HÉMIPLÉGIE
co qui semble un rapprochement du mouvoment gyraloire observé chez les animaux à la suite do muliiaiion sur l'Irradiation des pédoncules. {Gas, liebdom.,n° 41.) Voy. Hémorriugie
CÉRÉBELLEUSE.
Hémiplégie dyspep<ic|iic. Cette nouvelle espèce nosologique proposée par M. Pihan-Dufeillay, de Nantes, est basée sur deux faits d'hémiplégie subite, simulant au premier abord celle qui résulte de Phémorrhagie cérébrale, mais qu'il croit pouvoir rattacher à la dyspepsie au même titre que les anes- Ihésies cutanées , les vertiges, les faiblesses musculaires, etc., à cause de certaines dispositions spéciales. Ainsi, dans le premier cas, il s'agit d'un marchand de vins de cinquante ans vigoureux, sanguin, atteintdepuis deux à trois ans de dyspepsie gastrique caractérisée par l'anorexie, vomissements, malaise, sensibilité au froid, torpeur musculaire, vertiges. C'est dans ces conditions qu'après des fatigues extraordinaires et sous le coup de pertes considérables, les symptômes gastralgiques augmentant, il fut pris, le 7 décembre 1864, de vertiges avec sentiment de brisure et d'engourdissement musculaire qui l'éveillèrent. Puis la nausée survenant, et voulant prendre le vase de nuit, il s'aperçut qu'il était paralysé du côté gauche. La peau de ce côté est comme analgésiée et presque insensible à la douleur, malgré la conservation du lact; ces modifications de la sensibilité varient sensiblement dans des points très-rapprochés. Parole nette, nulle déviation, intelligence intacte.
A cause de ces derniers symptômes, la saignée fut repoussée; il sufflt de l'emploi d'une poudre composée de rhubarbe, noix vomique, fer, manganèse, et une très-faible dose d'opium , — un paquet avant chaque repas aidé d'un régime réparateur — pour voir disparaître la paralysie en quelques jours.
Presque simultanément, un comptable de cinquante-huit ans, sans antécédent diathésique ni affection du cœur, comme le précédent, qui éprouvait des troubles gastriques avec vertiges depuis deux à trois ans, présenta des symptômes analogues. Poursuivi par la crainte de l'apoplexie, il avait rendu son régime très-sévère et éprouvait une recrudescence de ses vertiges, lorsque la fin de l'année l'obligeant de veiller tard et de manger à la hâte et sans repos pour mettre ses écritures au courant, il fut pris d'un élourdissement le 6 janvier, pendant son déjeuner, glissa sur sa chaise et y resta étendu les yeux
HÉMORÏÏHAGIE. 365
fermés, lorsque voulanl se redresser, il ne put mouvoir le côlé gauche. La paralysie était complète avec persistance de la sensibilité, sans aneslhésie cutanée ni déviation de la face ni de la langue, intégrité des sens et de l'intelligence, parole lente, embarrassée; toules les fonctions s'exécutent normalement.
Sans saignée ni révulsifs, mais au contraire avec une alimentation plus abondante et mieux réglée, cette paralysie se dissipa graduellement en dix jours. (fiti/L dethérap., n° 5.)
Énumérant les diverses altérations cérébrales qui pourraient donner lieu à ces symptômes, le savant professeur n'en trouve aucune pour les expliquer, pas même la congestion. Au contraire, il caresse cette étiologie du vertige comme en rendant parfaitement compte, et un rapport pro6ab/e entre la dyspepsie et certaine forme légère de l'hémiplégie lui semble ainsi justifié. Nous craignons bien qu'il se soit trop pressé de conclure, et que des accidents subséquents ne viennent le démentir. Il n'est pas rare d'observer ces syncopes vertigineuses se distinguant par une résolution musculaire complète, prolongée, suivies d'hébétude, d'embarras de la parole et des mouvements qui disparaissent sans rien faire, comme pour mieux en voiler l'étiologie, mais que l'avenir se charge malheureusement d eclaircir. Il faudrait donc suivre les malades dont il est question pour se convaincre de la justesse de ces vues étiologiques, et admettre la nouvelle espèce nosologique dont il s'agit.
