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porlés à celle éliologie toute nouvelle. Les femmes ressentaient depuis quelque temps ce penchant marqué au coït, caraclérisllquede la prédisposition cancéreuse des organes de la génération. Une certaine résistance originelle ou acquise, absolue ou relative, à la distension utérine, peut en être la cause et donner lieu à ces vomissements incoercibles, de même que l'irri alation du fond de la malrico par le produit de la conception les produit sympathiquement. [Union méd.^ n" 99 et suiv.)
Mort du fœlus par oblitération de la veine ombilicale. Ce genre de mort, extrêmement rare, a été constaté par M. Gavasse chez une bipare qui était enceinte de huit mois lorsque, sans accidents d'aucun genre et après trois mois de mouvements actifs du fœtus, ceux-ci devinrent moins fréquents et moins vifs, puis cessèrent entièrement en même temps que les battements cardiaques. Le venire s'affaisse un peu, le corps de l'utérus se ramollit et se dilate, et une vingtaine de jours après, a lieu l'accouchement d'un fœtus mort qui se présente par les pieds.
Le liquide amniotique est noir; le fœtus n'est nullement putréfié, mais il a l'apparence d'un fœtus de cinq à six mois. Aucune altération apparente du placenta, cordon de longueur normale, d'un volume et d'une texture ordinaires jusqu'à 2 centimètres de l'ombilic. A ce point, il diminue brusquement de volume, comme l'a montré la pièce anatomique, il perd son apparence variqueuse, et de cordon ombilical devient cordon fibreux, blanchâtre, sans sinuosités, gros comme le tuyau d'une petite plume à écrire; pressé entre les doigts, il donne la sensation d'une matière fibrineuse. La peau de l'abdomen s'avance très-exactement autour de ce cordon; par l'ouverture ombilicale qu'elle circonscrit, on ne pourrait pas introduire une sonde de femme.
La section de ce cordon, à 1 centimètre du point où commence le rétrécissement, montre dans la veine ombilicale un caillot fibrineux rouge et inou jusqu'au point rétréci, fibrineux, Diane et plus dur dans le rétrécissement dont il a la forme, et u'il occupe dans la moitié de son étendue. Accolé aux parois de la veine, il s'en détache sans peine et laisse voir que les artères ombilicales sont normales, et que le rétrécissement porte exclusivement sur la veine. La lumière de ce vaisseau est à peine le tiers des endroits non rétrécis , les parois en sont épaisses, la face interne est encore brillante, un peu
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dépolio. Point de gélatine de Warton entre les vaisseaux.
Débarrassée de ?on caillot, cette veine est parfaitement perméable et reçoit parfaitement un stylet qui pénètre dans le canal veineux, un peu moins ample que d'habitude, mais sans caillols. Le foie est petit, non gorgé de sang, d'un jaune brun clair. Il n'est pas gryisssux et ne présente aucune altération de structure. [Gaz. des hôp., n" 37.)
Il s'agit ici d'une phlébite adhésive qui a commencé quelque temps avant la mort comme l'indique l'état local et celui du fœtus. El comme la veine ombilicale est unique et ne peut être suppléée dans ses fonctions, la mort a dû s'ensuivre fatalement. Il est même remarquable que le fcçtus ait pu vivre aussi . longtemps après son développement, ce qui fait espérer que • cette maladie en ne se développant que peu de temps avant le ■ terme de la grossesse permettrait au fœtus de naître encore • vivant, quoiqu'il ait été constamment trouvé mort, dans les dix- ■ neuf observations analogues citées par ledocteur Bley, dans sa ; thèse inaugurale (Paris, 1 860, n" 128), le seul qui se soit occupé • de ce sujet parmi les accoucheurs modernes.
Grossesse abdominale enkjstée. Elle s'offrit au docteur ° Van Peene(de Gand), chez une tripare à terme de trente-deux . ans, qui avait fait une chute au début de sa grossesse etl éprouvé divers accidents durant son cours. A l'examen, le? ventre représentait deux saillies dont l'une, supérieure et volu-mineuse, large, arrondie, occupait toute la capacité abdominale; l'autre, petite, ovo'ide, reposait immédiatement au-dessus de lai symphyse pubienne. La première, dépressible, d'une malité.^ absolue, fluctuante, était le siège d'un bruit de souffle très-su- perfîciel à droite et d'un véritable frémissement cataire; lesf bruits du cœur étaient perçus à gauche. Le toucher vaginal révélait une tumeur arrondie, un peu engagée au détroit supérieurr et recouverte d'une paroi épaisse, lisse et molle. Entre cette tu-meur, siège de contractions manifestes, et la symphyse, se trouvait le col de l'utérus dont l'orifice interne était entr'ouverl et ramolli. Le cathétérisme vésical n'ayant rien modifié, l'auteur pensa dès lors à une grossesse extra- utérine qui fut confirmée par le cathétérisme utérin et l'examen de plusieurs confrères. On prescrivit l'opium avec succès pour faire cesser les contractions; mais elles reparurentaprès quelques heures et ilfut résolu, — la partie qui se présentait au détroit supérieur étant
GKUSSJiiiSE.
lellenienl accessible, que l'on diagnostiqua une présenlalion du sommet, — d'extraire l'enfant par élythrolomie dès le lendemain. Mais lorsqu'on se réunit pour opérer, l'enfant avait cessé de vivre, le ventre était affaissé. Dès le lendemain, la péritonite éclata avec violence et la femme succomba le deuxième jour.
