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léiiLjuo éprouve une soiisalion d'engourdissement loulo ijarliculière. Elle repond aux questions, et exécute, quand elle nest pas ataxique, les mouvements qu'on lui prescrit, mais avec une paresse croissante. Peu à peu la respiration se fait avec plus d'efforts, les parois de la poitrine se soulèvent davantage, les globes oculaires sont convulsés en haut, la malade cesse de répondre et elle s'endort d'un sommeil profond, identique avec le sommeil naturel, avec celle différence qu'elle reste plus insensible aux bruits du dehors: on a beau l'appeler à haule voix, frapper vivement et près de son oreille sur un objet sonore, elle conlinue à dormir avec une placidité qui exclut toute possibilité de simulation. L'indifférence, la torpeur, sont ainsi porLées graduellement aux j)roportions extrêmes de la catalepsie sponlaiiée; la vie de relation s'est complètement suspendue. Seulement, celte léthargie presque artificielle, provoquée par l'observateur, a suivi chez la malade une progression graduelle qui permet d'en observer toutes les phases.
Si rapide qu'ail été le sommeil produit par la simple occlusion des yeux, il n'a lieu qu'au bout de quelques minutes, plus ou moins vile, suivant la constitution nerveuse delà patiente. Chez certaines hystériques on réussit toujours à déterminer la torpeur complète ; chez certaines autres on n'arrive qu'à la somnolence; chez d'aulres, enfin, on ne dépasse pas un engourdissement qui cesse dès qu'on leur rend la vue, el qu'elles comparent à la fatigue qu'on éprouve dans la matinée qui succède à une nuit d'insomnie.
L'état léthargique est parfaitement caractérisé : la malade est hors d'élat d'exécuter aucun mouvement volontaire lorsque la torpeur a atteint ses proportions extrêmes. Si on la pince dans des points où la sensibilité est conservée, l'excitation détermine un mouvement réflexe peu étendu; si l'on introduit un liquide dans sa bouche, elle ne fait aucun effort de déglutilion. La crise est d'une durée variable; la malade se réveille d'elle-même à la longue, ou reprend ses sens à la suite d'une vive commotion, de l'aspersion d'eau froide sur la figure.
L'état des membres ne répond pas moins à la définition de la catalepsie. Les masses musculaires offrent à la pression une résistance qu'elles ne présentent pas durant le sommeil. Quand on ])rend un des membre.*, le bras, par exîniple, et qu'on essaye de le ployer au niveau d'une articulation, la jointure est demi-rigide. 11 semblerait qu'on opère sur ui de ces
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inanneqinns arliciilés conslruils à l'usage des arlisles, ou sur un corps qui aurait la flexibilité de la cire. L'articulation garde la position où on l'a placée, fixe, immobile, comme si elle était soutenue sur un point d'appui. On peut varier les situations à son gré, donner au membre les positions les moins tolérables, sans qu'un seul frémissement musculaire se produise, sans que le meml)re s'incline peu à peu et obéisse à la pesanteur.
C'est un spcclacle singulier que celui d'une malade plongée dans une torpeur profonde, insensible à toutes les excitations, conservant, clans les poses auxquelles on l'assujettit, l'immobilité et la roideur d'une statue ; restant assise, debout, inclinée en avant ou en arrière, la jambe suspendue hors du lit, ou fléchie à angle aigu sur le tronc, les bras et les doigts contournés, et maintenant la plus invariable et la plus absolue indifférence.
Dans ces conditions, il est impossible de méconnaître une tension durable, permanente des muscles, se produisant indépendamment de la volonté, n'entraînant pas la sensation de lassitude, et ne déterminant pas davantage une fatigue qui, à défaut de sensation, se traduirait par le relâchement musculaire..
La rigidité des membres varie, quant au degré, et il faut à l'observateur plus ou moins d'efforts pour mouvoir l'articulation; mais chez le même individu, la résistance est presque toujoursproportionnelle au volume des muscles destinés au mouvemenisde la jointure. L'articulation de la cuisse, par exemple, a plus ■ de rigidité que celle du poignet et celle du coude que celle des • phalanges.