IIÉMORRIIAGIE. Iléinorrhagie (raumatiquc. Compression digitale. Un marin de Pleudihen s'était fait accidentellement une plaie de 6 centimètres de long et 2 de large à la face antérieure et au milieu de l'avant-bras avec un ciseau de menuisier; les muscles superficiels étaient divisés ainsi que l'artère radiale.
Ne pouvant réussir à trouver ni à saisir les bouts du vaisseau divisé, le docteur Richard se contenta de réunir les lèvres de la plaie par une suture entortillée , et d'employer ensuite la compression digitale sous le bord interne du biceps, opération qui lui avait déjà réussi dans un cas précédent. Deux paysans furent chargés de l'exercer durant six heures, après quoi l'hémorrhagie était complètement suspendue. Un band.age compressif pondant quelques jours assura la guérison. [Gaz. des hôp., Il" 80.)
Le défaut de détails et l'heureuse issue de cette méthode de
HÉMORRHAGIE
trailomonl permellenl de doulor qu'il s'agisso n'iellement ici d'iino division do la rudiale. Quoi qu'il en boit, il esl imprndeni d'y recourir, surtout à la campagne, où les aides peuvent manquer d'inlolligonce et de sang-froid, et il est toujours préférable et infiniment plus sûr de recourir à la ligature, il n'est [)as de sécurité -ians cela avec un vaisseau aussi volumineux.
Un fait rapporlé à ce sujet par le docteur Gazagnaire montre bien l'insuffisance de la compression en pareil cas. Un homme de vingt-cinq ans se coupe l'artère radiale avec la poinle d'un couteau à l'endroit où l'on lâte le pouls. L'hémorrhagie était effrayante ; des applications au perclilorure do fer et la compression de l'artère la font cesser. Pendant 40 jours le bras est porté en écharpe pour la cicatrisation complète do la plaie. Mais le membre est à peine laissé en position verticale que l'hémorrhagie se reproduit aussi forte et aussi continue qu'au moment de l'accident, entre les lèvres d'une petite plaie qui restait, et force fut ainsi d'abandonner hémostatique et compression et de recourir immédiatement à la ligature à 6 centimètres au-dessus de la plaie existante.
Ce fait, dit l'auteur, rapproché de deux autres à peu près identiques constatés, l'un à Paris, à la clinique de Dupuytren, et l'autre, il y a quinze ans, dans ma pratique, m'ont mis dans le cas de renoncer aux hémostatiques et à la compression, et à recourir exclusivement à la ligature. {Idem, n° 88.)
Acupressure ou exposé de la nouvelle méthode d'arrêter l'hémorrhagie chirurgicale et d'accélérer la cicatrisation des plaies, par le professeur Simpson, d'Édimbourg, in-S" de 380 pages, avec planches. C'est l'exposé complet de la nouvelle méthode hémostatique mise au jour il y a cinq ans environ par l'illustre accoucheur écossais, avec toutes les observations à l'appui. Par les développements dans lesquels il esl entré à cet égard, il en a fait un véritable traité d'hémoslasie chirurgicale.
Ilémorrliagic «érébcllcuse. Les fonctions distinctes, isolées, assignées aux centres nerveux par la physiologie moderne en conduisant les jeunes médecins à en chercher la confirmation dans certains phénomènes symptomatologiqnes des faits cliniques, ne doit pas faire négliger des signes non moins importants pour le diagnostic. C'est ainsi que dans l'observation suivante, lue par le docteur Leven à la Sociéh' médicale d'observation, la soudaineté de l'attaque et les vomissements
HÉMORRHAGIE
qui formenl les prriicipaux trails de la sémiologie des lésions cérébelleuses (Voy. année 1864), ont surtout guidé sûrement l'observaleur dans le pronostic, tandis que ses contradicteurs ont montré victorieusement que la titubation, l'entraînement de côté, n'en sont pas des caractères pathognomoniques.
