‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 111 sur 149 · PLAIES · texte numérisé non relu

PLAIES

Lelirbuch dev Plujsiologie des Menschm (Traité de physiologie de l'homme), par le docleur Wundt ; Erlangen.

Cel ouvrage, en cours de publication par livraisons, est destiné à la fois aux médecins et au public lettré.

Considéraiions sur le développement du tissu osseux et les lésions élémentaires du cartilage et des os, par le docteurRanvier, ancien interne des hôpitaux, lauréat de l'Académie de médecine de Paris. In-8° de 72 pages et une planche contenants figures.

Physiologie de la voix et de la parole, par le docteur Edouard Fournié. Un volume in-8o, de 820 pages, avec figures dans le texte. ^

PLACENTA. Voy. Dystocie.

PLAIES. Plaies pénétrantes du genou. Sur l'initiative de M. Verneuil, une discussion s'est élevée sur ce grave sujet à la Société de chirurgie. Appelé à traiter le docteur Beaumont (de Montmartre), qui venait de recevoir, dans sa voiture, un coup de pied de son cheval sur le genou gauche, ayant produit une fracture presque transversale de la rotule avec plaie cutanée de 3 centimètres, il avait réuni immédiatement cette plaie avec la suture et le collodion. Mais un épanchement rapide de sang et de gaz dans le tissu cellulaire rendit cette occlusion vaine. Il fallut enlever les sutures, pratiquer des débridements multiples, et malgré tous ces soins consécutifs, la mort survint dès le sixième jour. Emu de ee fait, le savant chirurgien venait soumettre sa conduite à ses collègues et leur demander leur avis en pareille circonstance.

L'emploi des sutures est mauvais suivant MM Dolbeau, Marjolin et Legouest, comme étranglant les tissus et l'usage des bandelettes est préférable. Mais de grandes autorités ont au contraire substitué celui-là à celui-ci, avec avantage. L'occlusion est de même contre-indiquée pour M. Marjolin, quand il y a contusion des tissus comme facilitant la résorption purulente. Le mieux est de laisser libre cours aux liquides. La méthode suivie n'est applicable, pour M. Legouest, que quand les os ne sont pas atteints ; dans ce dernier cas, la résection ou l'ampulalion sont inévitables à cause de l'arthrite suppurée qui doit arriver infailliblement. Les succès contraires sont tout exceptionnels. Les réfrigérants, glace ou irrigations continues, ne réussissent presque jamais.

PLAIliS,

Mais M. Uiclicl inonlro par cinq succès oblenns en 1848, qiio les idôcs de M. Legouesl sonl trop exclusives, cl que les plaies pénétrantes du genou avec lésions osseuses peuvent guérir. Ces succès seraient donc assez fréquents.

Tout le danger de la fracture pour M. Perrin, csl ddiis l'éclatement, la comminutivilé des os. Quand l'os est seulement traversé par lo projectile, le danger est bien moins grava, ainsi que l'a vu M. Demarquay en 1848. Tous les blessés de celte sorte guérissaient parfaitement.

11 faudrait au moins y joindre l'épancliement do sang dans l'article et la présence de corps étrangers comme tout ce qui vient compliquer la fracture d'après M. Salmon. Ces complications seules en font le danger et indiquent l'amputation ; autrement ces plaies guérissent par les antiphlogisliqucs. Aussi lesdiviset-il seulement en simples et compliquées.

Cette discussion a provoqué l'envoi de plusieurs cas de guérison par MM. Mascarel, de Chatellerault, et Aubry, de Reunes, notamment celui de M. Monteils, de Mende, où malgré une arthrite suppurée, la guérison eut lieu par le drainage. Mais tous ces faits favorables ne peuvent établir la véritable thérapeutique de cette grave lésion, ils n'en font voir que le beau côté, a dit justement M. Verneuil. Il faut multiplier les catégories et les divisions pour arriver à des résultats comparables, soit pour le pronostic, soit pour le traitement.

On ne pourrait même poser d'indications précisesàcel égard, suivant MM. Giraldès et Marjolin, que suivant les cas particuliers. On ne saurait déterminer d'une manière fixe, invariable, la conduite du chirurgien dans tel ou tel cas. Elle est subordonnée aux indications du moment. Le danger des sutures sur des bords contus, meurtris et l'emploi de la glace sont la seule loi, les irrigations avec de l'eau à 18 ou 20 degrés centig. sont préférables. (Société de chir., août. )

Une observation remarquable de M. Ch. Isnard tend à confirmer ces sages appréciations. (Union méd., n° 154.)

Plaies pénétrantes de l'abdomen. Encore un exemple qu'ici toute intervention active chirurgicaleest plus préjudiciable qu'utile. Le casa été relaté à la Société de Saint- /iliemic, mai. Une perforation accidentelle des parois abdominales existait depuis cinq jours, avec issue d'urine et de matières fécales, lorsqu'on eut la malheureuse idée de pratiquer la suture des

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