‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 110 sur 149 · PHLÉBITE · texte numérisé non relu

PHLÉBITE

même manière que les cartilages. Le danger serait donc dans la présence du caillot lui-même au sein du torrent circulatoire, en ce que, par sa migration, il peut propager l'inflammation et la suppuration.

De là le traitement renouvelé de Hunier : la compression du vaisseau au-dessus du point enflammé pour s'opposer à la migration du caillot et favoriser l'union, l'adhésion des parois de la veine. Quand elle est située superficiellement, M. Lee a même eu recours à un moyen plus sûr et expéditif : la ligature et même la section sous-cutanée du vaisseau comme dans les varices. Sur 4 cas relatés, la compression a été employée une fois sur l'extrémité supérieure de la basilique, la ligature deux fois, la section une seule, en prévenant l'effusion du sang des extrémités par l'acupressure. Or, de ces trois moyens, c'est à ce dernier que M. Lee accorde la préférence. Les bouts de la veine divisée contractent bientôt, dit-il, une union intime, vasculaire, avec le tissu cellulaire environnant, sans suppuration, et après trois ou quatre jours, les aiguilles peuvent être enlevées sans danger d'hémorrhagie.

Cette distinction et ce traitement seraient d'une importance capitale s'ils étaient bien établis, mais la première semble plutôt une vue de l'esprit qu'un fait démontré, et le second ne repose que sur une expérience tout à fait insuffisante pour détruire les objections qui se présentent à l'esprit contre son emploi.

Phichitc a<ihc.<sivc. M. Cavasse en a constaté l'existence dans la veine ombilicale d'un avorton mort-né à 2 centimètres de l'ombillic. En ce point, le cordon diminue brusquement de volume, perd son apparence variqueuse : de cordon ombilical il devient cordon fibreux, blanchâtre, sans sinuosités, gros comme le tuyau d'une petite plume à écrire; pressé entre les doigts, il donne la sensation d'une matière fibrineuse. La peau de l'abdomen s'avance très-exactement autour de ce cordon ; par l'ouverture ombilicale qu'elle circonscrit, on ne pourrait pas introduire une sonde de femme.

En faisant la section du cordon à 1 centimètre du point où commence le rétrécissement, on trouve dans la veine ombilicale un caillot fibrineux, rouge et mou jusqu'au point rétréci, fibrineux, blanc et plus dur dans le rétrécissement, dont il a la forme, et qu'il occupe dans la moiiié de son étendue; il est accolé aux parois de la veine, mais il s'en détache sans peine,

PHLftBOLITE.

el. l'on voit alors que les artères ombilicales sont normales et qiio le rélrécissoment porlo exclusivement sur la veine ombilicale; la lumière du vaisseau est à peine le tiers de ce qu'elle est dans les points non rétrécis, les parois en sont plus épaisses; la face interne est encore brillante, mais un peu dépolie. La gélatine de Wharton fait complètement défaut entre les vaisseaux.

La veine ombilicale, débarrassée de son caillot, est parfaitement perméable; un stylet y pénètre facilement ainsi que dans le canal veineux quoique son calibre soit moins volumineux que d'habitude. [Gaz. deshôp., n" 37.)

C'est là une cause de mort du fœtus qu'il n'est permis de reconnaître ni de prévenir et qui n'est pas môme indiquée dans les traités d'obslélrique.

PIILÉBOLITE. Nom donné en Angleterre, à des tumeurs solides formées de matières calcaires déposées dans les veines. Un exemple s'en est présenté récemment cliez un jeune homme admis à l'hôpital Saint-Thomas pour éire opéré d'une tumeur grosse comme une orange existant oepuis plusieurs années sur le dos, et attribuée à un coup. Sous-cutanée, sans changement de couleur ni adhérences a la peau, insensible, sans pulsations ni élasticité, elle est prise pour une tumeur graisseuse, mais un abondant écoulement de sang veineux en nappe prouva aussitôt que c'était un nœvus. Elle était formée de petits conduits ou sinus irréguliers, imbriqués dans le tissu musculaire, mais ayant une membrane fibreuse distincte paraissant en communication avec les veines voisines. Ils étaient remplis de concrétions calcaires depuis le volume d'un grain de millet jusqu'à celui d'un gros pois, faisant effervescence avec l'acide muriatique. On y trouvait mêlée de la fibrine décolorée et de petits caillots mous. {Lancel, 31 décembre.)

Suivant la Gazette des hôpitaux, ce serait là une tumeur érectile des muscles dont il y a peu d'exemples. Les concrétions décèleraient des phénomènes subinflammatoires antérieurs, et c'est ainsi qu'elle n'était le siège ni de pulsations, ni d'élasticité, et simulait une tumeur graisseuse. Sa réductibilité partielle s'explique par sa communicalion avec des veines volumineuses. Ce serait donc là un moyen de diagnostic, de ces tumeurs mixtes, quand les autres signes du lipome font défaut.

PHLEGMOM Caustiques. Suivant la pratique constante de

PHTHISIE

M. Long, premier chirurgien de l'iiôlel-Dieii de Toulon, M.-Pasqualini, chef iiUerne, rapporte 4 nouveaux cas de phlegmoti ditfus des membres traités par le caustique do Vienne. Dans le premier, le bras et l'avant-bras droit étant pris, et le siège d'une fluctuation profonde), avec phlyctènos, 8 cautères, placés sur quatre rangées longitudinales et circonscrivant en haut les dernières limites du mal sont appliqués, après quoi le membre enveloppé de colon est placé sur des coussins formant un plan incliné. Un mois après, le malade était guéri sans autre moyen ni suppuration que celle des cautères,

Dans la deuxième observation, une incision préalable, en rendant le diagnostic plus précis, n'a pas abrégé la durée du mal, 40 cautères environ ont seulement été appliqués.

Il y en a eu 130 autres au contraire, dans la troisième, contre un phlegmon du membre inférieur, et 70 dans la quatrième, le mal existant au bras et dans ces deux derniers , la suppuration par les cautères en se faisant abondamment, a rendu la guérison plus rapide.