La roideur cataleptique est générale ou"partielle, complète ou i incomplète, passagère ou durable. On peut dire qu'elle est pro- ■ portionnée à la profondeur delà léthargie. Les hystériques dis- • posées à la catalepsie, et qu'on a seulement réussi à engouriiir • par l'occlusion des yeux, ont généralement beaucoup plus de' rigidité dans les membres supérieurs que dans les membres in- ■ férieurs. Dans quelques cas plus rares, une seule moitié du corps • est affectée.
Dans tous les cas, elle cesse brusquement dès que la malade réveillée reprend le sens de la vue. Les muscles perdent leur rigidité, et les membres retombent dans la position qu'ils afifeclent quand l'appareil musculaire esten étatde relâchement.
Une fois rentrées en possession d'elles-mêmes, les hystéro-
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cataleptiques n'accusent aucun sentiment de faligue, quelque prolongée qu'ait été l'épreuve, et quelques conlorsions'qu'on ait fait subir aux membres. Elles sortent sans transition de leur sommeil, se frottent les yeux, reprennent aussitôt l'exercice de leur volonté et de leur intelligence. A l'inverse des individus endormis par le chloroforme, elles savent qu'elles viennent de dormir, mais elles n'ont aucune conscience de ce qui s'est passé durant leur sommeil, et n'ont qu'une notion confuse du temns qui s'est écoulé.
Toutes les hystériques du tempérament indiqué toutes celles qui subissent l'influence stupéfiante de la privation momentanée de la vue, ne sont pas, pour cela, affectées de la rigidité caractéristique des membres. Un petit nombre n'a de la catalepsie que Télat comateux, si tant est qu'on puisse employer cette dénomination. Lorsqu'il en est ainsi, la somnolence est presque toujours précédée d'une lutte qui rappelle l'excitation provoquée par les inhalations du chloroforme. Les malades s agitent leur respiration est saccadée , presque convulsive elles parlent ou elles gémissent jusqu'à ce que l'anesthésie générale au pris le dessus. ^
Deux hommes de quarante à cinquante ans, atteints d'affections cerebra es mal définies, et aussi comme hystéro-anenii ques, ont présenté les mêmes phénomènes qui s'accordent d avec la symptomatologie de ces affections. La catalepsie m scn b.re était cependant moins saisissante que chez les hystériques" les jointures n avaient pas la même roideur, et la tonicité muï' culaire paraissait moindre à la pression du doigt. [Arch. de JJ~
Contracture liy.tcrîquc Chez une incurable de h ^-,1 pêtnere atteinte d'une contracture permanente dp? n f membres et des muscles du Ironc, survLu g aduel^L
une d une hystérie convulsive la mieux c'araclé 'ee 1-. ' longues ann es, M Charcot rencontra, à l'autops e latéraux de la moelle, à droite et à gauche atteinte Z . dans une bonne partie de leur épaisseur et'dan Tle leu^^^^^^^ gueur depuis le bulbe jusqu'au renflement omla e r"
aracteres de cette dégénérescence attribuée, u qu d à 1 .t.. locomotrice uniquement, étaient très-net. ,7ni./ ' f'^'"® transparent, gélatineux/consistL e p asU^^^^^^ la substance nerveuse par une matiL a^ he t «ai t
llYSTKKlIi.
Iranspareiilo el parsemée de noyaux de lissu conjonclif et de corpuscules amyloïdes, atrophie des lubes nerveux avec dilatalion et élrangleiiienl. Substance grise et cellules nerveuses intactes comme dans l'ataxie.
Plusieurs des racines anlérieures étaient atrophiées, tandis que les racines postérieures étaient à l'état normal sans aucune trace de méningite. [Soc, méd. des hôpitaux.)
On comprend de quel enseignement est ce fail. Il semble déceler la lésion anatomique de l'hystérie. Purement fonctionnelle en apparence au début, cette lésion se traduit matériellement à l'apogée de celte maladie. Avertissement pour ne pas s'endormir avec trop de sécurité dans son trailemenl.
