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on n'a qu'à en tirer les deux cliefs el les lixer sur la tige coudée pour que l'opéralion soil faile. l.o vaisseau est ainsi comprimé à volonté d'une manière fixe el solide, et pouL être graduellement serré de jour en jour sans aucune souffrance pour le patient.
Appliquée sur la sapliène interne variqueuse chez un homme de quarante-huit ans, cette méthode a parfaitement réussi; trois semaines après, l'oblitération était complète, alors que d'autres procédés avaient échoué quelques mois auparavant. (A/et/., Times, janvier et février.)
LITIIOTRITIE. Un nouveau perfectionnement apporté par M. Maisonneuve à l'appareil instrumental pourra rendre cette opération plus facile el plus sûre. 11 a transformé la branche mâle du lithotribe en un tube ouvert à ses deux extrémités. Dès lors, il sera facile à l'opérateur, lorsqu'il en reconnaîtra la nécessité pour faciliter la manœuvre ou neutraliser un excès de sensibilité de la muqueuse vésicale, d'injecter par ce tube, pendant l'opération, telle substance liquide ou gazeuse dans la vessie qu'il jugera convenable, sans être obligé de retirer et de réintroduire ses instruments (Jcad., de méd, mars). Abréger la durée de l'opération, diminuer les souffrances du patient, tels seront les résultats de celle ingénieuse modification.
Brisc-picrrc sk languette . Imité de l'évacualeur de M. Guillon. Une languette fixée en charnière à la partie supérieure des mors de la cuillère de la branche femelle l'empêche de s'engouer par sa seule élasticité. A chaque pression, celte languette vient s'appliquer dans le fond de la cuillère el rejette par le mouvement opposé tous les fragments obstruant le mors creux. (/4 Cad. deméd., avril.)
LUPUS. Acide phénique. Aux demi-succès de ce genre tant pronés devant les académies comme une grande découverte dont tout le mérite revient de droit à M. le docteur J. Lemaire, l'auteur du Trailé de l'acide phénique, dont la deuxième édition notablement augmentée vient de paraître chez l'éditeur Germer- Baillière, M. 0. Duvivier, de Liège, en publie de complets pour établir sa priorité dans l'emploi de cet agent contre le lupus. Il résulte, en effet, de ses observations que, dès le mois de mars 4 864, il en faisait usage chez une femme de trente-huit ans, atteinte depuis 4 859 d'un lupus érythémateux du nez et des joues et dont la guérison ne fut complète
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qu'après dix-neuf mois do Iraitenient. Le 18 mai suivant, il l'employait dans un cas semblable, chez un homme de Irei.lo ans, et qui, depuis I 8 49, n'avait pu s'en débarrasser, malgré de nombreuses médications internes et externes. Au contraire, la guérison était complète après vingt-trois applications d'acide pliénique. Depuis il a traité avec le môme succès, par ce moyen topique, deux autres cas, dont un lupus tuberculeux hyperlrophique. 11 pratique à cet effet des badigeonnages sur la surface du mal, après avoir fuit tomber les croûtes , les squames, avec des cataplasmes ou de l'huile d'amandes douces. L'acide cristallisé éiant liquéfié avec quelques gouttes d'eau ou d'alcool, il l'emploie ainsi presque pur. Une très-vive douleur en résulte sans doute pendant plusieurs heures avec une pellicule blanche, parcheminée sur les parties touchées et avec congestion, rougeur vive à l'entour. Mais tous ces phénomènes morbides sont dissipés douze à vingt-quatre heures après, une délente locale sensible, marquée, a lieu, l'exsudation diminue rapidement, se dessèche et se tarit à mesure que les applications se réitèrent, et finalement la peau redevient élastique, lisse et rosée, bien qu'un peu plus pâle qu'à l'état normal, {Scalpel, n° 21 .)
Ces résultats sérieux doivent donc encourager les praticiens à renouveler ces tentatives, et que le succès soit dû à l'action parasil.icide ou antivirulenle, antiseptique, désinfectante de l'acide ou simplement substitutive, ainsi que le pense M. Olivier, une fois bien constaté, ce n'en sera pas moins une grande conquête pour l'art et les malades.
LUX.'VTIOlNfS. Liixaiioii des vertèbres cervicales.
