MÉNINGITE
25 décembre il éprouve un malaise avec frisson, fièvre, affaiblissement. Ces symptômes vont en augmentant, la fièvre redouble le soir, la douleur de tête est plus vive, insomnie, rêvasseries, épistaxis, langue sèche et jaunâtre, selles rares, ventre ballonné sans taclies lenticulaires, peu d'appétit, digestion difficile, râles muqueux disséminés dans les poumons sans rien aux sommets. La douleur de tête progresse avec agitation le soir, pouls irrégulier à 100, ilO et ralenti le matin.
Des vomissements verdâlres surviennent du 7 au 8 janvier, coïncidant avec des convulsions épileptiformes, face pâle sans déviation des traits, suivies de prostration. Ces accès se répètent les jours suivants, malgré les vésicaloires et les douches froides; l'état s'aggrave, il y a perle de connaissance sans cris hydrencéphaliques ni strabisme. La tache méningitique du professeur Trousseau n'est pas indiquée.
C'est alors qu'un gramme de bromure de potassium est donné en solution, le 12 janvier, et porté bientôt à 2, puisa 3 et môme à 4, les accès du soir revenant moins intenses dès le début de l'emploi de ce médicament et diminuant graduellement d'intensité, à mesure que l'on en augmentait la dose. Dès les premiers jours de février, le malade se lève dans les salles. Mais à mesure que cette amélioration progressait du côté des centres nerveux, des symptômes de tuberculisation évidente s'accentiiaient du côté do l'abdomen et du thorax. {Gaz. des hôp , n" 37.)
N'est-on pas fondé à voir là un effet de rétrocession par la disparition rapide d'une dermatose enlevée pour ainsi dire chez un sujet prédisposé plutôt qu'une véritable méningite? Dans tous les cas, ce fait remarquable montre la valeur sédative du bromure de potassium sur le système nerveux.
i^léiiingite riiuniatisnialc. Dans une nouvelle étude destinée à son excellent Traité de pathologie inlerne, M. Gintraca réuni sous ce litre 27 observations, savoir, 21 de méningite crânienne et 6 de méningite rachidienne, dont voici la symptomatologie différentielle.
Dans la première, la céphalalgie est un des phénomènes notés dès le commencement, et le délire a été 17 fois le signe de l'invasion. 11 est tantôt tranquille sous forme de subdélirium; d'autres fois violent, furieux, accompagné de cris. L'assoupissement y succède le plus souvent avec phénomènes