‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 141 sur 149 · TOXICOLOGIE · texte numérisé non relu

TOXICOLOGIE

tour Verliac, ancien interne des hôpitaux de Paris, 1 vol. in- 8 de 116 pages.

Excellenle élude faite sous les yeux de M. Barthez, et abondamment nourrie do faits recueillis dans son service appuyant toutes les propositions émises par l'auteur. Des exemples do difficultés de diagnostic, d'erreur môme vérifiés par l'aulopsieet les résultais obtenus dans \ 9 cas de thoracocenlèse, suivant la nalure de l'épanchement, en font une thèse hors ligne, originale, qui mérite d'être conservée et de prendre rang dans la bibholhèque du praticien pour la consulter au besoin.

TOXICOLOGIE. Inée ou onage, nouveau poison du cœur. D'après les dernières recherches sur les poisons du cœur, on ne connaissait comme capables d'agir sur cet organe que VAnliaris loxicaria, Tanghinia venenifera, digitale pourprée et les hellébores noir et vert, le dernier surtout.

On comprend sous le nom de poison du cœur une substance qui le paralyse dans ses éléments nerveux et toujours en première ligne, de manière que la grenouille empoisonnée (sur laquelle ces observations se font le plus facilement) conserve encore la faculté de tous ses mouvements; elle saute même, et ce n'est qu'au bout d'un certain temps, par suite du manque de circulation, que la mort survient. On remarque alors que le poison a exercé aussi son action sur tout le système musculaire, en déprimant plus ou moins considérablement son irritabilité.

La découverte du nouveau poison est due au hasard. En visitantl'exposition des colonies françaises, au palais de l'Industrie, M. E. Pelikan fut assez heureux, dans l'intérêt de ses éludes, pour obtenir du directeur des échantillons de graines ou semences dont se servent les pahouins (chasseurs d'éléphants) pour empoisonner leurs petites flèches de bambou donl l'envoi estdû à M. Griffon du Bellay, chirurgien de première classe de la marine. Ces semences sont celles de ïlnée ou Onage, appcynée appartenant, selon certaine probabilité, à la tribu des Échites. C'est une petitegraine noire et allongée, que les indigènes écrasent pour en extraire un suc dans lequel ils plongent les flèches préalablement enduites de cire. » [Rivière du Gabon et ses ntaladies, thèse soutenue à Montpellier, le 8 mars 1864, p. 10.)

Un extrait alcoolique aqueux, préparé par M. Ch. Torchon, avec deux parties d'alcool sur une partie d'eau, a donné des résultats ne différant en rien de ceux des poisons ci-dessus. Son

TRACHÉOTOMIE.

action semblerait dépasser encore celle de plusieurs des derniers, tant sous le rapport de l'énergie que sous celui de la vitesse, le cœur s'arrêtant complètement trois ou quatre minutes après son application sous-cutanèe, sur un des membres postérieurs de la grenouille. M. Vulpian, prié de contrôler ce résultat, l'a complètement confirmé. {Acad. des st;., juin.)

Sels d'argent. Par de nouvelles expériences sur les chiens, avec l'albuminate, le phosphate et l'hyposulfile d'argent en injections, M. le docteur B. Bail a observé un phénomène constant qui se produit parallèlement avec l'asphyxie et non signalé par les précédents expérimentateurs: c'est la paralysie du train postérieur, indiquée par l'affaiblissement rapide des pattes de derrière qui sont bientôt incapables de supporter le poids du corps; l'animal se traîne alors avec celles de devant. La sensibilité paraît en même temps fort diminuée, sinon abolie ; on marche sur les pattes ou sur la queue sans qu'il se manifeste aucune douleur. Bientôt, l'ïisphyxie faisant des progrès rapides, l'animal tombe sur le côté, rend des torrents de mucus par la bouche, éprouve quelques secousses convulsives et meurt.

Si donc l'hypersécrétion bronchique est la cause directe de la mort, l'action sur le système nerveux n'est pas moins évidente. (Soc. de biologie.)