Quoiqu'il en existe des cas authentiques suivis d'une heureuse réduction, le nouvel exemple communiqué par le professeur Schiih à la Société des médecins de Vienne, le 4 5 janvier, a d'autant plus d'intérêt qu'il a provoqué la relation do plusieurs cas semblables dont celui-ci est le type. La luxation, datant do quinze jours, s'était produite chez une jeune fille, étant au lit, en exécutant un mouvement de rotation de la tête, qui resta immobile, inclinée, la face dirigée à droite. Survinrent aussitôt des douleurs violentes s'étendanl à la face, l'épaule droite et l'occiput, dues au tiraillement des nerfs. Les mouvements du bras droit furent abolis et ne se rétablirent que partiellement.
La malade étant chloroformisée, on procéda à la réduction à l'aide d'une cravate passée sous le menton produisant l'exten-
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sion, tandis quo l'opéraleur, prenant l'occiput à pleines mains, imprimait à la tûto un mouvement de rotation de droite à gauche. Un c.tioc fut (iislincloment entendu par le retour des surfaces articulaires dans leurs rapports normaux. Aussitôt les douleurs cessèrent et l'opérée quitta la clinique six jours après. [OEsicn . Zeilschr. fur. pruk. lleilkundc, n" 5.)
C'était une luxation unilatérale de la cinquième sur la sixième vertèbre cervicale dans le cas observé par M. le docteur Parizot. Le cou était fléchi en avant, la face inclinée à droite, le menton reposant un jieu en dehors de l'articuldlion sterno-claviculaire. A droite, la région cervicale présente une concavité avec relâchement des nerfs inférieurs du sterno-masloïdien ; à gauche, au contraire, elle accuse une convexité, surtout très -accentuée, à la parlio moyenne; les muscles latéraux sont fortement tendus. En arrière, le creux sous-occipilal est conservé; on sent la créle cervicale sans gibbosité apparente; pas d'ecchymose. Le cou et la léte sont immobiles; pour fixer un objet, les yeux seuls se meuvent, sans que la léte change de position. Il est impossible de communiquer au cou un mouvement qui ne détermine une vive douleur. La malade ne peut rester debout ni assise, la tête a besoin de reposer sur un plan horizontal qui amène un peu de soulagement.
Le membre supérieur droit est paralysé du mouvement, sensibilité obtuse, fourmillements et sensation de froid, surtout à l'extréinité des doigts; le membre gauche est libre, la sensibilité est conservée, cependant il est le siège de fourmillements. Ces (roubles augmentent, ainsi que la gêne de la respiration, lorsque la malade est placée dans la station verticale, quand même la tête est soutenue. Ils n'existaient pas dans les premières heures qui ont suivi la chute, et sont apparus graduellement, paraissant afl'ecter une marche ascensionnelle.
Aucune lésion du mouvement ni du sentiment du côté des membres inférieurs; les excrétions alvine et urinaire se font normalement.
Voici la méthode de réduction employée : la malade étant assise sur le plancher, un aide fut chargé de maintenir les deux épaules, un autre fixait les jambes. Placé derrière, M. Parizot saisit vivement avec les deux mains la mâchoire inférieure, tandis que les deux pouces étaient arc-boutés contre les apophyses mastoides, éleva lentement la tête, puis tout à coup imprima un mouvement brusque de dehors en dedans. Un
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n-aquement se fit entondro, la malade éprouva un grand soiikigement et, dans sa joie, elle se mit à tourner le cou. Mais pliénomènes de paralysie n'avaient pas disparu. La malade Lit remise dans son lit, la téle étendue gur un plan horizontal et soumise à une pxtension à l'aide d'qn poids de 2 kilogramuies que suspendaient au pied dp lit les deux chefs d'une bande fixée sur la mâchoire et ramenée au sommet de la tête. {Soc. méd. de Nancy. )
Luxation de l'épaule çn avant, Dans un cas de ce geiire, datant de deux mois, chez un garçon de ferme de cinquante-trois ans, plusieurs tentatives de réduction étant restées vaines, M. Am. Paris, d'Angoulême, conseilla, de préférence à de nouveaux essais de réduction, la résection de la tête de l'humérus. L'ancienneté du déplacement, la longueur du chem.in à faire parcourir à la tête de l'humérus el. les adhérences probables qui s'y opposeraient, autant que la nécessité de tenter quelque amélioration en faveur du blessé, lui ont paru justifier cette préférence. [Gaz. des hôp., n° 45.)
