secondairement et facilement la formation d'un caillot. Mais admettre des thromboses sans lésion vasculaire, se produisant sur des points d'élection avec la régularité qu'on observe dans la phlegmatia des cachexies, serait, je crois, aussi périlleux, dans l'état actuel de la science, que d'admettre des fausses membranes tapissant la plèvre sans lésion initiale de l'endothélium subjacent. » (Revue mens., n° 5, mai.)
Tel est le zèle des jeunes positivistes à détruire les ontologies anciennes par des réalités. On peut juger si elles •sont plus objectives. L'inopexie est remplacée par un état qui n'a rien de plus précis et que l'on est dans l'impossibilité de démontrer. Des inductions, des suppositions, des hypothèses, et c'est tout. Voilà le progrès et le succès du jour.
Variations physiologiques des globules. Les constatations faites à ce sujet par le docteur Dupérié, sous la direction de M. Hayem, ont donné les résultats suivants, consignés dans un travail spécial :
La moyenne générale des globules rouges de l'homme est de 5 100 000 et celle des globules blancs de 6800. Le pouvoir colorant d'un globule varie de 1 à 0,66.
Le sang du nouveau-né contient autant de globules rouges que celui de l'adulte le mieux portant, mais la proportion des globules blancs est beaucoup plus élevée. Il en contient parfois 30 000, au lieu de 5000 seulement chez l'adulte. De ces caractères spéciaux, le nom de sang fœtal.
Il y a une légère diminution de globules rouges dans le sang des enfants. La moyenne en est chez l'adulte de
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3 500 000 et 5000 globules blancs. Cbcz les vieillards, le sang csl. moins ricbe en globules rouges.
Le sang de la femme est entièrement comparable à celui de l'homme, et les éléments s'y trouvent' dans les mêmes proportions. La menstruation provoque la formation d'un très grand nombre, de petits globules rouges.
Le repas amène une diminution de globules rouges et une augmentation de globules blancs/
Le jeûne provoque, au contraire, une augmentation de globules rouges, d'autant plus considérable qu'il est plus prolongé, sans cependant franchir les limites physiologiques.
Le régime azoté ne paraît pas exercer sur les éléments du sang d'autre influence qu'un régime mixte.
Le régime végétal détermine la formation de leucocytes, comme le régime lacté.
Variations physiologiques clans Y état anatomique des globules du sang, par M. le docteur André Dupérié. Paris.
Action du phosphore sur les globules. (Voy. Urines.)
Résistance des globules rouges. Après une première numération des globules dans le sérum avec l'appareil Malassez, le docteur Chanel, en en faisant successivement deux autres, en l'étendant ensuite de deux volumes d'eau, s'est assuré de ce fait, absolument nouveau, que ces globules résistent différemment à ces dilutions suivant l'âge des sujets. .Le sang des jeunes gens bien portants perd ainsi dans la première dilution 8 pour 100 de son chiffre initial et 41 dans la seconde. Celui des enfants en perd bien davantage : 25 dans la première et 55 dans la seconde. Celui des vieillards en perd moins que ceux-ci, mais plus que les premiers.
La résistance globulaire est de même fort diminuée dans certains états anémiques et cachectiques. (Recherches sur la résistance des hématies, thèse inaug., par M. Chanel. Lyon, 1880.)
Chimie pathologique, rech erches d'hématologie clinique, les altérations du sang dans les maladies , par le docteur E. Quinquaud. 1 vol. in-8 de 324 pages. Paris. Réunion des diverses recherches de l'auteur à ce sujet et dont nous
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avons signalé les principales l'année dernière. Ouvrage neuf et très intéressant pour la clinique.
SiVECOMES. Sarcome généralisé. Forme très rare et curieuse du sarcome fîbro-plastique, qui se généralise à infini et dont quelques cas seulement sont connus dans la
ÏSTw 'i f T6 dG *ïuarante-de^ ans etnullipare, entrée a 1 hôpital Beaujou pour une tumeur du foie, en offrit 1 exemple au docteur Millard. Son mauvais état général ne pouvait être attribué à aucune lésion positive, lorsque sk ou sept petites grosseurs apparurent sous la peau drssémï nées sur diverses parties du corps, dont une, si uée dans laine fut extirpée et soumise à l'examen historique M Malassez y trouva tous les caractères du sarcome i ci cul de Cornil et Ranvier ou,fu,o-ceUulaire dellÏZ' analogue a la tumeur fibre-plastique de Lébert. Une s* coude, enlevée le long de la colonne vertébrale, au niveau de 1 omoplate, a montré une constitution identique
Devant leur multiplication, M. Millard a administré bien quil n'y eût aucun antécédent syphilitique, Tiodure de po tassium, jusqu'à la dose de 8 grammes' par jour ; ma^ce médicament, mal supporté et ne produisant aucun résultat a ete bientôt remplacé par la teinture d'iode à l'intéri u ' dont la dose maxima n'a pas dépassé lf5 gouttes dans les vingt-quatre heures. Sous son influence, toutes ces tû meurs ont diminué de volume. Mais, par contre, de nonvelles se sont développées. Elles occupent toutes l'es prindaux points suivants : corps thyroïde, fesses, le long du rachis et au bord antérieur du creux de l'aisselle Leur nombre est de dix-sept à dix-huit, dont une ou deux seu e men adhèrent à la peau ; les autres siègent dans le feu cellulaire sous-cutané. Toutes sont indolentes, sans ramollissement ni ulcération.
Grâce au traitement, une amélioration notable est survenue, alors que la malade était considérée presque coi perdue ; elle a repris un certain embonpoint ; les règles Z
Deux à trois semaines plus tard, l'affection reprenait sa marche croissante avec de courtes rémissions Se, Les tumeurs enlevées récidivaient sur place, d'autres se
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molliraient, et celle du foie s'accroissait de nouveau. L'ascite, l'œdème, la dyspnée et d'autres accidents consécutifs s'ensuivirent, avec la diarrhée, qui ne tardèrent pas à amener la mort le 18 novembre, après vingt-deux mois de séjour à l'hôpital.
L'autopsie a confirmé le diagnostic; mais la tumeur principale ne dépendait pas du foie. Située en dehors du péritoine, dans la loge du rein, qu'elle avait refoulé et réduit au moindre volume, elle adhérait seulement au foie. Son poids était de 2650 grammes. Quelques ganglions môsentériques étaient atteints, et les poumons farcis de ces tumeurs sarcomateuses à tous les degrés. Les ganglions bronchiques en étaient exempts, tandis que le corps thyv roïde en était extrêmement réduit par les tumeurs souscutanées, toutes solides, à l'exception d'une seule, placée sur la fesse et offrant l'apparence d'anciens foyers sanguins. Un seul noyau sarcomateux existait dans les parois de la veine cave, à son abouchement dans l'oreillette droite. C'est donc là une exception à la règle histologique que le sarcome se propage par les veines et le carcinome par les ganglions et les vaisseaux lymphatiques .
Dans un cas semblable, observé par M. Cornil, la plèvre était remplie de tumeurs, dont quelques-unes étaient grosses comme des œufs et formaient de véritables grappes de grosses noix ou de poires. Les ganglions bronchiques, dans ce cas, étaient également indemnes. (Soc. méd. des hôpit.ï mai et novembre.)