Hystérie chez l'homme. Le danger des émissions sanguines répétées, sur son éliologie, ressort manifestement de l'observalicn du docteur Fort (C/mon méd. , n° 1 80, 1 864). Chez un ouvrier de trente-sept ans, très-bien portant jusque-là, sanguin, vigoureux, exempt de toute diathèse et de cachexie, sans aucune maladie antérieure, une pneumonie droite franche se déclare spontanément, pour laquelle, porté à l'hôpital, on lui lire, coup sur coup et en trois jours, 24 palettes de sang. Une contrariété détermine immédiatement un accès d'hystérie avec convulsions, la sensation d'une boule qui remonte l'épigaslre et l'empêche de parler. Perte de connaissance pendant trois heures; il pleure en revenant à lui, ce qu'il n'avait jamais fait depuis son enfance.
Les symptômes pneumoniques, qui s'étaient amendés, reparaissent aussitôt et -1 6 autres palettes de sang sont de nouveau tirées en deux jours, soit 40 palettes ou 4 kilogrammes environ.
Dès lors tout le cortège des plus graves symptômes nerveux apparaît. Paralysie, rétention d'urine, qui le fait passer dans le service de chirurgie de M. Velpeau ; hémiplégie faciale, pui^ paraplégie, etc., etc.; tout cela compliijué de phénomènes hystériques évidents : appétit capricieux, malaises, névralgies intercostales, sensibilité morale toute féminine, pleurs faciles.
Ce malade a perdu ainsi la santé la plus prospère et est voué irrémédiablement à une vie de souffrances. De là le danger des émissions sanguines abondantes chez certains sujets.
Traitement. Contre-indication de l'atropine. Contrairement au
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conseil de Schroeder van der Kolk, de ne jamais donner ce médicamenl dans l'hyslérie, le docteur Natanson, de Varsovie, ayant prescrit 5 centigrammes de valérianale d'atropine , soit 1 gniin en 60 pilules, il en résulta des symplômes d'intoxication effrayants, dès que la malade en eut pris après 3 à 1 2 heures d'intervalle, quoiqu'elle fût saturée de morphine, dont elle prenait jusqu'à plus d'un gramme par jour. On dut lui administrer jusqu'à 60 à 70 gouttes d'opium pour faire disparaître les accidents. {Gaz. hebdom., n° 36.)
Une injection hypodermique de 4 milligrammes de sulfate neutre, chez une dame hystérique depuis son enfance, déterminèrent également des accidents d'intoxication effrayants. (V. Injections sous-cutanées.)
ilYSTÉROJVIÉTRlE. Ce moyen, de provenance anglaise, est encore tant discuté, décrié en France, que beaucoup de praticiens n'en connaissent ni les effets, ni les avantages. C'egt à montrer ceux-ci, à poser les indications de ce moyen chirurgical et son mode d'emploi, que M. Huguier, qui en est un des plus zélés promoteurs parmi nous, s'est attaché dans l'ouvrage suivant, résumédesleçons et desobservations cliniques du célèbre et laborieux chirurgien de Beaujon. Cet ouvrage offre un guide sûr pour ceux qui voudront expérimenter celle méthode de traitement et s'en servir.
De Chijsléromélrie et du catliélérisme lUérin ; de leur application au diagnostic et au traitement des maladies de l'utérus et de ses annexes, et de leur emploi en obstétrique, avec 4 planches lithographiées, par P. C. Huguier, chirurgien honoraire de l'hôpital Beaujon, membre de l'Académie de médecine. In-8 avec planches.
llystcromèti'c dilatateur. La petitesse et la faiblesse de celui de M. Huguier ont conduit M. Avrard, de la Bochelle, à en faire fabriquer un autre par M, Charrière. Son avantage est de donner la profondeur de la cavité cervico-utérine et de la cavité utérine seule. Il se compose d'une pince à deux branches glissant l'une dans l'autre légèrement, recourbée en forme de sonde utérine. Introduit, cet instrument donne, sans le retirer, la mesure de la cavité utérine seule au moyen d'une échelle fixée sur la tige du curseur qui écarte les deux branches en les faisant
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glisser l'une sur l'autre. La brandie postérieure étant immobilisée en haut, la branche antérieure vient presser par l'angle rentrant de sa courbure contre la partie antérieure de l'orifice interne et donner ainsi la solution du problème cherché.