Autant de succès que d'observations dans cette méthode. Et il n'est guère possible de douter de la nature du mal quand la fluctuation est constatée. Los deux conditions (îssentielles, pour être assuré du succès, c'est de ne pas économiser les cautères, en ne mettant pas plus de deux travers de doigts entre eux, et de dépasser la limite du mal en en appliquant 4 à 5 sur les parties saines, {Gazette hebdomad.^ n° 3 4.)

PHOSPHORE. Voy. Empoisonnement.

PMOTOPHOBIE, Voy. OpHinALMiE PHtYcrÉNCLAinE.

PIITIIISIE. Nosologie. Tenant compte des recherches anatomo-palliologiques et microscopiques récentes faites surtout à Strasbourg sur le tubercule, M. Fellz établit une nouvelle classification de la phlhisie en deux ordres : phlliisie conjonctive et phthisie épithéliale, selon que l'un ou l'autre des tissus de ce nom est affeclé. De plus, chacune compterait quatre espèces différentes : luberculouse, granuleuse, purulente et cirrhotiqno, selon l'évolution du processus pathologique. Justifiées au point de vue anatomo-pathologique, surtout la dernière (voy. CmniiosE PULMONAinE), ces distinctions le sont beaucoup moins clairement Sous le rapport clinique, diagnostique, et leurs indications

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ihérapeuliques spéciales sont bien vagues, malgré les efforts de l'auteur (6Vts. mdd. de Slrasbourg, sept, et oct.). Ce n'en est pas moins là un bon travail à consulter en raison de la bibliographie qui le termine, et qui permettra à tout investigateur scrupuleux de s'éclairer personnellement sur ce sujet.

Pli<hisio granuleuse. Introduit par Bayle, ce terme a été remplacé depuis par les adjectifs galopante, suraiguë, épilhéliale, miliaire,catarrhale, suivant le caractère des lésions anatomiques, décelé par le microscope. L'instrument qui devait tout éclaircir a jeté ainsi le trouble et la confusion sur ce sujet. De ce que l'on ne rencontre pas dans ces lésions le corpuscule tuberculeux, la granulation embryoplastique qui, d'après M. Robin, est l'élément caractéristique du tubercule , celte forme de phthisie ne serait pas tuberculeuse suivant lui. Mais, dit M. Soulier, il faut supprimer le mot tubercule et ne voir que le processus qui l'engendre, et qui, selon Virchow et M. Villemin, est toujours une malformation des éléments produits et régression rapide; c'est-à-dire une néoplasie pauvre du tissu conjonctif. Or, ces noyaux de tissu conjonctif en prolifération qui, d'après Virchow, forment les granulations de la phthisie granuleuse, sont absolument la même chose, d'après M. Cornil, que les cystoblastions, les corpuscules fîbro-plastiques ou embryoplastiques que M. Robin y a rencontrés. L'interprétation seule diffère. La nature tuberculeuse de cette granulation ne peut doue être mise en doute, et voilà pourquoi ce terme doit être conservé. C'est une phthisie ordinaire à marche suraiguë. Le fait est certain, dans la majorité des cas, où Ton retrouve la lésion tuberculeuse type, la granulation embryoplastique et extrêmement probable dans ceux où des cellules épilhéliales ou des éléments de pus concret composent exclusivement la granulation {Journ. de méd. de Lyon, avril). L'interprétation clinique, médicale doit toujours ainsi primer l'examen microscopique, lors même qu'il ne la confirme pas comme dans ce cas où ils se trouvent parfaitement d'accord.

Étiologie. Sur 1000 phthisiques dont 600 hommes et 400 femmes, observés par Smith, durant sept ans, et dont il note les faits les plus saillants, voici les résultats obtenus :

Age. L'âge moyen des hommes était 29,66 ans, des femmes 27,5. Un huitième avait moins de 20 ans. 3 O/o passaient ;iO ans ; 27 O/o n'avaient pas atteint la trentaine.

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La menstruation était apparue dans la majorité des cas entre quatorze et quinze ans. Chez 40 O/o il y avait dysménorrhée, et le plus souvent le flux avait disparu. Chez 6 O/o seulement, il était abondant.

La leucorrhée fut observée chez 42,2 O/o, l'épistaxis chez 41 O/o et spécialement chez les hommes. Il n'y eut d'hémorrhoïdes que chez 2 O/o.

Mariage. Près de la moitié des malades étaient mariés ; 4 3 O/o des mariages étaient stériles; 44 O/o avaient un ou deux en-fants ; 55 de un à trois. Le nombre moyen des enfants de tous les phthisiques était de 4 etla mortalité de38 O/o ; c'est-à-dire 43,7 dans les familles des femmes et de 31 ,7 dans celles des hommes.

La faiblesse de la constitution des enfants des phthisiques fut constatée 43 fois O/o, 4,87 pour les femmes et 37 pour les hommes. 46,2 O/o des femmes phthisiques mariées avortèrent.

Professions. Le libertinage et la masturbation étaient fréquents chez les malades mâles. Les phthisiques accusaient souvent leur métier comme cause de leur maladie; c'est-à-dire 85 O/o pour les hommes et 49 O/o pour les femmes.

Ces chiffres se décomposent en ceux-ci :

Poussière et fumée 15,8 p. O/q

Veilles excessives 29,5 —

Travail en position courbée 20,0 —

Chambres mal aérées 24,3 —

Refroidissement 32,1 —

Travail excessif 6,3 —

Causes diverses 0,4 —

150/0 seulement des malades avaient été saignés et plus de la moitié n'avaient eu qu'une seule soustraction sanguine. L'usage du mercure ne paraît pas avoir exercé d'influence sur le développement du mal.

28,4 0/0 des malades étaient très-sujets à la transpiration ; le quart des malades ne portaient pas de flanelle.

Chez 28 0/0 des phthisiques, on put constater qu'ils étaient nés très-faibles.

32,7 0/0 n'avaient jamais eu d'hémoptysie. Beaucoup avaient eu dans leur jeunesse la rougeole, la coqueluche, la scarlatine et la variole.