La relation de ce fait rare en a rappelé trois autres semblables, observés également dans les hôpitaux, l'un par M. Laboulbène, chez un homme de cinquante ans environ, ayant aussi un foie volumineux. Les tumeurs étaient plus vasculaires; mais l'examen histologique de l'une d'elles, enlevée avec le bistouri, montra également les caractères dii sarcome fasciculé mixoïde. Une grande amélioration se. manifesta, sous l'influence de l'iodure de potassium, et le malade quitta l'hôpital. Mais il y revint longtemps après, avec des tumeurs disséminées plus nombreuses, le foie plus volumineux et un aspect cachectique marqué. Il succomba rapidement, et l'autopsie confirma le diagnostic, en permettant de constater des éléments nucléaires dans quelquesunes des tumeurs.
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Un autre malade, formant pendant au précédent, a été traité par M. Labbé, il y a dix-huit mois, dans son service. Il offrait depuis deux ans un état cachectique marqué, sans antre cause pour l'expliquer qu'une grosseur de consis'tance upomateuse au niveau de l'omoplate. Une ponction exploratrice y révéla des éléments sarcomateux. L'emploi des toniques, de l'iodure de potassium, de la teinture d'iode à haute dose et de l'arsenic, n'empêcha pas la cachexie de s accentuer. Des signes de péricardite et des accidents pulmonaires entraînèrent rapidement la mort i !?î-*Hi ™a.ïjL soigné en 1873 un cas semblable, datant déjà de dix-huit mois, sur un homme de soixante-douze ans, qui a guéri après l'amputation de la ver^e pour un sarcome du gland, étendu jusqu'aux corps caverneux. Il s agissait bien d'un sarcome fasciculé érectile généralisé. Les plus grosses tumeurs ont été enlevées par l'écraseur; d autres, abandonnées à elles-mêmes, se sont recouvertes d une couche d épiderme assez considérable, puis se sont ™*md F6". affaissées' P°ur disparaître complètement. De même, les tumeurs qui, en 1877, étaient en voie de formation, se sont non seulement enrayées dans leur marche mais se sont également affaissées; quant aux taches roui geatres, prélude de l'évolution de ces tumeurs, elles se sont décolorées, elles ont jauni, pour disparaître enfin à leur tour. Cette guérison est véritablement exceptionnelle et remarquable. (Idem, 28 mai.)
Sarcome mammaire. Sur il cas relatés par le professeur Estlander pour en montrer les différences avec le carcinome (Voy. Cancer), 6 existaient à droite et S à gauche tandis que 6 malades étaient célibataires et S mariées Son siège est le même que le cancer, quoique affectant primitivement le tissu cellulaire sons-cutané. Maïs
s en distingue par sa localisation prolongée, ses symptômes moins accentués, moins douloureux et sa marche plus lente. De là l'indication plus fréquente de son eîtSa bon et les résultats plus satisfaisants de cette opération II ny eut qu'une seule mort rapide, 6 guérisons et 3 récid fre P o longées. C'est donc là un résultat bien différent de 1 am putation du carcinome. (Revue mensuelle, octobre )
SARCOMES
Sarcomes des os longs. Un savant mémoire du professeur Gross, de Philadelphie, qui tient actuellement le sceptre de la chirurgie américaine, vient de montrer que MM. Gillette et Poinsot, en France, n'avaient qu'eflleuré ce sujet important. (Voy. année 1876.) Basé sur 65 observations, personnelles pour le plus grand nombre, il divise ces tumeurs, les plus malignes après le carcinome des parties molles, en deux grandes classes : sarcomes périphériques, jiériostiques ou péri-osseux, se développant dans la couche des cellules embryonnaires ou ostéoblastes, qui séparent le périoste de l'os, et en sarcomes centraux, endostiques, intra-osseux ou myélogéniques, naissant de la moelle ou de la couche ostéoblastique qui tapisse le canal médullaire. Les tumeurs intéressant la couche fibreuse du périoste, ou parostiques, ne l'envahissent que secondairement, suivant l'auteur, et ont leur origine dans les tissus voisins. De là leur élimination des sarcomes osseux.
Cette division est donc à la fois clinique et histologique, car il existe, pour l'auteur, une corrélation intime entre leur structure cellulaire et leurs caractères cliniques, contrairement à l'opinion de Billroth. Trois types principaux de cellules les distinguent : géantes, fusiformes et rondes. Et, suivant que la substance intra-cellulaire varie, il les subdivise en fibro-sarcomes quand elle est fibreuse, myxo-sarcomes si elle est muqueuse et sarcomes lymphadénoïdes quand elle présente l'apparence réticulée du ganglion lymphatique ou la structure alvéolaire. C'est le sarcome lipomateux, si elle subit la dégénérescence graisseuse, calcifié, ossifié ouchondroïde, suivant qu'elle contient l'une pu l'autre de ces matières.
Les sarcomes kystique, télangectasique et hémorrhagique empruntent également leur nom au caractère distinct de la tumeur. De là l'exclusion du terme générique d'ostéosarconie, ne s'appliquant plus qu'aux sarcomes contenant des éléments osseux.
Tous ces différents sarcomes en font ainsi le néoplasme primitif le plus fréquent des os longs. Ils siègent de préférence aux extrémités articulaires, dans le tissu spongieux des épiphyses. De là leur confusion avec les anévrysmes et les tumeurs blanches, les abcès strumeux et périostiques, l'ostéomyélite et les gommes, dont le diagnostic différentiel
SPASME LARYNGÉ .",21
fndim.Ï 86 f Pre, Pai" l6S Si»aes Pr°Pres à c^«-ci et indiques par l'auteur.
C'est à distinguer et caractériser séparément ces différents SaS 'e- carTc r
• IU^' l6Ur leur fréquence
™IS 17e J-r traitement, que consiste l'œu- ^Ze aTt ! fChu'ur-ien, américain; véritable mono- 0iapme qui ne peut être analysée et à laouelle nnns vPn
ZZiu TïJyp°1 très,comf,iel ■ ^ S
nousseau in Arc/^es de médecine, mars j.\se, sans nen de bien nouveau.
cord'ef Svo^l LARYNGÉ- ^o«e. État nerveux de, 01 des vocales, qui se manifeste cbez les ataxiaues Ptl
ilpiilii
Vov'1S;Ai,rra.,',,M,M "e 'a """" * nerf.
r>22 SURDITE
SURDITÉ. Audiphones. L'emploi des cornets, d'origine fort ancienne, pour atténuer les tristesses de la surdité, a été remplacé par les cornets acoustiques, d'une fabrication plus récente et surtout perfectionnés dans ces derniers temps. Le tube fait avec un tissu de soie et de caoutchouc est bon conducteur lorsqu'il est pourvu d'un pavillon en corne à l'une de ses extrémités] pour recevoir et concentrer les sons de l'extérieur, à l'instar du pavillon de l'oreille, tandis que l'embout mis à l'autre extrémité est placé par le sourd dans son oreille. Des tubes de 3 mètres de long sur 3 centimètres de diamètre, se divisant en plusieurs branches, permettent ainsi aux sourds qui n'entendent plus la voix à distance de prendre part à la conversation de plusieurs personnes et de goûter les charmes de la musique. Il suffit pour cela de mettre le pavillon récepteur dans la boîte d'un piano.
