‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 24 sur 149 · ARSENIC · texte numérisé non relu

ARSENIC

Résumé fidèle, exact, complet, raisonné, mais un peu comiendieux, de celte question.

I Le succès de ce livre a bientôt nécessité une deuxième édion, qui compte 275 pages. Une réédition d'un livre de proince, c'est presque un événement; événement heureux, qu'il lut s'empresser de signaler. On ne saurait en faire un plus bel loge, et cela dispense de toute analyse. Il suffit de dire que, Bvue par l'auteur, cette édition est beaucoup plus complète que 1 première. Des coupures, des suppressions, des transpositions liles au mémoire original, par les nécessités d'une publication BStreinte, ont élé rétablies dans leur extension primitive. Des ixpériences, des observations nouvelles y ont même été ajoutes, ce qui en fait un traité complet de thérapeutique arseniale, avec historique et un chapitre consacré à l'action physio- • )gique. Le mode d'administration, les doses, la tolérance et les angers inhérents aux différentes préparations y sont aussi exosés. Le praticien y troiivera donc tout ce qu'il peut vouloir y hercher.

La nouvelle Société de climatologie algérienne s'est aussi coupée de cette question à un poinl de vue local. Considérant économie résultant pour la colonie de l'emploi généralisé des )réparations arsenicales dans les fièvres intermittentes, et les )ienfaitsqui peuvent en résulter pour les malades, elle vient de provoquer une enquête parmi tous les médecins résidents pour onnaître les résultats de leur pratique à cet égard. La quesion est importante, et si chacun y répond avec le zèle et l'exacilude voulus, la science pourra être bientôt définitivement ixée à ce sujet. Ce sera un document de nature à vivement ntéresser tous les praticiens, à cause de l'engouement dont les irôparalions arsenicales sont aujourd'hui l'objet.

Do Cemploi et deïaclion de l'arsenic en médecine, par le docteur i\. Wahu, médecin principal des hôpitaux militaires, etc., etc. Monographie in-4 2 de i 20 pages.

C'est comme reconstituant que ce violent poison est considéré ci. Sa posologie expliquerait seule l'opinion contraire et les iccidenls qu'il détermine, car, à la. dose ordinaire, médicinale, I devient en effet, pour beaucoup d'individus, hyposthénisant ; ;'est à dose excessivement minime, homœopathique presque, lu'il devient reconstituant. A plusieurs observations de ses jons effets, l'auteur ajoute les opinions pour et contre et les

x\SClTE.

discute. C'est donc là un petit livre bon à consulter sur ce sujet; seulement, il y manque le dosage fixe, précis, auquel il convient d'employer ce puissant modificateur, pour en obtenir les effets qui lui sont attribués. C'est une lacune regrettable qui Ole à cet ouvrage son principal mérite.

\UTIIUÎTE. Liqueur de Villate. Un jeune homme, avec lésions multiples du tissu osseux, fut admis dans les salles de M. Nélaton et devait y subir la résection du coude pour une arthrite fongueuse de cette jointure. De nombreuses fistules CNisliiient dans ce point, et le stylet y constatait partout la dénudation des os. Chargé du service à cette époque, M. Houi i, avant de recourir à une opération grave, employa les injections avec la liqueur de Villate, non-seulement dans les trajets fislnleux, mais dans l'intérieur môme de l'articulation.

Or, celte médication réussit à merveille ; sous son influence, les symptômes locaux s'amendèrent rapidement, et finalement, le malade a pu quitter l'hôpital en conservant son coude.

Dans ce cas, M. Houël employa un mélange qui diffère un peu de la composition originale. Voici cette formule, que M. Nélaton a définitivemeut adoptée, et dont il ne saurait trop recommander , dit-il, l'usage aux praticiens :

Acide acétique .

Sulfate de cuivie — de zinc .

Acétate de plomb

Il se fait un précipité considérable, qu'il faut mélanger p;ii agitation avec la partie liquide, avant de procéder à Tinjeclion. (Journ. de méd. et chir. pral.)

ASCITE. Paracentèse abdominale. C'est à montrer les avantages de la ponction de la ligne blanche au-dessous de l'ombilic, comme on la pratique généralement en Angleterre, sur celle que l'on fait dans le flanc gauche en France, que s'applique M. Lécard. Il montre, par des exemples, les accidenls locaux, tels que péritonite, hémorrhagie veineuse, extravasation du liquide péritonéal dans le tissu cellulaire, emphysème dont celle-ci peut être suivie, et, par un parallèle des deux régions anatomiqnes , la préférence à accorder à la première [Mém. de méd el de chir. milil., mai). Si parfois il attribue à

100 grammes,

ASCITE. 95

opération ce qui paraît être inhérent à la gravité même du cas, n'en faut pas moins reconnaître la justesse de sa thèse ainsi ue des propositions dont il l'accompagne, à savoir : que, quand ponction de la ligne blanche est contre-indiquée, on fasse la onction latérale par un pli de la peau et que l'on ferme les laies par une ligature, au lieu de la laisser béante, protégée ar une plaque de diachylon, qu'un faux mouvement de l'opéré ufGt à déplacer. Ces précautions ne sont pas à dédaigner. Les etits moyens sont souvent les meilleures conditions de succès es plus grandes opérations.

