‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 124 sur 149 · PULVÉRISATION · texte numérisé non relu

PULVÉRISATION

troduiseiit cerlainementpar la respiration dans les luyaux bronchiques les plus déliés, ainsi quejes fumeurs en présentent tous les jours la preuve irrécusable en avalant, c'est-à-dire en aspirant, puis en expirant la fumée après l'avoir retenue dans les bronches sous forme de fumée; l'eau ne saurait donc faire exception à la loi commune.

Aiomisalion. Le mot de pulvérisation, accepté et répandu, depuis que M. Sales-Girons l'a appliqué au poudroiement des liquides à l'aide de ses ingénieux appareils pour le traitement des affections chroniques des voies respiratoires, a été changé par M. Morell Mackensie contre celui à'aiomisation préférable sans doute comme plus exact et s'appliquanl mieux à la division des particules aqueuses. Au moyen d'un nouvel appareil qui assure la pénétration des liquides, il a obtenu huit succès sur < 0 cas de bronchite intense et rebelle dans une moyenne de quinze jours. L'expectoration, la douleur et la toux se sont amendées dans 4 cas de phthisie sur 6 ; les deux autres malades n'ayant pu supporter cette médication ; 2 hémoptysies en ont été arrêtées rapidement ; 3 cas d'asthme ont aussi élé améliorés et une coqueluche a été promptement guérie. [Boijal med. and c/i/V. Soc). L'appoint est donc précieux en faveur de la méthode.

Ce nouvel instrument imaginé par le docteur Siègle, de Stuttgard, et fabriqué par M. Galante, a l'avantage sur tous les autres de poudroyer les liquides médicamenteux sous forme de brouillard à froid ou à chaud à volonté. Il se compose d'un cylindre de métal à l'intérieur duquel est placée une lampe à alcool qui supporte une chaudière de cristal munie d'un goulot percé de deux trous. Dans l'un passe un tube de cristal que traverse la vapeur qui doit poudroyer le liquide médicamenteux, dans l'autre un petit manomètre au mercure marquant la force de pression ou une petite soupape de sûreté qui se soulève à deux atmosphères de pression.

A l'extérieur du cylindre est un récipient de porcelaine dans lequel plonge la seconde partie soluble du verre. Ce vase sert à contenir le liquide à pulvériser; une lampe à alcool placée dessous chauffe ce liquide. {Acad. deméd., mars.)

De la pulvérisation; examen des débuts de la nouvelle méthode thérapeutique de M. Sales-Girons, par le docteur P. Delmas, directeur de l'établissement hydrolhérapique de Longchamps. 28 pages in-8°.

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UAGE.

PURPURA. Une forme spéciale en a été observée à la face dans la coqueluche. Voy. ce mot.

QUININK. Elle est anlidyscrasique et non antipyrétique, suivant lo docleur Zihimérmimn de Danlzig. Il en trouve la |)reuve dans un cas d'albuminurie et d'hydropisie générale, à la suite d'une fièvre intermittente, disparue par son emploi. [Belz's Mem.)

Outre les auteurs anciens, Morlon, Torti, Huxham, Pringle et de Haen, cités à l'appui de celte opinion, de nombreux exemples d'albuminurie avec infiltration ont été rapportés dans ces dernières années, qui témoignent qu'elles peuvent être combaltues efficacement avec la quinine et d'antres toniques astringents, le tannin par exemple. L'avis du docteur Zimmermann mérite donc d'être pris en considération.

RAGE. A l'autopsie d'un militaire mort de la rage, à l'hôpital de Baina (Algérie), le 27 octobre 1 864, M. Renard a irouvé on he peut plus évidentes les traces d'un état de constriciion prolongée pendant la vie du muscle constricteur inférieur du pharynx. La membrane muqueuse de l'œsophage était pHssée en IraV'ers et toute ridée. Celle constriction expliquerait la difficulté d'avaler, et un resserrement de la gorge accusé par le malade et placé au bord supérieur du cartilage Ihyro'ïde. Elle semble expliquer également le resserrement de la glotte, et parlant la gôhe de la respiration. Si celle observation est 'confirmée par d'autres, on pourrait tenter de combattre ce spasme par des injections hypodermiques d'atropine. Si malgré le peu d'espoir qu'il laisse de modifier celle constriction, ce moyen est rationnel et jpralicable, il n'en saurait être de même dé la trachéotomie que l'auteur propose. {Rec. dcmém. de méd. et cliir. mililaircè, janvier.)

Sur 98 chiens admis à l'Ecole vétérinaire de Lyon, en 1 864, BO étaiêht déjà enragés, et des 48 autres suspects, 4 seulement le devinrent éh fourrière, et i 4 ayant été retirés avanl un temps suffisant d'observation, il s'ensuit que sur 34 chiens

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