L'usage limité, gênant et incommode de ces instruments en a fait imaginer récemment de plus simples et portatifs. Tel est l'audiphone de Rhodes, de Chicago, patenté ou breveté en 1879, après un grand nombre d'expériences dans les instituts de sourds-muets, qui en attestent l'efficacité, surtout chez les personnes incomplètement sourdes. C'est une sorte d'écran triangulaire en caoutchouc , de 24 centimètres de large sur 30 de long et ressemblant aux écrans de coin du feu. Bandé comme un arc par des fils fixés au manche, qui, en en variant la courbure, augmente le nombre des vibrations, il suffit d'en appliquer une extrémité quelconque entre les dents du sourd pour qu'il entende assez distinctement. Son prix élevé était le seul obstacle à sa vulgarisation.
Pour rendre cet appareil accessible aux personnes les plus pauvres , dures d'oreilles, le docteur Colladon, de Genève, a remplacé le caoutchouc durci par une lame de carton à satiner ou carton d'orties. Tenaces, compacts, homogènes, élastiques, ces cartons sont aussi très souples, pourvu qu ils ne dépassent pas un millimètre d'épaisseur. En donnant une courbure suffisante à un disque de ce carton, avec la main, il suffit d'en mettre l'extrémité supérieure en communication avec les dents de la mâchoire supérieure pour que 1 audition se fasse. Munis de ce simple audiphone, des sourdsmuets ont tous indiqué que la sensation des sons était
transmise distinctement à la tête, d'un côté ou de l'autre, suivant les individus. Des exemples merveilleux ont même été cités. Une demoiselle, artiste autrefois, très bonne musicienne, devenue complètement sourde, a éprouvé une joie excessive lorsque, se servant de ce simple morceau de carton, elle a pu entendre, pour la première fois depuis quinze ans, les airs d'un piano. (Acacl. des sciences, 19 fanvier.) ' J
Des expériences comparatives, instituées à l'Institution nationale des sourds-muets avec ces appareils fournis par , Trouvé' .°,nt été fa"es publiquement en présence de plusieurs médecins par le docteur Ladreit de Lacbarrière, en vue de vénfier l'exactitude de ces résultats. Un certain nombre de sourds-muets, lisant facilement sur les lèvres et parlant très correctement, très intelligents et ayant conservé la faculté d entendre la voix sans distinguer la parole par 1 oreille, ont été choisis à cet effet. Les yeux fermés, ils n ont jamais pu comprendre une seule parole prononcée à haute voix devant l'audipbone.
Cboisissant alors parmi les malades ceux qui avaient de la difficulté à distinguer la parole à une certaine distance pour les soumettre aux mêmes épreuves, tous ont déclaré ne pas éprouver urne grande différence avec l'audipbone dans la manière dont ils entendaient naturellement
Dans sa clientèle, les audiphones n'ont pas donné un meilleur résultat à M. Ladreit de Lacbarrière. Une dame entre autres, ayant une ankylose de la chaîne des osselets ne comprenant les paroles qu'à l'aide du tube acoustique ou quand on lui parle à l'oreille, paraissait dans les conditions les plus favorables à cette épreuve. Néanmoins, elle na pu entendre qu'à S ou 6 centimètres de l'audipbone et un peu au-dessous de la ligne médiane de l'instrument Sans le secours de l'instrument, elle ne pouvait comprendre"
rée t n1StanCe- Yinstmm^ avait donc une utilité
i ée le pour elle ; mais bien relative, puisqu'il fallait parler de la manière la plus incommode et qu'une seule p rsonne pouvait être entendue à la fois. Le son du piano n'était même perçu qu'à la distance de quelques centimètres. La différence de ces résultats semble donc, qu'il y a eu des Uusmns de la part des auteurs de ces instruments et que la lecture sur les lèvres a pu suppléer chez quelques per-
sonnes à leur insuffisance. {Ann. des malad. de Vorrille, février.)
Pour simplifier le morceau do carton, qu'il n'est pas coquet de tenir entre ses dents pour entendre la conversation ou la musique, le docteur Mathieu d'Estissac l'a façonné en forme de cigares ou de fleurs que le sourd serre entre ses dents pendant qu'on lui parle. Tel est le perfectionnement du simple morceau de carton donnant les mêmes résultats. C'est l'équivalent du bâton mis en usage depuis un temps immémorial en Chine. M. Larrey l'a vu employer avec un plein succès par un vieillard, devenu mélancolique et taciturne parce qu'il ne pouvait rien entendre auparavant. Nélaton, témoin de ce fait, employait aussi avec avantage un petit morceau de bois recourbé en crosse par un bout. Il l'appliquait sur le larynx de la personne qui parlait, et, saisi par l'autre bout entre les dents du sourd, celui-ci percevait très nettement les vibrations transmises par ce moyen. Un jeune homme très sourd reçut ainsi d'un de ses parents, ancien ambassadeur en Chine, l'un de ces petits bâtons à l'usage des Chinois, ce qui lui permet, d'après M. Richet, de converser depuis avec tout le monde, sans que l'on ait besoin d'élever la voix. Il tire son petit bâton, qu'il a toujours dans sa poche, l'applique comme il est dit, et peut ainsi communiquer avec tout le monde sans difficulté. C'est le même moyen que Beethoven, devenu s'ourd, employait pour composer, ajoute M. Lasègue. Il appliquait un morceau de bois sur son piano et en saisissait l'autre bout entre ses dents. Un corps solide, bois ou carton, mis en communication avec les dents ou les os de la tête, transmet plus facilement les ondes sonores. Mais ces appareils ne sont utiles, bien entendu, que dans la surdité provenant de l'oblitération du conduit auditif externe , ou à une affection de l'oreille moyenne avec conservation de la sensibilité du nerf auditif. Un vieux soldat, très sourd, s'étant fait une plaie de tête pendant son séjour aux Invalides, entendit fort bien ce que disaient les élèves entre eux pendant qu'ils le pansaient. Les os du crâne, mis à nu, avaient directement transmis les ondes sonores aux nerfs auditifs. [Acad. de méd., août.)
