CONTAGION
La même conclusion résulte de l'enquête faite par M Poncet, médecin aide-major, à la Noria (Mexique), où la plupart des familles s'unissent entre elles comme à Batz. Sur 27 unions entre consanguins dont la généalogie est établie, il y a 17 résultats défavorables aux enfants, soit 63 pour 100. Et pourtant sur 39 représentants de l'une de ces familles, il ne s'est trouvé que 3 sourds-muets, une main sans phalanges, un épileptique et un goîtreux-crétin. La mortalité des enfants au berceau paraît considérable, ce qui n'étonnera pas ceux qui connaissent la manière défectueuse dont les nouveau-nés sont élevés au Mexique. D'ailleurs, la comparaison n'est pas établie I avec d'autres lieux. La stérilité était de 28 : 100 [Rec. demém. \ de méd. et dur. milil., sept.). Outre qu'il est extrêmement ; difficile de suivre les calculs et les rapports mathématiques de I l'auteur avec les signes algébriques employés pour les exprimer, ce travail manque de rigueur, n'ayant pas l'exameu de l'hérédité comme critère de la vérité absolue.
Dans une longue revue analytique et critique des divers travaux publiés sur ce sujet, M. Falret conclut qu'ils ont sans doute contribué à éclairer quelques points principaux de cètte étude, mais non à résoudre la question sous ses divers aspects. Si les dangers de tout ordre qui peuvent résulter de ces alliances lui semblent rendus probables par les divers documents publiés, la démonstration complète lui en semble encore dou- ; teuse. Il croit donc de nouvelles recherches indispensables pour établir la réalité du fait lui-même d'une manière plus rigoureuse et en fixer réellement la signification, pour savoir s'il doit être attribué à la consanguinité seule ou bien à l'hérédité morbide {Archiv. de méd., avril). Assurément une si ample disquisition n'était pas nécessaire pour arriver à une conclusion iussi peu précise. Sur tous les sujets, on arrive au même i-ésultat si l'on ne veut pas mieux serrer ni peser le pour et le contre.
CONTAGIOIV. Fièvres éruptives. Suivant M. le professeur }irard de iVJarseille, elles ne seraient contagieuses que le prenier jour, et l'on pourrait prédire avec ussurance que les ;nfants mis en contact avec le malade à cette période d'in- 'asion, lors même que l'éruption n'existe pas encore, seront illeints quatorze jours après, durée qui serait celle de l'incu- «alion. Plusieurs exemples très-concluants sont rapportés à I 11.