TESTICULE
seul qui, pendant la vie, avait présenté des phénomènes morbides, mais il existait aussi sur la tête de l'astragale du côté droit, un commencemient d'ulcération analogue du cartilage, placé exactement sur la màme ligne oblique. A l'œil nu, on voyait bien une perte de substance n'allant pas jusqu'à l'os, et de petites saillies irrégulières caractéristiques de l'altération velvétique.
A la loupe, cette destruction était plus prononcée, et, au microscope, il y avait un agrandissement considérable des capsules cartilagineuses, avec augmentation du nombre (prolifération) des cellules contenues dans ces cartilages. C'était le début d'une altération analogue à celle du pied gauche.
D'où les conclusions suivantes : I. Le valgus douloureux est une variété d'arthrite sèche, se caractérisant surtout par une légère ostéite et une ulcération des cartilages diarthrodiaux sur l'astragale et le caicanéum; la contraction musculaire est consécutive à l'ostéo-arthrite, et semble avoir pour but d'immobiliser les articulations douloureuses; sans qu'il soit possible de dire exactement pourquoi ce sont plutôt les muscles animés par le poplité externe que ceux animés par le poplilé interne qui subissent celte influence.
II. Le traitement est celui de la plupart des arthrites douloureuses : immobilité dans une bonne position sans que la ténotomie soit utile dans la plupart des cas. {Acad. do méd., octobre et novembre. )
Tout en approuvant cette étiologie, M. Delore veut conserver le nom primitif de valgus douloureux dont il rapporte cinq exemples pour montrer que, dans la plupart des cas, la ténotomie est avantageusement employée pour le redressement du pied et son immobilité dans un appareil inamovible ou la marche modéréedans une bottine spéciale. {Gaz. des hôp. , n° \ 35.)
TEMPÉRATURE AIVLMALE. Yoy. Physiologie.
TESTICULE. Dans le but de faire l'histoire complète du liquide séminal sur les cadavres, et savoir à quel âge commence l'apparition des zoospermes et s'ils persistent jusqu'à la vieillesse la plus avancée, le professeur Mantegazza, de Pavie, et son adjoint, le docteur Bozzi, ont examiné les testicules de -100 sujets de tout âge, dont ils donnent l'observation résumée. En voici les résultats :
«78 THÉIUPEITIQUK.
raids. Sur GO sujets d.j vingi à soixanio ans, dont lolesliculo oluit bien conformé, so.i poids moyoïi, établi d'a|):os la môLliodo do M. Sappcy, a élô ;
A ilxiile clo gf,975
A fe'auclio do 18 ^r.'MH
Chiiïre bien au-dessous de celui trouve par cet anatomisle dans 15 cas, dont la moyenne était de 21 grammes. Résultat conlradicloire aussi avec celle croyance, que le testicule gauche descendant plus [bas que le droit est plus pesant, et qui la détruit complètement.
Kysles. Celte production pathologique a été rencontrée 2C fois sur 100:9 fois sessile, 9 fois pédiculisée et 8 fois variant entre ces deux états. Leur volume variait entre celui d'un grain de millet et celui d'une petite noisette. Fréquence plus grande qu'on ne l'avait dit jusqu'ici.
Concrétions. Rencontrées 12 fois, leur volume variait entre celui d'une tête d'épingle et celui d'un petit pois. Le plus souvent multiples et jusqu'à 10 dans un cas. Par la couleur, la forme et la consistance, elles ressemblent à un petit calcul trouvé par M. Manlegazza dans le pavillon de la trompe de Fallope.
'Zoospernu'S. Constamment absents dans 10 cas avant dishuit ans. De là à soixante-dix, ils existaient dans 78 cas : 69 fois des deux côtés, 9 fois d'un seul sans que l'âge avancé parût exercer aucune influence à cet égard, selon la remarque générale. {Ann. nniv, di inedicina, octobre.)
THÉUiVPEUTIQUE. Purgatifs et vomitifs. Toute
cause propre à faire diminuer les phénomènes de combustion sanguine dans une certaine proportion pourrait produire, selon M. Robin, la purgation et le vomissement. C'est ainsi que les antiputrides, faibles ou actifs, qu'ils se combinent ou non avec les matières animales, les déterminent ; que toute cause asphyxiante directe ou diminuant l'oxygène y donne également lieu ainsi que la frayeur, les angoisses vives. D'oii il conclut que ce n'est pas par une action locale sur l'intestin qu'ils se produisent, mais par une action générale, S'ils peuvent ainsi résulter du ralentissement de la combustion organique, il sera désormais
possible de déterminer les agents et les influences qui les produisent. Bien plus, on pourrait admettre rationnellement, en remontant de l'effet à la cause, que les maladies comme le choléra, la fièvre jaune, dont le vomissement et la diarrhée sont les symptômes prédominants, sont dues à la modification organique résultant précisément du défaut de combustion sanguine. {Acad. des sc/e/ices, juillet.)