Il s'agit d'une femme de trente-cinq ans, vigoureusement constituée, qui, sans malaise ni excès, s'aperçoit le matin du 14 septembre 1864, en se levant, qu'elle se tient péniblement debout, qu'elle chancelle en marchant, ou plutôt, selon l'expression consacrée, qu'elle titube. Elle ne peut plus aller en ligne droite et est entraînée malgré elle du côté gauche. La parole est légèrement embarrassée, et cette femme, qui conversait avec une grande volubilité, traînait les mots.
Elle analysait avec une remarquable précision les symptômes qui s'étaient manifestés si brusquement. Son intelligence est très-intacte; de même de la sensibilité. Mais les organes des sens présentent des désordres très-singuliers. L'ouïe, le goût, l'odorat n'ont subi aucune atteinte, tandis qu'il y a un strabisme double; le globe de l'œil gauche est dévié en bas et en dedans, celui de l'œil droit en sens inverse. Les pupilles se contractent, mais la vue est troublée. Madame D... voyait deux images, à une distance moyenne, éloignées de 7 centimètres environ l'une de l'autre.
Aucun symptôme réactionnel, langue légèrement couverte de saburre, mais point de vomissements, pouls à 65 pulsations; aucun phénomène morbide ni du côté des poumons ni du côté de l'organe central delà circulation.
L'entraînement latéral diminua dès la fin du premier jour. Le strabisme et l'embarras de la parole diminuèrent dès le troisième jour, et au huitième le strabisme avait complètement disparu ; il ne resta qu'un seul symptôme durant dix mois environ, de la faiblesse dans la marche, de la titubation.
La production rapide des symptômes, l'entraînement hitéral, fait pathognomonique de toute lésion cérébelleuse ou de ses pédoncules, la faiblesse dans la marche, l'embarras de la parole, le strabisme, le désordre fonctionnel de l'organe de la vision, et l'intégrité de l'intelligence et de la sensibilité, firent diagnostiquer une affection des hémisphères cérébelleux et très-probablement un foyer hémorrhagique à cause de la soudaineté de l'invasion.
L'absence de vomissements détermina à porter un [)rono5tic
368 IIÉMORRHAGFE.
assez favorable el ces prévisions ne furent pas trompées. Par un Irailenient énergique, îles médications purgatives durant plusieurs jours de suiie et durant plusieurs mois, des pilules de scammonée de temps en temps, la malade guérit.
Relativement à la liiubaiion donnée comme caractère spécial, il est à regretter que ce terme fort vague ne soit pas remplacé par une description, suivant M. Topinard; car ce phénomène s'observe dans l'alcoolisme, l'intoxication mercurielle, les affections vermineuses, l'hystérie. 11 s'est aussi produit dans des lésions d'organes voisins du cervelet. 11 ne peut donc servir que comme adjuvant, et c'est à en distinguer le caractère spécial qu'il faut s'appliquer pour lui donner de la valeur. M. Uuchenne a essayé ainsi utilement de distinguer ce symptôme. Voy.
AtAXIE LOCOMOTRICE, 1 864.
Quant à Veniramcmenl latéral, il s'est manifesté, dit M. Voisin, chez un ancien appariteur de la Faculté, du nom d'Antoine, qui, pendant deux ou trois ans, a présenté une tendance irrésistible à se jeter à droite, tendance qui le faisait choquer les passants et lui donnait toutes les apparences d'un ivrogne. Cet homme est mort l'année dernière à la Charité, dans le service de M. Bouillaud, et à l'autopsie on a cherché en vain quelques lésions des centres nerveux pouvant expliquer cet entraînement latéral.
Pour M. Béhier, il ne s'agirait ici que d'une simple congestion cérébelleuse, ou bien d'une anémie de cette portion de l'encéphale. C'est ainsi qu'il a diagnostiqué, chez un homme qui fut pris subitement d'une obscurité de la vue, perte do la parole et hémiplégie du côté gauche. Au bout de deux jours, les phénomènes disparaissaient peu à peu, et quinze jours après, il ne restait aucune trace des accidents; seulement, pendant quelques jours, le malade parla comme un nègre : Moi vouloir, loi prendre, etc.