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Aucun des 600 liommos observés n'était radiilique; 0,5 O/o soulemonl des femmes l élail. Les cas de pneunomie et de rlmmalisme élaioiit Créquenls.

21 O/o étaient scrofuleux.

36 O/o avaient passé la majeure partie do leur vie à Londres, tandis que 51 O/o vivaient à la campagne.

Hérédité. Quant aux parents, 34 O/o avaient perdu leur père, et 46 O/o leur mère; 28 O/o avaient perdu les deux parents, 25 O/o possédaient encore leur père et mère. Aucune différence sous ce rapport entre les hommes et les femmes.

L'âge moyen des parents morts était de 50,8 ans, pour la mère de 49,2, pour le père de 52,9.

Dans la période antérieure à la naissance des malades, on a trouvé que chez 18 O/o le père et la mère avaient été d'unev santé faible, et cet état maladif était plus fréquent chez la mère. . En examinant toute la vie des parents, on observa aussi que laa mère était plus souvent malade que le père.

Les parents étaient morts l'un et l autre de phthisie dans 21 1 cas sur 100 et 23 fois sur 100, les malades avaient perdu parr la même maladie des frères et sœurs, 2,8 O/o seulement avaient! perdu leurs grands parents par la phthisie. La mortalité parr phthisie pour les parents était plus élevée pour les femmes que 3 pour les hommes.

Chez 8 O/o seulement des malades, on put constater chez lesf parents l'existence d'affections scrofuleuses. Le rhumatisme et t l'asihme, au contraire, étaient fréquents, le premier chezi 22,1 O/o, le second chez 13,4 O/q.

Dans 6 cas 0/0 seulement, c'est-à-dire dans 0,6 O/o les pèress et mères étaient parents. L'âge des pères et mères à l'époque de? la naissance des phlhisiqaes était de 25 à 35 ans.

Les phthisiques avaient eu pour la plupart plusieurs frères, . et le nombre moyen des enfants de leur famille était de 7,5 O/o. . Seulement dans 5 O/o des cas, les parents n'avaient eu qu'uni seul enfant. Le professeur Mantegazza a observé de même cette? fécondité exlrôme des parents des phthisiques, en Lombardie, . 20 fois sur 100 le phthisique était le premier né, et les trois» premiers nés formaient la moitié de tous les malades observés « par Smith.

Les femmes avaient plus souvent que les hommes les che- • veux noirs, tandis que les hommes avaient deux fois plus sou-

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veut les cheveux blonds. L'iris était clair chez les trois quarts (les malades.

La constitution musculeuse prédominait chez les femmes, t.indis que les hommes étaient le plus souvent maigres. Souvent ils avaient habituellement froid aux extrémités.

Chez 72,5 O/o des malades, le tempérament était excitable; chez 74,5 pour les femmes et 68,5 pour les hommes.

De l'action de quelques maladies aiguës sur la luberculisation, par le docteur Revilliod, ancien interne des hôpitaux de Paris. R In-8° de 88 pages.

Dit développement imprévu des tubercules et de la phthisie, par le professeur Trastour, de Nantes. Mémoire de 95 pages in-8° extrait du journal de la Société académique de la Loire-InféiiGure.-

Coïncidence avec les affections utérines. Pour M. H. Bennett, qui l'a signalée depuis longtemps, cette connexion dépend de l'anémie, de la débilité produite par les affections utérines, et qui, en altérant les fonctions digestives et nutritives, prédisposeraient puissamment à la tuberculisation. C'est ainsi qu'il rapporte six exemples d'affections utérines chroniques, suivies de 3hthisie, et que plusieurs phthisiques au premier degré, arrivées à Menton, ont été trouvées réciproquement atteintes d'affections utérines dont elles n'avaient pas conscience. [Lancet, 1° 21, et Bull, de Ihérap., juillet.)

Suivant M. Braxlon Hicks, cette étiologie de la phthisie serait exagérée, et d'après les cas invoqués on ne peut pas plus dire que les affections utérines concomitantes de la phthi'^ie l'ont produite que celle-ci leur a donne naissance. Leur réaction mutuelle, en s'aggravant l une l'autre, est un fait évident, mais ayant eu séparément leur point de départ spécial sous 'influence de causes particulières. [Idem, n° 23).

Cette appréciation semble trop juste pour y ajouter quelque ;bose.

Inoculation. Suivant de nouvelles expériences de M. Villenin, le persévérant et habile investigateur histologique du tubercule, au point de vue de son siège, de son évoluiion et de sa nature Paris, 1862), la phthisie pulmonaire, comme les autres maadies tuberculeuses en général, serait une affection spécifique, noculable, virulente, en un mot, comme la syphilis et, notamnent, la morve et le farcin. C'est du moins ce qui résulte de

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riiioculalion de lapins frères vivant dans les mômes conditions d'hygiène et de nourriture, dont un seul était inoculé. Après trois à quatre mois d'attfMite, ces animaux étant sacrifiés, des t granulations tuberculeuses se rencontraient dans la plupart des » ' organes cliez le sujet de l'expérience, tandis que l'autre oei ' présentait jamais aucun tubercule.

Ces expériences, dont la relation détaillée est fournie à l'ap- - i pui, répétées de différentes manières sur un grand nombre de ' sujets, ont fourni constamment les mêmes résultats. Il n'est i i donc pas possible de les révoquer en doute ni d'en nier la por- ■ i lée. Des inoculations faites parallèlement avec la matière de la i I psorenterie d'un cholérique, du pus d'abcès phlegmoneux. d'an- • i Ihrax, n'ont donné aucun résultat comparable. Il n'y a donc qu'à i contrôler ces expériences en se plaçant dans les conditions iden» -

tiquesaveccellesde l'auteur pour les répéter avecsuccèsEncorene * ' faudrait-il pas s'étonner que certaines inoculations n'échouassent; ; i

dessubstancesincontestablementinoculablesrestentsouventsans ;

effet, témoin le vaccin, bien que toutes celles tentées jusqu'ici i I

aient réussi. Pour plus de sûreté, il est vrai, M. Villemin les a t I

pratiquées deux fois sur le même animal, excepté chez le n" 4 (

de la deuxième série qui, n'ayant été inoculé qu'une fois, n'en s i

a pas moins été tuberculeux. Enfin, il les a rendus tuberculeux, I mais non phlhisiques; car, tenant avant tout à constater le fait .

brut, sans se préoccuper des nuances qu'il peut offrir, il n'a pas • I

laissé vivre assez longtemps ces animaux pour que la tuberculi- • i

salion pût parcourir toutes ses phases. On comprend celte im- i

patience devant des expériences toujours longues à aboutir au I

résultat attendu, pour prendre possession d'un fait d'une aussi s grande importance.