L'autopsie confirma une grossesse abdominale parfaitement enkystée. L'épaisseur des parois du kyste était en haut de 3 à 4 millimètres et de 1 centimètre en bas adhérant au péritoine, l'épiploon, la matrice, le diaphragme, les intestins, la vessie et la paroi postérieure du vagin. Les ovaires, les trompes elles ligaments larges adhéraient à la partie antérieure. La rupture s'en était opérée spontanément sous l'inûuence des contractions, en déterminant la mort de l'enfant et une péritonite foudroyante par l'épanchement de sang noir. L'enfant était bien développé, la tête surtout était volumineuse, comme dans l'hydrocéphalie, ce qui avait fait prendre une présentation du siège pour celle du sommet. Le cordon était épais, long, fortement congestionné. Volume énorme du placenta. (Soc. de méd. de Gand, mars.)
L'enseignement de ce fait rare est si éclatant qu'il semble à peine nécessaire de le signaler. Opérer de suile était certainement la plus pressante indication dans ce cas d^un enfant à terme, vivant, accessible par le vagin. En de telles conditions, le doute sur la formation primitive ou secondaire de la grossesse abdominale, c'est-à-dire sur l'existence d'une membrane kvstique, n'autoriserait guère l'expectation, ce savoir suprême dans l'accouchement normal. On devrait môme recourir à la gastrolomie, si le kyste proéminait davantage vers les parois abdominales, auji)urd'hui surtout que l'ovariotomie en montre l'innocuité relative. Si la puerpéralité la rend plus grave, il y a aussi un double motif d'agir: ce sont deux vies à sauver au lieu d'une, et c'est là assurément une considération qui ne permetlait pas de temporiser dans le cas actuel sinon dans le suivant :
Une femme ayant subi l'hyslérotomie un an auparavant, était au huitième mois d'une nouvelle grossesse, lorsqu'elle se heurte le ventre contre un corps dur. Cessation immédiate des mouvements de l'enfant, et peu de jours après, apparition de douleurs avec écoulement vaginal. Le docteur Hillmann, de Bonn, ne put atteindre le col utérin ni perçevoir les bruits du cœur de l'ei.finl, mais l'absence d'accidents le détermina à attendre, Huit jours après, une couleur éryihémateuse de la peau
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apparut dans la région iléo-csecale avec sensibilité el œdenieau loucher, accompagnée de ûèvre et suivie d'évacuations intestinales sanguinolentes. Au quinzième jour, abcès entre l'ombilic et la symphyse avec issue spontanée de liquide amniotique fétide. Par l'ouverture, le doigt perçoit le corps du fœtus immédiatement derrière les parois abdominales, et il suffit de l'agrandir pour en faire l'extraction. C'était un garçon de huit mois environ, mort et putréfié, entortillé dans le cordon. J,e placenta adhérait intimement entre la paroi abdominale et l'utérus; il fut détaché difficilement. Néanmoins, la femme guérit parfaitement et les règles reparurent sans que l'expulsion des membranes amniotiques ait été constatée. [Berl. h'I'n. H'ochenschr.)
Des faits analogues, résultant soit de la rupture de l'utérus, soit d'une grossesse extra-utérine où le fœtus, enkysté ou non, séjourne en entier ou en partie dans l'abdomen pendant des mois et môme des années, ne sont pas très-rares. Le professeur Baeza vient d'en rapporter encore deux in Siglo medico, mai. Dans l'un, des fragments osseux furent extraits simultanément par le vagin et une ouverture spontanée de l'abdomen, laquelle devint bientôt un vrai cloaque donnant issue à des matières fécales, des urines et du sang. Néanmoins, cette malheureuse ■ femme resta ainsi un an environ sans menstrues, s"affaibli?santi de plus en plus jusqu'à son entrée à l'hôpital de Santiago. III suftit d'agrandir l'ouverture abdominale pour extraire les débrisosi^eux du fœtus recouverts d'une épaisse couche de substance' calcaire, et malgréde nombreuses adhérences, tousles accidents? cessèrent bientôt ; la fistule urinaire seule persista. Il en fut de même dans l'autre cas; seulement, l'extraction eut lieu six. mois après le terme de la grossesse. Mais cette heureuse lermi-naison ne contre-indique pas moins de laisser ainsi séjourner uni fœtus mort dans les entrailles de la mère ; son extraction la plus • prompte est le plus souvent indiquée, malgré l'absence d'acci-dents, car il peut toujours en provoquer.
firosscasc lubairc. Corps jaune sur l'ovaire du côté opposé. Une femme de vingt-deux ans, mariée depuis deux mois, fut atteinte de douleursabdominales très-vives le 25 mail 865, contre ■ U S(]uell'-'s elle vint réclamer des secours au di.spensaire Bcckelt, La dernière menstruationdatait de quatre semaines et trois jours. Elle était pâle, abattue et vomissait; peau chaude, pouls misé-
IIKLMINTIIOLOGIE.
rable, à peine sensible. Connaissance parfaite. Mort le lendemain.
