‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 101 sur 149 · ŒDÈME · texte numérisé non relu

ŒDÈME

29 sur des enfants au-dessous d'un mois ont donné 21 cas seulement d'altération de la capsule, 4 fois assez intense, 1 seule fois générale.

Ces résultats sur la fréquence cl l'inlensité de l'altération dont il s'agit justifient assez bien l'étiologie que l'auteur lui attribue : la compression du corps du fœtus pendant l'accouchement et l'obstacle en résultant pour la circulation périphérique. Sans rapporter tous ses raisonnements ni ses observations nécroscopiques à l'appui, il nous semlile que ce sujet est assez intéressant pour être vérifié, éclairé ; maintenant que des jalons sont posés sur ce nouveau terrain, c'est à l'observation ultérieure d'en confirmer ou d'en rectifier la justesse et la portée.

Gaz intestinaux. De nombreuses autopsies ont permis au professeur Breslau de Zurich d'en faire un nouveau signe médicolégal d'une haute importance. Il n'a jamais rencontré de gaz dans aucune portion du tube digestif des mort-nés, qu'ils aient succombé pendant l'accouchement ou plus ou moins longtemps avant, lors même qu'ils étaient déjà en voie de décomposition. Ces gaz ne se sont rencontrés dans l'estomac d'abord, plus bas ensuite, que sur ceux qui avaient respiré, indépendamment do toute ingestion de nourriture. D'où il conclut que cet air est véritablement ingéré dans l'estomac avec la respiration. {Genceskund. cour, der Nederl., n° 19.)

En raison même de ce fait, l'immersion de l'intestin, comme celle des poumons, peut servir à distinguer les mori-nés de ceux qui ont respiré. Us ne surnagent jamais dans le premier cas. La percussion même suffit à établir ce fait, car l'estomac Bt les anses intestinales sont plus ou moins distendues, suivant que la respiration a été plus ou moins complète, ou s'est exercée )Ius ou moins longtemps.

OEDEME. Œdème gangrénciix des paupières. Instruit par les faits de MM. Bourgeois, Raimbert et les siens îropres de l'inefficacité des cautérisations, de leur inutilité contre :es désorganisations étendues, résultant soit de l'intoxication charbonneuse, soit d'un état purement local, M. Mauvezin a été conduit à employer la suture des paupières, leur fusion

Oi'lDÈME.

temporaire pour prévenir l'eclropion, et recourir ensuite avec f

plus de facilité à la hlépluiroplastie, Ces faits établis par 8 ob- '

servations cliniques qui forment le corps d'une excellente mono- '

graphie sur cette grave all'ection, voici comment il décrit cette ! '

petite opération destinée à prévenir les brides, les cicatrices ; ^

vicieuses dans tous les cas. ^

La paupière étant renversée, on saisit avec une pince à dents ' de souris l'arête postérieure de son bord libre, et l'on coupe en sciant, avec le bistouri de préférence aux ciseaux, à moins que , l'indocilité de l'opéré n'en fasse une indication spéciale, une ^ languette de 2 millimètres de largeur, sans que l'avivement 1 s'étende à plus des trois quarts postérieurs du bord libre, afin " de ménager les cils. Ainsi avivées successivement, moins l'angle interne destiné à servir d'émoncloire à l'œil, les deux paupières • • sont réunies à l'angle externe où l'on commence à les réunir • ' par la suture entrecoupée avec des fils de soie. Cinq points sont ' ainsi nécessaires pour avoir un rapprochement exact et égal, ' sans qu'il soit nécessaire pour cela de passer les fils avant l'avivement comme des auteurs l'ont conseillé, ce qui gêne ensuite ' la manœuvre du bistouri. Des compresses d'eau fraîche, fréquemment renouvelées, forment tout le pansement. "

Un gonflement avec rougeur qui rend la coaplation des bords

palpébraux plus complète survient bientôt. La réunion, quand " elle doit s'opérer, est si prompte, que dès le lendemain on peut enlever les fils intermédiaires en laissant ceux du milieu et des

extrémités. Sur 3 cas, M. Mauvezin l'a obtenue 2 fois d'em- '

blée et après une seconde réunion dans le troisième. Mais pour ' qu'elle réussisse, il faut pratiquer la suture de bonne heure avant la chute des escharos. On laisse ainsi les deux paupières soudées pendant six mois au moins, jusqu'à un an, en détrui- •

sant l'union eu plusieurs séances, afin que Técartement des . ' paupières ne soit pas trop grand. Dans les trois cas où cette >

opération a été pratiquée, il n'y eut aucune difformité consécutive. '

{Archiv. deviéd., avril et juin.) |

iEdèmc malin. A l'occasion d'un nouveau cas mortel de • '

cet œdème charbonneux, M. Debrou conteste la justesse de sa i t

réunion avec l'œdème simple, local, gangréneux, que M. Ba- ■ j

bault pouvait seul avoir en vue, en disant qu'il guérissait avec ; ' des sangsues. Celui-ci est d'une tout autre gravité, et ne guérit :

pas par ce moyen simple. Il y a donc lieu de le distinguer au i '

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