Ne sachant à quel degré de son évolution le tubercule est le plus ■ f

propre à l'inoculation, il a toujours pris la matière à inoculer sur • t

deux granulations, l'une grise et l'autre au début de son ramol- ■ f

lissement, en les choisissant, autant que possible, ailleurs que é

dans les poumons, afin d'être moins exposé à prendre des pro- é

duits inflammatoires consécutifs plus communs dans ces organes o

que dans tout autre et sur des sujets morts seulement depuis q vingt-quatre à trente-six heures. Avec un bistouri à lame étroite, une petite ponction sous-cutanée est pratiquée vers la

base de l'oreille, et un petit fragment de substance tuberculeuse ' \' est insinué dans la plaie, après l'avoir un peu désagrégée en

la triturant avec la pointe de l'instrument. Les phénomènes • p

PHTHISIE

locaux résultant de cette petite opération ont été les suivants : Les deux ou trois premiers jours, rien n'est apparent : la piqûre d'inoculation est fermée par une petite croûte; mais ordinairement, vers le troisième, surviennent un peu de rougeur, de chaleur et de tuméfaction. Après trois ou quatre jours, il ne reste sous la piqûre qu'une petite nodosité mobile avec la peau qui la recouvre, se formant parfois sans rougeur, ni gonflement antérieur; puis elle grossit et, après un temps plus ou moins long, il se forme un pertuis à la peau par lequel s'échappe une matière puri forme blanche très-épaisse. La petite ouverture se ferme ensuite, le nodule s'affaisse, puis reparaît pour se vider encore, et ainsi de suite. Le premier lapin a eu un petit ulcère situé plus haut que la plaie d'inoculation, dû probablement à l'introduction de la sanie putride prise dans une caverne pulmonaire sans que ce phénomène se soit reproduit chez aucun autre.

Un processus morbide, qu'il ne faudrait pas prendre pour du tubercule dans les autopsies de lapins, consiste en de petits kystes existant dans le foie de presque tous les individus, kystes qui renferment souvent des corps oviformes analogues aux œufs de taenia, et qui, en dégénérant, prennent l'aspect et la consistance de petits tubercules jaunâtres.

Ainsi donc, la phthisie serait une affection virulenle, inoculable! Que d'incrédulité cette assertion va rencontrer! {Union méd., n" 147). C'est à l'expérimentation future à prononcer en répétant des expériences intéressantes de nature à faire revivre l'idée de la contagion de la phthisie et à jeter un grand jour sur les moyens à lui opposer.

Ce n'est pas la tuberculose que produit l'inspiration des poussières métalliques ou terreuses, suivant M. Feitz, d'accord en cela avec Clark et bien d'autres observateurs, surtout les plus récents. Fondé sur sept autopsies, il n'a observé qu'un état cirrhotique du tissu pulmonaire résultant de l'irritation éveillée dans les petites bronches par les poussières organiques ou inorganiques et qui ne peut se distinguer de la tuberculose que par le microscope. Voy. Cirrhose.

Diagnostic. Elle peut être simulée, du moins en partie, par 1 existence d'un kyste hydalique. Voy. ce mot.

Oa the température of the body as a means of diagnosis in phlhisis and tuberculosis (De la température humaine comme

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moyen de diagnostic dans la plilhisie), par lo professeur Rin^^er Brocliuro de 92 pages in-S", °

Fondé sur de très-nombreuses expériences dont 24 sont rapportées m extenso, l'auteur conclut que la température du corps peut révéler le développement de la tuberculose avant que lessignes physiques permettent de la diagnostiquer et d'en suivre, d'en constater de môme les progrès sans quelescomplications| la bronchite, l'albuminurie, puissent en imposer. Ce serait donc là un nouvel élément précieux do diagnostic pour le médecin praticien.

Des ulcérations de la bouche el du pharynx dans la phthisie pulmonaire. Thèse inaugurale soutenue à la Faculté de Paris, par M. G. Julliard, el ayant remporté un prix au concoursannuel. 76 pages grand in-S" avec deux planches.

Un exposé complet des signes différentiels avec les diversesulcérations de la bouche, syphilitiques, cancéreuses, etc. , dis-lingue surtout celte dissertation inaugurale. Elle servira utilement au diagnostic.

Dyspepsie prodromique. Sur 80 cas de phthisie pulmonairenon douteuse, M. Symes Thompson, médecin de l'hôpital forconsumption, a noté qu'il y avait eu des symptômes prémoni- ■ loires dyspepsiques chez la moitié des malades. La toux fut le ■ premier symptôme dans le quart des cas et dans un huitième, . une respiration courte.

Une faiblesse générale des fonctions digestives en rapport; avec l'état de la constitution. est la forme la plus commune dans; la phthisie hcrédilaire. Les aliments sont difficilement digéréset produisent une sensation de plénitude, de poids avec douleurs ■ à l'épigastre et entre les épaules. 11 semble que le suc gastrique ? soit trop aqueux pour agir convenablement. L'acidité des liquides = gastriques, qui existe toujours dans la phthisie selon le docteur ■ Bennelt, expliquerait la digestion difficile des matières grasses ■ si elle était constatée d'une manière positive.