Cet instrument peut servir de môme à dilater, redresser, écraser et môme abraser l'utérus. (Acad. de médecine, août.)
IIYSTÉROCMITOMIE. Nom donné par M. le docteur Grenet à la cautérisation incandescente du col de l'utérus pour combattre les flexions de cet organe en déterminant par la rétraction des tissus des adhérences plus étroites et solides avec les parties environnantes. C'est ce que le hasard avait démontré à Amussat en cautérisant une ulcération du col avec le caustique solidifié de potasse et de chaux. Une rétroversion coïncidente avait disparu en même temps que l'ulcération par la formation de brides à la face postérieure du col et du vagin. Plus tard cette remarque lui avait fait ériger ce moyen en méthode de traitement contre les déviations. En considérant la faillibilité des moyens mécaniques mis en usage contre ces déviations, le danger des excisions et de l'élytrorrhaphie dans le prolapsus utérin et, d'autre part, l'innocuité du cautère actuel et le peu de douleur qu'il détermine, appliqué sur le col de l'utérus, M. Grenet l'a appliqué dans le but de détruire, de réséquer un lambeau utérin par la brûlure et d'opérer ainsi plus sûrement le résultat désiré.
L'instrument spécial employé h cet effet a une longueur totale de 36 centimètres, dont 5 pour le cautère, 20 pour la tige et 9 pour le manche et la virole. Le cautère ou plutôt l'hystérocautome est en forme de cuiller d'une certaine longueur, afin de pouvoir se charger d'une notable quantité de calorique, et ayant à son extrémité libre la forme d'un croissant, pour pouvoir éire appliqué sur les faces latérales du col. Il a ainsi une surface concave et une face convexe de 37 millimètres d'étendue, circonscrivant une moitié de cercle de 24 millimètres de diamètre. L'extrémité plane, dont les bords sont à angle droit, offre 7 millimètres à son centre et va en diminuant, de sorte que ses deux cornes se fondent à angle très-aigu. La plaie résultant de son application est ainsi plus large au centre et affecte un segment de cercle en rapport avec les dispositions du col transversalement incliné au moment de l'application du fer.
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àOi
Outre les prccaïUions requises pour l'application du cautère actuel, celle-ci doit se faire prestement et avec vigueur sur la ligne de démarcation qui sépare l'insertion de la membrane vaginale sur le col. Cette ligne, insensible au toucher, est ordinairement assez apparente lorsque les valves du spéculum, après avoir repoussé la face de l'utérus dévié et qui fait ressaut, s'étalent dans le cul-de-sac vaginal.
Il faut se rappeler que la face antérieure du col est plus longue que la postérieure, mais que le vagin s'insère moins haut en avant. Le cautère doit porter franchement sur le col, car, plus en dehors, c'est-à-dire dans l'espace vésico-ulérin ou rectoutérin du cul-de-sac, il existe un repli du péritoine qui, consécutivement à l'opération, pourrait s'irriter. Le col ayant, en moyenne, une longueur de 25 millimètres, l'insertion de la membrane étant à son tiers inférieur, c'est donc à 8 millimètres de son extrémité inférieure en avant, à 10 en arrière, que le fer doit être appliqué. S'il existe un développement hypertrophique du col, on doit en tenir compte dans l'appréciation de ces dimensions. Il est bien entendu que la face concave de la cuiller doit regarder la région rectale en antéversion et la région vésicale en rétroversion.
L'application du cautère ne doit être guère prolongée au delà de deux secondes. Du reste, cette durée doit être en rapport avec l'intensité de l'hystérolaxie. Ainsi, dans les flexions du col, l'action doit être moins énergique, parce qu'une trop profonde brûlure entraînerait en sens opposé le corps utérin.
