‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 65 sur 149 · FOIE · texte numérisé non relu

FOIE

L'administration d'une potion stibiée amène des vomissements, et l'expulsion de matières fécales au milieu desquelles s'agitent des lombricoïdes. Le 19, l'exaspération des symptômes morbides coïncide avec une apparition nouvelle de vers dans les substances vomies ; le 20, l'état du malade s'empire, et îamort survient au milieu des convulsions. A l'autopsie, on rencontre 9 lombricoïdes dans l'intestin grêle ; le foie est augmenté de volume, son parenchyme est envahi par 16 ascarides lombricoïdes dans un développement complet (1 2 femelles et 4 mâles) ; leurs extrémités caudales sont dirigées ou vers le duodénum, ou vers les principaux troncs hépatiques, tandis que les exiréniiiés céphaliques s'implantent dans le parenchyme du foie, dans la direction des extrémités terminales des canaux biliaires. Voici leur mode de distribution :

Six vers noués et accroupis sont situés aux dernières divisions des canaux biliaires ; deux se trouvent en partie dans ces divisions mêmes, et en partie dans le parenchyme du foie; deux dans les premières divisions du conduit hépatique ; les six derniers allongeant leur corps dans la cavité duodénale, dans le cholédoque, dans le conduit hépatique, tous énormément dilatés, surtout dans les divisions ultimes des canaux biliaires, où les vers étaient noués et roulés sur eux-mêmes.

Les parois membraneuses du cholédoque et du conduit hépatique n'offrent rien d'anormal ; mais sur la membrane muqueuse, déjà plus épaisse et plus vascularisée, des diramations secondaires et tertiaires des canaux biliaires, on aperçoit des œufs de lombricoïdes, des cellules épithéliales cylindriques et des globules granuleux d'exsudation plastique. 11 existe aussi une certaine quantité d'oeufs dans la cavité, que deux lombricoïdes ont creusée dans la densité même du parenchyme hépatique.

Pendant que quelques-uns de ces œufs présentent leurs caractères normaux, d'autres offrent une segmentation plus ou moins avancée du vitellus ; ceux-ci sont augmentés de volume (les involucres membraneux amincis sont déchirés sur quelques points : le vitellus a perdu sa granulation pour se transformer en grosses gouttelettes graisseuses) ; ceux-là, plus petits, plus sphériques, présentent des involucres manifestement ridés. ^Sperimenlale 1864.)

Lucêralion. Deux cas offrant un certain enseignement se sont présentés à peu d'intervalle dans l'hôpital Guy. Le premier

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