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Le cinquième — • 3412
Le sixième — 3353 —
{Monalssclw. fiir Geb., décembre 1864.)
Vie sans respiration. Aux trois faits de ce genre rapportés par M. Bardinet à l'Académie de médecine (Voy. Fœtus, Dictionnaire, 186.1), M. Devergie, dans son rapport, montre que Marschka, de Prague, en avait observé deux semblables avant lui, qu'il a consignés dans un mémoire intitulé : Des Leben der Neugeborenen ohne Athmen (La vie des nouveau-nés sans respiration), inséré dans Prager Vierteljahrschr. fur die prakt. Heilit., 1 854, t. III, et dont la Gaz. liebdom. , l. I, p. 10o9, a extrait les détails principaux. L'un offre surtout une analogie frappante avec ceux de M. Bardinet, la vie s'était entretenue sept heures sans respiration. D'autres faits, exhumés des annales de la science, montrent d'ailleurs que l'attention avait déjà été éveillée sur ce sujet d'une si grande importance physiologique. Aussi M. Devergie a-t-il pu dire que c'était moins la nouveauté de ceux-ci que la durée considérable de la vie observée et bien constatée qui en faisait la valeur. Il les discute cependant aussi bien que les opinions théoriques émises pour les expliquer. Adoptant celles de M. Bardinet, il repousse au contraire celles de Marschka, qui attribue l'entretien de la vie à l'impulsion seule donnée par le cœur au sang de la circulation fœtale.
Ces faits doivent donc avoir le double avantage d'appeler l'attention des physiologistes sur les questions de doctrine pouvant s'y rattacher, et au point de vue pratique de n'abandonner un enfant nouveau-né qui n'a pas les apparences de la vie, qu'après s'être assuré de la mort par la manifestation des carac- ■ lères certains de la cessation de la vie. {Acad. de méd., août.) ■
M. Danyau, d'accord avec MM. Géry et Maindrault, au lieu de réclamer une loi nouvelle pour la constatation des naissancesà domicile comme le demandait M. Loir, est d'avis de conserver ■ les deux modes, et do s'en rapporter pour celui-ci aux disposi-tions bienveillantes et aux facilités accordées aux intérêts qu'il i s'agit de sauvegarder : la vie des enfants. Si définitivement;
?^OUVEAU-NÉS.
l'usage prévaut, dil-il, s'étend et se généralise, pourquoi exiger davantage? à quoi bon imposer une nouvelle obligation ?
Mais, reprend M. Depaul, s'il y a une loi à cet égard, d'où viennent les différences dans les façons d'agir des employé des mairies de Paris? Pourquoi admet-on des certificats de médecin-accoucheur dans certaines mairies, tandis que d'autres ne les admettent qu'après avoir fait vérifier la réalité du sexe par un garçon de bureau, et que dans d'autres, un médecin spécial est commis pour se transporter au domicile des parents, aux frais de ceux-ci?
Tout le monde ne peut payer celte somme ni prendre une voiture l'hiver pour conduire les enfants à la mairie. On les y envoie donc sur les bras d'une garde ou d'une voisine, et il en résulte souvent des accidents mortels ou du moins trèsgraves, comme des ophthalmies interminables, pouvant entraîner la perte d'un ou des deux yeux. {Acad. de méd., 16 août.)
Envoyer les nouveau-nés à l'église est en hiver une cause certaine de mortalité pour eux, et cependant les faire baptiser à domicile n'est pas toujours praticable. Le docteur Bubola, pour tout concilier, propose de les porter dans une petite boîte ou maisonnette faite dans ce but, et dont chaque accoucheuse serait pourvue (Gazz.mecî. Venete. n" 15). Ils n'en seraient pas moins exposés au refroidissement pendant la cérémonie si longue du baptême catholique et aux formalités qui obligent de le découvrir. Le plus sûr moyen serait de les ondoyer et de ne les présenter à l'église qu à un certain âge où ce danger n'est plus à redouter.
Mortalité, Elle varie suivant les localités. La statistique qui l'élève à 1/6 pour la première année en France, la montre bien plus élevée dans certains départements industriels. Ainsi M. Dollfus a montré à ses collègues de la Société industrielle de Mulhouse qu'elle dépassait toujours 30 pour 100 dans cette ville; elle. a été de 33 pour 100 en 1 863, tandis qu'elle n'est que de 20 à 22 dans d'autres grands centres industriels, à Roubaix et Manchester, par exemple.
Pensant que la principale cause de cette mortalité effrayante était le travail des femmes dans les ateliers, jusqu'au moment de l'accouchement et le besoin d'y retourner aussitôt après, M. Dollfus a pris la mesure très-louable do payer le salaire à ces pauvres femmes pendant six semaines après leurs couches