Téléphones. Le téléphone électrique de Bell, qui transmet
les sons à une grande distance, n'est d'aucun avantage poulies sourds. Si la distance ne compte plus, l'intensité du son n est pas augmentée, et la perception en est impossible pour les organes affaiblis ou déformés. Mais il n'en est pas de même du téléphone à ficelle, employé jusqu'ici comme jouet d'enfant ou pour les démonstrations d'un cabine? de physique. En transmettant les ondes sonores, il les amplï fie. M. Trouvé a eu ainsi l'idée d'en faire un instrument
iT£Srtntvokitont le secret'd'^ès «■ KS
Ce téléphone est composé de plaques vibrantes, au centre desquel es est attaché un fil de chanvre ou de métal Tr ès tendu, il transmet les ondes sonores à une distance for éloignée, avec une précision mathématique. Il y a deux manières de 1 utiliser pour les sourds. Quand les ondes so nores renforcées pénètrent par le conduit externe, on peut en servir comme d'un cornet acoustique ; si, au onïmire les ondes sonores ne peuvent plus pa ser par ToZîè moyenne, on remplace la plaque vibrante de rLept ° na un fragment de bois fixé par un petit crochet de fe aiffi du téléphone. Ce morceau de bois sera tenu entre le dent par la personne sourde, et les ondes sonores sont tra " mises par le fil de chanvre avec une exactitude et une intens.té très grandes. La prolongation de l'onde sonore en permettant à l'organe d'apprécier la sensation qu'il éprouve facfiite l'audition au demi-sourd. En remplaçant le ffl de chanvre par un fil métallique, l'intensité du son est d cuplee, et 1 impression en devient douloureuse par son exa-é ration Le fil de fer altère le timbre du son en le rendant métallique et très désagréable. II a aussi l'inconvénien d être toujours tendu entre les extrémités vibrantes ce au en fait un appareil peu commode. Le téléphone doit donc être particulièrement un appareil fixe; le fil pourra suivre les contours d'une muraille, à la seule condition d'avoir une p aque vibrante toutes les fois qu il formera un ang
Le téléphone n'exige pas qu'on parle à la surface de H lame vibrante. Un appareil assez grand, con m a peau
levons dans toutes les partie S £ De là les nombreuses applications de cet appareil. Dans
les lycées ou les écoles, les enfants demi-sourds pourraient cire admis dans les classes communes d'où leur infirmité les exclut. Dans les assemblées politiques, quelques places pourraient recevoir des fils téléphoniques et permettre d'entretenir les orateurs à la tribune. Dans les théâtres, des loges pourraient môme être spécialement aménagées pour les. déshérités de l'ouïe ; l'isolement, dans lequel leur infirmité les jette, serait considérablement adouci en prenant part à la vie publique. Ces hypothèses et ces espérances sont justifiées par la théorie, et leur réalisation paraît prochaine. (Annales des malad. de l'oreille, février.)
Des dépositions accablantes ont été faites contre cet instrument au congrès d'otologie de Milan. Sur 100 sourds des deux sexes, de divers âges et atteints de surdité par des causes, différentes, le docteur Lennox Brown, de Londres, n'a obtenu aucun résultat persistant. L'audition paraît seulement s'améliorer pendant les premiers jours. Le docteur Knapp a constaté les mêmes effets en Allemagne, et, en répétant ces expériences à Lyon sur une vingtaine de sourds , le docteur Joly n'a constaté aucune amélioration sensible ni persistante. (Revue méd., 25 septembre.)
Ouate préparée. Au lieu de la ouate simple et souvent malpropre dont beaucoup de personnes se tamponnent les oreilles à la moindre incommodité, le docteur Sexton prépare la ouate dégraissée du commerce en la faisant macérer dans des solutions médicamenteuses et sécher ensuite. Elle est ainsi très bien supportée , avec tous les avantages d'un médicament topique. Les solutions de borax à 20 pour 100, de sulfate de zinc à 2 et 5 pour 100, d'alun à 3 pour 100 et d'acide salicylique à 5, sont aussi employées contre les écoulements ou les démangeaisons du conduit auditif. La ouate salicylée réussit surtout contre les écoulements fétides. C'est un moyen commode d'en faire des médicaments nécessaires , calmants ou astringents. (New-York med. Record.)
Des affections auriculaires et de leurs rapports avec celles de l'utérus. Étude de pathogénie auriculaire, par Baratoux. Brochure in-8,de 46 pages. Paris, librairie Germer BaMiere. ■ Collection d'observations cliniques, personnelles ou empruntées à différentes sources, montrant l'influence de la
SURDITÉ 5q
puberté et de la menstruation, de la grossesse et de l'âge entique, sur les troubles de l'audition et la surdité. Beaucoup do jeunes filles lymphatiques, strumeuses ou arthritiques, éprouvent ainsi des troubles de l'ouïe lors de la
' \ ^ GSt d6même Chez Ies Suçons lors de
t l ? iTï La dlsPantion de ces accidents par l'âge ou a régulante des règles en montre l'action directe. Certaines, femmes mariées ou non éprouvent périodiquement des bourdonnements, des douleurs ou de la surdité au momdre trouble ou irrégularité de leurs règles et à plus or e raison de leur suppression. Un écoulement puruï n s ob.erye quelquefois à chaque époque. Des otoXS
2K? îwiff premier remonte à Franck et *«
La sympathie fonctionnelle de l'utérus avec l'oreille est
deTménonaWe- f?" ^T^^ k ^KlS dul J ZZ &t eS aCCld6nts su"e^nt du côté de l'ouïe, malais y ?"')''1 tr°1S Premiers mh de la grossesse. Le vent Z V iT ' métnte Sranuleuse ou déviation, peuvent aussi les déterminer, comme les observations XX et AA1V en sont les preuves.
prSauéf^r'r'^-n P°Sitive et directe «ue les pia^quées sur 1 oreille peuvent retentir sur l'utérus L'ex-
dïntnnwr^r de .^--^-heparle docteur Miot, fin H, a • S re°Ies- P^oqua instantanément un
flot de sang utérin, et, à chaque cautérisation du pédicule la metrorrhagie reparaissait. P wmub,
otonhLfdM'enî11 dG trai!6r aVeC S°in et P^érance les otoirhées de 1 enfance, surtout chez les filles, pour prévenir' ces retentissements que les fonctions men Quelles y foTt naître phls tard. Par la congestion répétée qui s'étab
iWable,SC iϰSeHPeUl S'enSmVTe' Gt heaucoupïe ^ m niables, regardées comme accidentelles ou un effet de
âge peuvent bien être produites par ces otites chroniques
St t ou T ^ °\ diathésifIues- C'-t là le mérite eU S tu et tout pratique de ce mémoire. (Tribune mèd.)
Surdi-mutité Deux cas chez de jeunes enfants en ont été guéris par le docteur Boucheron, en faisant passer des
douches d'air dans la caisse du tympan. 11 s'agissait d'une inllammation chronique de la muqueuse naso-pharyngienne, qui, en déterminant la surdité, avait produit la mutité. L'ouïe, ayant été améliorée, a rendu possible l'éducation de la parole, et la guérison est devenue complète.
Ces succès ne sont pas nouveaux. Deleau en obtint autrefois de semblables, qui firent grand bruit. Ce qui est nouveau, c'est l'explication donnée par l'auteur de ces faits. D'après lui, l'inflammation de la trompe, en produisant son occlusion, amènerait une raréfaction de l'air dans la caisse. De là, pression de la chaîne des osselets sur le liquide l'abyrinthique, par l'intermédiaire de la fenêtre ovale, et l'atrophie consécutive du nerf otique, absolument comme dans l'atrophie du nerf optique se produisant sous l'influence d'une pression intra-oculairë dans le glaucome. Ce serait donc là un vrai glaucome auditif, c'est-à-dire l'incurabilité. (Congrès laryngol. de Milan et Acad. de méd., décembre.)
Ce n'est là sans doute qu'une hypothèse; mais, du moment que le traitement qui y correspond amène la guérison, il importe peu de la vérifier. De nouveaux faits pourront en modifier, en changer l'interprétation. Le mérite de l'auteur est d'avoir montré la possibilité de guérir certaines affections de l'oreille, qui, négligées dans le jeune âge, entraînent l'incurabilité, de la surdi-mutité, et dévoilé l'erreur du préjugé encore trop accrédité que les enfants sourds dès le jeune âge sont fatalement voués à la mutité.
