OESOPHAGE
point de vue do diagnostic et du traitement. Celui-ci est une maladie charbonneuse, en tout semblable à la pustule maligne, liioique sans pustule, comme l'existence des bacléridies dans le Seing le prouve. On rencontre aussi les plaques ou élevures brunes sur la muqueuse de Teslomacetde l'intestin grêle qui, -ans être des pustules internes comme Va prétendu M. Houel, iMi sont les caractères consécutifs. [Arc/i. de mec/., octobre.)
OESOPHAGE. Afin de rendre plus exact le diagnostic des altérations de cet organe, le docteur Natanson de Varsovie y a appliqué l'auscultation. Un examen comparatif lui a donné les résultats suivants :
Dans l'état normal et pendant la déglutition des liquides, le stéthoscope étant appliqué sur les côtés des vertèbres cervicales, on entend clairement, à gauche surtout, un murmure particulier, intermittent, fluctuant et de résonnance quelque peu métallique. En divisant en trois parties l'intervalle de deux déglutitions normales, successives, ce murmure en occupe un tiers, les deux autres sont remplis par une pause silencieuse.
Ce murmure spécial reste normal dans la dilatation circonscrite de l'œsophage, paralytique ou non, si ce n'est dans le point dilaté où il se change en un glou-glou, plus ou moins volumineux, et prolongé selon l'étendue de la lésion; au-dessous, le silence est remplacé par un murmure continuel et précipité.
Il en est de même dans les divers rétrécissements spasmodiques, inflammatoires, ulcéreux, etc., seulement le glou-glou est plus prolongé, proportionnellement à l'étendue de la lésion.
Tandis que, dans l'état normal, l'auscultation de l'estomac fait entendre, immédiatement après le murmure pharyngé, un bruit stomacal produit par la chute du liquide, il est continuellement précipité dans les troubles de la déglutition.
Dans les tubercules du sommet du poumon gauche, le murmure de la déglutition est notablement augmenté et étendu de ce côié. Il est également plus fort et profond sous l'aisselle gauche dans la pneumonie, de ce côté dans toute la partie indurée du poumon. Il est très-faible au contraire dans l'épanchement pleurétique, sinon au-dessus. Il n'existe clairement qu'au sommet du poumon gauche dans l'emphvsème. {Central Blatl.)
La conclusion générale à tirer de ces observations, c'est que l'auscultation appliquée aux lésions organiques de l'œsophage,
502 OPUTHALMOLOGIF.
contribue à leur délerminalion topographique, et devient un
puissant secours diagnostique dans les maladies des organes
respiratoires.
OMOPLATE. Voy. Amputation,
OPÉRATION CÉSARIEIVIVE. Voy. Dvstocie.
OPIITIIALMOLOGIE. La découverte de l'ophtlialmoscope en amenant une révolution dans celte branche de l'art, depuis longtemps érigée en spécialité, continue à produire de nombreux travaux, livres et instruments sur ce sujet. C'est une nouvelle éducation à faire, et l'application de cet ingénieux instrument et ses nombreux perfectionnements en étendent sans cesse lo champ. De nouveaux signes, de nouvelles lésions sont ainsi découvertes ; d'où résultent de nouvelles indications thérapeutiques et opératoires.
Procidmce. Elle est un effet indirect dans plusieurs cas, do l'anévrysme par anastomose de l'artère ophthalmique qui fait saillir l'œil et le pousse en avant comme le ferait toute tumeur intra-orbitaire par la compression exercée sur les veines postoculaires. M. Nunneley, qui l'appelle dans ce cas protrusion vasculaire du globe de fœil, relate les trois exemples suivants à l'appui ;
I. Un homme tombe de cheval et présente les symptômes d'une fracture de la base du crâne, mais peu de jours après, son œil gauche commença à proéminer. Cinq semaines après, l'état s'aggravant, et une gangrène du globe oculaire étant à craindre, la carotide primitive gauche fut liée. Cet homme guérit aussitôt sans qu'aucun accident eût reparu dix-huit mois après l'opération.
