‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 10 sur 149 · DES SCIENCES ET DES INSTITUTIONS · texte numérisé non relu

DES SCIENCES ET DES INSTITUTIONS

ABCÈS. Abcès plcarétîqaes. Il existe des abcès froids, à évolution lente, opyrélique, dont le point do départ est dans une pleurésie ancienne, en voie de résolution, sinon complètement résolue, comme il s'en manifeste aussi de phlegmoneux, suraigus dont le développement est parallèle et pour ainsi dire proportionnel à l'inflammation primitive, pleurésie aiguë ou pleuro-pneumonie. Telle est la proposition formulée par M. Leplat. Jusqu'ici la nature de ces abcès thoraciques avait été soupçonnée, entrevue, affirmée par analogie avec les abcès consécutifs à la péritonite, les tumeurs blanches, etc., plutôt que démontrée. Les preuves contenues dans des faits isolés, épars et répandus çà et là manquaient d'autorité pour faire loi. En les réunissant, on les rapportant au nombre de treize, en les interprétant, M. Leplatarendu cette causeévidente, manifeste. Il a montré que des causes admises, supposées comme l'ostéite, l'action compressive, mécanique du ceinturon, des bretelles du sac, d'un bouton, d'une agrafe, des vêtements chez les militaires où ces abcès sont plus fréquents que dans la population civile, n'en expliquaient pas mieux l'apparition que la cause plus profonde de la diathèse scrofuleuse ou syphilitique, ni l'influence de la toux admise par Menière. De la relation, de l'ana-

GARMEK. i

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lyse des faits el de leur interprétation, ressorlent les conclusions suivantes :

\° Les inflammations do la plèvre, au Jieu de se limiter sur le tissu primitivement envahi, ont des retentissements morbides sur les (issus environnants, et sont cause, dans certaines circonstances, des abcès chauds ou froids des parois thoraciques. Celte proposition est prouvée par l'analyse de plus de trente observations.

2" La carie et la nécrose des côtes sont vraisemblablement trop volontiers invoquées comme origine des abcès pariétaux. Quand il n'existe ni scrofule, ni syphilis, ni contusion violente, il est irrationnel de supposer une altération osseuse; lorsque celle-ci existe, elle peut être consécutive,

3° Les efforts de toux sont insuffisants par eux-mêmes pour donner naissance à un abcès thoracique, si leur action n'est secondée par une inflammation pleuro-pulmonaire.

4° Les abcès circonvoisins de la pleurésie admettent trois variétés de rapports entre l'affection primitive et l'affection secondaire: ^"un phlegmon aigu est subordonné à une pleurésie aiguë; 2° un abcès froid à une pleurésie chronique; 3" un abcès chaud à une pleurésie ancienne.

5° Les symptômes des abcès de voisinage aigus ou chroniques n'ont rien de spécial, et ne peuvent servir au diagnostic sans les commémoratifs.

6" Abandonnés à eux-mêmes, ces abcès ont plus que les autres une tendance à s'ouvrir dans les bronches à cause des adhérences pleurales qui existent nécessairement.

7° Les complications qui leur appartiennent directement sont les altérations des poumons et les ostéites consécutives.

8" Leur traitement lire ses indications de la cause qui les a produits. Ils doivent être promptement ouverts, parce que de simples ils peuvent devenir ossifluents, et apporter des désordres graves dans les poumons.

9" J'ai exposé les faits, sans hasarder une théorie; dans l'état actuel de la science, deux explications peuvent être proposées : i° la propagation inflammatoire ; 2° l'action réflexe. Cette dernière est à la mode ; elle est acceptable pour les phlegmons se développant loin du foyer primitif. La débilité du sujet sera prise en considération, comme favorisant l'intervention des causes précédentes. (Arch. de méd,, mai.)

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Abcès périnéphrlqacs. Dans une de ces intéressantes leçons dont il possède le privilège, M. le professeur Trousseau a remis en lumière le début insidieux, la multiplicité des causes el les difficultés de diagnostic de ces abcès à l'occasion d'un cas qui s'est présenté dans son service de l'Hôtel-Dieu, salle Saint- Bernard, n° 2, C'est une femme de trente-deux ans qui, depuis dix jours, se plaignait de courbature avec douleurs de reins, de fièvre avec frisson dans l'après-midi el se prolongeant fort avant dans la nuit avec des douleurs lancinantes dans le côté droit. Les cahots de la voiture qui l'amène à l'hôpital déterminent des douleurs dans le ventre, la région hypogastrique en particulier. Cinq jours après son admission, la fièvre devint continue avec paroxysmes régulièrement intermittents accompagnés de frissons.