Auto-insufflation. Dans ce nouveau procédé, imaginé par M. E. Browne, c'est en effet le patient lui-même qui insuffle l'air, si bien que les enfants peuvent se le faire, comme en jouant.
Lorsqu'un homme expire fortement, le voile du palais est relevé et toute communication se trouve interceptée entre la partie inférieure du pharynx et la partie supérieure, celle où se trouvent les orifices des trompes d'Eustache.'Par conséquent, si, à ce moment, l'on insuffle de l'air dans cette dernière partie du pharynx, il s'y accumulera; puis, s'y étant accumulé, il passera dans les trompes.
Eh bien, que l'individu lui-même soufile par un tube qui, sortant de sa bouche, ait été introduit à frottement dans les narines, de manière à prévenir tout reflux de l'air
à l'extérieur, et la caisse du tympan sera aisément insufflée. (Lancet, 14 août.)
SYPHILIS. Complications. Sur 144 cas de syphilis observés à la clinique dermosyphilopathique de Rome — 94 hommes et SO femmes, - le Dr Ravogli a constaté dans lo cas un catarrhe aigu ou chronique de l'oreille moyenne, tandis que le larynx n était lésé que dans 4 cas et l'œil dans 5. D'où la fréquence plus grande des lésions de l'oreille, surtout dans la syphilis secondaire. Sur 60 hommes et 35 femmes qui en étaient atteints, il observa 6 cas de catarrhe aigu de la trompe et de la caisse au début de la période secondaire, avec erytheme de la gorge, gonflement et occlusion de là trompe d Eustache, et 5 cas à une période secondaire, plus avancée et caractérisée par une éruption de plaques muqueuses sur les amygdales et dans la cavité nasale postérieure, tout près de la trompe d'Eustache. Le catarrhe était moins aigu que dans les premiers, mais plus persistant.
Les 4 autres cas se sont montrés dans la syphilis tertiaire. Tous présentaient des gommes et du catarrhe Lympanique indépendant, avec exsudation abondante dans la caisse
Dans un 16* cas de syphilis tuberculo-ulcéreuse, les tubercules s étaient développés dans le conduit de l'oreille dont un existait sur le promontoire, avec perforation de la membrane dans sa partie postérieure.
D'où cette conclusion que l'oreille est plus souvent atteinte que les autres organes, surtout à la période secondaire, dont le catarrhe est simplement la' conséquence de I inflammation du pharynx et du nez, tandis que, dans la période tertiaire, c'est un catarrhe idiopathique, persistant avec des caractères particuliers. D'où la nécessité d'un traitement topique. (Congrès d'otologie de Milan, septembre.)
Tîbialgie syphilitique. Un moyen certain de diagnostiquer la syphilis latente, d'après le docteur Denis-Dumont de Laen, serait, pendant sa période secondaire, un point douloureux à la pression, situé à la réunion du tiers inférieur avec le tiers moyen de la crête du tibia. C'est ce cm'il désigne sous l'épithète risquée de tibialgie crapuleuse. Pour assurer de la valeur de ce signe, le docteur digne de Lille, examina à ce point de vue neuf syphilitiques piâcës
GARNI ER xyu 30
dans le service du professeur Kelsch et présentant différentes lésions : roséole, plaques muqueuses, croûtes dans les cheveux, etc. Or, chez les deux premiers examinés, la tibialgie existait. Chez les sept autres, il fut impossible d'éveiller la moindre douleur par la pression. Nous eûmes le même résultat négatif sur un officier. Ce signe n'est donc pas infaillible, d'après cette épreuve, facile à renouveler, pour en vérifier la valeur. (Soc. de méd. du Nord, 28 mai.)
De la contracture musculaire syphilitique. Thèse inaugurale, par le docteur Cesbron. Paris, 4880. Cette contracture, sans lésion appréciable, est assez peu connue et se manifeste toujours après les accidents primitifs. Les masséters; les jumeaux en sont souvent le siège, mais le biceps brachial en est surtout atteint. C'est la myopathie bicipitale de M. Mauriac. De là la raideur de l'articulation du coude, avec impossibilité de l'étendre. L'avant-bras est ainsi fléchi sur le bras à angle variable et parfois très aigu. Les mouvements sont plus ou moins restreints, sans être douloureux, à moins de les forcer. Le biceps est dur et tendu comme une corde, et le muscle prend la forme globuleuse.
Sans constituer une affection grave, cette contracture, qui semble ordinairement provoquée par le froid, peut durer des mois et des années, si elle n'est pas traitée spécifiquement. De là l'urgence de la diagnostiquer et la traiter dès qu'elle se manifeste chez les syphilitiques.
Syphilis galopante. Cet adjectif, emprunté aux auteurs français, Louis en particulier, est donné par le docteur Sturgis, de New-York, aux cas de syphilis où de graves et profondes ulcérations se manifestent dans les deux mois de la lésion initiale, pour mieux en marquer la marche rapide. Deux cas intéressants, observés à la Charité, en sont relatés à l'appui, en montrant la légèreté des premiers signes. L'alcoolisme, la vieillesse, la dépression mentale , une mauvaise hygiène et la scrofule lui paraissent les causes principales de cette complication. Elle est presque toujours associée à un état cachectique. (Med. Society, février). Voy. Chancres.
Syphilis cérébro-spinale. La guérison est si rare en pareil cas, surtout en raison de l'obscurité du diagnostic et de I incertitude du traitement, que l'observation suivante mente d être citée comme un exemple à suivre. Un militaire de quarante-sept ans, marié, père de trois enfants bien portants , d une excellente santé lui-même et d'une énergie peu commune, est pris subitement, le 14 août 1879, de difficulté de parler à baute voix avec fatigue et pesanteur dans les jambes. La voix se couvre de plus en plus les jours suivants, avec troubles de la mastication et de la déglutition. Paralysie du voile du palais, dyspnée, légères suffocations pendant le sommeil. Tous ce's symptômes ac-
U ™i^raP ïme*' TC d°UleUrS vaSues' surtout dans rôle et idées nettes. 1
îevmï\T\ -mf*?? ^ imPossiWe> l'œil gauche reste ieimé, vue affaiblie, diplopie.
Devant ces accidents, il était bien permis de penser à
mdaSTlnSîîClfl9a0/t, d'inten'°^r les antécédents du malade. Un chancre de la verge, datant de 1863, suivi de
quelques plaques muqueuses sur le pharynx, formait tout son passif. Ces accidents avaient guéri rapidement, et, penparfaite! ^ Suivantes> la s^ était restée
cotiTrï ? Y-&l'dT GÏC6' lG 12 sePtem^e, M. du Cazal constate 1 état suivant : chute de la paupière gauche, vision distincte, diplopie, déviation de la face, bouche entraînée à
lu 1%™T dlffiCile' Paral^sie dB la moitlé ^uche t L lu N u palaiS'+sensibiIité i^acte. Membres supérieurs intacts. Nulle incontinence d'urine. Constipation ordinaire Membres inférieurs : à droite, pas de mouvements ; à gauche paralysie absolue, contractilité presque abolie. Voix éteinte dyspnée et suffocation. Ni fièvre ni céphalalgie ' H y avait donc lésion manifeste de plusieurs paires de nerfs troisième, septième, lésion du pneumo-gïstrTgue paraplégie complète à gauche et incomplète à droit Cette gravite des phénomènes cérébro-spinaux contrastait ave
ceux ci naissant de cen tres nerveux et médullaires très différent, étaient caractéristiques de l'étiologie syphilitique où 1 association des accidents est souvent &des plus Ere?
