RÉTRÉCISSEMENTS
Cette opéralion ne saurait être approuvée sans restriction, car elle peut apporter un obstacle permanent aux fonctions génésiques. Il y a donc lieu de considérer l'âge du sujet, non indiqué ici, avant de la pratiquer.
Dans l'opération analogue rappelée par l'auteur et pratiquée par M. Maisonneuve, le cas était bien différent. A la suite d'une plaie, le tissu inodulaire avait oblitéré l'urèthre dans une étendue de 4 centimètres ; des pertuis fistuleux suffisaient en arrière pour l'écoulement de l'urine. L'indication était donc très-simple et précise : rétablir la continuité du canal. Une incision du tissu cicatriciel et une sonde à demeure suffirent à cet effet. {Union méd., 1 833.)
RÉTRÉCISSEMENTS. Il y aurait antagonisme, selon M. Bron, entre les rétrécissements de l'urèthre et l'hypertrophie de la prostate, se fondant, à cet égard, sur ce que les vieillards, chez lesquels se rencontre surtout celle-ci, sont rarement atteints de ceux-là. M. Mercier a vu rarement ces deux maladies coexister sur le même sujet. La raison en est attribuée à cette loi d hydrodynamique, que les liquides parcourant un conduit dont le diamètre varie, la vitesse en est plus grande dans les parties étroites que dans les plus larges. D'où résulte, par le frottement même, une irritation permanente dans les points rétrécis. Les rétrécissements de l'urèthre s'observeraient ainsi le plus souvent aux quatre endroits naturellement plus étroits de ce canal : le méat, la partie postérieure de la fosse naviculaire, l'angle formé par la portion spongieuse et l'entrée de la portion membraneuse. Toutefois, comme le frottement et l'irritation qui en est la conséquence ont leur maximum d'intensité au point le plus rétréci, si celui-là est en arrière, comme à la prostate par exemple, tous les autres pourront en être favorablement modifiés, parce que la vitesse du cours de l'urine est notablement diminuée par ce premier obstacle et n'exerce plus la même irritation sur les obstacles consécutifs.
Telle serait la cause mécanique de cet antagonisme suivant l'auteur lyonnais. Mais, en infirmant cette règle par des faits, MM. Icard et Diday sont d'avis que le rétrécissement est la cause des maladies de la prostate, qui y succèdent ainsi plus ou moins médialement. (Soc. de méd. de Lyon.)
Rétrécissements nréthranx. Ponction anale. Suivant la