On pouvait croire à une fièvre bénigne continue. Il y avait, en effet, inappétence, soif vive, nausées, vomissements, amaigrissement rapide, abattement sans stupeur ni taches rosées lenticulaires, ni diarrhée. Des purgatifs répétés amenèrent une amélioration sensible, l'appétit revint.

Mais la malade s'étant exposée au froid, tous les accidents reparurent aussitôt plus intenses, douleurs très-vives dans le côté droit de l'abdomen avec flexion de la cuisse sur le bassin. Bientôt une tuméfaction très-notable se manifeste à la région lombaire, siège d'un empâtement profond. Des douleurs lancinantes décèlent la formation du pus, la fluctuation devient évidente, et une incision profonde pratiquée par M. Jobert donne issue à une grande quantité de pus qui soulage immédiatement la maad e, laquelle guérit rapidement.

Les douleurs dans le côté droit sans phénomènes morbides qui les expliquassent el surtout les accès intermittents irréguiers de la fièvre, comme dans toutes les lésions des organes urinaires, étaient donc les seuls signes avant-coureurs propres à dévoiler le mystère. Les douleurs ressenties sous l'influence de la voiture pouvaient surtout l'éclairer.

Il est d'autant plus important de porter ici de bonne heure un diagnostic exact qu'en vertu de l'aphorisme : Ubi dolor, ibi fluxus, il semble possible, au moins dans certains cas d'une affection ?i dangereuse qu'elle compromet gravement la vie, d'enrayer le travail inflammatoire en supprimant la douleur et de prévenir ainsi la formation de l'abcès. Ce résultat peut surout être obtenu quand la périnéphrito résulte d'un effort

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comme il en existe des exemples inconleslablos. C'est ains qu'un jeune homme de vingt ans ressentit une vive douleur dans la région des lombes en faisant de violents efforts pour amener sur la berge une petite embarcation de rivière. La douleur diminua d'abord, mais redevint si aiguë quelques jours après que, les médecins et chirurgiens consultants furent unanimes à reconnaître une périnéphrite qui très-probablement se terminerait par suppuration.

Or, telle n'a pas été dans ce cas particulier la terminaison de la maladie. Il a suffi pour faire disparaître tous les symptômes, do calmer l'élément douleur qui était le phénomène morbide prédominant. Le malade jetait des cris aigus, tant la souffrance était vive. Quelques gouttes de la solution de sulfate neutre d'alropine, injectées dans le tissu cellulaire de la région lombaire par M. Bonin de Poissy, maîtrisèrent la douleur et le malade guérit.

Cela est si vrai que la douleur seule, qu'elle soit locale comme dans les coliques néphrétiques, ou éloignée et se propageant par continuilé comme dans les douleurs vésicales, suffit pour déterminer des abcès périnéphriques, comme le fait de Chopart le constatant sur le cadavre après l'amputation d'un testicule en est la preuve incontestable. Chez une dame atteinte d'une irritabilité vésicale qui l'obligeait impérieusement d'uriner à chaque instant, une douleur vive se déclare dans le flanc droit et toute la région lombaire, après avoir porté une robe trèsserrée. Constipation opiniâtre sans fièvre.

Le 8 octobre, les règles apparaissent et ne durent que vingtquatre heures. La douleur du flanc droit persiste. Pendant huit jours, les douleurs locales vont en augmentant : la fièvre devient plus vive, et chaque jour il y a plusieurs frissons. Des cataplasmes et l'application de sangsues faites à deux reprises, n'amènent point de soulagement, malgré l'usage journalier de lavements et de pilules apéritives. Le 1 5 octobre, M . Mac Carlhy, en comprimant la région douloureuse, constate la présence d'une tumeur arrondie et dure. Le pouls est fréquent, la peau chaude, lesfrissons persistent. Appelé en consultation, M. Trousseau constata la tumeur lombaire, et reconnut à la palpation que les mouvements du foie pendant la respiration étaient indépendants de la tumeur qui restait immobile. Elle était volumineuse et très-douloureuse. Elle augmenta rapidement, la fièvre redoubla avec frissons fréquents, et M. Alph, Guérin est