Luxation de la clavicule. La difficulté de maintenir réduite celle de l'extrémité interne a fait imaginer un appareil contentif à cet effet, par M. Demarquay, et fabriqué par Charrière. Il est de cuir rigide fait sur le moule de plâtre pris sur le blessé. Il enveloppe d'une manière uniforme toute la partie supérieure de la poitrine sans gêner en rien l^s mouvements ordinaires et recouvre l'articulation scapulo-humérale de manière à limiter l'élévation du bras.
Deux pelotes compressives, fixées à deux ressorts du ban^ dage, exercent une pression continue el invariable. Le tout est maintenu au corset ou au pantalon par des bretelles élastiques. [Acad. de méd.^ août.)
Luxation «lu coude. Un appareil dont l'action repose sur ■ un principe qui peut être généralisé à la réduction de toutes les Iqxotiops a été présenté par MM. Robert et Colin. La partie en rapport avec jes produits osseux se compose des deux plaques rembourrées dont l'une s'applique sur l'olécrâne et l'autre sur la partie externe et inférieure do l'humérus.
Ces plaques mobiles, auxquelles on imprime une direction déterminée, sont articulées s^r deux forts i)iont3nts formant.
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angle iJroil avec la parlio active de l'appareil constitué par deux branches solides, parallèlement assemblées et qui se mobilisent l'une sur l'autre, au moyen d'un système de vis et de crémaillière, de manière que le mouvement communiqué ramène on contact les parties osseuses déplacées.
Un dynamomètre, placé sur l instrumenl, indique la force déployée, de manière à la limiter dans les bornes de la prudence. {Acad. de mcd., nov.)
l'iixailon de là hanche. L'obscurité de? signes différentiels des diverses espèces de luxation de l'extrémité- supérieure du fémur rend l'observation publiée par M. Glascott Syme, de Dublin, trèà-utile autant parla rareté du fait que la précision des détails. Un homme tombé d'une voiture, et traîné pendant plusieurs mètres, présente, à son entrée à l'hôpital Sleevens, une fracture sus-malléolaire de la jambe gauche et un raccourcissement de deux pouces, exactement constaté dans tous les points de repère du membre droit. Le pied est complètement renversé en dehors, la fesse aplatie, la saillie du grand trochanler moins marquée qu a droite, lequel est porté en haut et en arrière. Les parties molles font une saillie considérable en avant et en dedans de la cuisse. La tête du fémur est à deux pouces et demi de l'épine iliaque antéro-supérieure placée un peu en arrière.
Le défaut de crépilation, le mouvement libre delà tête du fémur avec la cuisse et le rapport normal du grand trochanter avec la tête fémorale, excluant la fracture, on tente la réiuclion, et un bruit indiquant la rentrée de l'os se produit; mais, en allongeant le membre , on retrouve tous les signes de la luxation dans la fosse iliaque externe; raccourcissement, renversement du pied en dedans, tête fémorale dans la fosse iliaque externe qui avait décrit un arc de cercle autour de la cavité cotyloïde, car la rotation» en dehors se reproduisit spontanément en abandonnant le membre sans que les efforts ultérieurs aient rien pu changer à cet état.
M. Syme explique ceile impossibiUté de réduction par une déchirure de la capsule fibreuse qui, ayant laissé passer la tête fémorale et l'étranglant pour ainsi dire au col, empêchait absolument de la faire rentrer dans la cavité articulaire. Ce serait donc là un nouvel exemple de luxation suprn colyloïdc de Malgaigne, ou luxation au-dessous de Ccpine iliaque anléro-
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ipcricHre d'Hamillon , et qu'il propose d'appeler à son tour iixalion dans la fosse iliaque externe avec reiiversvmenl du pied n dehors.
Si ce renversement du pied en dehors existe en eiïet, dans la luxation sur le pubis et sur le corps de l'ischion aussi bien lue dans celle-ci, elle est la seule où ce signe coïncide avec le accourcissement du membre. Dans la première, il a sa longueur ormale, dans la seconde, il y a, au contraire, allongement marqué.
