‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 38 sur 149 · CŒUR · texte numérisé non relu

CŒUR

périodes d'affaissement, n'est, pas en état d'admettre. Mais, quelles que soient ces différences, il s'établit une compensation, un véritable balancement entre les deux cœurs. Si le droit reçoit et injecte plus de sang que l'autre dans l'inspiration, ce dernier prend sa revanche dans l'expiration. Les efforls seuls, dans les circonstances physiologiques , peuvent rompre cet équilibre.

La pression du sang dans le système artériel pulmonaire est, en moyenne, à peu près égale au cinquième de celle du sang des artères aortiques. Elle est extrêmement influencée par Us mouvements du thorax et par les causes diverses qui modifient le rhylhme delà respiration. Ainsi, elle diminue au moment de l'inspiration et augmente lors de l'expiration d'une manière très-marquée. Par le fait des efforls, elle peut atteindre et même dépasser un chiffre double de celui qui représente son intensité normale: dans ces conditions, elle égale le tiers et jusqu'à la moitié de celle du sang aortique. Au delà de ces limites, elle ne serait plus compatible avec le degré de résistance des minces parois artérielles du poumon, surtout au niveau de leurs petites divisions, dans les lobules et les dernières ramifications bronchiques. C'est là qu'a lieu, en effet, la rupture des artérioles, sous l'influence des efforts qui élèvent la pression du sang à son maximum.

Quant à la vitesse de la circulation pulmonaire, elle. est moindre que celle de la circulation générale, le plus grand trajet d"une ondée sanguine étant dans le poumon de quatre à six fois plus court que dans le système vasculaire général. Le jeu du thorax la rend inégale ; il l'accélère et la ralentit d'une manière alternative. Le caractère saccadé des courants p'.ilmonaires s'exagère au plus haut degré, par suite des efforts même les moins énergiques. [Acad. des sciences.)

Cardiographie. Il résulte des expériences de M. Marey avec le sphygmographe sur les animaux de diverses espèces et sur l'homme en particulier que la respiration agit sur les battements du cœur en faisant onduler la ligne d'ensemble du tracé et en donnant aux pulsations qui se produisent pendant l'inspiration une amplitude et une forme différentes de celles qui correspondent à l'expiration. L'arrêt en produit le ralentissement avec diminution d'intensité des battements, ce qu'il explique par la difficulté plus grande du passage du sang au travers du

poumon, quand celui-ci ne respire pas; inlerprélalion parfaitement d'accord avec les phénomènes résultant de l'obstacle à la respiration.

Les battements du cœur augmentent alors, proportionnellement à l'étendue, la prolongation de l'inspiration. Voy. Pneomo-

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