Dans une autre forme, la dyspepsie s'accompagne dès le début , de céphalalgie frontale, puis de violents efforts de vomissement ■ comme dans la migraine. Ces symptômes s'amendent avec les • progrès de la tuberculisalion. Son développement paraît donc bien en être la cause. C'est pourquoi il faut les combattre par ■ un traitement rationnel tout en s'occupant de l'étal général, (r/ui med. Mirror, 1 864.)

l'HTHISlE. 565

Fréquence chez les soldais. Dans une slalislique décennale de la mortalité par phlhisie à Melzdo 1830 à 1860, M. le docteur Saunois a trouvé une mortalité totale de U48 sur une population moyenne de oO 000 âmes, les deux nombres annuels extrêmes, variant de 1 20 à 181. Le maximum des décès a eu lieu au printemps, le minimum en automne, ce qui s'accorde avec les données des autres grandes villes.

Mais tandis que la moyenne de mortalité est de 1 : 9,9 ou environ du dixième pour la population civile, elle est de 1 : 3,9, soit du quart pour la population militaire, d'où il faudrait conclure avec M. Boudin, que la vie de caserne favorise le développement de la phlhisie. Une seule considération peut atténuer celle inlerprélalion : c'est l'âge de vingt à trente ans de la généralité des soldats, âge où se développe cette maladie, tandis qu'il en est autrement de la ville (Soc. méd. de Melz). Il s'agirait de comparer suivant les âges la mortalité dans la ville et dans la caserne; ce travail, suivi pendant quelques années, suffirait à donner la solution du problème.

Traitement. Séjour à Eaux-Bonnes. La supposition trèsprobable émise depuis longtemps par différents climatologistcs et par nous-mêmes que l'altitude des principales sources thermales des Pyrénées n'était pas étrangère aux bienfaits que les phthisiques en éprouvaient , a été confirmée par les recherches comparatives de M. Schnepp, quant au séjour d'Eaux-Bonnes en particulier.

A Laruns, Bagès et Eaux-Bonnes, situés à 321, COQ et 780 mètres d'altitude dans les Basses-Pyrénées, il n'y a eu, en deux ans, sur 3 319 habitants, que 5 décès par phlhisie, dont 3 de provenance étrangère. Les deux autres appartiennent à la même famille où la phlhisie est héréditaire. Ce bienfait lui paraît devoir être en rapport avec une température assez basse, dont le maximum ne s'élève guère au-dessous de 12 à 15, et qui peut descendre sans préjudice au-dessous de 0 ; ce qui expliquerait comment celte allilude a besoin d'être moins élevée dans les régions tempérées, les Alpes, la Suisse, les Pyrénées, par exemple, que dans les régions tropicales où il faut s'élever jusqu'à 2000 mètres et plus [Acad. des Sciences). Cette théorie s'accorderait aussi avec la rareté observée dans les régions froides, comme en Sibérie, en Islande et aux îles Feroë; rareté attribuée ici, non à l'abaissement de tempéra-

PHTHISIK.

luro, mais à sa fixité. I-a dimiimlion de la pression almospliérique el do l'oxygène oxplique aussi le bénéfice des altitudes par le repos qu'éprouvent les poumons, la diète respiratoire en un mot, dont M. Sales-Girons a été l'initiateur. Ainsi se trouverait confirmée à posteriori la nocuité des pays chauds.

M. Schnepp est arrivé aux conclusions suivantes :

La station thermale d'Eaux-Bonnes se rapproche des conditions lliermiques des altitudes où la phthisie est absente par les mois les moins chauds, au printemps et à l'automne.

La pression de l'air diminue d'une manière presque régulière, suivant les hauteurs où la phthisie est absente, ainsi qu'aux Eaux-Bonnes, en donnant lieu à une accélération plus grande des mouvements respiratoires.

Par son état hygrométrique et l'abondance des pluies, cette station thermale se place près des altitudes où la phthisie est rare: elle ne convient pas moins aux poitrinaires par le calme de son atmosphère.

En présence de l'immunité des altitudes contre la phthisie et des avantages que les poitrinaires paraissent éprouver par un séjour prolongé sur les plateaux élevés des Andes et des Indes orientales, il est [à désirer que les hauteurs de nos Cévennes,des Pyrénées, des Alpes, et surtout les partiesjélevées de nos possessions algériennes, soient étudiées sérieusement au point de vue du traitement de la maladie de poitrine. {Arch. de mec/. , juillet. )

En soumettant quelques malades à la cure du galazyme, M. Schnepp a observé une augmentation de poids rapide et considérable qui tend à prouver que ce moyen favorise l'assimilation, fait considérable chez les phthisiques. Voy. Galazyme.

Fer. D'un long mémoire, appuyé sur plus de 200 observa- i tions personnelles, envoyé à la Société de médecine de Toulouse, par M. le docteur Millet (de Tours) en réponse à celte question : Déterminer par des faits cliniques, les indications et les contre-indi- \ calions des préparations ferrugineuses, soit isolées, soit combinées I dans le traitement de la phthisie puMonaire et couronné par ce c corps savant, il conclut que le fer, n'étant pas un spécifique de li celte affection, doit toujours être associéou combiné avec d'autres médicaments pour agir avec succès. Les phthisiques de consti- q lulion slrumeuse, molle, lymphatique, à chair flasque, liabi- d tant les contrées froides, brumeuses, septentrionales, el chez ^ $i lesquelles la forme slrumeuse prédomine sans réaction fébrile ' '

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s'en trouvent particulièrement bien. Elles sont contre-indiquées dans tous les autres cas. L'huile de squale iodo-ferrée est la meilleure; le protoïodure paraît prédisposer aux hémoplysies contre lesquelles les dragées de fer et d'ergot de seigle sont très-utiles. Toutefois le fer, sous quelque forme que ce soit, n'a pas guéri un seul phlhisique; on ne peut même affirmer qu'il ait amendé certains phénomènes ni retardé la terminaison fatale, car sur 130 cas oîi il n'a pas été employé, les mêmes améliorations sont survenues. [Bull, de la Soc. méd. de Toulouse, ïi°^ 4 et 8.)