TRACHÉOTOMIE. Nécessité de la pince dilatatrice. A l'occasion d'un fait rapporté par M. Sacré, où il suffit d'écarter avec l'ongle les lèvres de la division trachéale, pour y placer facilement la canule à un moment où l'enfant asphyxiait, et où le moindre retard pouvait être fatal, M. L. Marcq montre qu'il n'en faut pas inférer l'inutilité de la pince dilatatrice dans tous les cas. Exemple : après la trachéotomie chez un enfant de six ans, dont le fond de la gorg^ était tapissé, encroûté d'une couenne épaisse et résistante, la respiration reste aussi empêchée après l'introduction d'une canule à embout perforé. On la déplace légèrement en la retirant, en l'enfonçant un peu sans résultat. Dans la pensée que l'obstacle tient à des fausses membranes, on écouvillonne avec une plume d'oie, rien : avec une solution argentique : rien encore. On instille quelques gouttes d'eau qui provoquent la toux sans amélioration. Mais on s'aperçoit que l'expiration est surtout difficile et marquée par une espèce de claquement de soupape sourd. On pense dès lors à une

TRIClUNOSIi.

fausse membrane. Mais comment l'enlever et remplacer la canule? Personne n'avait de pince dilatalrice. Il devenait cependant urgent d'agir. Heureusement l'un des aidasse trouva avoir sur lui un spéculum auris, qui fut introduit à la place de la canule, et bientôt, par un effort de toux, une fausse membrane fit saillie entre ses valves comme un long ruban de couleur bbncliâtre. Elle mesurait 85 millimètres de long, 28 decirconférence et 9 de diamètre, avec plus d'un millimètre d'épaisseur. La canule n'ayant que 19 millimètres de circonférence et 6 de diamètre, n'eut donc pu lui donner passage. Il suffit de la retirer pour voir cesser tous les accidents. De là la nécessité, en pareil cas, d'avoir toujours une pince dilatatrice. {Presse méd. belge, n" 25.)

Quatre causes, selon M. Smith, peuvent s'opposer au rétablissement de la respiration après la trachéotomie, malgré l'application normale de la canule: 1" accumulation de granulalions dans la trachée, au-dessus de l'incision j 2" oblitération du larynx par l'adhésion des bords de la glotte; 3" trouble ou paralysie des muscles laryngiens; 4" collapsus de la trachée par suite de la nécrose de ses cartilages. La troisième lui paraît plus fréquente, soit qu'elle résulte du défaut d'action de ces muscles, ou d'une irritabilité réflexe produite par le contact de la canule. Pour obvier à ces causes et même les distinguer, il propose d'introduire par la canule un instrument dont il omet la description permettant l'accès de l'air, mais dirigeant tout l'air expiré à travers le larynx. La voix est ainsi permise et l'on s'assure si le tube laryngien est perméable et libre de fausses membranes ou de mucus. C'est en outre un moyen préliminaire pour essayer l'enlèvement de la canule qui habitue la glotte au contact de l'air et diminue son irritabilité (/îoi/. med. and chir. Society). A en juger d'après ce raisonnement, ce sont bien plutôt des propositions théoriques ou de simples vues de l'esprit que le résultat d'expériences qui ont dicté cette communication.

M. Chenantais (de Nantes) dit n'avoir eu que 5 succès sur 31 opérations. Il y a loin de cette proportion avec celles d'autres statistiques postérieures et notamment les résultats obtenus à l'hôpital des Enfants et en Portugal.

TRICHINOSE. La similitude symptomalologique de cette singulière affection nouvellement étudiée en Allemngne, avec

TUMEURS

l'acrodynie, a fail présumer l'idenlité de ces deux maladies, par M. Le Roy de Méricourt. Voy. Achodynie.