Dans un second cas, un de ses clients, ûgé de cinquante quatre ans, aujourd'hui bien portant, fut d'une façon subite jeté violemment et d'une manière irrésistible du côté gauche. Il n'y eut pas de perle de connaissance. La seule cause sensible de ce phénomène fut une hémorrhagie hémorrhoïdale abondante, qui fut probablement la cause déterminante d'une anémie cérébrale localisée au cervelet ou aux pédoncu'es. {Gaz. des hôpit., u" 35.)
Passée ainsi au crible delà discussion elde la critique, cotte
HÉMORRHAGIE
observation, qui paraissait si concluante à son auteur, se réduit, en définitive, à une simple congestion passagère du cervelet ou de ses annexes, comme l'a apprécié sainement, il nous semble, M. Béhier.
Ilémorrhagics méningées. Au point de vue médico-légal, M. Tardieu a démontré quelles sont un caractère de la mort subite par alcoolisme aigu. Voy. Alcoolisme; Pachymé-
NINGITE.
Stoniatorrhagie. Un homme de quarante-trois ans, bien portant, éprouve, en fumant, de la chaleur à la gorge et crache aussitôt à pleine bouche du sang rouge, rutilant, dont il perd ainsi 2 kilogrammes environ pendant une heure que dure 1 héinorrhagie. Une saignée, pratiquée pour la combattre, le réduit à un affaissement extrême, voisin de la syncope. Trois jours après, il se lève et est repris, le lendemain, du même accident, pour lequel il entre à la clinique du professeur Concalo (de Bologne), dans un état oligohémique très-avancé.
L'hémorrhagie arrêtée, le malade est sans fièvre, mange de bon appétit et se rétablissait rapidement, quand, une semaine après, le môme accident réparai', et c'est seulement alors que, en explorant la bouche, on découvre une lésion d'une artériole, provenant de l'artère faciale, ouverte à un centimètre environ de la commissure labiale. La cautérisation en fit justice, et l'on apprit ainsi qu'une chute avait déterminé cette lésion. Il en était résulté un anévrysme diffus qui, en s'ouvranl dans la bouche, avait produit l'hémorrhagie.
Une quatrième récidive deux jours après fut définitivement vaincue par le même moyen. [Hebclomadario cHnico.)
Le même accident se manifesta, le 8 octobre dernier, chez une femme à terme, âgée de trente-quatre ans, et qui fut apportée dans la salle du professeur Oppolzer, dans un état de faiblesse extrême : Sensation de brûlure au creux de l'estomac, région épigastrique très-sensible. On diagnostique une hémalémèse consécutive à un ulcère de l'estomac. Mais l'hémorrhagie étant reparue plus intense quelques heures ensuite en présence du médecin, celui-ci, voyant que le sang coulait surtout quand la malade ouvrait la bouche, sans oppression ni envies de vomir, il examina la bouche et constata que la source de l'écoulement sanguin était dans une lacune de l'arcade dentaire infé-
370 HÉMOHRHAaiE.
rieure à la secondo molaire qui avait élé arrachée depuis peu de temps.
I.e lamponnemenl avec fie la charpie imbibée de perchlorure de fer mit fin aussitôt à l'hémorrliagie, et l'on constata, le lendemain, l'existence d'un anévrysme du rameau de Tarière alvéolaire qui fut dès lors soumis à un traitement chirurgical. {Viener mecl. Hal., n" 42.)
