A62 MÉNINGITE
convulsifa, spasmodiqucs. Les yeux étaient hagards, brillants chez plusieurs malades ; il y avait du strabisme chez 3 ; 5 ont éprouvé des nausées et des vomissements.
Tous CCS phénomènes cérébraux sont absents ou très-légers daps la méningilo racliidienno, les signes sont locaux comme douleurs au cou, à l'épine ou aux lombes, roideur du tronc, opislhûtonos, contracture ou spasme des masséters ; douleurs, crampes, mouvements spasmodiques et même paralysie des membres inférieurs et de la vessie.
Cette maladie revêt en outre une forme générale prédominante, adynamique ou ataxique, suivant les dispositions individuelles des sujets. Ici, c'est une tendance à l'étal typhoïde ; là, à des accès rémittents, pernicieux; d'autres fois, d'érysipèle, de phlébite ou d'une diathèse purulente.
De la méningile rhumaiismnle, par M. Gintrac, directeur de l'École préparatoire de Bordeaux. — 40 p. in-8°.
Il serait bien important et utile, pour la pathogénie de cette affection, de déterminer si elle ne coïncidait pas, dans un certain nombre de cas, avec le rhumatisme articulaire, et si la loi de coïncidence de celui-ci avec la péricardite ne s'étend pas aux autres grandes séreuses, comme M. Desclaux, de Toulouse, l'a suggéré à propos d'une péritonite métastatique développée sous l'influence manifeste d'une diathèse rhumatismale. (V. Péhi- TONiTE.) La plupart de ces observations sont, en effet très-décisives à cet égard.
Les accidents cérébraux n'ont apparu que consécutivement à des douleurs dans les membres développées, chez une fille de douze ans, après s'être exposée à un refroidissement. Trois observations, recueillies à la clinique du professeur Leberl, témoignent également de la réalité de cette éliologie ainsi que d'autres rapporlées par MM. Gubler et Leudet.
Méningite tuberculease. Prophylaxie. T).?ï\S trente cas, chez des sujets débiles, frères, sœurs d'enfants morts déjà de méningite tuberculeuse, le docteur Danis,de Fourmies.a prescrit l'iodure de potassium associé au sirop d'écorces d'oranges §mères, et dans aucune l'invasion du mal n'a justifié les appréhensions qu'il avait cru fondées à tort ou à raison (Bull, méd, 4u Nord, avril). Si ce traitement préventif a pu être employé inutilement dans quelques cas, n'est-il pas conforme au calpul des probabilités d'admettre, qu'epiployé en do telles circonstances, il a été utile dans plusieurs autres?
MÉNINGITE, m
Symptomatologie. Sur 30 cas non clouteux, le docteur Lund a rencontré quatre fois une douleur des geqoux persistante, parfois très-violente, exagérée par tous les mouvements de l'articulation et ne cédant pas aux topiques calmants. Aucune tuméfaction ni modification de forme ne s'observe dans la jointure. Un et parfois les deux genoux en sont le siège. Elle coïncide avec les accidents cérébraux ou les précède, et persiste ou disparaît avant la mort observée dans des cas à marche trèsaiguë ou à évolutions plus lentes; elle était surtout intense quand il y avait de violente^ convulsionsi. Les sujets, garçons et filles, avaient de 6 à 14 ans. N'ayant jamais observé cette douleur en dehors de la méningite tuberculeuse, M. Lund en fait un signe important de diagnostic. [Joiirn. fur Kinderkrankheilcn. i^Iars et avril.)
Pour être probant, ce signe aurait dû être vérifié par l'état anatomique de l'article, car, en pareil cas, il est toujours permis de supposer une tuberculisation de cette partie. Celte vérification est d'ailleurs rendue très-facile dans les hôpitaux d'enfants.
Dilalation el hémorrhagie rétiniennes. Une pièce anatomique présentée par M. Bouchut pt provenant d'un enfant mort dpl méningite tuberculeuse, montre qu'il y avait un état variqueujf des veines de la rétine avec hémorrhagie de celte membrane, conformément à ce qu'il avait annoncé précédemment.