Une nouvelle guérison d'ascite symptomatique par l'injection 3dée, dont Toulouse semble avoir le privilège, sinon le monolole, a été obtenue dans cette ville par M, Desclaux. Nouveau émoignage que la pratique, l'habitude d'une opération comme 'un médicament, peuvent seuls en révéler toutes les ressoures curalives.

L'ascite était manifestement métastatique, et coïncidait avec me diathèse rhumatismale, condition favorable, suivant le doceur Desclaux, au succès de l'opération. Une autre question pratiue est soulevée à cet égard : à savoir, si le péricarde subit seul i fatale loi de la coïncidence, et si les autres grandes séreuses l'en ressentent pas aussi l'influence? C'est une étude intéresanle à faire, et à laquelle cette belle observation pourra servir e point de départ. (5m//. de la Soc. de méd. de Toulouse, p. 67.)

Ascitc idiopathiqnc. L'analogie d'origine entre l'hyropisie de la tunique vaginale et celle du péritoine a conduit \l. Girault à traiter celle-ci par le même moyen qui lui avait éussi dans l'hydrocèle, et le succès a couronné sa tentative.

Il évacue d'abord le liquide intra-péritonéal ; il injecte ensuite \ 5 grammes d'éther sulfurique. La douleur est variable, lulle ou très-vive. Dans tous les cas, il y a une sorte d'anesdiésie ou d'ivresse passagère.

Des trois cas que rapporte M. Girault, l'un d'eux remonte à 84S. Cinq ponctions, à de longs intervalles, avaient été prajiquées antérieurement. Vingt-neuf jours après l'évacuation du i'iquide et l'injection de l'éther, M. Girault fit une nouvelle poncion pour retirer le liquide qui s'était reformé. La guérison ne 5'est plus démentie, et le malade, revenu à une santé définitive, lut bientôt reprendre sa profession de marchand, de moutons, iu'il continue encore. {Abeille méd.)

ASPIIYXIK.

ASPHYXIE. Asphyxie par la vnpcnr de charbon.

D'après l'observation do M. Loudet, les troubles périphérique s du système nerveux qui en résultent peuvent affecter sin; Itanément ou isolément les nerfs moteurs, sensilifs ou vii-imoteurs. Les symptômes locaux apparaissent immédiaterm ni ou après quelques jours; ce sont ceux de la névrite : douleur, tumeur simulant un phlegmon et causant même un abcès duns un cas, rougeur et éruptions bulleuses et herpétiques sur le trajet des nerfs VHSo-moteurs et que l'observation clitiiquB etanatomique a rattachées à leur lésion. Ces derniers accidents récidivent do préférence, mais ils ont moins de durée que ceux des nerfs moteurs ou sensitifs, qui peuvent au contraire persister, progresser et s'étendre, au pointd'amener une paralysie ascendante aiguë, comme il en rapporte un exemple. La chorée semble aussi en être résultée dans un cas. (Arcliiv. deméd., mai.)

Asphyxie locale. Un nouveau cas de cette affection rare et peu connue, et dont la thèse de M. Raynaud offre une excellente monographie {De l'asphyxie locale el Oc la gangrène symétrique des exirémilés, Paris 1 862), a été relaté par M. Mauthner au Collège des médecins de la Faculté de Vienne. .11 s'agit d'une fille chlorolique dont le médium de la main droite fut pris subitement comme d'une engelure, gonflement, coloration bleue, refroidissement, aneslhésie. Toutes les extrémités furent bientôt envahies et le mal dura dix semaines. Il disparaissait d'une manière intermittente. Le traitement tonique et ferrugineux parut seul y mettre fin. {Wiener médis. Woch., n" 2 2, et Gaz. hebd., n° 26.)

Asphyxie par submersion. Procédé Sylvester. Sa simplicité et la possibilité d'être mis instantanément en pratique par la première personne venue constituent des avantages, surtout chez les noyés, pour lesquels tout autre secours n'arrive souvent que lorsqu'il n'en est plus temps, qui méritent d'en consigner les règles ici pour mieux les faire connaître et les vulgariser, quoique connues et expérimentées avec succès depuis plusieurs année= en Angleterre. C'est l'imitation simple du mécanisme ordinaire, physiologique de la respiration. A cet effet, l'individu qui vient d'être retiré de l'eau est placé immédiatement sur le dos, les épaules un peu soulevées, les pieds fixés. Après s'être assuré que les voies respiratoires sont libres,

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