M. Dechambre a observé un cas analogue chez un vieillard qui s'était mordu la langue très-faiblement en apparence. L'hémorrhagie durait depuis sept à huit heures, malgré l'emploi de plusieurs hémostatiques, quand l'inspeclion de la partie fit découvrir le jet par saccades d'une petite artériole qu'il suffit de tordre pour mettre fin aussitôt à cet accident. [Gaz.hebd., n° 8.)
némorrhagie dentaire. Compression de la carotide. Une dame de soixanle-dix-huit ans, se plaignant depuis quelques jours d'un gonflement douloureux de la gencive supérieure gauche, autour de la dernière molaire dont il ne reste plus que d'anciennes racines cariées, est prise spontanément vers six heures du soir, le 5 octobre, d'un écoulement de sang de celle partie sans aucune provocation. Au lieu deVarrêter, il augmente. Après avoir reconnu l'inutilité de l'eau fraîche vinaigrée, M. Guidon applique des tampons de ouate imbibée de perchlorure de fer liquide au 3°, d'abord coupé, puis pur, en les faisant pénétrer dans les interstices de la dent, et en les superposant de manière à étreindre la gencive et l'alvéole sous une épaisse couche d'hémostatique. A l'intérieur, une demi- cuillerée abouche toutes les demi-heures de sirop de perchlorure de fer, additionné d'un cinquième de sirop de digitale.
Mais tous ces soins sont superflus, l'écoulement du sang persiste, et le courage et les forces de la malade baissant notablement, il se décide à employer la compression digitale de la carotide primitive gauche au-dessus de sa bifurcation contre les vertèbres cervicales en superposant deux doigts ; ce que la maigreur de la patiente rendait très-facile.
En moins d'une demi-heure, l'hémorrhagie diminua sensiblement et s'arrêta au bout d'une heure. La compression fut néanmoins continuée pendant quatre heures environ, et le sang ne reparut plus. (.Soc. de méd. de l'Aisne.)
Est-il bien nécessaire d'avoir recours à tous ces moyens et
HÉMORRHAGIE
surtout à la compression de la carotide pour arrêter une hémorrhagie de cette espèce? Nous ne le croyons pas dit le Scalpai. Un tampon de ouate imbibé de la solution de perchlorure de fer, aidé d'une compression avec un bouclion de liège convenablement taillé et maintenu parla mâchoire apposée pendant quelque temps nous a toujours réussi.
lIéinopt;^sie. lien est une forme, suivant M. PayneCotton, de Bromplon's hospilal, qu\ n'est nullement liée à l'existence des tubercules pulmonaires quoiqu'elle se confonde avec elle, et qui provient au contraire de la muqueuse gastro-pulmonaire. L'expectoration est de couleur noirâtre et de consistance plus ou moins aqueuse, ayant une parfaite ressemblance avec un mélange de gelée rouge et d'eaii . Il l'attribue à un état morbide du sangqni le rend plus fluide comme le purpura, le scorbut [Lancet, décembre). Toutefois , les trois faits qii'il rapporte à l'appui, chez trois jeunes femmes de douze, dix-huit et vingtquatre ans, sont loin d'être concluants, faute do détails; si les signes physiques n'existaient pas et si la santé s'est maintenue deux et trois ans après l'examen stéthoscopique, ce ne sont pas des raisons suffisantes pour exclure complètement l'existence de tubercules, qui, dans certains cas de phlhisie lente, chronique, scrofuleuse, restent très-longlemps à l'état latent.
Oppoizer, le grand praticien de Vienne, conjointement avec le repos et le silence, fait appliquer des compresses d'eau froide, puis glacée sur la poitrine. Le goût désagréable du perchlorure de fer, malgré son efficacité et son action rapide, lui fait préférer l'usage de la poudre suivante à l'intérieur dont il donne une dose toute les heures avec un succès presque constant ;
Oriie. Guidé sans doute par l'indication du sirop d'ortie signalé dans quelques traités de matière médicale, le docteur Benavente en a employé la décoction, 30 grammes pour 500 grammes d'eau, contre les hémorrhagies à ladose de plusieurs tasses par jour. Elle a réussi dans 2 cas de ménorrhagie passive et 4 de méirorrhagie symptomatique contre lesquelles le seigle ergoté, le tannin et l'opium avaient échoué. Elle s'est montrée
!^ Alun cm
NitralG de morpliiiie, Sucre
Mèlpz et aivisoz en 6 doses.