On ne sait qu'admirer le plus ici du pouvoir d'analyse, d'observation positive ou de celui de généralisa lion qui ciiraclérise l'esprit du savant professeur. Mais il semble que l'action vomitive et purgative peut s'opérer différemment, suivant les agents qui la produisent, sans être rattachée exclusivement au même mécanisme organique, quand le mécanisme physique diffère tant. Quelles différences n'observe-l-on pas, en effet, dans les contractions entre le vomissement spontané et le vomissement provoqué par un vomitif ou des poisons?
Quoi qu'il en soit, quand cette combustion est Irop active, comme dans le diabète, le café, selon M. Ed. Robin, en serait un modérateur bienfaisant. Il se combine avec les matières proléiques circulant dans l'organisme et les empêche d'être brûlées.
Méthode sédative épidermique. Voy. Douleurs.
Hydrogène sulfuré. Ses propriétés toxiques, telles qu'elles résultent de l'observation usuelle, ont été confirmées directement par M. Demarquay, au moyen d'expériences sur les animaux. En en injectant.de 1 0 à 50 centilitres dans le tissu cellulaire des lapins, il a vu les accidents légers se dissiper promptement à la première dose, comme M. Cl. Bernard l'avait constaté en l'injectant dans les veines; mais la mort arrivait invariablement en deux ou trois minutes, avec des phénomènes convulsifs dès que cette dose était dépassée, sans que sa rapidité fût en rapport exact avec la quantité injectée. Par une intoxication lente, il s'est produit des symptômes manifestes d'infection toxique, témoignant d'une altération grave du sang, ce qui vient à l'appui de l'idée de Bonnet, de Lyon, sur l'influence nocive de la résorption de l'hydrogène sulfuré du pus et d'autres liquides des plaies. D'où le danger pour l'homme de se soumettre aux émanations de ce gaz délétère.
L'élimination par les poumons en est encore plus rapide : vingt-cinq secondes après l'injection, quelle que soit la quantité injectée, elle se manifeste par la coloration noirâtre que prend à
ce moment le papier à l'acélate do plomb, placé devant le museau de l'animal. Par l'ouverture, aussitôt la mort effectuée, on constate une turgescence inllammatoiro Irès-netle et caractérisée de la membrane muqueuse laryngée, Iraciiéalo et bronchique, ce qui montre que cet agent s'élimine avec tous ses caractères toxiques. Mais c'est l'unique trace qu'il laisse dans l'économie. Il est impossible d'en constater la présence avec le papier réaclif dans aucun autre organe, pas même ceux qui ont été le plus directement en contact avec ce gaz. Bien qu'il se mêle incontestablement au sang, puisque l'élimination a lieu, on ne l'y retrouve pas davantage et, au microscope, ses globules ne présentent aucune altération.
Si plus d'un mystère reste à pénétrer sur ces phénomènes curieux, intéressants, la lésion anatomo-pathologique spéciale, unique, isolée de l'hydrogène sulfuré, tend, au contraire, à expliquer l'action spéciale des eaux sulfureuses sur l'appareil bronchopulmonaire. Il est probable que c'est à ce mode d'élimination lu l'hydrogène sulfuré que leur action est due, et qu'il se passe là un phénomène de substitution qui rend compte de la guérison. Les accidents inflammatoires plus ou moins aigiis, congestifs ou hémorrhagiques, qui se présentent dans certains cas, avant d'arriver à la guérison, s'expliquent [le même et confirment cette action locale. Il est donc de nature à appeler l'attention du médecin hydrologue. {Union mec/., n° 6.)
Diclionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicale, contenant le résumé de la médecine et de la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l'oculistique, l'odontechnie, l'électrisalion, la matière médicale, les eaux minérales, et un Formulaire spécial pour chaque maladie, par E. Bouchut, médecin de l'hôpital des Enfants malades, et Armand Després, chirurgien des hôpitaux. Première partie, avec 280 figures dans le texte. Germer Baillière,
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682 THÛHAGOCENTÈSE.