Toutes les fois qu'un obstacle à la circulation de retour existe vers le chiasrna des nerfs optiques, ces modifications rétiniennes peuvent se manifester.
Elles se sont de même rencontrées à l'autopsie d'un enfant mort de méningite de la base du cerveau par suite de carie du rocher. Une phlébite oblitérante des tissus de la dure-mère en était résultée, et consécutivement la gêne des sinus caverneux, un œdème de la pupille du nerf optique et ces lésions ensuite.
L'emploi de ropbthalmosçope permet de les reçpnn^îtrc sur le vivant et d'en étudier le processus. M. Bouchut a pu ainsi, à l'aide de cet instrument, constater l'hémorrhagie rétinienne dans un cas de méningite tuberculeuse qui a guéri el étudier Ja marche régressive du caillot hémorrhagique de la rétine. Une transformation graisseuse dp cette partie y succéda avec atrophie notable de la papille du nerf optique. (Soc. de biç^logie.]
liGti MONSTRUOSITÉ.
Doux observations cliniques avec planches monlrenlle degré et la disposition de ces dilalalions rétiniennes [Union méd., n° 140), Elles font partie des GO qu'a recueillies l'auleur sur ce sujet et que contient l'ouvrage qui a paru sous ce litre: Du diagnoslic des maladies du système nerveux par l'oplillialmoscopie, \ vol. in-8 de 810 pages avec 1 4 figures sur bois et 4 atlas de 24 figures chromo-lilhographiées par l'auteur. — Germer Daillière.
IUcnins;Uc cérébro-spinale. Voy. Épidémies.
MOMSTnUOSiTÉ. Un cas très-remarquable et peut-ôlre unique, existe dans la personne d'un jeune portugais, Jean- Baplisle Dos Sanlos, âgé de 18 ans, né à Faro, chef-lieu d'Algarve, d'un tempérament lymphatique, d'une constitution normale. Il a été vacciné, et a joui jusqu'à présent d'une excellente santé. Observé dôs l'âge de huit mois par le docteur • Gorré, à Boulogne-sur-mer, ce monstre a été l'objet d'une' communication à l'Académie des sciences de Paris, lo • 25 mai 1846, par M. Velpeau. Son père vit encore ; sa mère • succomba à 33 ans d'affection pulmonaire. Il a quatre frères; tous bien conformés et d'une santé florissante. Sa taille est de • l^jCS. Cet homme présente entre les deux jambes, du restebien conformées, un troisième membre supplémentaire ayant ( son insertion apparente au périnée où il est fixé solidement. De? là il se dirige un peu en avant avec les dimensions d'une jambe* d'un enfant de huit à dix ans. Près des genoux se voit î'arti-culalion fémoro-libiale ankylosée, formant un angle droit eni avant. La jambe paraît simple, et terminée par deux pieds; unis par leur bord interne jusqu'à l'extrémité des orteils ; ceux-ci sont au nombre de dix et garnis d'ongles chacun. L'arlica-lation du pied avec la jambe est également ankylosée, elle a àî peu près la direction normale. Ce membre supplémentaires mesure 36 centimètres de son insertion au périnée à l'articu-lation ankylosée, 43 centimètres de celle articulation à l'extré-milé des gros orteils.
En arrière de la cuisse du membre supplémentaire et» presque à son centre existe une dépression qui sert d'anus. Les ventre esUrès-développé, et l'on constate manifestement dans* sa partie inférieure, une tumeur dure, qui paraît être une têtei' d'un fœlus à terme.
MORT
Il y a deux pénis, le gauche plus grand que l'autre, mais tous deux régulièrement conformés et susceptibles d'érection complète. Il y a aussi deux scrotums unis par une membrane intermédiaire rudimeiitairo, chacun renferme un testicule bien conformé muni de son épididyme. La miction se fait avec facilité par l'un et l'aulre urèlhre, simultanément de même que l'éjaculation.
Il a été impossible de constater s'il y a deux vessies et deux prostates, le sujet s'opposantà un examen à cet effet.