HERNIE
également efficace dans G casd'Iiémoptysie et one épislaxis rebelle [Siglo viedico, n" 604). Le docteur Gallegoi'a employée de môme d'après la pratique populaire à Almaden. {Idem^ n" 605.)
Les propriétés excitantes de l'ortie étant bien avérées, il est facile de prévoir son action et les liémorrliagies contre lesquelle.s elle peut réussir. Toutes les liémorrhagies passives en sont tributaires. C'est en excitant ainsi tout l'organisme qu'elle a réussi également comme fébrifuge. D'outrés stinmlants réussiraient au même titre. Par son action intense, elle peut offrir cependantdes avantages particuliers. C'est ce qu'une étude expérimentale et comparative à faire avec la décoction ou l'extrait de cette plante commune peut seule élucider.
liémorrhagies varitiucuscs mortelles. Yoy. Varices.
HERNIE, Fréquence relative. La plus grande fréquence de la hernie crurale chez la femme sur la hernie inguinale est ainsi confirmée par le relevé statistique de la Société des bandagistes de Londres pour 1860-61 :
Hernies inguinales 7,543 hommes el 699 femmes.
Hernies truiMles 306 hommes et 748 femmes.
Mais il en résulte aussi un léger amendement à cette loi par l'analyse de ce tableau, selon les âges, chez les femmes. Ainsi il y avait :
Delà naissance à iO ans. , .
. 146 hornies inguinales, 1 crurale.
De 21 à 30 ans
De 31 à 40 ans
La loi de fréquence est donc renversée
au-dessous de vingt
ans, ce qui peut éclairer l'étiologie de la hernie crurale chez la femme. [System o[ Sarg.)
Sur 422 cas de hernie traités à l'hôpital de Vienne de 18 44 à 1863, le docteur Scholz a trouvé 220 hommes et 202 femmes. Les espèces de hernies se divisaient comme suit :
Hommes.
Femmes.
Hernies inguinales.
crurales
ombilicales. . . .
du centre ovale . .
HERNIE
Relativement à la position , 247 siégeraient à droite et 156 à gauche, — les autres étaient doubles ou médianes, savoir :
Hommes Femmes.
Hernies inguinales. . 132 fois à droite 75 àgaiiclie 31 adroite 22 à gauclie. — crurales. . , 2 — 2 — 81 — 57 —
[Viener mediz. Woch.)
C'est surtout ici que la statistique est applicable et sert à établir des lois pathologiques invariables.
Réduclion sans opérations. — Dans l'impossibilité de se procurer un grand bain chaud à la campagne, voir même le bassin et l'eau chaude nécessaires pour immerger le patient et faciliter la réduction , M. Billingham Peebles y supplée d'une manière aussi simple que facile. Il fait asseoir le patient dans un bassin de lavage ou une grande terrine de toilette, les genoux pliés jusqu'au menton, près d'un bon feu, les épaules couvertes de vêtements de laine, les pieds et les jambes roulés de môme. On verse l'eau aussi chaude qu'on le peut dans le bassin, et l'on garde en réserve de l'eau bouillante pour la maintenir au même degré. Dans cette position fixe, les muscles dans le relâchement, la partie inférieure du corps plonge ainsi dans l'eau chaude, tandis que la partie supérieure est dans un véritable bain de vapeur. En une deini-heure, quelquefois moins, il survient un grand affaiblissement : le malade laisse tomber sa tête ; sa faiblesse est si grande, qu'il est près de s'évanouir. Alors, il arrive souvent qu'en cherchant la tumeur on ne la trouve plus, ou, si elle existe encore , le moindre attouchement la fait disparaître [Dublin med. Press., février). Les avantages de ce procédé sont trop évidents pour les énumérer.