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THORACOCEIVTÈSE. Nouvelle méthode. M. Piorry appelle de ce nom une simple modification apportée pour l'écoule-nient du liquide, et prévenir l'introduction do l'air. 11 aviiit
THOIUGOOENTÉSE.
d'abord eu l'intenlion do pratiquer la ponction sous l eau en plongeant le malade dans un grand bain sans tenir compte ni des difficiiliés ni des dangers qu'il pouvait y avoir à agir ainsi. Sur l'observalion de M. Lafond qu'une longue sonde en caoutchouc, souple, adaptée à la canule et plongée par son autre extrémité dans une bassine pleine d'eau, remplirait le même but, celle modification fut exécutée dans un cas d'empyème avec fistule pulmonaire.
Après une moucheture faite à la peau, M. Proust, chef dû clinique, ponctionna le thorax. Le robinet fermé aussitôt la sortie du trois-quarts, la sonde en caoutchouc fut exactement adaptée à la canule sans que la moindre quantité d'air pût communiquer entre elles. La sonde, longue de 50 centimètres, fut recourbée à son extrémité et plongée dans le fond d'une bassine contenant plusieurs litre? d'eau tiède, dont la transparence |)crraettait de voir ce qui se passait dans le vase.
Après avoir recommandé au malade de faire un effort expirateur, le robinet de la canule fut ouvert, et après l'expulsion de quelques bulles d'air contenues dans la sonde, le jet d'un liquide purulent et séreux s'échappa avec violence, et se répandit au fond de la bassine.
Avant que l'inspiration s'exécutât, le robinet fut fermé, puis, comme dans la précédente opération, on fit resprer l'opéré plusieurs fois de suile pour favoriser l'oxémisme.
Un nouvel effort d'expiration étant proscrit, le robinet fut ouvert, et la proportion du pus qui s'écoula très-abondante. Puis le robinet fut fermé de nouveau, et la respiration provoquée.
Renouvelant ainsi ces manœuvres à vingt reprises, plus de deux litres de pus furent évacues, sans que la plus petite portion possible d'air eût pénétré dans le thorax; mais il en sortit plus d'un litre, qui fut recueilli sous Veau au moyen d'une cloche.
Pour introduire de l'eau dans la plèvre, et évacuer par le lavage le pus qui pouvait y rester, l'extrémité de la sonde fut placée dans une nouvelle bassine remplie d'eau tiède. Le robinet ouvert, on fit exécuter au ntalade plusimrs grandes inspirations, et une notable proportion d'eau pénétra ainsi dans la plèvre, et sortit ensuite par une expiration forcée; le liquide qui s'écoula contenait encore d'abondantes proportions de pu?. On fit ensuite pénétrer de la même manière, de la teinture d'iodo étendue de deux tiers d'eau dans la plèvre, au lieu de l'y injecter avec une seringue, comme on l'a fait jusqu'ici. Néanmoins, le
T1I0RAC0CE^TÈSE.
inalado succomba peu de lemps après. {Acad. deméd., mars ) Prévenir l'entrée do l'air dans la plèvro, que la baudruclie Je Reybard, la seringue aspiralricc do M. Guérin préviennent aussi sûremenl, paraît être le seul avantage de cette modification opératoire. Reste à savoir si l'exécution en est aussi simple, aussi facile que le dit l'auteur qui ne l'a employée que dans ce seul cas. Des essais paraissent déjà avoir répondu négativemont. On a dit aussi que le liquide pleural s'écoulait mal ou ne s'écoulait pas. C'est à l'expérience de prononcer.
Innocuité de Vair. Si les expériences de Spallanzani et de Bichat prouvent le danger de l'air extérieur sur la respiration, dit M. Bouley, ce n'est qu'à la condition que son effet de pression extérieure contrebalance la pression intérieure. Introduit en petite quantité à la fois dans les cavités closes comme cela a lieu chez les animaux dans la castration ou la thoracocentèse du cheval, il est sans résultats dangereux, car il se décompose facilement ; l'oxygène est absorbé par les tissus, comme de nombreuses expériences faites dans un but thérapeutique, notamment celles de MM. LeconteetDemarquay le démontrent, et il ne reste plus qu'un mélange d'azote et d'acide carbonique, sans action sur les matières organiques et ne pouvant les faiie entrer en fermentation. C'est ainsi que dans l'emphysème sous-cutané du cheval, par suite de plaie extérieure, le tissu cellulaire reste indemne au contact de cet air extérieur renouvelé en petite quantité. C'est donc à tort que M. Guérin a dit que dans la thoracocentèse, l'air, entré en petite quantité, non renouvelé, confiné, échauffé, était surtout dangereux par les combinaisons morbides qu'il entraîne , tandis qu'il l'était moins quand il entrait largement dans la plèvre et se renouvelait de même. C'est absolument le contraire quia lieu.
