PATHOLOGIE
Palologia e terapia spéciale, V traduction en italien de l'ouvrage précédent sur l'édition originale du professeur Niemeyer de Tubingue, par le docteur Ricchetli. Venise et Milan.
Manuel de pathologie et de clinique médicales, par Ambroise Tardieu, doyen et professeur de la Faculté de médecine de Paris, etc. Troisième cdilion, revue, corrigée et augmentée. Un vol. grand in-1 8 de 93S pages. Germer Baillière.
Sous une forme très-concise, abrégée, et avec cette admirable clarté, colle élégance de langage particulières à M. Tardieu, on trouve ici toute la pathologie médicale résumée avec un index bibliographique des plus récents et des meilleurs ouvrages sur chaque maladie. Le succès de cet ouvrage, arrivé à sa 3'' édition, dit assez son mérite; le nom de l'auteur en est d'ailleurs la meilleure garantie. L'ordre nosologique y est préféré avec raison, selon nous, à l'ordre analomique, adopté par quelques auteurs récents, M. Niemeyer, entre autres. On peut ainsi juger des avantages respectifs de ces deux classifications.
Plusieurs articles ont été remaniés et mis en rapport avec les progrès de la science. Des additions importantes ont aussi été faites, notamment sur Valaxie locomotrice, Vatrophie musculaire progressive, la leucocylhémie, la mélanhémie, la dégénérescence amyloïde, la paralysie agitante, Victère grave, Vulcère simple de Vestomac, la maladie d'Addison, le goitre exophthalmique, le rhumatisme noueux, la syphilis viscéi'ale, etc. On n'y trouve cependant ni Vadénie, ni ['endocardite ulcéreuse, ni d'autres espèces pathologiques consignées dans ce Dictionnaire.
Trattato di palologia générale des professeurs Uhle d'Iéna et Wagner (de Leipzig).
Traduction en italien sur la seconde édition allemande de 1 864, par le docteur Ricchetti. Venise, 1 865, par livraisons périodiques.
Conférences de clinique médicale, leçons faites à l'hôpital de la Pitié, 1" semestre de 1 862. — Rétrécissement de l'œsophage. — Erysipèle de la face. — Pneumothorax. — Pneumonie. — Maladies des femmes en couches, par J. Béhier, professeur de la Faculté do médecine de Paris, médecin de l'hôpital de la Pitié. Recueillies par iMM. Menjaud et Proust et revues par M, Béhier. Un fort vol. in-8.
PELLAGRE. Le prix do 5 000 francs, proposé sur ce sujet
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l'tLLAGHE.
par l'Académie des sciences, en 1 864, a élé accordé à M. Théophile Roussel, pour son Trailé de la pellagre, avec un accessit de 2000 fr. à M. Arnaud Costallat, sur un rapport trèsremarquable de M. Rayer. Douze mémoires avaient élé envoyés représentant quatre o|)inions exclusives et contradictoires sur la nature de cette maladie. La première et la plus ancienne est celle qui l'attribue à un agent toxique, le verdel ou verderamc, maladie parasitaire du maïs qui, employé dans l'alimentation, produit cet empoisonnement lent et morlel. De là son caractère endémique dans certaines contrées à maïs, comme l'Espagne et l'Italie. Les deux lauréats en sont les seuls représentants auxquels s'est associée l'Académie par l'organe de son rapporteur, qui, sans doute, partageait celte idée depuis longtemps.
Mais depuis longtemps aussi, différents cas de pellagre étaient signalés à l'état sporadique dans divers lieux où le maïs ne faisait point partie de l'alimentation. Ainsi, en Espagne : dans la Vieille-Castille et l'Aragon; en France : dans la Champagne, la Gironde, la Normandie. Chaque observateur en a fait ainsi une maladie différente suivant les cas observés. Pour M. H. Gintrac, l'hérédité, certaines professions, une alimentation mauvaise ou insuffisante et la misère en font une affection générale qui, abandonnée à elle-même, entraîne la mort. C'est une diathèse, selon M. Bouchard, que toute espèce de misère peut produire, et qui reçoit son caractère spécial, l'érythème pellagreux, de l'insolation.
Tout en reconnaissant l'action puissante de ces causes déprimantes sur la production de la pellagre, Landouzy en agrandit encore le champ. Les personnes en dehors de la misère, dans l'aisance et de bonnes conditions hygiéniques, y seraient aussi exposées. La cause première en serait ainsi inconnue.
M. Billod n'est pas aussi réservé. Médecin directeur de l'asile d'aliénés de Sainte-Gemmes, il a changé en cause ce qui avait élé regardé comme un effet de cette maladie. L'alié^ nation mentale qui atteint beaucoup de pellagreux dans la période ultime en serait, d'après lui, le principal caractère, ou plutôt la pellagre ne serait qu'une forme de l'aliénation mentale, et les autres symptômes ne seraient que la conséquence de cette espèce de cachexie, comme il cherche à le démontrer de nouveau m Arch. de inéd., mars. M. Brunei refuse aussi de reconnaître à cet appareil symptomalique le caractère d'une maladie spéciale.