Une nouvelle manifestation comme épidémique a éclaté à Hedersleben au mois d'octobre. Les vomissements et la diarrhée initiale firent croire à une invasion du choléra. Mais les douleurs musculaires sut genens rectifièrent ce diagnostic. Il est remarquable que de cent enfants atteints, aucun n'est mort. Une prophylaxie certaine de se mettre à l'abri de cet empoisonnement, c'est de ne manger la viande de porc que trèscuite uniformément.

De la trichine et de la trichinose p.\r M. Rodet, thèse inaugurale ayant obtenu une mention honorable au concours annuel de la Faculté de médecine de Paris;

TUMEURS. Tumeurs delà protubérance annulaire.

L'obscurité qui règne encore sur la symptomatologie et le diagnostic différentiel de cette partie de l'encéphale a conduit M. Ladame, chirurgien adjoint de l'hôpital Pourtalès à Neufchâlel, à extraire de son ouvrage sur les tumeurs cérébrales (Symptomatologie und diagnostik der Hirngeschwulste, Wurzburg) ce qui a trait à celles de la protubérance annulaire en particulier. En voici le résumé :

Symplomalologie, Sur 26' cas, la céphalalgie a été notée 1 6 fois sans offrir rien de caractéristique. Elle est le plus souvent générale, profonde, 6 fois seulement elle occupe l'occiput, ce qui peut mettre sur la trace du mal,

1 1 fois il existait d'autres troubles de la sensibilité; c'est donc là un symptôme important. Ceux de la molilité le sont bien davantage par leur constance. Ils ne manquèrent que dans un seul cas. La forme paralytique leur est spéciale. Celle du facial existait 1 1 fois du côté de la tumeur; une hémiplégie complète ou incomplète du côté opposé.

'12 fois, paralysie alterne, dont l'importance séméiologique a surtout été démontrée par M. Guhler-, Les convulsions simples ou épilepliformes apparaissent quelquefois se rattacher à des complications et excluent même un tel siège quand elles sont très-prononcées.

20 fois il existait des troubles des sens isolés ou combinés, le plus souvent du côté de la vue, strabisme, amaurose, diplopie, etc., l'ouïe était atteinte 9 fois; le goût, 6 fois; l'odorat,

TUMEURS

4 fois. Dans 8 cas il y avait aussi bégaycment ou de la difficulté à articuler.

Ce qui caractérise ces tumeurs, par rapport aux autres tumeurs de l'encéphale, sont donc : l'hémiplégie allerne et, en général, les paralysies accompagnées de troubles de sensibilité dans un tiers des cas environ, la multiplicité des lésions des organes des sens et enfin la fréquence des atteintes de l'intelligence. On peut y ajouter les lésions de la parole et la difficulté de la déglutition. Absence de convulsions.

Avec ce cortège de symptômes, que M. Ladame discute un à un, le diagnostic peut être certain ; mais ils existent rarement avec cet ensemble. C'est ainsi que plusieurs faisaient défaut dans un cas qu'il donne comme type et où il l'établit par exclusion d'abord, puis par synthèse et d'une manière différentielle, en examinant un à un les symptômes propres aux autres affections de l'encéphale pouvant faire doute. C'est donc là une excellente monographie pour le diagnostic différentiel de ces tumeurs. {Arch, (le méd., août et septembre.)

Tumeur de la langue. Elle était si considérable chez un homme de quarante-huit ans qu'il y avait impossibilité de parler, de mâcher, d'avaler et môme de respirer. 11 y avait donc danger de mort, et déjà une altération profonde de la santé générale se manifestait. M. Demarquay pratiqua la ligature des deux artères linguales, et, dès le lendemain, s'observait une atrophie notable de la tumeur, qui a continué ensuite de manière sinon à disparaître, du moins à permettre le rétablissement des fonctions indispensables à la vie, tellement que, depuis, la santé générale de l'opéré est devenue excellente. (Soc. de chir., mai.)