II. La protrusion de l'œil étant survenue spontanément chez un autre individu, la ligature de la carotide en arrêta aussitôt les progrès. L'opéré ayant ensuite succombé à la diathèse cancéreuse, on trouva une de ces tumeurs dans le sinus caverneux, pressant sur la veine ophthalmique, en pénétrant dans l'orbite par la fosse zygomalique.
III. Une femme étant morte cinq ans après avoir subi la mAme opération, on trouva à l'autopsie le cerveau et notamment le lobe antérieur du côté de la ligature atrophiés. Sur le côté de
OPHTHALMOLOGlli.
la selle liircique, à l'endroit où l'artère ophlhalmique naît de la •arotide, existait un anévrysme circonscrit, rempli d'un caillot -olide qui coniprimail la veine ophthalmique. [lloij. med. chir. Society, 1864.)
Pénétration de corps métalliques. — Quand il y a doute, et jiie par l'étendue de la plaie l'œil est perdu, M. Stœber propose de sonder l'œil avec le stylet. On s'assure ainsi de la )résence du corps étranger ; et dans ce cas on peut l'extraire n éviter au malade des douleurs prolongées ; car s'il s'enkyste larfois, le plus souvent il provoque des douleurs persistantes, linsi que de l'iritis et de la congestion choroïdienne dans l'autre ril. Obligé de pratiquer l'excision d'un œil ainsi frappé, à cause les douleurs persistantes qu'il provoquait dans son congénère, M. Stœber- y trouva un fragment de fer volumineux. {Gaz. de •^trasb., nov.)
Diplopie monoculaire. Elle peut être le signe d'une affection . érébrale, ainsi qu'en témoignent de nouvelles observations de M. Galezowski, Voy. Diplopie.
Emploi de l'alropine. Au lieu des instillations répétées de la -olution d'atropine, ftl. Homberger recommande son applicaiion en substance. L'atropine à l'état solide s'attache aisément A l'oxtréniité d'une sonde d'argent, et une palite parcelle peut ainsi en être déposée à l'intérieur de la paupière inférieure.
(.'alcaloïde est bientôt dissous dans les larmes, et n'y excite lucune irritation. Deux applications par jour paraissent probiire autant d'effet que vingt instillations. Dans l'iritis, il introduit la quarantième partie d'un grain d'atropine en substance dans le sac conjonctival inférieur {Amer. Journ. o[ nplilhalmology). y oy. Fève de Calabar.
Siinéchies. Un instrument propre à les détruire, le synécliojome, imaginé par M. Desmarres fils, se compose d'une tige dilate, fixe, mousse et arrondie à son ezl rémité ; à un millimètre en deçà existe sur l'un des bords une échaqcrure regardant le mche. Une seconde tige, rendue mobile par une pédale et ininée par un tranchant oblique, recouvre dans sa course le échancrure. Introduit entre l'iris et le cristallin, cet instrument relient les synéchies dans son échancrure, et la inné vient les diviser en appuyant simplemeiit sur la pédale. Acad. de méd., juillet.)
OPHTUALMOLOGII'
Oplitlialmic Hympallii(|uc. ÏOUles leS fois qu'un œil e«ii le siège d'une indammalion chronique, dit M. Wecker, quell^ qu'en soit la cause, si ses fonctions sent perdues, il est ulil^ d'en pratiquer Vénvcléalion. On peut ainsi mettre un terme à des souiïrances plus ou moins vives, et, ce qui est plus impor-tant, prévenir une influence sympathique fâcheuse sur l'œili congénère.
Celle opération n'est que très-rarement suivie d'accidenls,^ et bien moins grave que Vexlirpalion, elle permet l'applicalioiM d'yeux artificiels jouissant d'une certaine mobilité, et, grâco< aux tiraillements que la conjonctive bullaire transmet à cellerti du cul-de-sac et des tarses contre lesquels l'émail s'applique, elle suit en partie l'œil sain dans les mouvements qu'il exécute. Cette énucléation doit avoir lieu de bonne heure, si l'on veut se mettre à l'abri des inflammations sympathiques funestes. ,
M. Le Fort n'accepte pas cette règle. L'opération est £é-* rieuse, comme toutes les opérations sanglantes, par les suileai qu'elle peut avoir, et fait courir au malade des dangers certainsK pour un bénéfice aléatoire, puisque rien ne prouve que cettai inflammation sympathique, rare d'ailleurs, surviendra. 11 prali-i tique l'énucléation dans les cas de corps étrangers; mais dansii toutes les circonstances on cela est possible, il préfère l'excisioiw de la cornée, qui laisse un moignon mobile plus favorable à l'ap-^ plicalion d'un œil artificiel. (Soc. niéd. de V Elysée et Union» méd., n" -152, i 864.)