Connaissant cette caractéristique spéciale, révélée par M. Fournier dans son récent ouvrage sur la syphilis cérébrale (Voy. année 1879), M. du Cazal n'a pas hésité à appliquer hardiment le remède spécifique. Iodure de potassium 10 grammes par jour à l'intérieur; frictions mercurielles, avec 10 grammes par jour de l'onguent double. Douches froides.
Peu à peu, tous les symptômes énumérés plus haut s'amendent et disparaissent, amélioration progressive, et guérison complète au bout de deux mois, après l'absorption de 340 grammes d'iodure de potassium et l'emploi de 420 grammes d'onguent mercuriel double, médication parfaitement tolérée et sans autre accident que de la salivation. (Soc. mécl. des hôp.) Voy. Païialysie générale syphilitique.
Syphilis non-vénérienne. Dans plus du tiers des cas, la syphilis est communiquée sans intention ou par ignorance de la manière dont elle a été transmise, dit le docteur Mracek, et sans que l'accident initial ait été noté. C'est donc une grande erreur de croire, comme le vulgaire, que cette maladie consiste toujours dans une lésion siégeant sur les organes génitaux et provient nécessairement de ceux d'une autre personne. La lésion originaire de l'infection peut être située sur toutes les parties du corps, comme la partie dénudée qui sert à la transmission du virus. Aux 166 cas de sclérose extra- génitale primitive, cités par Sigmund en 186b, son chef de clinique en ajoute 80 autres, dont plus de la moitié, 44, sont dus au simple contact de syphilitiques avec des personnes saines, comme médecins, nourrices, infirmières ou sages-femmes, remplissant leurs devoirs professionnels. D'innocentes femmes et des enfants par un baiser, et les deux sexes en s'égratignant, se suçant et se mordant, s'attouchant en guerre ou en amour, comme dit Juvénal, sont ainsi infectés. Le contact médiat de bonbons, de cuillers, de biberons, d'instruments chirurgicaux, de pipes, de vases de nuit, de goulots de verre, et n'importe quel objet de toilette , comme les brosses et les peignes, et même de table, comme les verres, les assiettes et les plats, suffisent à contaminer un innocent. Les cas des principaux syphilographes français étant ajoutés à
TEMPÉRATURE 533 cette liste, elle s'élève au chiffre total de 477 outre 27 ™= récemment publiés. (Wiener med. Press, S* l à 5.) *
tive actuelle. Ell en eTTe^JT de ^^logïe posin'a de valeur ni 2 i! Podium. Aucune observation
rariatLs On Té^^rt* ^ l°S
ment les Hllr/ Tl? ' P°Ur ? détermi»er P^s exacte-
vant sous £lT^ M' Boilnal s est assuré, en obsernière très nn^Kl» „ 1 dir/ , eur influence d'une ma-
neuf heures du matin ,, n i , "'xtèrow. jusqu'à
saison. pen Plus <"> "™ms, suivant la
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6 en été. Elle est sinS E dixièmes en hiver et
de »,7 a 36. fan h Tf "tfd? l&Vï. "dsoir, -baisse ensu.to .entent 's ^ mSLm.. * ^
Le sommeil ou la veille, l'abstinence ou la digestion, l'âge cl le sexe n'apportent aucune modification à cette marche, dès que le corps est dans un repos complet. Les cinq sujets de l'observation, examinés simultanément à la même heure de la nuit, ont présenté une température rectale uniforme et donné des résultats toujours identiques à divers intervalles. (AcacL des sciences.)
Températures extrêmes. L'état morbide seul peut modifier, changer, augmenter ou diminuer la température normale. Au-dessus comme au-dessous des chiffres précédents, elle est donc toujours d'un pronostic grave. La plus élevée, de 41 à 42°, est ainsi généralement reconnue incompatible avec la vie, comme au-dessous de 35 à 33. Mais il se présente de nombreuses exceptions à cette règle.
Le docteur Donkin a collecté plusieurs exemples curieux de températures élevées de 43 à 45° et même audelà. Une fille de dix-neuf • ans, après une fièvre typhoïde, présentait des congestions passagères, avec des fluctuations de 42 à 44°,2. Elle s'éleva à 42°, 3 chez une hystérique et jusqu'à 46° chez une autre femme, sans aucun symptôme grave. Elle atteignit même le chiffre incroyable de 47°, dans une néphrite purulente observée par le docteur Reddick. (British med. Journ., décembre 1879.)
Mais il n'en est pas de plus extraordinaire ni de plus invraisemblable que celle observée par M. Teale sur une jeune femme après une contusion violente de la moelle., en tombant de cheval. Pendant deux mois, plusieurs médecins constatèrent, avec des thermomètres différents, des températures surélevées de 42 à 50° à l'intérieur et à l'extérieur, i La guérison eut cependant lieu. (Idem, janvier.)
Ce sont là des exceptions rarissimes, dont il y a peu àj tenir compte, surtout dans l'ignorance où l'on est des causes qui les provoquent accidentellement. Le fait seu qu'elles s'observent sur des femmes jeunes, nerveuses et, hystériques (Voy. année 1879), en proie à de vives douleurs, mérite considération et suffit à les caractériser. La resisj tance ordinaire de l'organisme, dans les maladies ou sa présentent les plus hautes températures, ne permet guèr| à la vie de se maintenir au delà de 42". La tolérance varie sans doute suivant les individus et les maladies. Une
fièvre typhoïde, un rhumatisme donnant lieu à cette hyperthermie sont presque toujours mortels, si l'on n'a pas recours au refroidissement, tandis que des enfants scarlatineux guérissent parfois sans ce moyen, après avoir marqué jusqu'à 43° ; mais ces faits sont aussi rares que graves.
Dans un ordre opposé s'observent des températures excessivement basses, soit par le fait de maladies torpides spéciales, soit par le refroidissement extérieur ou l'inanitiation. La température a pu descendre de 24 à 26° sans être mortelle, comme un cas en a été observé par M. Peter sur une femme de trente-huit ans et un autre par Reinke; mais, dans ces deux exemples, l'ivresse se joignait au froid, et c'est là une véritable circonstance atténuante.
L'abaissement produit par les maladies n'est jamais aussi considérable, même dans le choléra, où le corps semble glacé. M. Roger a bien constaté 22° dans l'aisselle de nouveau-nés atteints de sclérème avant la mort ; ce n'est que chez ceux marquant 32°,5 à 35° que la guérison est survenue.
En général, l'hypothermie est moins nocive que l'hyperthermie. Un refroidissement considérable peut être supporté par l'homme, et, quand l'abaissement de la température animale par le froid extérieur cause la mort, ce n'est ordinairement pas tant le froid qu'il faut incriminer que la perturbation de toutes les forces nutritives, dont l'algidité n'est que l'expression finale. (Des températures basses cenirales; thèse d'agrégation à la FaculLé de médecine de Paris.)
