‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 76 sur 149 · HOPITAUX · texte numérisé non relu

HOPITAUX

live dans des établissements parfaitement comparables. Aux investigateurs de recourir au travail que le docteur Buckle vient de publier pour le savoir^ et d'où ceux-ci sont extraits.

Secours A domicile. Leur extension à tous les malades pauvres ayant unchez-soi, qui peuvent et désirent y rester pour atténuer les mauvais effets du séjour à l'hôpital, telle est la proposition émanée de Paris, formulée et soutenue par M. Boulu. Celte réforme si désirable a trouvé un chaud et judicieux défen- . seur en province, M. le docteur Dechaux, de Monlluçon, dont on ne peut se défendre d'admirer le sens pratique, et qui s'en est rendu l'organe dans Y Union médicale de la Gironde. A l'occasion d'un blessé de la manufacture, auquel il fallut pratiquer l'amputalion du bras, il glisse légèrement sur les avantages do son mode particulier de suture épingléo pour mettre en évidence ceux du séjour à domicile de son opéré , qui se levait le dix-septième jour et visitait ses bienfaiteurs, ail trouve par excellence, dans ce chez-soi, la chambre de réserve, de séquestration, d'isolement proposée dans les nouveaux hôpitaux, dans de bien meilleures conditions, loin d'un édifice dont les murs, les parois, les meubles, quelque bien tenus qu'ils soient, semblent toujours imprégnés de quelque chose de morbide. »

« Je ne supporte ce refuge à l'hôpital, dit-il, que pour les jeunes gens isolés, les militaires, les personnes éloignées de chez elles et qui n'ont pas la ressource de s'en procurer un antre. Avec l'assainissement, l'amélioration chaque jour croissante des habitations des ouvriers actuels, — je parle des ouvriers établis, ayant une ou deux chambres exposées à l'air, au soleil, et de quoi faire du feu, — je trouve ce milieu infiniment préférable à celui des plus beaux hôpitaux.

« Indépendamment d'une atmosphère physiquement bonne, où il est habitué, où la bonne mine de sa femme et de ses enfants est le thermomètre de la salubrité, il a chez lui celte atmosphère morale bien supérieure a celle de l'hôpital. Auprès de sa femme et de ses enfants, il épanche ses douleurs, il pleure et il se console. Ses nombreux visiteurs, parents, amis, patrons, personnages considérables ou de charité qui viennent l'encourager dans ses souffrances présentes,, et qui lui promettent leur appui au temps de sa guérison, une existence assurée, malgré son infirmité, concourent à le calmer actuellement, à le tranquilliser sur son avenir, que seul il s'exagère. »

886 llOUUliT.

Kl le revois de la médaille? dira-t-on. A quoi bon, ([uaiid il suffit d'en voir un côté pour que la nccefesilé d'une pareille réforme en ressorte ; il ne s'agit que d'eflacer de l'autre les inconvénients, les obstacles qui peuvent s'y opposer, et l'inslitution des secours mutuels, le développement croissant de la charité et de l'inslruction y tendent chaque jour davantage.

HOQUET. Pression épigaslrique. Aux deux faits signalés par M. llostan de guérisons obtenues par ce moyen, M. le docteur L. Boyer ajoute les suivants :

Une fille de dix-huit ans est prise de hoquet continu à la suite d'une suppression des règles par refroidissement des extrémités inférieures. Une saignée de pied est faite sans résultai. Il applique alors la paume de la main sur le creux de l'estomac et [jresse fortement ; une légère amélioration se manifeste, les mouvements deviennent moins violents, l'inspiration moins rapide, mais le succès n'est pas complet. M. Boyer fait appliquer de suite une grosse pelote de linge sur le creux de l'estomac, maintenu avec une serviette. Aussitôt les accidents cessent. On prescrit unu potion antispasmodique, et pour boisson de l'eau de Sellz sucrée en petite quantité.

Quatre heures environ après l'application du bandage, la malade fatiguée par la pression juge à propos de tout enlever; mais aussitôt les accidents reparaissent, et l'on s'empresse de rétablir l'appareil. Le lendemain, le hoquet n'avait pas reparu. La jeune fille conserva son appareil quelques jours encore. Le hoquet avait disparu sans retour depuis.

Chez un jeune homme de vingt-cinq ans, le hoquet s'accompagnait d'étouffement et d'anxiété. Au lieu de le saigner, M. Boyer prend quatre mouchoirs de poche dont il fait une pelote qu'il place sur le creux de l'estomac et qu'il serre fortement a l'aide de la cravate du malade. «Je sens que ça va mieux », dit ce dernier; et, dix minutes après, tout était fini.

Même résultat dans la troisième observation :

n Ce traitement si simp'eest en même temps si rationnel, dit l'auteur, que l'on est tout étonné qu'il n'ait pas été trouvé plus ■ tôt. Il est pourtant plus ancien qu'on ne le croit. Ce n'est ni le • médecin qui le communiqua à M. Rostan, ni sa femme, qui l'ont i trouvé les premiers. Longtemps avant eux, Bordeu l'avait em-ployé aveu un succès complet. Voici ce qu'il en dit : « Traitant » autroFois, avec un antre médecin, une personne atteinte de.

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