Cet homme raconte qu'il a eu des relations avec les femmes, et que pour se livrer au coït, il se sert du pénis le plus développé, et qui lui procure le plus de sensations voluptueuses en détournant préalablement l'autre qui rendrait l'accouplement impossible.
Ce cas de tératologie paraît résulter de la fusion de deux fœtus dans un seul et dont l'un s'est seulement développé complètement. Il appartient donc à la classe des monstres doubles hélérotypiens, genre pygomèle, famille des polyméliens de Geoiïroy-Saint-Hilaire. On en trouve la description exacte dans le Journal de médecine et de chirurgie de Bruxelles. Mai.
MORT. Signes. M. Larcher rappelle que la lâche noire de la sclérotique en est un d'une grande valeur pour la constatation civile et judiciaire des décès. Elle apparaît toujours sur le côté externe du globe de l'œil ; plus tard une autre tache semblable, sinon un peu moins prononcée, apparaît à la partie interne parallèlement à la première ; elles s'étendent ensuite transversalement, se rapprochent et finissent par se réunir et former invariablement un segment d'ellipse à concavité inférieure. Elle est ainsi un signe certain de la mort.
Entre la roideur cadavérique encore peu apparente, déjà nulle ou sur le point de cesser, et les phénomènes connus de la putréfaction encore absente, l'imbibilion cadavérique du globe de l'œil, plus rapide par une température élevée chez les enfants, les phthisiques, les typhisés, etc., cette imbibition est en quelque sorte un point de transition. La tache noire de la sclérotique est, en un mot, suivant l'auteur, le stigmate de la mort. [Acad. des se, avril.)
iTlor(!!( suitUcs. Historique. Traitée au congrès de Bordeaux, par MM. Azam au point de vue chirurgical, et Ch. Dubreuilh
MORT
au point de vuo puerpéral, sans qu'il en soit résulté rien de nouveau, coUe question a été l'objet, de la part do M. Bouillaud, d'une défense aussi énergique qu'éclairée et brillante au point de vuo historique, 11 n'a pas souffert que l'on donnât à la découverte de la thromboso et de l'embolie une origine germanique. Il a montré que, avant les travaux de Vircliow, la génération médicale qui a précédé celle-ci s'était occupée d'une manière toute spéciale des concrétions sanguines, soit artérielles, soit veineuses, de leurs causes et de leurs effets. Des ouvrages, malheureusement peu lus, qui datent de cette époque, traitent de cette question jusqu'à satiété. On y voit rapportée^ à l'oblitération des veines internes ou externes, superficielles ou profondes, par dos caillots ou par la compression, l'origine des hydropisies et des œdèmes; la phlébite y est étudiée soustoutes ses formes, dans tous ses sièges, inlus et, exlrà, comme conséquence de la propagation d'une maladie inûammatoire des parties extérieures ou des organes internes aux vaisseaux de leur voisinage; la phlébite y est considérée comme l'origine des oblitérations veineuses et des concrétions sanguines ou; thromboses; on arrive même à lui faire jouer un tel rôle, qu'uni anatomo-pathologiste, M, Cruveilhier, déclare que la phlébite? constitue à elle seule presque toute la pathologie.
La génération médicale à laquelle M. Bouillaud appartient, n'ignorait nullement les effets des concrétions sanguines dontt elle avait avec tant de soin étudié les causes. Elle savait que lai mort peut être la conséquence de la formation de concrétions^ sanguines dans le cœur, l'aorte, l'artère ou les veines pulmo-naires, à la suite de l'endocardite, de l'artérite rhumatismales,, ou de la phlébite qui accompagne la phlegmasie des poumons.. Elle avait constaté l'existence de ces concrétions après la mort,, et, mieux encore, elle en avait indiqué les signes pendant lai vie. 11 est donc injuste de dire que les Allemands ont découverti la Ihrombrose et l'embolie. Leur seul mérite est d'avoir, à ce? sujet, développé les idées françaises en leur donnant des noms^ nouveaux. Ce qui appartient en propre aux Allemands, ce que^ ni Français ni Anglais n'avaient découvert, c'est l'idée de faire? voyager au loin les concrétions vasculaires; de les faire partir, . par exemple, de la veine saphène ou des extrémités du système? veineux pour les faire arriver à l'artère pulmonaire, après un . si long parcours à travers tout le système veineux et le cœurr droit. Voilà ce que les Allemands ont trouvé ; à ce point do vue,
MORT
1 peut dire qu'ils ont fait une révolution dans la science, révolion qui se ressent malheureusement un peu trop de celle . .ntaisie, de cette imagination brillante et romanesque qui sont le caractère des compatriotes de Schiller et de Gœlhe.