Les suites de l'opération ne présentent rien qui ne soit déjà décrit partout. — Le tissu de la cicatrice, à mesure qu'il s'organise, se rétracte et attire vers lui la membrane qui l'entoure; celle-ci cède et se déplace par l'effet de son élasticité très-considérable. Lorsque les tissus environnants ne cèdent pas en tous points avec une égale intensité, la cicatrice est irrégulière ; mais, dans l'immense majorité des cas, elle affecte la rectitude linéaire ou l'incurvation semi-circulaire imprimée par la forme du cautère.
L'abaissement du col dans le sens de l'axe vaginal n'attend pas ce temps-là. Il commence parfois à reprendre sa direction normale même avant la chute de l'eschare. L'utérus se relève généralement avec plus de lenteur.
A part quelques cas de congestion mélrorrhagipare légère, le lendemain de l'application du feu, des coliques passa-
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gères, une légère tension du ventre, des douleurs rémittentes dans un des hypochondres , un petit mouvement fébrile le deuxième ou troisième jour, on n'observe jamais d'accidents conséculirs antres que ceux qui résullent de la cautérisation ordinaire de l'orifice utérin. Mais ce qui a paru positif, c'est que la violente dérivation produite, le travail inHammaloire et la suppuration plus ou moins longue de la plaie favorisent singulièrement la résorption des produits pathologiques des autres affections utérines compliquantes. Aussi l'hypertrophie, dans les cas de métrite parenchymaleuse, et le catarrhe, dans Its cas de métrite interne, ne tardent-ils pas à diminuer et même à disparaître.
La douche froide, selon l'intelligente pratique de Becquerel, est le meilleur moyen de combattre l'engorgement inflammatoire persistant dont la durée, l'intensité et l'énergie doivent être mesurées au degré de l'inflammation.
Pour tout traitement, on prescrit le repos presque absolu du lit ou de la chaise longue pendant les trois premiers jours, et des injections froides ou astringentes, tièdes ou émollientes, suivant la marche ou l'intensité des phénomènes phlegmasiques locaux, en attendant avec confiance les effets de cette méthode opératoire.
Ainsi, du 28 janvier 1858 au 12 février 1868, vingt fois l'opération de l'hystérocaulomie, pratiquée dans onze cas d'antéversion, un cas de rétroversion, un cas d'anlélatéroversion de l'utérus, six cas de rétroflexion et un cas d'antéroflexion du col utérin, a produit la guérison de toutes les flexions du col et de huit versions de l'utérus. Dans deux cas d'antéversion, le résultat a été complètement négatif; dans deux autres, un redressement insuffisant a été obtenu, mais les douleurs ont été considérablement amendées. (^7aî. rfes /idp., mai.)
De Vhystérocanlomie; nouvelle méthode chirurgicale pour la guérison des déviations utérines, par M. le docteur A. Grenet, médecin de Barbezieux. Brochure de 33 pages in-8", Paris.
ICTÈRE. Dans un grand nombre de cas, les anatomopathologistes allemands, ne trouvant pas d'obstacle au cours (le la bile, l'ollribuaient au défaut de sécrétion de la matière
IMPERFORATION,
ooloraïUe de la bile, introduite dans le 8ang. Virchow avait ainsi donné l'infiltration des cellules hépatiques par la matière colorante de la bile comme le critérium d'un ictère mécanique ou hépatogène; mais des recherches nouvelles lui ont montré une série d'altérations dans la portion intestinale du canal cholédoque qui se rencontrent dans beaucoup d'autres cas oti, d'après le premier criiérium, il pouvait être considéré comme purement hématogène. Ces lésions consistent dans un gonflement du tissu combiné à de l'hypérémie et de l'hémorrhagie autour de l'orifice du canal cholédoque dans l'intestin, dans une étendue de 3 à 6 lignes ; un bouchon blanchâtre composé de masses épithéliales du volume d'un grain de chènevis et visible par la pression seulement ; une étroitesse avec décoloration de la muqueuse contrastant avec une dilatation brusque et une coloration jaunâtre de tout le reste de ce canal.