C'est l'huile de croton tiglium employée en frictions sur la tumeurherniaire étranglée dont M . Tartarin, de Bellegarde (Loiret), s'est fait avec succès le rénovateur. On sait, en effet, que des Uniments analogues ont déjà été employés en pareil cas, et cette médication s'est montrée assez heureuse pour que l'on y revienne. Notre confrère y a eu recours dans trois exemples qu'il rapporte chez des femmes de quarante à cinquante ans, atteintes de hernies crurales droites anciennes. L'étranglement, rendu manifeste par des vomissements fécaloïdes et tout le cortège des signes ordinaires, datait de vingt-quatre heures, lorsque M. Tartarin fut appelé. Après avoir employé vainement
HFRNIR.
le Iaxis, los sangsues dans un cas, à cause de la vivo douipur qu'il déterminait, le ciiloroforme dans un autre, un bain prolongé dans le troisième, et dans tous, les purgatifs par haut et par bas, il fit pratiquer sur la tumeur des frictions toutes les trois heures avec ;
Huile d'amantlcs douces ou g-lycérine ... 4 grammes.
Huile, de croloii liglium 2
.Mêlez.
Une selle abondante se déclara dans les trois cas peu d'heures après l'emploi de cette mixture, que l'on peut rendre plusactive suivant l'indication. L'auteur l'employa aussi à partieségales de glycérine et d'huile d'heure en heure, dans un cas où , les accidents étaient formidables et, dès la troisième friction, uner selle avait lieu. En même temps la hernie se réduisait sponta-nément et tous les accidents disparaissaient. (Bull, de Ihér.,. n" 3.)
Anestimie locale. Nouvelle conquête de la méthode ender- • mique. Au lieu d'employer l'opium ou là morphine par la voie gastrique dans un cas de hernie cruralô pour en faciliter la . réduction, M. Walker a fait avec succès une injéction souscutanée d'un grain d'hydrochlorale de tnorphine; un calmeparfait, sans douleurs ni vomissements, en résulta aussitôt ; . et, après quelques heures, la hernie fut réduite avec facilité^ [Brilish med. Jonrn,, avril). Sans que celte méthode puisse^ prévenir la kélotomie dans tous les cas, elle doit être préférée^ à la voie gastrique comme plus rapide et plus sûre dans ceux, où les stupéfiants sont itidiqués.
Inçisions superficielles exlra-périlonéales. Quand le taxis etl autres moyens n'ont pas réussi, et s'il n'y a pas encore gan-grène, M. le docteur Jordan procède à l'incision extra-périto- ■ néale, puisa recours de nouveau au taxis. Il appelle donc l'opération p)'e7fixoïf/e et il la décrit comme suit : On fait près du. col de la tumeur une courte incision à travers la peau et lescouches superficielles, assez grande cependant pour y admettre le bout du doigt; on détermine alors les limites entre le bord: fibreux résistant et le sac; on se sert ensuite du kélotome qui ne doit jamais dépasser l'ongle, et qu'on ne doit jamais diriger dans le sens de la cavité abdominale.
Après quelques minutes de taxis, on laisse reposer le malade
HERNIE. 375
, ! Ion calme l'iiUesiin enflammé on donnanl des opiacés ot .ibsleniinl do toul purgatif irritant.
En résumé, si ce n'est dans le cas de sphacèle, on doit touirs tenter l'incision avant de se livrer à un Iaxis violent et olongé, qui, non-seulement ne réduit pas la hernie, mais nuit ■ncore aux opérations ultérieures, {Med. Times.)
Nouvel liprniolome. La lésion de l'artère obturatrice arrivée 'identellement au docteur Guarini , chirurgien de l'hôpital Piacenza, l'a conduit à imaginer un nouvel instrument pour prévenir cet accident. C'est une tige d'acier, terminée par un manche de bois, à l'extrémité manuelle, et recourbée comme une sonde ordinaire à l'autre, avec une pointe mousse fine. Dans l'angle obtus, ou plutôt la courbure, se trouve une lame rjui en occupe la moitié, de manière que la pointe terminale et 'ecourbée n'est libre que dans une longuRur de un centimètre înviron. Introduit suivant les règles ordinaires, dès que le bec ie l'instrumenta dépassé l'épaisseur du ligiiment, on s'engage dans le bord interne, eh le retirant et par des mouvements de va-et-vient, on divise ainsi le ligament de Gimbernat sans langer de léser l'obturatrice. [Ann. univ. di med., février.)