En Angleterre, où cette énucléation est fréquemment prali-i' quée, c'est surtout lorsque les fonctions de l'œil voisin s'altè-*rent sous l'influence de la désorganisation Iraumatique de sont congénère. Le docteur Volfe, d'Aberdeen, a présenté un caa de ce genre à la Société de chirurgie , où le succès a étâ complet.
Un mémoire sur ce sujet, de M. le docteur Rheindorf àé Neuss, province rhénane, envoyé au concours de la Sociétii centrale de médecine du Nord, a été couronné cette année. La question était posée en ces termes : '
De rophthalmie sympathique, tant spontanée que traimalique,f, et de son traitement.
Examiner jusqu'à quel point l'excision de l'o;il, le premier-' affecté et déjà détruit, peut influer d'une manière favorable surr l'étal du second, d'après des observations propres et des tableauxstatistiques raisonnés, avec l'indication de leur source.
OPHTIIALMOLOGIE.
Une exposition critique, fidèle et exacte de tout ce que la science possède sur ce sujet difficile et peu connu, suivi d'un tableau de 75 observations, a mérité cette distinction. [Bull, méd. du Nord, septembre.) C'est donc là une source précieuse à consulter.
Ophthalmie phlycténulaire. Sa liaison extrêmement fréquente avec la diathèse strumeuse, la violence et le caractère paroxystique de la photophobie qu'elle présente et le développement de phlycténules sur la conjonctive ou la cornée, conduit M. Fonssagrives à la considérer comme une névralgie de l'appareil nerveux ciliaire. Ainsi s'explique l'action nocive de la lumière par les mouvements oscillatoires de l'iris qu'elle détermine. Ce mouvement réveille ou exaspère l'acuité du mal comme la marche le fait des douleurs sciatiques, la mastication celles du trifacial. La photophobie qui est ici le symptôme dominant et primitif, contrairement aux autres ophthalmies où elle existe, est surtout la raison principale pour lui attribuer ce caractère. Le développement des phlycténules, consécutivement à une névralgie paroxystique, établit aussi une certaine analogie avec le zona et confirme ainsi la nature essentielle de cette affection. Mais le succès du sulfate de quinine en est la démonstration péremptoire, bien que la plupart des ophthalmologistes qui l'ont employé et en ont constaté les effets curatifs ne l'aient considéré que comme un modificateur de l'organisme, Mackensie entre autres, et non comme un antipériodique. A M, Fonssagrives revient l'honneur de l'avoir considéré et administré comme tel, c'est-à-dire à haute dose, 0^'', 80 à 1 gramme, dans l'intervalle des paroxysmes.
Quelle que soit son action, il enraye complètement la douleur et en diminue tellement la violence que son utilité ne saurait être mise en doute; ce qui n'exclut aucun des sédatifs et antiphlogistiques locaux ni les moyens diathésiques généraux dont il seconde et développe l'action. Son efficacité est la plus évidente dans l'ophthalmie phlycténulaire des enfants strumeux que tous les stupéfiants locaux ne sauraient contre-balancer. {Bull, de t/ierap,, janvier.)
Opiithalmie strumeuse. Dans la forme caractérisée par l'impossibilité de tenir les paupières écartées, M. Johnson admet que ce défaut de contraction de l'orbiculaire résulte de l'hyper-
OPHTHALMOLOGit.
esihésle do la réline ou de la branclio oplilhalmiquê de la cinquième paire. L'hypereslliésie des rameaux nerveux de la conjonclivei des glandes lacrymales et de Ift pituilait-e provoquant la fërrtiBture de l'œil, les larmës et l'éternument. L'inflammation de 11» conjonctive et de la cornée peut la compliquer au même litre. Il propose contre cet état spasmodique les onctions avec la belladorië 'ou lesâulrèS SblâHéÔs. {tancel, hov.)