Comme M. Bouley et la plupart des praticiens, M. Barlh préfère l'emploi de la baudruche de Reybard à celui de la canule. 11 en a étendu l'usage k l'injection elle-même. Une fois adaptée à la canule, il suffit de la relever, de la remplir du liquide à injecter et en se servant de l'intestin préparé d'un animal, on a la hauteur voulue de la colonne liquide. Avec cet appareil simple, le robinet de la canule peut même être supprimé ; le pouce, appliqué sur le pavillon de la canule, muni de baudruche, en fait l'office. [Acad. deméd,, juillet.) Il est impossible, suivantM. Gosselin,de déterminer l'action ,
THOHACOCENTÈSE.
de l'air sur la plèvre, car il ne s'en introduit que peu ou point par la ponction et il est difficile de fixer son rôle dans l'inflammalion suppurative qui s'ensuit par l'incision. Il a pénétré maintes fois sans accident consécutif, tandis qu'on a vu des accidents se développer en dehors de cette cause. On ne voit donc que de légers inconvénients sans dangers réels à celle pénétration, et s'il est bon d'éviter celte introduction par tous les moyens que chacun connaît et emploie, il n'importe pas moins de rassurer les praticiens qui, ne les ayant pas sous la main, pourraient, le cas échéant, être détournés de pratiquer une opération nécessaire de thoracocentèse pour remédiera un épanchement séreux, par la crainte de dangers chimériques de la pénétration de l'air dans la plèvre.
Tout en étant d'une opinion diamétralement opposée, M. Poggiale rappelle que ce n'est pas par son pouvoir oxydant, c'està-dire l'oxygène qu'il contient, que l'air est nuisible, comme M. Bouley et la plupart des médecins paraissent encore le croire suivant la doctrine ancienne de Gay-Lussac, mais bien par les germes qu'il contient, et qui ont seuls une action sur les liquides organiques pour les faire entrer en fermentalion.- Il signale les expériences concluantes qui ont été faites à cet égard avec de l'air chauffé à 300 degrés et introduit dans des ballons contenant des liquides fermenlefcibles. D'oià il conclut que la moindre bulle d'air contenue dans la canule ou même dans le liquide injecté suffit à introduire des germes malfaisants dans la plèvre et qu'ainsi l'air confiné est plus dangereux que l'air renouvelé pour faire entrer les liquides en fermentation.
Mais ce rôle de l'air, suivant la récente doctrine panspermistede M. Pasteur, est énergiquement repoussée par MM. Bouley et Gosselin appliquée à la ihoracentèse. Les liquides séreux, vivants, résorbables, sont tout différents, dit ce dernier, des liquides organiques, morts, déposés et renfermés dans des ballons. Leur décomposition peut-elle se faire dans la poitrine comme dans des vases inertes? et puis son introduction n'a lieu qu'après l'évacuation de la sérosité.
Si l'on ponctionne un kyste, ajoute M. Bouley à l'appui de sa doctrine précitée, et qu'il s'introiuise de l'air, la cavité ne suppure pas si le kyste est bien refermé ; c'est le contraire si Tair se renouvelle. Si on laisse entrer un peu d'air chez le cheval en injectant une solution d'acide oxalique, les plèvres sécrètent une grande quantité de liquide, et si l'air ne se renou-
«8« tliOllACOCKNTÉSE.
voile, il n'y a pas eu fermenlation à la ponction suivante. Cela prouve bien que dans le thorax d'un animal, les choses ne se passent pus comme dans un ballon à expériences.
Aussi M. Gosselin conclut-il que dans les cas où les ponctions sont insuffisantes, il convient d'ouvrir la poitrine avec le bistouri pour donner une issue facile an pus en maintenant l'ouverture malgré le danger de l'introduction de l'air que l'on amoindrit par des lavages. Ce danger de l'introduction de l'air ne doit pas faire négliger cette ressource ultime dans la pleurésie purulente.