Abaissement par l'acide phénique. Il suffit d'une très faible dose à l'intérieur pour diminuer la température dans la fièvre typhoïde. (Voy. ce mot.) Plusieurs cliniciens l'ont déjà constaté. Des expériences faites au Collège de France sur le chien et le lapin par M. Menville ont donné le même résultat. Un abaissement de température peut ainsi résulter de l'emploi du nuage phéniqué chez les opérés, suivant la méthode de Lister, surtout lorsque de larges surfaces sont mises à nu, comme dans la laparotomie. (Voy. ce mot.) L'empoisonnement par cet acide détermine ainsi le refroidissement. (Étude sur les variations de la température, sous l'influence de l'acide phénique, par le docteur E. Menville Paris, août,)
Abaissement par l'appareil Dumontpullier. Pour obvier aux nombreux inconvénients et à tous les dangers et les accidents des bains froids pour la réfrigération du corps contre l'hyperthermie, le docteur Dumontpallier a fait fabriquer par Galante une espèce de ceinture thoraco-abdominale en caoutebouc, que l'on applique simplement sur le corps du malade. Traversée par un courant d'eau refroidie et rapide à volonté, elle permet ainsi de laisser le malade dans son lit, sans l'exposer aux secousses du transport, au bain, ni à l'angoisse de l'immersion froide. Voici la description de cet appareil.
Cette ceinture se compose de deux feuillets de toile forte réunis par des piqûres longitudinales et parallèles, assez rapprochées. Dans les intervalles court un tube de caoutchouc de 1 centimètre de diamètre et de 40 mètres de long, allant d'un bout à l'autre sans interruption et s'incurvant simplement en haut et en bas, pour sortir et entrer dans les intervalles des piqûres. C'est donc une enveloppe bourrée de tubes dont on recouvre le malade sans le moindre déplacement. De là la facilité de lui donner la forme de la partie du corps, tète, tronc ou membre, sur laquelle on veut l'appliquer,
Les deux extrémités du tube servant au courant de l'eau froide aboutissent à un appareil dit de distribution, muni de robinets pour régler l'arrivée de l'eau et la rapidité de son courant.
Deux thermomètres placés au voisinage des robinets donnent la température de l'eau à son entrée et à sa sortie de l'appareil. Un siphon plongeant dans un réservoir élevé de 1 m. 50 au-dessus du plan du lit opératoire alimente l'appareil. Le débit ordinaire est de 1 lit. 80 à la minute.
On ne fait agir l'appareil qu'après avoir pris les températures rectale et axillaire. Au début, les deux thermomètres marquent la même température , mais bientôt le thermomètre de sortie monte, parce que l'eau s'échauffe progressivement au contact du corps; mais elle s'abaisse bientôt, et après quinze à vingt-cinq minutes, suivant les malades, le thermomètre de sortie descend à 12°, même 11° centigrades. Dès ce moment, la régulation thermique du malade est vaincue, et, de dix en dix minutes, les températures axillaire et rectale baissent de 1 à 2 dixièmes de degré,
si bien qu'au bout d'une heure, une heure et demie, la température générale est tombée de 1» à 2° centigrades. La température rectale reste même abaissée plus longtemps que la température axillaire, qui remonte deux et trois heures après.
Appliqué sur des typhiques et des varioleux dans le service de M. Dumontpallier à la Pitié, cet appareil n'a produit ni frisson ni accidents ultérieurs. Un malade a pu le supporter vingt-quatre heures durant et dormir parfaitement. Il suffit de fermer les robinets, dès que le froid se manifeste pour quil devienne insensible. C'est donc là un perfectionnement pour abaisser l'hyperthermie morbide dans plusieurs affections où l'immersion n'est pas absolument indiquée comme dans le rhumatisme cérébral avec délire. (Acad. de méd., septembre.)
Température cérébrale. Dans le but de vérifier et contrôler la valeur des recherches faites sur la thermométrie cérébrale par Broca et d'autres observateurs à sa suite le docteur F. Franck a eu la singulière idée d'expérimenter sur des os et de la peau à l'état sec, puis sur les os et la peau d un animal venant d'être sacrifié, pour rechercher et connaître la conductibilité calorifique des diverses parties du crâne, en enlevant la dure-mère, qui le tapisse à l'intérieur.
Une couche d'os sec de 3 millimètres d'épaisseur, placée à a surface d'une caisse en cuivre rouge, n'a pas élevé la température de un degré seulement à l'extérieur, et il a fallu cbauffer à 3 degrés au moins celle de la caisse, représentant a masse encéphalique, pour que la couche d'os accusât une élévation de un dixième. D'où la conclusion que les tentatives de localisations cérébrales par les températures superficielles du crâne ne doivent être acceptées qu'avec uue grande réserve.
On peut juger si une pareille expérience justifie cette conclusion; comment comparer la chaleur artificielle appliquée à un corps inerte aux effets calorifiques produits par es actions vitales? Est-ce que le crâne vivant, avec sa circulation propre et l'adhérence de la dure-mère, ne lui communiquent pas des effets tout différents qu'à de la poudre d os morts? Agir ainsi, c'est confondre la vie avec la mort
TESTICULE
Au contraire , l'expérimentateur émérite du Collège de France a constaté que la couche cérébrale conduit très bien la chaleur et que, si une partie vient à s'échauffer par suite d'une lésion, les parties voisines s'échauffent de même. D'où l'infirmation du casier thermométrique dressé récemment par M. Amidon pour le diagnostic des affections cérébrales. On voit que tout cela est en dehors de la clinique, qui importe seule au médecin. (Soc. de biol.)
TESTICULE. Telle est la gravité des tumeurs de cet organe, en particulier au point de vue de la virilité, qu'il est de la plus haute importance d'en déterminer la nature. De là la question de M. Lannelongue sur une tumeur curieuse, très rare, du testicule gauche, grosse comme un œuf de poule, chez un enfant de cinq à six ans. De la consistance d'un lipome diffus, elle est remplie de nodosités dures, non adhérentes à la peau et mobiles sous l'enveloppe scrotale. Le testicule, intact avec son épididyme, est senti distinctement au centre. Indolente et transparente, cette tumeur, apparue dès la naissance, a grossi lentement et prend un tel développement que son excision est devenue indispensable, sous peine d'entraver la fonction de l'organe et d'altérer sa nutrition.
Deux hypothèses rendent seules compte de cette tumeur : inclusion scrotale, ou adénome développé aux dépens des débris du corps de Wolff ou organe de Giraldès. Les nodosités qu'on y perçoit peuvent être de petits kystes, et les cordons sentis çà et là, des tubes du corps de Wolff. C'est donc à cette supposition que l'auteur s'arrête de préférence pour expliquer cette tumeur, dont l'existence n'a pas encore été signalée. (Soc. de chir.)