Les Allemands ont introduit dans la science un peu trop de poésie et de roman. Il est difficile d'admettre les migrations qu'ils font exécuter aux concrétions sanguines à travers le système circulatoire. M. Bouillaud, qui a observé tant de fois ces coagulïms fibrineux dans le cœur et les vaisseaux, n'a pas vu un seul cas dans lequel il pût être établi avec certitude que leur point de départ fût placé en dehors de leur lieu ou siège déformation. Pour les faire parvenir des extrémités du système veineux jusqu'à l'artère pulmonaire, il faut leur faire traverser bien des détroits et franchir bien des passes difficiles. Est-on bien certain que ces prétendues embolies ne soient pas des caillots formés au lieu môme où on les rencontre? Ne saiton pas combien sont autochlhones les concrétions sanguines du cœur, de l'artère pulmonaire, des autres parties du syslème circulatoirb artériel ou veineux, concrétions sanguines causées pâr l'inflammation rhumatismale, par l'endocardite ou la péricardile, par la pleurésie, la pneumonie, la phlegmasie des artères ou des veines? Il faut donc chercher avec la plus grande attention si l'on ne trouverait pas, dans le point môme où l'on rencontre ces caillots, les conditions pathologiques de leur formation. Pendant trente-cinq ans, il a observé chaque année environ cinq à six exemples de mort subite à la suite de la formation de ces concrétions sanguines internes dans le cœur ou les gros vaisseaux ; et toujours il a pu expliquer cette formation par l'endocardite, la péricardite, la pleurésie, la pneumonie, i'arlérite, là phlébite. Ce n'est pas l'inflammation qui joue ici le rôle principal, c'est la concrétion fibrineuse, conséquence de la phlegmasie, qui, en obstruant la grande où la petite circula^ tion, détermine ces accideilts teî-ribles coHtre lesquels la science reste trop souvent désarmée.
Le célèbre professeur a observé cgalemëiit de nombreux exemples de morts subites dans l'état puerpéral , ces cas sont commuiis dans les grandes villes. Ce n'est pas seulement à là suite do couches, mais encore en dehors de cet état qu'on les observe. Ce n'est pas seulement des femmes, mais encore chez dos hômmés. La caùâe en est attribuée par M. Bouillaud, à rahêiiiie, à la chloWsB, à h chloro ané'mie, à l'éréthismë
MORT
noi vcux, concJilions organiques n coiiimunes aujourd'liui dans no3 grandes villes qu'elles conslilucnL, en quelque sorlo, un lempéramonl que l'on pourrait appeler chloro-anémique.
Celle cliloro-anômie est une cause fréquente de mort subito, el l'on a pu prédire plus d'une fois celte lerminaison fatale chez des jeunes filles ou chez des jeunes femmes qui, en proie à cet état pathologique, refusaient de se soumettre aux exigences d'un Iraitemenl convenable.
La mort arrive le plus souvent par syncope, elle est produite par l'insuffisance des qualités stimulantes et plastiques d'un sang appauvri : la chloro-anémio est comparable à une hômorrhagie lente dans sa marche el sa terminaison. Les individus succombent absolument comme s'éteint une lampe, faute d'élément combusLiblc.