Kératite vasctilîiil-c. Inocûlalion pUrUlcûte. Une paUVre i fille irlandaise, de quitixe âns, réduite aU plus triste état de santé par une kératitë Yàètlllairë et uHé blépharite grahbléustî qu'elle avait depuis neuf ans, et rebelle aux traitements les plus diveré, entra au Metropolitan free liospilal. La cornée étant complètement recouverte de vaissbauX, et ce fait étant consi- ^ défé par M. Hutchinson comme le plus favorable au sUccês dë l'inoculation, il pratiqua la résection de ces vaissfeaux eh excisant uhé portion de lâ conjonctive dé chaque côté de li corhée. Six semaines après, aucune amélioration ne se rtianifestaiit, il inocula aux deux yeux l'écoulement d'un erifant atteint d'opHthalmie purulente, imitàht en cela M. Van Roosbroeck, de Gand, qui inocule le pus blehnoi-rhagique. Une violente intlammalioil en résulta et suivit sort cours, dès ablutions d'eau étant simplement prâtiquéés pour la Combattre, fémplacéès hillt jbut-s aptêS par un Collyre aluminé. Ttois mois après Son enll"ée, celle fillé quittait l'hôpital parfaitement guérie. Depuis un àn, la guérison s'est maintenue et assurée, poui* ainsi dit"e, les deUk bornées n'ayahl qu'un brouillard insensible et qui n'etnpéchë pas la jeune fillb d'y voir clair. Aucune vascularité ne s'observe, ni granulations aux paupières. La guérison est dohc complète. [Mecl. TïmeS, juin.) I
Hysié cillairë de l'irlts. Vôy. KtstÊâ.
Bléi^liàfo-jpliiiuosis. Quand la bohjonctive du cul-de-sàc«.
est atrophiée ou que le phimosis est accompagné de symbléphardn qui le complique fréquettiment au derniét- stade, dit M. Hamer in Nederlansch. Archief, il est difficitte d'ahifeher ail I dehors une portion suffisante de la conjonctive, surtout lorsqu'elle est divisée, à cause de la faible distance de l'angle externe des paupières au bulbe oculaire ou du peu de mobilité i de la rétine. Sur 22 cas de ce genre constatés par lui à l'Inslitu (
UPllTUALMULOGIÉ.
ophlhalmique de Veenluiizen sur 188 yeux affectés do Irachone au troisième degrés l'opération n'a réussi qu'une seule fois. C'est ainsi qu'il l'a modifiée comme il suit.
On fait pénétrer l'une des branchés de ciseaux à extrémités pointues entre la peau et la conjonctive à l'angle externe de l'œil au point où la muqueuse se transforme en peau en les fermant. On divise celle-ci dans une étendue de 8 à 1 0 millimètres vers la tempe. Les paupières renversées, on détache avec ces ciseaux la conjonctive en haut et en bas dans une étendue de 8 à 9 millimètres le long du bord ciliaire postérieur de chaque paupière.
La conjonctive saisie avec des pinces et disséquée sur toute son étendue de la région la plus externe, on en obtient un lambeau triangulaire. Agrandissant alors la plaie de l'angle externe avec le bistouri qui divise les fibres de l'orbiculaire, et souvent même les artères palpébrales externes, ce lambeau triangulaire est facilement amené au dehors, grâce à ses dimensions et fixé par trois points de suture dans le petit angle palpébral agrandi.
Appliqué dans 1 8 cag avec la précaution de tordre les artères divisées au besoin, et de ne pas placer les sutures trop près du bord conjonctival , ce procédé a pairfaitement réussi. M. Snellen lui a reconnu l'avantage de donner des mouvements plus étendus de l'œil et de diminuer notablement la pression des paupières. La récidive est aussi moins à craindre par le faible tiraillement de la conjonctive (^nn, d'oc«/«'sf. , mars et avril.)