Ainsi se généralise la ligature qui a déjà été utilement appliquée à réléphantiasis et même au cancer de la langue. (Voy. ce mot )

Tumeur crcctile. Une tumeur de ce genre, du volume d'une noisette, non pédiculée, existant à la région temporale gauche d'un nouveau-né et prenant rapidement des dimensions inquiétantes, M. Tirifahy (de Bruxelles), ayant eu vainement recours à la compression, puis à la ligature séparée des artères rampant à la base de la tumeur, il l'attaqua par les moyens suivants ; Passant deux sétons en croix sous la base de la tumeur,

TUMEURS

il appliqua en même temps à la surface de la pâte de Canquoin au chlorure de zinc. A la chute de l'eschare, il retira les sétons et injecta dans leurs trajets la solution de perchlorure de fer, en recouvrant la surface dénudée d'une compresse imbibée de ce même liquide. Huit jours après, la tumeur était affaissée, plus de battements ni de capillaires variqueux, et il suffit de revenir sur les mêmes moyens pour obtenir une guérison complète. [Acad. deméd. de Belgique, 25 février.)

Ce nouveau mode d'emploi du perchlorure de fer met peutêtre à l'abri des dangers qu'employé isolément il peut occasionner. C'est ainsi que M. Guillotl'a appliqué sur la surface dénudée par les vésicatoires. Voy. N^vus.

Pour ces tumeurs' de la face assez étendues, M. Michaux donne la préférence à la cautérisation actuelle parcellaire, qu'il répète une ou deux fois. Quatre succès témoignent des bons effets de cette méthode de traitement.

Tumeurs kystiques. Ayant eu occasion d'en observer cinq cas, dont il rapporte les observations m extenso, et deux autres lui ayant été communiqués, le docteur Conche (de Lyon) a tracé une histoire générale de cette espèce de tumeurs, sur laquelle il diffère en plusieurs points des opinions émises par ses devanciers. Ainsi elles sont constituées, suivant lui, par une trame fibreuse de nouvelle formation, criblée d'une quantité plus ou moins considérable de kystes, et peuvent se compliquer accidentellement de la présence de matière cartilagineuse, cancéreuse ou tuberculeuse.

Fondé sur l'examen anatomo-microscopique de ces tumeurs aux différentes périodes de leur évolution, il en place le siège anatomique dans le tissu conjonctif du corps d'Highmore, ou qui réunit les tubes séminifères, en montrant qu'il ne peut être ni dans ceux-ci où le plaçait A. Cooper, ni dans l'épididyme, selon M. Robin, ni dans la membrane albuginée, où le plaçait M. Jouon. Au point de vuedeleur structure, il en distingue six variétés, ainsi classées par ordre de fréquence :

Tumeurs fibro -kystiques simples 16 cas.

— cartilagineuses 7 —

— cartilagineuses cellulo-cance'reuses. 3 —

— cellules cancéreuses 2 —

— cartilagineuses, cellul., can. et tub. 1 —

— cartilagineuses et tuberculeuses . , 1 —

Les kystes sont divisés en trois groupes suivant leur contenu,

TUMEURS

et, d'après leur histologie pathologique, il en infère que la tumeur osl due à un trouble du tissu fibreux intra-tesliculaire caractérisé par le développement simultané d'éléments fibreux et de kystes.

Sur 30 cas qu'il a pu recueillir et dont il donne le lableau statistique, la tumeur s'est développée, de vingt à quarante ans, dans 24 cas sur 26 où cette circonstance est signalée, et pas plus souvent à droite qu'à gauche. Les sujets étaient ordinairement jeunes et bien portants, sans hérédité diaihésiquo ni apparence cachectique ; 7 fois sur 29 les contusions du testicule en ont paru être la cause directe.

La marche en est lente comme l'indique le lableau suivant.