On ne comprend pas très-bien, par cette description, comment l'artère est ainsi absolument hors d'atteinte de l'instrument tranchant : car, si le bec obtus lacère plutôt qu'il ne divise et n'expose pas à la lésion du vaisseau, la lame tranchante divise, au contraire, tous les tissus compris dans l'angle, et l'artère ne peut-elle s'y trouver?
Opium après la kélolomie. Loin de le donner à l'exclusion des purgatifs, c'est à en préciser les indications , dit M. Desorraeaux,que l'on doit s'appliquer. En voici quelques-unes d'après M. Verneuil : c'est lorsque l'intestin a assez souffert au niveau de la constriclion pour que l'on ait à redouter une perforation consécutive, et surtout lorsque la rapidité et l'intensité des accidents d'étranglement ont plongé le malade dans un état d'éréthisme qu'il faut calmer avant tout comme dans l'exemple suivant.
Une hernie crurale droite , très - irrégulièrement contenue, s'étrangle tout à coup ch*z une dame d'une quarantaine d'années, et les symptômes d'étranglement atteignent en quelques heures une toile gravité, que ceux-ci semblaient dater de plusieurs jours. Le taxis avait été inutilement tenté une demi-heure
HERNIK.
après l'accident et, à son arrivée le lendoniiiin, M. Verneuil n( crul pas devoir l'essayer de nouveau, en présence de cecorlégi de symptômes inlen?es. Il opéra de suite. La tumeur n'élai l)as plus grosse qu'une petite noix; mais la conslriclion élai telle que rien ne pouvait être introduit entre le sac et l'anneai fibreux pour guider le bistouri ; de là des diflicultés sérieuse pour le débridement ; il fallut faire pénétrer avec précaution l bistouri seul et débrider en dedans et en haut à deux reprises A peine le sac fut-il ouvert que l'on s'aperçut de l'écoulemen du liquide intestinal par une petite plaie située au niveau di siégo de la constriction, soit qu'elle fût le résultat d'une ulcé ration produite en quinze heures, soit d'une piqûre du bistouri M. Verneuil jeta deux points de suture en maintenant l'ansb lésée par le fil de l'une d'elles à l'anneau, et réduisit le surplut; de l'intestin.
C'est alors que, pour calmer l'éréthisme produit par quinze* heures de cruelles souffrances, il eût recours à l'opium à dose de 7 à 8 centigrammes dans les vingt-quatre heures ; leii purgatifs n'étant pas indiqués d'ailleurs parle ballonnement dli ventre. Le sucrés couronna cette médication; l'un des fil:.: •tomba au douzième jour, l'autre le vingt-neuvième, et la guéri-, son fut complète. (Soc. de chir. , janvier.)
Seul contre les autres membres de la Compagnie, M. Chasi saignac croit les purgatifs nécessaires comme moyen d'exploration pour savoir si la perméabilité de l'intestin est rétabliee car l'opium, en calmant les accidents, peut tromper le chirur-gien. L'atonie du bout supérieur de l'intestin les rend auss> utiles; mais, dit M. Demarquay, les matières qui y sont conte-? nues agissent comme purgatif naturel et, dès qu'il n'y a pluai de vomissements, que les purgatifs entretiennent parfois, |(h chirurgien peut être rassuré.
La méthode curative du docteur Bedford Davies, chez le» enfants, consiste à enfoncer le doigt aussi profondément quin possible dans le canal inguinal, en y portant une aiguille fortfli et bien courbée qu'il plonge à travers le pilier interne; un fifi à ligature ordinaire étant passé dans le chas, on transperce dà même le pilier externe et, en adaptant au fil végétal un fil dd( cuivre n° 20, on lui fait parcourir les mêmes voies, et l'on epi tord les deux extrémités. Le canal se trouve ainsi oblitérée Deux ou trois jours après l'extraction des fils, on met uneceinn lure et l'enfant peut marcher. Sur dix malades âgés de nioina