A l'aulopsie, le petit bassin et lo flanc gauche sont remplis de sang provenant de la rupture d'une portion distendue de la trompe do Fallope gauche où se trouvait un chorion distinct. L'embryon se trouvait dans la cavité abdominale.
L'utérus contenait une membrane caduque, mais le fait le plus remarquable était l'ab.sence de corps jaune dans l'ovaire gauche, tandis qu'il en existait un bien distinct dans l'ovaire droit. On doit donc penser que l'œuf, après l'imprégnation, aurait croisé le fond de l'ulérus et passé dans l'ouverture de l'extrémité interne de la trompe gauche. Le docteur Prieslley, professeur d'accouchements à King's collège, témoin de refait, n'a pu l'interpréter autrement. [Med. Times, août.)
Cirossesscs gémellaires, Il s'agit d'en découvrir, sinon le mystère, au moins la loi qui préside à leur développement. Des recherches du docteur Math. Duncan à cet égard, il résulte qu'elles ne sont en rapport ni avec la fécondité en général, ni avec le nombre des accouchements antérieurs, mais avec lïige des femmes. C'est de vingt-cinq à vingt-neuf ans qu'elles en présentent le plus grand nombre. Une augmentation et une diminution graduelles s'observent sur la limite de ces deux chiffres. D'oii celte conclusion qu'en général la première grossesse est moins susceptible d'être gémellaire que les subséquentes, et que les primipares ont d'autant plus de chances d'avoir des jumeaux qu'elles sont plus âgées (JS'rfnn. Review). On voit que ?i la statistique conGrme cette règle, elle a bien son importance et mérite d'être signalée à l'attention des accoucheurs.
IIELMINTIIOLOGÎE. C^sUccriiucs. Un exemple de généralisation de cet helminthe chez l'homme, l'analogue do ce qui se rencontre chez le porc sous le nom de ladrerie, s'est présenté à l'Hôtel-Dieu de Lyon, le 30 novembre chez un vieillard de soixante-dix-sept ans. De petites tumeurs souscutanées grosses comme un haricot, disposées en chapelet, s'observaient sur la poitrine, le long des bras, aux coudes et dans
IIÉMÉRALOPIE.
les aisselles. Un œdème considérable empêchait d'en observer de même sur les membres inférieurs. On -pensa qu'il s'agissait de tumeurs lîbro-plasliques.
Le malade alleint d'un calarrhe pulmonaire était d'une faiblesse extrême. Une chute en allant à la chaise, détermina la fracture du col du fémur le 9 février 1 863, et l'affaissement ayant continué, il succomba le 1 6 avril.
A l'autopsie, on trouva toutes ces tumeurs constituées par des cysticerques dans le tissu conjonclif, les muscles pâles et friables. Le diaphragme en contenait un gros comme une amande, ainsi que la langue, neuf cents furent ainsi extraits des muscles, ce qui permet d'évaluer à deux mille ceux du tissu conjonctif. Les os. ni les yeux, le foie, la rate, n'en contenaient mais le mésentère en était farci, et la plupart des autres organes en contenaient. (Soc. de biologie^ 1 864.)
A l'autopsie d'une petite fdledesix ans entrée à l'hôpital des Enfants-Malades, le 21 mars, pour le croup dont elle guérit, et une paralysie consécutive du voile du palais, bientôt suivie de broncho-pneumonie qui entraîna la mort, on trouva dans le quatrième ventricule un cysticerque de 1 8 millimètres de diamètre, isolé au sein de cet organisme. (Soc. méd. deshôp., mai.)
HÉMATURIE. Elle est l'indice de dépôts phosphaliques sur la muqueuse, d'après M. Mercier. Chez deux malades qui en étaient atteints, il ne put constater aucun choc du cathéter contre le calcul, mais il perçut une résistance de la paroi vésicale indiquant une masse rugueuse à sa surface interne. En effet, après divers hémostatiques employés en vain, une injection au nitrate d'argent ayant été faite, l'urine charria dès le lendemain des parcelles phosphatiques, puis des lambeaux muqueux encroûtés de phosphate calcaire et l'écoulement du sang cessa avec cette élimination. (Soc. méd. p^'ai., janvier.)
HÉMÉRALOPIE. Sur trente soldats observés au camp de Sonmia, le professeur Qualino a constaté : 1° Suffusion blanchâtre de toute la réline, principalement autour de la papille ; 2° congestion des veines dont lo sang paraît plus noirâtre et comme coagulé ; 3° couleur rose ou rouge de la papille quand la maladie est récente ; 4° atrophie de la papille et des vaisseaux quand la maladie s'est répétée plusieurs fois et qu'il y a de l'amblyopie.