Traité pratique des maladies de l'œil, par W. Mackensie. Quatrième édition, traduite de l'anglais et augmentée de notesj par MM. les docteurs E. Warlomont et A. Testelin, t. III, contenant l'exposé de toutes les découvertes et de tous les fails intéressants relatifs à l'ophthalmologie qui se sont produits depuis 1857. Premier fascicule: 1 vol. grand in-8. avec figures, contenant : r un Précis de la réfraction et de l'accommodation de l'œil et de leurs anomaUes, par Giraud-Teulon ; 2° les annotations aux chapitres i et vïii.
Le second fascicule contiendra les annotations aux chapitres VIII et xxviii. (Maladies des muscles de l'œil, cataracte, iridectomie, glaucome, ophthalmoscopie, etc.)
Manuale di -dcnlislica pratica, traduction en italien sur la deuxième édition allemande de l'ouvrage de Stellwag von Canon, par le pt-ofessèur Quaglino, de Milan,
OPlIillALMOSCOl'Ili.
The opiical defects ofllic oyc and tlieir conséquences Aslheiwpia and Slrasbismos (Des défauts optiques de l'œil et leurs conséquences, l'aslhénopie et le strabisme), par Zacli. Lawrence, rédacteur en chef de VOphlhalmic lleview, de Londres. Monographie grand in-8 do 1 12 pages avec planches.
Exposé concis et lucide de tous les nouveaux phénomènes, objet des recherches de l'ophthalmoiogie actuelle. Il traite successivement de l'optique physiologique et pathologique, de la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme, la presbytie, la paralysie d'accommodation, l'asthénopie et des rapports du strabisme convergent avec l'hypermétropie. Des observations originales et des planches rendent ce travail complet et en facilitent les descriptions souvent trop techniques. On y trouve les planches des nouveaux instruments de précision ophlhalmologiques dus à l'auteur.
OPHTIIALMOSCOPIE. M. Bouchut et, à son exemple, quelques autres praticiens, ont étendu l'usage de l'ophthalmoscope à l'étude du diagnostic des affections de l'encéphale. Il continue à donner des résultais satisfaisants et a servi ainsi à diagnostiquer un ramollissement cérébral aigu et l'hydrocéphalie chronique, dans des cas, où sans ce moyen, il eût été difficile de se prononcer. Voy. Méningite, Ramollissement.
De nouveaux perfectionnements ingénieux ont été apportés par M. Lawrence à divers instruments ophlhalmoscopiques pour en augmenter la précision. Tels sont le slrabisniomèlre, mesurant la déviation linéaire de l'œil affecté de strabisme et fondé sur le procédé à l'encre de M. de Graefe; le coréomètre, rappelant par la forme le séculaire instrument à coulisse des cordonniers pour prendre la mesure du pied et qui mesure le diamètre de la pupille; un autre insirument pour mesurer l'axe de l'astigmatisme; le ménisque, destiné à remplacer l'ophthalmoscope, et dont la simplicité est très-digne d'atlenlion. C'est la réunion du miroir réflecteur et de l'objectif de l'ophthalmoscope en un seul instrument, une lentille convexe de 2 à 3 pouces de foyer et une autre concave de 8 à 1 0 pouces étant tenues en parfait contact, celle-ci dirigée vers l'œil observé, donnent un beau tableau renversé des membranes profondes. {The ophihalmic Revieto, juillet 1864, et Ann. d'oculislique, janvier.)
Spéculum oculaire. Frappé des désavantages de l'ophthal-
OPHTHALMOSCOPIE.
mostat ou écarteur des paupières inventé pour la slrabotomie, le même ophlhalmologiste l'a perfectionné en en rendant les valves pleines au lieu d'être ouvertes, et en leur donnant la longueur des paupières et la courbure voulue , de manière qu'elles embrassent pour ainsi dire les deux paupières exacte ment, sans que l'action spasmodique des muscles puisse s'exercer ni gêner l'opération.
A l'aide du demi-cercle dans lequel on place la léle pour remplacer les deux mains qui la fixent dans les opérations sur les yeux , et qui se fixe solidement à une colonne par deux branches mobiles placées en arrière , et des écrous placés à leurs extrémités, le chirurgien oculiste peut ainsi exécuter, seul et sans aides, les opérations les plus délicates. [Med. limes, p. 142 et 647.)
