‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 25 sur 149 · ASPHYXIE · texte numérisé non relu

ASPHYXIE

et au besoin nettoyé les narines, la bouche et attiré la langue au dehors, on saisit les mains et on élève les bras des deux côlés de la tête en les maintenant doucement mais fermement dans celte position pendant deux secondes, puis on les abaisse et on les presse de la même manière pendant le môme temps aur les côlés de la poitrine, en répétant alternativement ces deux mouvements inverses sans intervalle et avec persévérance 4 5 fois par minute. Le premier élargit la capacité du thorax en soulevant les côtes et produit l'inspiration, et le second, en les abaissant, amène l'expiration. Tel est le point essentiel.

Des frictions sur le corps ramènent en même temps la circulation et la chaleur. Des Unges secs, chauds même, si c'est possible, remplacent les vêtements mouillés, et l'on emploie simultanément tous les autres caléfacteurs et les excitants prescrits en pareil cas.

Procédé de Chilly. Placé en face du malade, supposé couché ou assis, l'opérateur, tenant les deux mains en suppination, plonge par son bord radial le doigt indicateur, suivi du médius, derrière les fausses côtes de chaque côté, en refoulant fortement la peau le plus haut possible, afin d'avoir plus de prise. Le point sur lequel celle-ci doit s'exercer correspond à l'union de la région épigastrique avec l'hypochondre, là où le thorax descend le plus bas. En opposition avec les doigts précités, les pouces sonl appliqués sur la face externe des mêmes fausses côtes, qui sont alors puissamment saisies. La poitrine est ainsi traitée comme un soufflet dont les côtes représentent les ailes, et dès lors il suffit d'imprimer à ces ailes des mouvements alternatifs d'écartement et de rapprochement, mouvements qui, en raison de la courbure des côtes, deviennent aussi des mouvements d'élévation et d'abaissement, pour que ceux-ci se communiquent à la totalité des parois du ihorax et aient pour résultat d'agrandir et de rétrécir tour à tour cette cavité. L'extrême embonpoint peut seul apporter quelques difficultés à l'exécution do cette manœuvre ; mais généralement elle est très-simple, et maintes fois elle a réussi.

Entre autres faits à l'appui, elle a été employée par le docteur de Chilly, de Vaucouleurs, dans un cas d'asphyxie par submersion, avec un succès inespéré. Il en a tiré aussi, il y a deux ans, un parti très-avantageux pour remédier à l'asphyxie chloroformique chez une femme assez grasse après l'amputation

yft AbTHME.

d'une mamelle sqnirrheuse. L'opération terminée, la somnolence [)roduite par le chloroforme persistait d'une manière in- (juiéiante, malgré l'emploi dos petits moyens usités en pareil cas ; aussitôt ce procédé de respiration artificielle appliqué, la respiration physiologique se rétablit immédiatement. {Journ. de méd. et chir. pratiques, août.)

ASTHME. En étudiant l'asthme d'après ses causes et ses complications, M. Sée a formulé ainsi les règles qui doivent présider au traitement.

Asthme simple. \° Accès directs. Pendant l'accès, fumigations de papier nitré simple ; si l'accès se renouvelle avec intensité, le carton nitré doit être imprégné ou rempli àedatura siramonium ; le tabac seul ou mêlé avec la belladone réussit mieux chez certains malades ; le lendemain de l'accès : — bromure de potassium, à la dose de 2 grammes par jour.

Lors de l'imminence des accès suivants, s'il y a des prodromes, on doit tenter l'emploi du tartre slibié et commencer les fumigations.

Traitement dans l'intervalle des accès : arsenic à doses progressivement croissantes ; café à haute dose prise dans la première partie du jour. Le sulfate de quinine trouve rarement son emploi.

Traitement dans l'intervalle des attaques : émigration vers une localité dont l'air soit calme, condensé et brumeux ; eaux du mont Dore.

2° Accès directs spécifiques. — Eviter les émanations insalubres, les poussières d'ipéca, de foin, etc.

3» Accès réflexe?,. — Si l'action réflexe a son point de dépari dans les fonctions digestives, on devra modifier l'heure des repas, diminuer la quantité des aliments, éviter les boissons alcooliques. Si l'impression part de la périphérie, on prescrira d'éviter le froid, et de préserver la peau à l'aide de vêtements de flanelle.

As<hme avec emphysème et oppression continue, cxacerhunte. Opium ; arsenic ; bromure de potassium.

Asthme catarrhal. Pendant et avant les accès : préparations antimoniées. — Entre les accès : eaux alcalines ou

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