Le docteur Dobell remplace l'huile de foie de morue par une émulsion de graisse" de porc, d'axonge, dont il donne un once Environ à chaque phlhisique par jour dans une pinte de lait pendant, deux mois. L'assimilation est ainsi beaucoup plus prompte et plus facile. Sur 1 6 phthisiques aux divers degrés qui en ont fait usage sans aucun dégoût, tandis que l'huile de foie de morue n'était supportée que par l'un d'eux, 14 en éprouvèrent de l'amélioration dans l'état général et les signes locaux, 2 seulement n'en éprouvèrent pas d'effet favorable. [Lance t , juin et nov.)

C'est l'usage de la viande crue de mouton ou de bœuf réduits en pulpe en la pilant et en la passant dans un tamis pour la débarrasser des parties tendineuses que préconise M. le professeur Fuster. Ainsi préparée, il l'administre en bols roulés dans du sucre ou en pulpe sucrée par cuillerée à café, à la dose de 1 00 à 300 grammes par jour. Employée contre la phthisie pulmonaire et d'autres affections caractérisées par un état de consomption générale dans ses salles de clinique à Montpellier, cette médication a donné d'assez belles espérances pour obliger le savant professeur à la faire connaître.

Rien de nouveau dans cette médication. Les tablettes de musculine de M. Guichon, pharmacien à Lyon, et la marmelade de Réveil à l'hôpital des Enfants, sont exactement la même chose. Seulement l'administration n'en était pas aussi spécialisée aux affections phymiques.

Mais le côté original de cette méthode de traitement, c'est qu'elle doit être accompagnée de l'usage de l'alcool à petite dose, soit 100 grammes à 20" Bé. dans 300 grammes d'eau sucrée, dont on donne une cuillerée à bouche d'heure en heure. La combinaison de ces deux moyens est indispensable pour leur succès, l'action reconstituante du premier étant secondée,

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aclivéo par celle fin second sur les organes de l'hématose. (Acnd clea Se.) ^

Il est indispensable de détruire préalablement le dégoût, l'oppression, la diarrhée, la répugnance pour tout traitement qui se manifestent souvent dans ce cas par un vomitif avec l'ipécacuanha ; de combattre simultanément les sueurs et l'action locale par un cautère potentiel de mémo que l'insomnie et tous les autres symptômes qui peuvent survenir. {Union méd. n° 87.)

Ces assertions trouveront assurément beaucoup d'incrédules. Nous devons à la vérité de dire pourtant avoir vu chez une jeune phlhisique au troisième degré, et dont nous n'attendions plus que le dernier soupir, sous l'inflLienco d'un traitement analogue, l'assimilation renaître et se manifester par l'engraissement, les forces revenir et tous les symptômes s'améliorer, au point de faire croire en apparence à la guérison. Mais on ne réussit qu'à prolonger la vie de six à sept semaines.

Bains el inhalations de vapeur térébenlkinée. Prenant en considération les bons effets traditionnels du séjour dans les forêts de bois de pins pour les phthisiques , les faits confirmatifs modernes des vapeurs de goudron de M. Sales-Girons, des bains résineux du docteur Ireiand d'Édimbourg, du docteur Vood de Philadelphie sur les inhalations térébenlhinées, etc. M. le docteur Chevandier de Die a importé celles-ci en France. Encouragé à cet égard par la pratique vulgaire du four ù poix, où les habitants de la Drôme venaient se guérir avec les copeaux d'une espèce de pin qui croît sur le mont Glandaz, d'une élévation de 2000 mètres, il se sert à cet effet des copeaux de ce pin mugho. Exposés pendant une demi-heure au soleil, puis trempés dans l'eau froide, ils sont jetés sur une grille à gouttière et en plaçant dessous la lampe à alcool, mèches allumées, l'atmosphère de la pièce est bientôt saturée de ces vapeurs résineuses qui sont en général assez bien tolérées par les bronches les plus délicates. [Gaz. méd. de Lyon, n°' 14 et i3.)

Un rapport favorable de M. Gibert, à l'Académie de médecine, ne peut que favoriser l'usage de ce traitement à domicile. Plusieurs succès rapportés par l'auteur le feront certainement essayer dans la phthisie, le catarrhe pulmonaire, In goutte, la gastralgie, et notamment contre les éruptions squameuses do la peau. [Acad. de méd., juin.)

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Quant au principe médicamenteux, on l'attribue à l'ozono qui se développe des bois résineux. On sait que les pins et les sapins laissent échapper par leurs fouilles un corps qui agit sur le papier ozonomélrique, comme le docteur Ireland l'a constaté et M. Chevandier aussi. Il paraît que sous l'influence de la chaleur , les huiles essentielles , la térébentliine en particulier, absorbenlune quantité considérable d'oxygène qu'elles restituent après lui avoir donné beaucoup des propriétés de l'antozonide. Obéissant à son affinité pour le sang, ce gaz y pénètre ainsi modifié par les poumons et la peau et y produit les effets observés. C'est ainsi que les malades sont en état de supporter une température de 70" dans les bains de vapeur résineuse, tandis qu'ils supportent à peine 33 degrés à l'hôpital Saint-Louis.

Deux nouveaux cas de guérison par les cautères potentiels loco dolenli, observés par le docteur Riembault, ont été relatés à la Société de médecine de Sainl-E tienne. Mais chercher à démontrer cette curabilité, c'est vouloir enfoncer une porte ouverte. Qui n'a observé de ces cas où des tubercules manifestes laissent vivre plus ou moins longtemps? C'est à déterminer le genre ou plutôt l'espèce de phthisie qui a ce privilège de rester locale, latente, n'excitant de retentissement que par intervalles, sans amener la mort, qu'il convient de s'appliquer aujourd'hui. On l'a appelée phthisie chronique, scrofuleuse, crétacée. Peut-être y aurait-il lieu de revenir, à cet égard, sur quelques-unes des nombreuses divisions établies par nos devanciers. Il faut que le microscope et la clinique s'accordent à en trouver le caractère dislinclif. Attendons !

Sueurs colliquatives. Depuis dix ans, M. Rodolphi emploie avec succès la poudre suivante :

"j^ Bicarbonate de soucie 50 centigrammes.

