VARICELLE
VARICE. Ilémorrbagie mortelle. Contre l'opinion de Delpech, M. Simpson a réuni iG cas de mort par iiémorrliagie, suite de rupture de varices chez 1 3 femmes et 3 hommes. Il est donc probable que la gestation a joué un rôle considérable dans la production de ces hémorrhagies, car autrement les hommes sont aussi sujets que les femmes aux varices. Dans 8 de ces observations, où l'état de l'utérus est indiqué, il en est 6 où il existait en effet une grossesse plus ou moins avancée.
C'est ainsi que le 30 août 1864, appelé en toute hâte à Servantes home, pour une femme qui, disail-on, perdait tout son sang, M. Simpson la trouva étendue sur un escalier, exsangue, sans pouls, ni parole. Après avoir reconnu que le sang était fourni par un orifice situé au centre d'un ulcère variqueux de la jambe droite, il appliqua rapidement un bandage compressif , et, l'ayant placée dans une position horizontale, elle expira aussitôt, c'est-à-dire quarante minutes à peine après le début de l'hémorrhagie.
C'était la saphène interne qui était perforée, et rorifice pouvait admettre une plume de corbeau ; elle était très-dilatée, tortueuse, et communiquait librement avec de nombreuses collatérales, présentant les mêmes altérations. Les parois de ces \elnes étaient épaissies, indurées et rigides, de manière que leur division restait béante comme une artère.
L'hémorrhagie, dans ce cas, est insidieuse et arrive souvent à un degré extrêmement grave, sans que les malades aient éprouvé des troubles fonctionnels importants. Quant au traitement, il ne suffit pas d'exercer une compression au-dessous de la solution de continuité, car l'hémorrhagie peut se faire par le bout supérieur, soit que la dilatation du vaisseau ait amené l'insuffisance des valvules, soit à cause de l'altération des collatérales. Un bandage compressif est indispensable, (^dfîib. mpt/. Journ., février.)
VARICELLE. A l'occasion d'un prétendu fait de ce genre, relaté par M, Géry à la Société médico-chirurgicale, qui aurait déterminé une variole confluente quinze jours après dans la même maison, M. Marlineau conclut, au contraire, de la contagion même que c'était une varioloïde, la varicelle n'étant pas contagieuse. II montre l'importance de ce diagnostic différentiel, et rappelle les caractères de la varicelle pour l'établir plus sûrement. Ainsi, pas de phénomènes prodromiques dans celte