Tels sont les nouveaux caractères anatomo-pathologiques altribués à l'ictère hépatogène catarrhal; or, se rencontrant dans l'iclèredes nouveau-nés, celui du typhus, de la pneumonie comme de la pyohémie et l'empoisonnement par le phosphore considéré autrefois comme hématogèue, il en résulte que celui-ci serait réduit à une très-grande rareté, à moins qu'il ne coexiste avec l'autre. L'ictère par cause mécanique et obstacle au cours de la bile serait donc de beaucoup le plus fréquent. {Ai'chiv. Berlin^ n°28.)
IMPERFORATIOIV AIVALE, Aux faits curieux rapportés dans le volume précédent, M. Rizzoli en ajoute un non moins instructif. C'est une fille de neuf ans qui fut amenée à sa clinique pour un vice de conformation : l'anus faisait défaut et le rectum s'ouvrait à la vulve un peu en arrière de la fourchette. Il y remédia pir une incision de la fourchette au coccyx allant jusque sur le rectum dévié. Il le détacha de la paroi postérieure du vagin et des tissus environnants en conservant les fibres musculaires qui entouraient son extrémité, pour former le .sphincter, et le fixa par des points de suture à l'extrémité coccygienne de la division. La malade guérit sans accident et les matières fécales eurent ainsi une voie d'expulsion séparée qui permit à l'opérée de se marier plus tard. (Gazz. med. di Torino, r\° .3.)
îiWRCTION PURIILEIVTI:. Voy. Fièvrf.
INJECTIONS SOUS-CUTANÉliS.
INJECTIONS SOUS-CUTANÉES.— ACTION, La prééminence do celle voie d'absorplion sur loule8 les aiilres résulte des expériences sur i'inoculalion des malièrespulrides (voy. Inoculation). Tandis que les injeclions dans la trachée ne produisaient que des effets légers et passagers, elles provoquaient les phénomènes les plus intenses et une mort rapide avec des lésions anatomiqoes étendues lorsqu'elles étaient faites par la voie endermique. Si, comme on le savait, cette voie d'absorplion est plus active que celle de l'eslomac en raison de ce que les substances n'étant ainsi en contact avec aucun corps étranger, ne subissent pas d'altération et pénètrent dans toute leur pureté dans le système circulatoire, comment se fait-il qu'injectées directement dans la jugulaire, ces substances putrides n'aient pas amené des effets aussi prompts ni si intenses? Il serait curieux de rechercher par des expériences comparatives avec des poisons médicamenteux, si c'est là une loi générale ou bien si ce n'est là qu'une exception due à la nature des liquides injectés ou des animaux qui ont été inoculés.
D'après lesexpériences rapportées par M. Georges, des poisons à très-haute dose peuvent élre introduits sans danger dans l'économie par ce procédé, en appliquant une ligature au-dessus de la piqûre dès que les effets se manifestent. 5 centigrammes de curare ont ainsi été introduits à la patte de deux chiens qui se sont rétablis (Soc. méd, pratique). Ce résultat est infirmé par les expériences publiques de M. Cl. Bernard, qui, à cette haute dose, n'a pu arrêter l'empoisonnement ni la mort.
On pourrait toutefois utiliser celte donnée en Ihérapeulique avec des poisons comme la strychnine, l'atropine, etc. Une fois produit l'effet physiologique que l'on désire, on empêcherait toute prolongation, toute amplification par ce procédé, qui offrirait ainsi plus de garanties que l'usage interne, dont on ne peut mesurer ni limiter aussi facilement l'action.
Dangers. L'un des principaux, suivant le professeur Nussbaiim. de Munich, est de faire pénétrer la seringue dans une petite veine au lieu du tissu cellulaire. C'est ainsi qu'après s'être pratiqué lui-môme plus de 200 fois des injeclions hypodermiques locales contre une névralgie du bras avec 25 centigrammes de morphine dans les vingt-quatre heures sans éprouver aucun accident, il lui arriva d'en éprouver de très-graves il y a deux mois, à la suite d'une de ces injections avec 1 0 centigrammes seulement dans 15 gouttes d'eau. Il a observé les mêmes effets chez