Myome du cordon. C'est en enlevant une tumeur analogue, apparue dix-huit mois auparavant, chez un autre enfant, à la suite d'un coup reçu sur le scrotum, et diagnostiquée comme un néoplasme simple, à cause des douleurs vives et du gonflement développés récemment, que le professeur Trélat s'aperçut qu'il en était tout autrement. Au lieu de s'échapper du sac dartoïque, le testicule avait des adhérences multiples qui nécessitèrent une dissection minutieuse pour le détacher. La tunique vaginale et les tissus périphé-
TESTICULE 539
nçues étaient épaissis, indurés ; mais le tissu du testicule paraissait a peu près sain; au voisinage du hile de la glande, au contraire, existait une coloration rou-e, con^estive, avec dilatation des vaisseaux et même d'aspect fiémorrhagique Ou crut donc à une vaginalite plastique, ayec produits inflammatoires, ayant amené la compression et par suite 1 aspect particulier du corps d'ffigmoré ; le résufta ayant été en même temps l'abolition de°la cav té vag na e ainsi que 1 atrophie de l'épididyme. Mais le microscope démontra le contraire. C'était un myome du cordon, caractérise à son émergence par l'accumulation de fibres musculaires fisses constituant une véritable tumeur. De lT ces fibres, s étendant dans toutes les directions, avaient envahi toutes les parties constituantes de la glande, en se por at sui- les veines les artères et les conduits épidîdymaires obll térés, jusqu a la tunique albuginée elle-même
C est donc là une variété de tumeur testiculaire très rare parce qu el e est méconnue, et que ces détails anatomiques permettront de mieux diagnostiquer à l'avenir. Sa nature en la rendant moins grave que les néoplasmes, permet dé 1 enlever avec sécurité et sans crainte de récidive comme dans le cas actuel. On peut même en tenter la guérCTr des topiques. (Idem.) 6 Mn par
Fongus bénin. Voy. Castration.
Testicule tuberculeux (?) Abrasion. Depuis longtemps les indurations d'un testicule ou des deux à la fni« Jtl de» petitesfistules laissant éconle^quel ue^ôuU dTLT ont considérées comme des signes de tubefcules, smlout si la prostate ouïes vésicules séminales sont aussi atteintes M. Richet, à propos d'un fait de ce genre a moi S ^ cette doctrine était erronée ; que ce n^Tpâs là mie, maigre sa ressemblance, mais de la caséification simple et toute locale, analogue à celle des ganglions scroS eux. Elle ne s inocule ni ne se propage comme e tubercule, mais sous l'influence de l'infiammation, elle seWfle et forme du pus. D'où cette conséquence logique que au lien de respecter ces indurations suppurantes, if faV Z éifievei les exciser pour soustraire les malades au danger d'un foyer purulent et à toutes ses conséquences fnrmfL i Voici les faits à l'appui de ces propositions f°imidaWes-
TESTICULE
Ua homme de vingt-sept ans, très fort et taillé en athlète, portait, depuis deux à trois mois, une induration et une fistule de l'épididyme gauche, apparue consécutivement à une blennorrhagie de longue durée, sans orchite inflammatoire. L'induration s'était ramollie, un petit abcès s'était ouvert spontanément, et une fistulette s'en était suivie. Etant dans l'intention de se marier, il entra à l'Hôtcl-Dieu, pour être débarrassé de cet écoulement de pus incommode.
A l'examen, prostate saine, vésicules séminales gonflées et dures. Le doigt, en pressant dessus, faisait sortir quelques gouttes de pus par l'urèthre, et c'est ainsi que l'urine, à chaque émission, entraînait et chassait devant elle un petit filament blanc, comme une sorte de bouchon, à la manière d'une goutte militaire. Rien au poumon qu'une résonnance, moindre à droite qu'à gauche, conséquence d'une ancienne pleurésie.
Par suite des explorations multiples des élèves de la clinique, le testicule se gonfla, et un érysipèle du scrotum se propagea au bas ventre et aux cuisses. C'est dans ces conditions, nullement alarmantes, qu'un violent frisson survint subitement, avec délire, pendant la nuit. Le lendemain, l'érysipèle avait disparu. Mais le frisson se renouvela tant et si bien, malgré le sulfate de quinine et l'alcoolature d'aconit, que, vingt-trois jours après le début des accidents, ce garçon, vigoureux et bien constitué, entré dans le service pour une opération de complaisance, mourait d'une infection purulente la mieux caractérisée.
L'autopsie révéla en effet des abcès métastatiques multiples dans le foie, dont l'un occupait tout le lobe gauche et formait une grosse tumeur à l'épigastre pendant la vie. Une tumeur du cou était aussi formée par un abcès métastatique, ayant dénudé l'os hyoïde. Mais il n'est pas dit que Ton ait, par une ouverture précoce, tenté de débarrasser l'organisme de ces deux foyers de suppuration l'empoisonnant.
Testicule droit sain. Le gauche, plus petit, l'est également; mais l'épididyme est induré et rempli de productions caséeuses. Le canal déférent est sain, ainsi que la prostate augmentée de volume. Les vésicules séminales étaient remplies d'un liquide crémeux et caséeux. En pressant dessus, ce liquide sortait par l'urèthre, au niveau du verumontànum. Vessie à l'état normal.
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cytes .eues les uns contre les autres, avec de très nom breuses granulations. C'était du pus Concret agi oméz™ sans aucun caractère du tubercule <*g0iomere,
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improprement Lesticulaires, puisqu'elles proviennent le plus souvent de l'épididyme, peut donc et doit môme en être débarrassé, dès qu'il est d'une bonne constitution et se porte bien, sans aucun indice local ni général de tuberculose. Le fait précédent est une preuve éclatante de cette indication opératoire, aucune trace de tubercule n'ayant été rencontrée nulle part, pas même au sommet des poumons. Il n'y avait pas davantage d'abcès métastatiques, pas de foyers en suppuration pouvant être considérés comme des tubercules ramollis. Au contraire, il y en avait dans le foie, où il ne se rencontre guère, tandis que les granulations toutes récentes des méninges n'avaient nullement ce caractère.
A défaut d'une explication positive, M. Richet compare cette suppuration des voies séminales à celle des ganglions engorgés et plus ou moins volumineux du cou, qui se ramollissent et suppurent si souvent cbez les individus strumeux. Il en sort avec le pus une matière caséeuse, qu'il peut être difficile de distinguer bistologiquement de la matière tuberculeuse, mais qui n'en est pourtant pas, au point de vue clinique. C'est ainsi que les cbirurgiens, d'après l'exemple de Velpeau, les enlèvent par l'excision ou la destruction du o-anglion sur place, au moyen des caustiques ou autrement. Et les opérés guérissent, sans récidive ni tuberculisation concomittante, ni avant ni après l'opération.
De même que cette caséification des ganglions, cbez les strumeux, parait causée par les petites ulcérations suppurantes qu'ils portent ordinairement aux yeux, aux oreilles, au nez ou dans la bouebe, celle de l'épididyme ou du testicule peut bien s'opérer par un mécanisme analogue. Les vaisseaux Ivmpbatiques transportent, ebarrient évidemment les éléments inflammatoires : globules purulents, pyoïdes ou granuleux de ces ulcérations, dans les ganglions, où ils aboutissent et où s'entassent ces éléments du pus. Dès lors la blennorrbée qui précède ordinairement ces indurations fistuleuses de l'épididyme ou du testicule ne peutelle être l'origine et la source de cette caséification? L'inflammation ou ses produits, c'est-à-dire les éléments du nus en gagnant ainsi de proebe en proebe les conduits éiac'ulateurs, les vésicules séminales, le canal déférent et l'épididyme, ne peuvent-ils pas s'y accumuler et déterminer le même effet? Cette similitude est d'autant plus probable