CALCULS
CALCULS. Calcul Icronchiciuc. A l'occasion d'un calcul gros comme une petite noisette, expulsé au milieu d'une hémoptysie par un clerc d'huissier de trente ans et présenté à la Soc. méd. dt'S /i(5p/i, , janvier, par M. Guiboul, une discussion inléressanle s'est élevée sur l'origine et le siège de ces calculs. Selon M. Guibout, celui-ci proviendrait des bronches. Le malade, quoique toussant fréquemment et ayant rendu des vomiques à plusieurs reprises, n'est pas tuberculeux. L'auscultation n'a jamais rien décelé à cet égard. Il se plaignait de douleurs vives vers le sein droit, qui faisaient penser à un kyste ou à un abcès profond du médiastin. Depuis l'expulsion de ce calcul, cette douleur et la toux ont cessé, M. Moulard- Martin conteste un pareil siège, dont il n'y a pas d'exemple; M. Bartli, qui a vu un assez grand nombre de calculs des voies respiratoires, a reconnu, en effet, qu'ils avaient toujours pour origine, soit un corps étranger leur servant de noyau, soit un ganglion bronchique dégénéré et ossifié, ce qui est, dans beaucoup de cas, le plus fréquent. Ils sont arrondis par le ballottage lorsqu'ils se forment dans une cavité libre; anfractueux, au coniraire, lorsqu'ils siègent dans le parenchyme. Chez une dame Agée, qui présentait depuis longtemps des symptômes de bronchite chronique, avec amaigrissement progressif, ces accidents se dissipèrent après l'expulsion successive de deux petils calculs.
Suivant M. Gubler, il s'en forme de toutes pièces chez les personnes exposées à respirer des poussières minérales. Il en a trouvé un au centre du poumon d'un mouleur en cuivre. Enfin, ils peuvent se former aux dépens des mucus toujours alcalins, lorsque les liquides de l'économie contiennent des sels précipitables, comme des phosphates M. Barth n'en a pourtant jamais rencontré dans la dilatation bronchique; ce n'était qu'un enduit semblable à du mastic,
M. Vidal en a rencontré un, à l'autopsie, dans une dilatation bronchique, à cheval sur la bifurcation des canaux, et dont le siège était manifesté par les lésions des parties circonvoisines. Il l'a présenté à la Société anatomique en 1852 ou 1833.
Mais c'est le seul cas bien authentique de calcul bronchique résultant de cette discussion savante et courloise. Aussi
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M. Barlh préférerait, la dénominalion de calcul des voies respiraloires.
M. Besnier montre, au contraire, qu'il en existe plusieurs autres dans les auteurs; Morgagni et Andral entre autres. Comme M. Gubler, ils peuvent, dit-il, se former de toutes pièces au sein de liquides altérés, soit dans les bronches (broncholithes), soit au sein du parenchyme pulmonaire, creusé de cavités tuberculeuses ou non (pneumolithes).
Si les concrétions sont le plus souvent latentes, c'est alors surtout qu'elles restent enkystées ou enchatonnées dans le parenchyme pulmonaire; mais elles peuvent donner lieu à des accidents simulant la bronchite chronique ou la phthisie, alors qu'elles sont entraînées vers les bronches par un travail d'élimination spontanée, après lequel la guérison peut survenir.
Ces calculs peuvent être une cause d'hémoptysie quelquefois foudroyante, et il y a lieu d'en tenir compte, parmi les conditions pathogéniques de l'hémoptysie en général.
Calculs biliaires. Dans ces cas difficiles, M, Bergeret (d'Arbois)a recours à un traitement basé à la fois sur la physiologie et la physique. A l'aide des saignées et du narcotisme, il cherche à relâcher les parois du canal excréteur contenant le calcul et, par un éméto-calhartique, il cherche ensuite à imprimer des secousses expulsives tendant à en provoquer l'évacuation. Deux succès sont rapportés à l'appui de cette méthode.
Chez un cultivateur de quarante ans, dont les coliques hépatiques étaient si atroces qu'il invoquait la mort à grands cris, M. Bergeret trouva la vésicule biliaire très-gonflée et formant au-dessous des fausses côtes une tumeur arrondie, rénitente, très-douloureuse à la pression, ce qui lui fit penser qu'un calcul était engagé et serré dans le canal cholédoque. Il pratiqua une saignée portée jusqu'à la défaillance. Le malade étant revenu à lui, on lui donna du laudanum à haute dose pour maintenir à un certain degré le relâchement du système nerveux ; puis on administra un éméto-cathartique.
Dans la journée, le malade rendit par les selles plusieurs calculs taillés à facettes et d'un volume variant depuis un pois jusqu'à un gros haricot. Le soulagement fut complet, et, depuis lors, les crises ne se sont pas reproduites.
Une demoiselle de cinquante ans, sujette à des coliques hépatiques, avait été traitée vainement par les sangsues et