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appelé pour ouvrir l'abcès. La lumeur occupe la totalité du flanc droit jusqu'à l'ombilic. La fluctuation est très-obscure, mais à la pression la plus légère, la douleur est extrême. Il y a un œdème très-marqué de la région lombaire droite. Il n'y avait point d'hésitation possible, il fallait se hâter de donner issue au pus, pour ne pas laisser à l'abcès le temps de s'ouvrir dans l'intestin ou de fuser vers la fosse iliaque correspondante. Une incision de 1 0 cent, est faite près du bord externe du sacrolombaire. Arrivé à une profondeur de 4 cent., le chirurgien dépose le bistouri, et, avec l'index de la main droite, il pénètre jusque dans le foyer d'où s'échappe un torrent de pus infect et bien lié. Pendant quatre jours, il y eut encore un peu de fièvre avec frissons, l'abcès fut agrandi avec le doigt, afin d'assurer l'écoulement facile du pus qui avait conservé uno certaine fétidité. Peu à peu le pus diminua de quantité et perdit son odeur. Huit jours après l'ouverture de l'abcès, tous les symptômes s'étaient notablement amendés ; la suppuration était très-peu abondante ; la plaie en voie de cicatrisation, l'appétit revenu. A partir de ce moment, la marche vers la guérison ne fut plus arrêtée. La plaie était complètement fermée le dix-huitième jour après l'opération.

A côté de ce fait, un autre vient encore témoigner de la part éliologique de la douleur et de l'irritation de la vessie sur la production des abcès périnéphriques. Dans les derniers mois de l'année 1863, un grand personnage était opéré d'un calcul vésical par M. le docteur Civiale. La lithotritie avait été pratiquée avec succès, et le malade avait pu quitter Paris pour aller se rétablir à la campagne. Mais, quelques jours après l'opération, l'illujtre malade avait commencé à ressentir de la douleur dans la région rénale d'un seul côté. Bientôt survint de la fièvre, des frissons et de l'inappétence. Plusieurs chirurgiens furent réunis en consultation, et, après avoir constaté qu'il n'existait aucun symptôme de lésion uréthrale, vésicale ou rénale, ils étaient disposés à rattacher la douleur lombaire à une névralgie iléo-lombaire, sympathique des manœuvres de la lithotritie. La douleur persi.^tait déjà depuis plujieurs semaines dans la région rénale, elle s'étendait dans la fosse iliaque du même côté ; mais, en cette dernière région, il n'y avait point de tumeur et il n'existait point de signes de p?oïtis. Toutefois, la fièvre et les frissons persistaient, le malade s'affaiblisfait. M. Nélaton fut invité à se joindre aux chirurgiens déjà réunis

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en consultation. Ayant eu connaissance de tous les symptômes que je viens de rapporter et des conditions dans lesquelles ils s'étaient manifestés , le savant professeur explora avec grande attention la région rénale. La palpation y était douloureuse ; de plus, il existait une légère saillie de la région lombaire, et bien qu'il ne fût pas possible de percevoir une fluctuation qui était encore très-profonde, M. Nélaton n'hésila pas à affirmer qu'il existait un abcès périnéphrique. Une large incision fut pratiquée au niveau du bord externe du carré des lombes,- et il s'écoula aussitôt un flot de pus de bonne nature, sans odeur spéciale, sans caillots de sang. Le doigt, plongé dans la profondeur de la plaie, permit de constater que le siège de l'abcès était bien dans le tissu cellulo-graisseux qui enveloppe le rein. A partir du jour de l'opération la fièvre céda, puis disparut ainsi que la douleur. Il n'y eut plus de retour des frissons ; l'appétit revint de jour en jour, et le malade est guéri parfaitement, bien qu'il ait eu pendant plusieurs semaines une diarrhée qu'on eut grand'peine à combattre avec succès. Cet abcès périnéphriqueétaitindépendantde toute lésion rénale et vésicale, ainsi que cela a été établi par les détails de l'observation, il n'était donc très-probablement que la conséquence d'une certaine irritation qui, de la vessie, avait retenti sympatliiquement sur le tissu cellulo-graisseux périnéphrique. [Union méd. n<" 1 à 5.)

j%l»c6s<1a folc. Fréquence. Tandis qu'à Paris sur 430 cas de dysenterie, la statistique ne donne que 5 cas, aux Antilles où l'on compte un dysentérique sur 8 malades, il y a un abcès du foie sur 1 4 aflfections en général dans les années meurtrières et sur 23 dans les années bénignes. A Calcultn, ils sont dans la proporlion de 1 : 21 cas pathologiques et de 26 : 51 à Madras.