Fleur de soufre )

Magistère de bismuth j

Un paquet toutes les deux heures. Continuée exactement pendant quatre à cinq jours, cette poudre suspend sinon diminue ces sueurs si pénibles ainsi que l'expectoration, en améliorant l'étatgénéral des malades tuberculeux ou catarrhcux, sans aucune aggravation de la dyspnée. Un peu de soif en est l'unique résul tat. Loidium albicons disparaît pendant son emploi; mais les estomacs délicats nepeuventla supporter. (Ga:-. med. Lomharda, n° 1.)

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Aux prôpnraUons de plomb ou d'agaric qui ne sont pas toujours employés s;ins inconvénient , M. Druitt substitue les lotions d'eau aussi chaude que le malade peut la supporter sans se brûler la peau. On les pratique sur les endroits où la sueur se montre primitivement comme le front, la poitrine, et l'on sèche rapidement avec un linge sans frictionner. On obtient ainsi de trèsbons résultats sans fatigue ni danger pour les phthisiques. {Med. Times, mars.) C'est avec de Teau vinaigrée, à la température actuelle de l'appartement, au contraire, que M. Fuster dit obtenir cet effet.

Thérapeutique de la phthisie pulmonaire basée sur les indications, ou l'art de prolonger la vie des phtliisiques par les ressources combinées de l'hygiène et de la matière médicale, par J. B. Fonssagrives, professeur d'hygiène à la Faculté de médecine de Montpellier, membre correspondant de l'Académie de médecine; un vol. in -8 de 4S0 pages.

PHYSIOLOGIE. Fonctions fin cervelet. D une étude rétrospective des données actuelles de la physiologie expérimentale sur les centres nerveux de la vie psychique, le docteur de Renzi conclut que le cervelet n'est le siège d'aucune faculté intellectuelle; ce n'est ni un organe de perception sensitive, ni un organe moteur, mais bien un appareil de puissance nerveuse à la disposition de l'intelligence et par suite soumis à l'action du cerveau; il exerce immédiatement son influence sur les sens et indirectement sur les mouvements et sur l'intelligence. En effet, il agit sur les sens, et par là rend les sensations claires et distinctes, en perfectionnant les sensations, il règle et coordonne les mouvements volontaires et contribue ainsi à faire parvenir à l'intelligence de bons matériaux sensibles que celle-ci peut utiliser.

En d'autres termes, le cervelet est la condition physique et matérielle pour l'application complète do l'attention vers la contemplation du monde extérieur. Lorsque nous faisons attention à un objet situé hors de nous-mêmes, nous activons, au moven de l'innervation du cervelet, nos sens qui acquièrent ainsi la f iculté de recevoir l'impression dans toute sa plénitude et sa vivacité.

' En un mot, ie cervelet est l'organe de l'attention sensitive. [Ann. nniv. di med., nov. et déc. -1864.)

PHYSIOLOGIE

Racines antérieures. Contrairement au rôle que Ch.

Bell a as?i mé aux cordons latéraux de la moelle sur la respiration, et que M. Schiff a confirmé par des vivisections, M. Charcol n': pas observé de troubles fonctionnels respiratoires chez des f ;mmes hystériques dont la partie cervicale et latérale de la moelle était frappée de sclérose à l'autopsie. Divergence à ajouter à celles qui se rencontrent entre l'observation clinique et la physiologie expérimentale. (Soc. méd. des hôp. de Paris, janvier.)

Greffes animales. En continuant ses intéressantes expériences à ce sujet, M. P. Bert les a vu complètement réussir dans les nouvelles cor.ditions suivantes : Il a coupé la queue de rats adultes et jeunes, et après les avoir exposées durant soixante-douze heures à une température de 7 à 8°, puis de i 6°, à une température humide de 57, et après une dessiccation complète et l'exposition consécutive à une température sèche de plus de 100°, dépouillées et insérées sous la peau d'autres rats, il les a vues vivre et réussir complètement sous ce triple critérium de leur succès : provenant d'un jeune non encore développé, la greffe a continué à acquérir des dimensions adultes; elle a subi les modihcations pathologiques générales, surtout dans la moelle des os par une transformation fibreuse et une injection poussée dans le cœur de l'animal, a pénétré dans cette greffe. Les propriétés vitales, des tissus persistent donc malgré ces étranges épreuves de destruction et de mort. (Jcad. des Se.)

M. . Mantegazza a greffé, sur plusieurs classes d'animaux, presque tous les organes. Il a vu des tissus atteints de la dégénérescence grasse; d'autres végètent dans le nouvel organisme du y contractant des adhérences par de nouveaux vaisseaux et en tissu conjonctif. Dans -la grenouille, le testicule continue à produire des zoospermes, et l'estomac, après avoir contracté des adhérences vasculaires, produit toujours du mucus et du suc gastrique. Après vingt-sept jours, il a pu obtenir des digestions artificielles parfaites avec l'estomac greffé.

La rate peut vivre longtemps dans un autre organisme chez les batraciens et peut même augmenter de poids. ^

L'ergot du coq peut vivre l'espace de huit ans dans l'oreille d'un bœuf, en acquérant le poids de 396 grammes.

Il a greffé la fibrine pure, sans globules rouges ni blancs, et

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l'a vuo s'organisor, so transformer en pus, (issu conjonclif, cellules gminilouses il nouveaux Vfiiss(!:iiix. En variant les expériences (le mille manières, on étudiant l'organisation du sang greiïé ou arrôlé dans un vaisseau, il a pu se persuader de l;j fausseté du principe liislologique de l'école de Berlin : Omnis cellula ex cellula. La fibrine est un principe immédiat de l'organisme qui, d'elle-même, par le contact avec les tissus vivants, peut s'organiser. {Idem.)

Chaleur hiinininc. Sa source si mystérieuse et controversée est, d'après le docteur Levey, dans le frottement continuel des molécules sanguines résultant de la rapidité de la circulation artérielle, se fondant à cet égard sur ce que plusieurs liquides peuvent être échauffés par l'agitation [The med. press., août). Celle théorie est si simple et naturelle, pliysiologique peut-on dire, qu'elle a déjà été émise en 1850 dans une brochure intitulée : Vital Heal, par M. Parker, et sans doute par beaucoup d'autres auparavant; mais le développumenl ne permet pas même de la discuter : on ne peut que l'enregistrer à côté des autres.