Telle est, suivant M. Bouillaud, la cause à laquelle il faudrait rapporter la plupart des morts subites, soit dans, soit hors l'état puerpéral , chez la femme comme Chez l'homme. Le remède à cette chloro-anémie, dont l'infiuencc esl aujourd'hui si générale et si désastreuse, c'est le régime, le fer, le quinquina; c'est surtout ce bon et excellent vin de Bordeaux, si généreux et si tonique, dont il serait à souhaiter que l'usage se répandît d'une manière plus générale encore pour le grand bien do l'humanité.'
Tout en admettant que la génération médicale, à laquelle appartient l'éminent professeur, a parfaitement étudié les caillots sanguins qui se forment sur place dans les cavités du cœur, dans les artères et dans les veines, M. Verneuil répond qu'elle n'avait point vu nettement les migrations de ces caillots partis de la périphérie du système veineux pouraboulir en un lieu éloigné de leur point de départ, par exemple, dans l'infundibulum de l'artère pulmonaire. L'origine périphérique des concrétions que l'on rencontre dans ce dernier point ne saurait être mise en doute, puisqu'elles sont de même ordre, de même nature, de même composition que les caillots périphériques, et que l'on trouve parfois les traces évidentes de la rupture de ces derniers : rupture qui a donné lieu à l'embolie pulmonaire. — A des faits nouveaux, à des idées nouvelles, il faut des mots nouveaux, et c'est pourquoi le mot embolie a été avec raison substitué à ceux de concrétions sanguines ou caillots sanguins. Quant au mot thrombose, il sert à abréger et remplace à lui seul toute une phrase. Les faits nouveaux, les idées nou-
velles quo ces mois servenl à exprimer, nous viennent de l'Allemagne, d'où sont venues souvent, surtout depuis un certain nombre d'années, de fort bonnes choses.
Pour M. Verneuil, s'il était poëte et s'il voulait faire, en cette qualité, un roman de physiologie et de pathologie, il imaginerait une circulation nerveuse analogue à la circulation sanguine dont l'immortelle découverte est due au génie de Harvey. Pour expliquer les morts subites, qu'il n'est pas possible de rattacher toutes k l'embolie, qui l'empêcherait alors d'en trouver la cause dans la coagulation subite de cette matière qui remplit les tubes nerveux et qui, fluide, transparente et homogène pendant la vie, apparaît, quelques heures après la mort, sous l'aspect d'un coagulum qui donne aux tubes nerveux une apparence variqueuse? Qui pourrait dire, par exemple, que l'électricité, que la foudre, n'eût pas la puissance de coaguler instantanément la matière des tubes nerveux, et d'amener ainsi la mort soudaine? Mais ce serait là de la poésie et du roman, et la science ne vit pas d'imagination, mais de faits exacts et bien observés. Le progrès, aujourd'hui, à l'égard de la pathologie du système nerveux, doit être de faire pour les maladies de ce système ce que M. Bouillaud et ses contemporains ont fait pour les maladies du système circulatoire. Avant les travaux de l'école anatomo-pathologique française, avant ceux de la nouvelle école allemande, on ne savait comment expliquer certains cas de mort subite. On invoquait toujours l'apoplexie et, quand on ne trouvait rien dans le cerveau, on imaginait une apoplexie séreuse qui n'a jamais existé. Aujourd'hui, on sait à quoi s'en tenir à ce sujet. On peut rapporter de tels accidents à leur véritable cause; c'est un progrès de la science dont nous sommes redevables, comme de tous les progrès en pathologie, à l'école de l'observation, de l'anatomie pathologique et du scalpel. {Union méd., u° \ 24.)
Une femme de quarante-neuf ans mourut très-soudainement dans la nuit du 5 mars dernier. Elle avait été bien portante jus:]uelà. Desvaricesauxjambesayantdonnélieu, depuis troismois, àun ulcère au-dessus de la malléole externe du côté droit, étaient sa seule infirmité. Elle se plaignait fréquemment de céphalalgie et parfois d'une douleur aiguë dans la tête. Elle s'était couchée dans son état de santé habituel, lorsqu'à deux heures du matin elle éveilla sa fille, demanda un châle comme si elle rêvait, et avant qu'on eût pu le lui procurer, une syncope la prit, et à