Sur 22 cas l'opération avait été pratiquée :

On peut, d'après ces circonstances, en établir le diagnostic différentiel, amplement traité par l'auteur, surtout quant aux tumeurs encéphaloïdes et l'enchondrome tel qu'il a été considéré par les plus récents auteurs. L'existence du tissu cartilagineux ne suffit pas à M. Conche pour constituer l'enchondrome, puisqu'il l'a trouvé le plus souvent déposé dans les tumeurs kystiques ; il faut qu'il constitue la tumeur en entier avec des cavités au centre qui se forment par le ramollissement; cas extrêmement rare, selon lui, et qui a été beaucoup exagéré dans ces derniers tenips. Il y a là une distinction extrêmement importante au point de vue des tumeurs du testicule.

Le pronostic est incertain, selon M, Conche, car on ne peut se fixer absolument sur l'existence ou l'absence de la cellule cancéreuse pour se prononcer. A en juger d'après la statistique donnant 2 guérisons sur 9 dégénérescences, il serait très-grave. Aussi insiste-t-il pour l'ablation immédiate de ces tumeurs dès que le diagnostic en est bien établi, non dans l'espoir de voir la guérison définitive suivre l'opération aussi souvent que le disait A. Cooper, mais pour délivrer le malade d'une tumeur qui, bénigne, est néanmoins gênante et parfois douloureuse, peut enfin devenir plus tard cancéreuse; qui, maligne, au contraire, est une cause puissante de généralisation, que l'on doit supprimer le plus promptement possible. {Journ. detnéd. de Lyon, mai et juin.)

1 an après le début

9 fois,

De 1 an h 2 —

Plus de 2 ans —

Plus de 5 ans —

De 7 à 8 ans —

TUMEURS

Tumeur tnterstiUclic do l'utérns. S'il n'esl pas rare de voir les polypes fibreux déterminer des douleurs expultrices comparables à celles de l'accouchemenl et facile d'en comprendre le mécanisme, il l'est moins quand la tumeur siège dans les parois mêmes de l'utérus. Celles de la paroi postérieure y donneraient seules lieu, suivant M. Bertholle, par la difficulté qu'elles rencontrent à franchir l'angle sacro- vertébral, se fondant, à cet égard, sur le fait suivant :

Une dame de quarante-quatre ans est prise, dans la nuit du 4 au 5 janvier 1 863, de douleurs expultrices en môme temps que ?es règles. Le palper abdominal constate une tumeur remontant jusqu'à l'ombilic, la matrice paraissant développée à ce point. Le toucher vaginal trouve le col hypertrophié principalement dans la lèvre postérieure ; l'extrémité de l'index pénètre dans sa cavité ; en arrière, dans le cul-de-sac vaginal, on sent une tumeur arrondie et résistante, faisant partie de la paroi postérieure de l'utérus. C'était donc un corps fibreux avec coliques utérines. Mais, malgré des lavements opiacés, les douleurs deviennent plus intenses par intervalles. M. Huguier, appelé, constate les mêmes phénomènes. L'intensité des douleurs fait penser à une grossesse extra-utérine ; pour éclairer le diagnostic, le cathétérisme utérin est pratiqué et ne rencontre nul obstacle dans l'utérus, Néanmo'ns, les douleurs expultrices se prolongent jusqu'à la suivante apparition des règles, le 29 janvier, où, après l'expulsion de quelques caillots jusqu'au 2 février, les douleurs cessent et n'ont plus reparu depuis, malgré le développement continu du ventre qui a acquis celui d'une femme à terme, (Soc. d'émulation, et Union méd.^ n" 'H 2.)

La théorie de l'auteur semble inadmissible devant ce seul fait. Il y a là bien certainement une inconnue que l'avenir seul pourra éclairer. La rétention de quelques caillots, comme tout corps étranger dans l'utérus, peut d'ailleurs en provoquer les contractions.

Tumeur fibro-muscniatro. John B., vingt-deux ans, maigre, cachectique, porte une tumeur du sein gauche depuis sept mois. A l'examen, le 29 février, M. Savory la trouve située immédiatement derrière le mamelon, qui est parfaitement mobile, et non rétracté. De forme ovoïde, son plus grand diamètre, parallèle au bord inférieur du grand pectoral, est de à pouces envi-

Page 1