Température cutanée. Contrairement à la règle qu'elle diminue graduellement du centre à la périphérie, le docteur de Renzi conclut de nouvelles recherches sur ce sujet, comme une exception éclatante, que celle de la paume de la main fermée est égale à celle du creux axillaire. La partie interne du pied y fait aussi exception. Si celle des membres supérieurs est toujours au-dessus de celle des membres inférieurs, on remarque aussi que la partie interne est plus chaude que la partie externe.

Enfin celle température varie aux différentes heures du jour sans aucune des causes qui peuvent la faire changer comme l'exercice, la lumière, l'excitation, les émotions. Ainsi elle s'élève dès la première heure du jour jusqu'à deux heures après midi pour diminuer ensuite constamment. Cette différence est de deux degrés, et plus surtout chez les jeunes animaux. [FiUatre Sehezie.)

Puberté. En comparant les statistiques publiées sur l'âge delà puberté des femmes en France, les différences présentées par l'ûge moyen des femmes observées n'ont pas toujours paru, . à M. lo docteur G. Lagneau, être en rapporl avec les différenrcs

PHYSIOLOGIE

de lalilude, de température et d'habitation soit à la ville, goit à la campagne.

En elTot, les femmes de Lyon arriveraient plus tard à la puberté que celles des Sables-d'Olonne, ville située plus au nord et même que celles de Paris, de 3^ plus septentrional. Au contraire, quoique habitant des régions situées sous le même degré do latitude et peu diderenles sous le rapport des températures moyennes, les femmes de la campagne, observées à Strasbourg, ne deviendraient pubères que quinze mois plus tard que les femmes de la campagne observées à Paris.

D'où le savant anihropologisle conclut que cette diversité peut bien tenir quelquefois à la diversité des éléments ethniques si nombreux, qui ont concouru à la formation de la nation française. De même que certaines races animales ont un développement plus ou moins rapide, les races humaines sembleraient être de même plus ou moins précoces. (^coJ. des sciencef^)

Murmure respiratoire. Il est produit, selon le docteur Waters, par une membrane valvulaire existant à l'entrée des vésicules pulmonaires, et qui en est comme l'expansion, par le rétrécissement qu'elle produit à l'entrée de l'air. 11 en trouve la preuve démonstrative par la relation de la cause et l'effet. Ainsi, chez les enfants où celle membrane est Irès-dévcloppée, le murmiure respiratoire est plus fort, plus marqué que chez l'adulte, d'où le nom de respiration puérile. Chez le vieillard, au contraire, où elle est à peine marquée et n'existe pas môme dans beaucoup de cas, le murmure respiratoire est moins sensible, souvent nul. Enfin, dans l'emphysème où elle est détruite, on sait les changements que subit la respiration. {Briiish med. and, chir. Review, janvier.)

C'est le mécanisme des bruits du cœur, appliqué à la respiration. Si l'on pouvait ainsi connaître la cause réelle du murmure respiratoire, nul doute que le diagnostic des affections pulmonaires en serait encore simplifié.

Sîége des coinhustions respiratoires. Voy. S.\NG, Cœun, Éhection, Déglutition, Pneumocraphie, Bouls, Rate.

Mouvemcnl circulaire de la matière dans les trois rèqnat , tableaux comprenant un aperçu des fondions nutritives dans les ôlres organisés, par M. le professeur Longet , membre de rinsiilut, avec 2 Hg. color. carton. Germer B,iillière.

PHYSIOLOGIE

C'est la démonstration graphique et saisissante, synthétique, claire et précise, rendue ainsi palpable et évidente, de tous Uts grands pliénomènes physiologiques, dans ce qu'ils ont de plus savant, d'élevé et de connu jusqu'à ce jour, composant la vie dans les trois ordres de la nature pour montrer leur dépendance réciproque, et le mouvement circulaire de la maticîre qui se l'ait par leur intermédiaire. Le règne végétal ne saurait exister sans le règne minéral, ni les animaux sans les végétaux. Et de même les animaux rendent ensuite à la terre tout ce qu'ils en ont pris par l'intermédiaire des végétaux. Cette explication est rendu compréhensible et comme élémentaire par deux schémas coloriés et des légendes explicatives qui rendent ces tableaux intelligibles, non-seulement aux médecins, aux naturalistes, mais à toutes les personnes instruites. C'est pour ainsi dire la synthèse obligée et facilitée des études d'histoire naturelle, bien propres à en fixer à jamais les lois dans l'esprit.

Leçons sur les propriétés des tissus vivants, faites à la Faculté des sciences de Paris en 1864, par M. Cl. Bernard, recueillies et publiées par M. Em. Alglave. Un vol. in-8", de 500 pages environ, avec 94 figures intercalées dans le texte. Germer Baillière.

L'irritabilité, l'élément contractile et l'élément nerveux sont les trois sujets traités dans ce volume. C'est dire qu'ils ont tous les développements historiques et expérimentaux exigés par la science la plus positive et la plus étendue. Tous les éléments indispensables à la solution de ces grands problèmes, au point de vue de la physiologie moderne, s'y trouvent consignés dans ce style clair et précis qui est l'attribut de la vraie science. La conférence faite à la Sorbonne, le 27 mars, sur la physiologie du cœur, par l'illustre professeur, termine ce volume qui est ainsi, sur ces divers points, comme la légende explicative in exlensoàes tableaux et des planches précédentes de M. Longet.

Introduction à l'étude élémentaire de la physiologie, par le professeur Tournier, de Besançon, opuscule de 88 p. in-12, qui, sans être une méthode nouvelle d'enseignement de cette science, en relie parfaitement et en classe toutes les partie?.

Lezioni di frenologia (Traité d'anatomie et de physiologie du cerveau des animaux et de l'homme), par Phil. Lussana, professeur de physiologie expérimentale à l'Université de Parme, grand in-8°, avec 10 planches lithographiées, Parme.

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