‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 35 sur 149 · CLIMATOLOGIE · texte numérisé non relu

CLIMATOLOGIE

Une observation recueillie au Val-de-Grâce est entièrement f.ivoruble aux idées fie Corrigan sur ce sujet. Le poumon gauche adhérait à la plèvre, et son tissu inlervésiculaire ayant sul)i une transformation cellulaire, les bronches ont dû céder à la réiraclion du nouveau lissu fibreux et à la pression atmosphérique, en constituant ainsi une dilatation ampullaire consécutive à une pneumonie cliroiiique.

Le tissu étHit dense, imperméable, criant sous le scalpel el constitué par un tissu conjonctif remplaçant le tissu pulmonaire en voie de métamorphose régressive et que M. CruveiUiier a appelée mélamorphose fibreuse.

Au sommet, où la lésion était moins avancée, les cavités étaient dues à la dilatation des bronches tapissées par la muqueuse pâle et amincie et dont la structure fibreuse a été éclairée par le microscope.

L'absence de tubercules et les symptômes observés avaient permis à M. Laveran de supposer cette altération spéciale. En effet, la diminution d étendue du poumon gauche, nettement déterminée par l'auscultation, la matité inférieure, la diminution du bruit respiratoire, et dans les inspirations fortes, un souffle bronchique intense, indiquaient à la fois l'existence de l'atrophie et de l'induration.

Le gargouillement abondant était en rapport avec l'existence des cavités ampuUaires, tandis que la persistance du bruit vésiculaire au niveau des points où s'entendait le gargouillement, éloignait la pensée d'une caverne. Ce phénomène a surtout frappé M. Laveran, ainsi que l inconstance des bruits sléthoscopiques se modifiant d'un jour à l'autre et pour ainsi dire sous l'oreille de l'observateur, ainsi que l'avait signalé Rapp. {Gaz. hebd., n" 19.)

CLIMATOLOGIE. Des observationsméléoro'ogiques complètes de M. llouzeau, à Rouen, avec des papiers réactifs, il résulte que la fréquence de l'activité chimique de l'air atteint son maximum au printemps (mai et juin) pour diminuer sensiblement en été et beaucoup en automne; elle tend, au contraire, à reparaître à la fin de l'hiver, où elle devient surtout appréciable au mois de mars.

Si l'examen do l'air, restreint ainsi à une seule localité, n'autorise pas à généraliser de suite les conclusions qu'on en déduit relativement à l'influence que les saisons semblent exercer

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