Les statistiques anglaises donnent les proportions suivantes parmi les troupes.

Madras 31 027 hommes d'effectif 3 372 cas 190 décès.

nengale.... 3813G — 2 142— 174 —

Bombay..., 17G12 — 1 084 — Cî

{Gaz. méd, de l'Algérie, déc. 1864.)

Traitement. L'insuccès ordinaire des divers modes de traite-

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ment a conduit M. Cabasse à employer le caustique de Vienne chez un caporal des tirailleurs d'Afrique^ âgé de vingt-trois ans et demi, entré à l'hôpital du Fort Napoléon avec embarras gastrique sans fièvre, douleur vive à l'épigastre du côté droit exaspérée par une toux fréquente, hypertrophie de la rate et du foie qui déborde les côtes de 2 centimètres environ. Il avait été atteint à plusieurs reprises de diarrhée, dysenterie et fièvres intermittentes, La douleur locale diminua sous l'influence des calmants, mais la tuméfaction du côté de la région hépatique devint chaque jour plus manifeste ; puis de l'empâtement eut lieu et l'on perçut une tumeur profonde donnant la présomption d'un abcès du foie. Une fluctuation profonde à 3 centimètres de la ligne blanche devient bientôt sensible et le diagnostic étant ainsi confirmé, une couche de pâte de Vienne, épaisse et large de 5 millimètres et de 2 centimètres de long est appliquée le 20 janvier sur le point le plus saillant et laissée vingt-cinq minutes en place. Rien de particulier, sinon une diminution apparente de la tumeur. Des cataplasmes sont appliqués pour favoriser l'élimination de l'eschare ; aussi dans la nuit du cinquième au sixième jour, les bords de l'eschare livrent passage au pus et le malade en est inondé dans son lit. Le 28, la tumeur ne faisait plus de saillie, et à partir de ce moment l'état local et général du malade s'améliora progressivement quoique le pus continuât à couler. Il quitta l'hôpital le 23 avril dans un état très-satisfaisant. [Gaz. des hôp., novembre 1864.)

Cette affection, si grave dans les pays chauds et qui était considérée autrefois comme incurable, perd de sa gravité dans certains cas par le perfectionnement des moyens mis en usage. Dans un cas recueilli à l'hôtel -Dieu de Lyon, dans le service de M. Delore, sur un jeune homme de dix-neuf ans, il suffit après une ponction exploratrice, d'appliquer le caustique de Vienne et la pâte de Canquoin sur l'abcès, pour déterminer des adhérences, de ponctionner l'abcès contenant une demi-casserole de pus, d'y pratiquer ensuite des injections d'iode pour que la guérison s'opérât en six semaines. [Gaz. méd. de Lyon, n" 5.)

Évidemment il y a lieu de distinguer, de différencier ces abcès localisés, sans retentissement général, sans trouble des fonctions de l'organe qui en est atteint, de ceux qui, revêtant un appareil fébrile, suspendent, entravent, arrêtent toutes les fondions organiques. L'absence d'ictère en est le premier ca-

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ractère différentiel, ce qui lienl, d'après M. Deiore, à la localisalion de l'inflammation à un lobule du foie assez limité pour ne pas entraver la circulation de cet organe. La présence de corpuscules amyloïdes dans le pus qui ne lui paraissent autres que la matière glycogénique incomplètement élaborée, ne seraitelle pas la cause de cette heureuse localisation ? V. Foie.

