STÉRILITÉ
4" Eclopic des testicules, ou leur rétenlion dans l'abdomen, ou dans lesaines, c'esl-à-dire la cryplorchidie. Des expériences nombreuses sur l'homme (M. Curling en cite 21) et sur les animaux prouvent que dans ce cas, bien que le coït soit possible, il n'est jamais fécondant et ne peut l'être par l'absence constante des spermalozoaires, soit que, par la compression qu'il a subie, le testicule ait été relardé dans son évolution, sa structure normale, soil qu'il ait subi une dégénérescence quelconque. Les pseudo-faits contradictoires, comme celui de M. Debrou, d'Orléans, tendant à montrer que des spermatozoaires existent néanmoins et rendent la fécondation possible, sont donc frappés de suspicion devant ces expériences péremptoires et font suspecter la vertu des femmes qui ont pu leur donner créance.
2" Obstruction dans les conduits excréteurs des testicules. Elle se rencontre à la suite de l'épidydimite simple ou double, comme les observations très-concluantes de M. Gosselin le prouvent et auxquelles M. Curling en ajoute 4 aulres. Celle de Godard, où un homme était devenu père, n'ayant que le testicule droit dans le scrotum, tandis qu'il n'avait pu procréer ensuite après qu'il avait été frappé d'orchite blennorrhagique, fait surtout loi, d'autant plus que le sperme examiné ne contenait pas de zoospermes. C'est ainsi que nous en avons signalé également deux cas dans le Dictionnaire annuel de 1864, empruntés à M. Vénot et placés à tort au mot Impuissance. Il est donc important de traiter et de guérir complètement ces engorgements testiculaires ; même à l'état chronique, on peut espérer, en les dissipant, faire reparaître la faculté virile.
Le dépôt de tubercules dans l'épididyme et l'absence congénitale du canal déférent constituent une cause du même ordre, dont M. Curling rapporte de nouveaux exemples. Dans tous ces cas, les hommes se sont montrés plus ou moips aptes à se livrer au co'it, mais sans jamais pouvoir engendrer par l'absence de zoospermes dans le fluide peu abondant, séreux ou spermatique qu'ils émettent.
3° Obstacles à Vissue du fluide séminal. Ce sont les rétrécissements, les coarctations de l'urèthre dont le calibre diminuant encore par le fait de l'érection, empêchent la sortie du sperme fécondant qui reflue dans la vessie. Cette cause n'est souvent pas soupçonnée, bien que pouvant donner lieu à une maladie de la femme: l'irritation des ovaires par suite de désirs non satis-