Ophlhalmoscope porlaiif. M. le docteur Monnoyer en a fait construire un par MM. Nachet , n'ayant que 7 centimètres 1/2 de long, sur 4 de large et 2 d'épaisseur. Son poids est de 46 grammes. Il se compose d'une lentille objective convexe de 2 p. 1 /2 de longueur focale, et d'un miroir concave de verre argenté qui en a 6 1 /2 avec un cercle libre de 3 millimètres au centre pour le passage des rayons lumineux et d'une série de trois lentilles oculaires, une concave et deux convexes de 8 millimètres de diamètre, enchâssées l'une à côté de l'autre dans un disque circulaire de 34 centimètres de diamètre comme le miroir et la lentille. Ces trois pièces, d'une même longueur, sont portées à l'aide d'un prolongement sur un pivot commun autour duquel se meuvent séparément etsont protégés par une double châsse de buffle, et qui remplit le rôlo de manche lorsque l'instrument est déployé, ouvert et qu'il s'agit de s'en servir. {Ann. d'oculislique, décembre -1864.)
Ophlhalmoscope de M. Galezow&ki. Il se distingue par la fixation de la lentille à l'intérieur du tube de manière qu'il n'y a pas lieu de la changer, de l'éloigner ou de la rapprocher à volonté; l'auteur ayant démontré, contrairement à l'opinion générale, que la distance varie si peu pour les yeux myopes ou pre;bytes, qu'il n'y a point à s'en occuper. Il se termine par un tube qui enveloppe presque complètement l'œil examiné et tient lieu de chambre noire. Léger et portatif, il peut ainsi être employé dans une chambre claire et dans le lit, comme le spéculum, le stéthoscope, le plessimèlre, aussi bien en ville qu'à
ORCHITE.
riiôpital. Tels en sont les avantages. [Acad. de méd., 24 avril.)
Un nouvel oplulialmoscopo propre à photographier le fond de l'œil et dont M. Giraud-Teulon a donné la description et les planches {Ann. d'ocuUsi., mars et avril), a aussi été imaginé par le docteur Rosebrugh, du Canada. Mais les essais n'ont encore réussi que pour la photographie du fond de l'œil du chat ; la réflexion cornéale de la lumière chez l'homme noie tellement tous les détails, qu'il a été impossible d'obtenir jusqu'ici une image nette du fond de l'œil sur le verre dépoli de la chambre obscure.
Elude ophllialmoscopique sur les altérations du nerf optique, et les maladies cérébrales dont elles dépendent, par le docteur Galezowski, Un vol. grand in-8°, avec une planche en chromo-lithographie et figures dans le texte.
Manuel d'ophlhalmoscopie, par M. le docteur G. Sous, professeur de clinique ophthalmologique, médecin oculiste des bureaux de charité de Bordeaux. Un vol. in-S" de 136 pages, avec deux planches en chromo-lithographie et trois figures intercalées dans le texte. Germer-Baillière.
Ouvrage tout élémentaire des affections oculaires, spécialement au point de vue de l'usage de l'ophthalmoscopeavec l'indication des signes qu'il fournit. L'absence de détails ne le rend guère utile qu'aux commençants.
Leçons d'ophlhalmoscopie , du professeur Schweigger, de l'Université de Berlin, traduites par le docteur Herschell. Un vol, in-8° de 150 pages, avec trois planches et des figures intercalées dans le texte. Germer-Baillière.
Après la description de l'instrument et les indications pour s'en servir, où se trouvent les lésions des milieux réfringents, puis celles des parties profondes, un chapitre est aussi consacré au diagnostic de la réfraction. Aujourd'hui, que l'examen ophthalmoscopique est deyenu indispensable pour l'étude des affections oculaires, ces leçons faites à la clinique de M. de Grsefe, par un professeur autorisé , serviront utilement à guider les praticiens à cet effet.
ORCHITE. Aiguë ou chronique, cette affection est commune chez les enfants, même très-jeunes, suivant M. Fleming, chirurgien de l'hôpital Richmond de Dublin. Il l'attribue le plus souvent à une altération de l'urine, excès d'acide urique, surtout dans la forme aiguë et s'accompagnant d un cerlain degré