Abcès de la vessie. Sous le titre de Flatus essentiel de la vessie, un médecin très-lettré, le docteur L. Marie, raconte le fait observé par lui d'une dame de vingt-six ans, qui éprouvait de fréquentes envies d'uriner, surtout la nuit. De très-significatives explosions se manifestaient chaque fois qu'elle approchait le vase et ouvraient la voie à l'urine chassée ainsi par soubresauts; ils persistaient même après. L'urine, très-crémeuse, était fétide. Un dépôt de mucus purulent occupait le tiers du flacon, où elle était déposée. Les rapports conjugau.ic étaient toujours pénibles, parfois intolérables et ne pouvaient s'achever le plus souvent. Pas deûueurs blanches, ni chute, ni contiision externe, ni introduction de corps étranger. Aucune douleur à la pression sous-ombilicale, nulle tension, rien au toucher vaginal. Lecalhélérisme n'étant pas accepté, on ne put diagnostiquer qu'un catarrhe vésical. Mais le mal s'étant aggravé, la malade ne pouvant même plus marcher sans se tenir en deux, réclama peu de temps après le cathétérisme. La sonde éprouve de la résistance et ne pénètre que par ressaut. Sifflement et sortie immédiate de gaz infect mêlé à de l'urine jumenteuse. Ni calcul, ni polype, ni fistule; mais les yeux de la sonde reviennent aveuglés de pus vert sombre, butyreux et d'une puanteur extrême. Une injection d'eau tiède ressort mêlée de sang et do grumeaux de pus semi-concret. C'était un abcès phlegmoneux, endormi depuis longtemps au voisinage de l'orifice inlerne et déjà en partie résorbé.

Des injections détersives vidèrent le foyer et la guérison fut prompte. {Union mcd., n" 81 . )

Cette observation est importante, et peut-être unique pour le diagnostic des abcès vésicaux, par le signe spécial qui la distingue : car l'abcès semble bien avoir été ici le point de départ et l'origine des sonorités vésicales, c'est-à-dire des vents, des gaz dont l'auteur a fait la maladie essentielle, un (lalns vésical.

Abcès sudorîparcs. C'est SOUS le nom û'MJrosaclénite

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phlegmoneuse ou mieux à'hydradénite, suivant M. Panas, que M. Verneuil les distingue et en fait une très-longue description. Appelés tubéreux, tubériformes, ils se distingueraient, d'après leur siège même dans les glandes sudoripares, de tous ceux qui peuvent être confondus avec eux suivant qu'ils se montrent à l'aisselle, la marge de l'anus et ailleurs. Leur peu de gravité comparativement avec ceux qu'ils peuvent simuler, à l'anus surtout, rend cette distinction capitale, comme cela ressort de plusieurs observations. Celte élude est donc Irès-importante et mérite de fixer l'attention des praticiens. [Arch. deméd., 1864 et 1 865.)

Abcës du cerveau, Une collection de 30 cas avec autopsie a été réunie par le docteur Ogle, in The Brilish and foreign med.-chir. Rcvietv, avril; source précieuse pour ceux qui veulent en étudier les effets divers et variés.

Abcès des os. Sur une forme spéciale d'ahcès des os ou des abcès douloureux des épiphyses, par le docteur Cruveilhier fils, prosecleur de la Faculté do médecine de Paris. 1 vol. grand in-8" avec 3 planches.

Collection précieuse de 39 observations connues et de 7 pièces pathologiques sur ce sujet. Le point nouveau, original do celle excellente monographie couronnée par la Faculté, sur une affection si rare et obscure au début qu'elle est inconnue de la plupart des médecins, c'est le siège de ces abcès. Pour M. Broca, il était constamment dans l'extrémité du canal médullaire, ce qu'il explique par la faible vascularilé de la diaphyse. D'après des mesures exactement prises par M.E. Cruveilhier, il est toujours ' au contraire dans les épiphyses des os longs, en un point plus élevé que le canal médullaire, comme le démontrent ses planches. Ces abcès ne résultent donc pas de l'ostéo-myélile. Le tibia en est le siège de prédilection en haut et en bas. Sur 32 cas, il y avaitune seule exception en faveur du fémur, on en cilc un ou deux dans le grand trochanleret un dans l'humérus.

Obscur au début, le mal en impose surtout par ses rémitlences. Représentez-vous dit l'auteur, un jeune homme aux limites de l'adolescence, offrant l'apparence débilitée d'un sujet miné par une affection chronique; on ne constate rien du côté delà respiration, ni des voies circulatoires. Le malade accuse

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