Les signes distinctifs sont donc : Raccourcissement marqué, abduction légère, renversement considérable en dehors, saillie lies muscles de la partie antéro-interne de la cuisse, aplatissement de la région trochanlérienne et de la fesse : position de la tête fémorale au-dessous de l'épine iliaque antéro-supérieure. {Dublin quarterl. Journal, vol. IV, 1 864.)
Liixation coxo-fémorale. En tentant d'en réduire une de la variété dite sus-pubienne, chez un vieillard de quatrevingt-un ans, par la flexion exagérée de la cuisse combinée avec la rotation en dedans, M. Verneuil fractura le col du fémur au niveau du col analomique. Il soupçonne que l'une des végétations marginales de la tête du fémur aurait accroche, pendant les mouvements de réduction, le bord du pubis, do manière à la fixer invariablement et à l'empêcher de céder aux efforts; car elle est restée ensuite immobile sans que l'on puisse la faire bouger. Quoi qu'il en soit, M. Dolbeau considère ce procédé comme exposant à ce redoutable accident en raison de l'extrême longueur du levier comparé à la faiblesse de résistance, diminuée encore dans ce cas par l'extrême fragilité des os à cet âge. (Soc. dechirur., novembre.)
Luxation iiio-pubieunc. Ayant eu recours en vain à l'extension horizontale avec et sans anesthésie, dans un cas de ce genre, chez un ouvrier, qui venait d'être atteint, le 25 août, le docteur Morillion de Pont-Sainte-Maxence, employa un procédé analogue à celui d'Hippocrale. Il fil tenir le blessé debout par des aides, de telle sorte que le membre sain touchait seul le sol. L'autre restait suspendu et inerte, ce qui d'après M. Gaillard, de Poitiers, amène la résolution musculaire par la fatigue, et remplace parfaitement l'anesLhésie. Embrassant alors fortement de ses deux bras la cuisse pendante comme un fût do
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colonne, el agissant dû toute la puissance de ses forces augmonléo par celle do son poids, il exerça des tractions dans le sons vertical. Dès qu'il sentit la l6te céder, il imprima à l'os un mouvement qui porta sa tête vers la cavité cotyloïde, et aussitôt un bruitsignificatif annonça que la luxation était réduite. Le malade fut replacé sur son lit, les deux jambes liées ensemble, pour immobiliser temporairement l'articulation lésée, et lin mois après, cet homme marchait avec des béquilles. {Jour, do méd, et chir. pral., oct.)
Luxation du pied. Un exemple très-intéressant en a été relaté par M. Coutagne, ah Société des sciences méd. de Lyon. Un homme de trente-cinq ans tombe d'un bâtiment, et tout l'effort de la chute se porta sur le pied gauche, qui présente l'aspect d'un pied bot valgus. La face plantaire est fortement portée en dehors et en avant. Une plaie transversale de 3 centimètres, donnant passage à l'angle exterrie de la poulie astragalienne, existe au niveau de la malléole externe. La saillie osseuse de \ à 2 centimètres, et la déchirure correspondante de la chaussette et delà guêtre en drap doublé de toile, montrent la force violente qui a déterminé cette issue.
Néanmoins, la réduction s'effectua facilement, et à mesure que l'astragale rentrait, les tendons, les extenseurs, écartés et non déchirés, reprenaient leur place au devant. Du sang et des bulles d'air sortirent de la plaie qui fut fermée hermétiquement avec des bandelettes enduites de collodion. Du coton cardé et un appareil de Scultet furent appliqués.
La plaie se réunit en grande partie par première intention, et, un mois après l'accident, un bandage joulé et amidonné put être appliqué. Bientôt des niouvements furent imprimés au pied, et le troisième mois, le blessé put marcher et sortir. Un an après, il marche presque aussi loiigtemps qu'avant son accident, sans autre inconvénient qu'une élévation du lalon d'un centimètre et demi environ, résultant du défaut de rapports exacts entre la poulie de l'astragale et la mortaise du tibia. [Gaz. méd. de Lyon, n" 3.)
Réduction par un levier. Chez un homme de 43 ans qui s'était luxé et fracturé le pied cinq semaines auparavant, le docteur Demarquelte trouva toute la peau de la région malléolaire interne gangrenée; le pied, fortement dévié en dehors, était