L'exemple suivant est une nouvelle démonstration de la justesse de ces raisonnements sur l'innocuité de l'air dans la plèvre que l'on s'obstine à nier bien plutôt en vertu de la théorie que de la pratique.
Un homme de cinquante-quatre ans, gardien de constructions, fut un soir du mois de février dernier menacé de la chute d'une lourde poutre, et fit pour l'éviter un si violent elîort, qu'il tomba tout à coup frappé de suffocation. Il se releva toutefois, mais tout travail lui devint impossible, et l'application d'un vésicaloire sur le côté gauche de la poitrine n'ayant qu'un peu diminué la dyspnée, cet homme entra à l'hôpital de la Pitié, service de M. Bernutz, suppléé par M. Desnos.
On constata d'abord un pneumothorax ; puis, le 17 mars, nux signes de l'épanchement d'air s'ajoutèrent ceux d'un épanchement de liquide dans la plèvre gauche. En même temps, l'état général s'aggravait ; on redoutait l'asphyxie, la sufTocalion, une syncope mortelle. Le 24 mars, ponction dans le sixième espace intercostal, au-dessous de la région axillaire, par le procédé de Reybard. 5 litres de liquide purulent inodore s'échappent par la canule avec des bulles de gaz ; le malade est soulagé, mais le pus se reproduit. Le 29, nouvelle ponction donnant issue à des gaz et à 3 litres de pus non moins louable que le premier. Une sonde en gomme élastique est maintenue à demeure dans la plèvre, on pratique quelques injections iodées, tout va bien; mais voilà qu'en allait à la garderobe le malade s'aperçoit qu'il n'a plus sa sonde; celle-ci était tombée dans la cavité pleurale.
Que faire dans ce cas? M. Desnos appelle à son aide M. Richet, qui, très-habilement, transforme l'ouverture faite par le trocart en boutonnière, pénètre dans la cavité et en retire Ta sonde avec des pinces à spéculum. M. Richet propose en outre,
THORACOCËNTÈSE.
pour favoriser l'écoulement des liquides, une seconde ouverture de la poitrine, assez large, faite plus en arrière et dans une partie plus déclive. M. Desnos, qui n'avait pas à redouter le contact de l'air avec la plèvre, et ne voyait dans cette opération qu'une chance favorable pour le malade, adopta cet avis avec empressement. On passa dans la plèvre l'anse d'un drain dont les bouts sortaient par la double ouverture et étaient fixés dans une baudruche qui recevait le pus. L'opération, grave en apparence, ne fut suivie d'aucun accident. A partir de ce moment, le malade alla de mieux en mieux, l'écoulement de pus diminua de jour en jour. Une vessie de caoutchouc dans laquelle pénétraient les bouts du drain fut fixée sur les côlés de la poitrine, et cet homme dont les forces soutenues par une alimentation abondante, par l'usage du vin, se réparaient promptement, put sortir et prendre un peu d'exercice. Le 28 juin, l'opéré descendait au jardin et pouvait être considéré comme guéri. [Soc. des hop. de Par^s.)
Thoracocentène chez les enfants. Des 31 cas colligéspar M. Guinier (de Montpellier), dans les différents auteurs, il résulte que cette opération a été pratiquée 1 6 fois entre six et huit ans, 7 fois au-dessous et 8 fois au-dessus, l'âge de quatorze ans élant pris pour limite extrême, et 4 fois plus Fouvent sur des garçons que sur des filles. Elle a été faite 6 fois plus du côté gauche que du côté droit, et a donné également 6 fois plus de succès que d'insuccès. L'auteur l'a pratiquée une fois avec . succès sur un enfant à la mamelle.
Dans aucun de ces 31 cas l'opération n'a paru nuisible, et elle ne peut être accusée d'avoir contribué en quoi que ce soit à la mort chez les cinq individus qui ont succombé. Dans les 26 cas de guérison, tout autorise à conclure que l'opération a empêché la mort des malades. Aussi, dit l'auteur, lorsque chez un jeune enfant un épanchement pleurétique aigu neprésente après quelques jours aucune tendance à la résolut ion, il doit être immédiatement ponctionné si l'on veut éviter la présence du pus dans la plèvre.
Le lieu d'élection do la ponction et le manuel opératoire sont les mêmes chez les enfants que chez les adultes. [Acad. de méd.^ 18 avril.)
Uemarques sur la diagnosHc des épanchement s pleurétiques et les indications delà thoracocentèse chez les enfants, par le doc-