NÉVRALGIES
On peul juger par là combien la traduclion compièle est désirable.
NÉVRALGIES. Traitement, Excision du nerf. Diiiiâ 2 cas de névralgie de la mâchoire inférieure et de la langue chez des femmes, M. Bœckel, de Strasbourg, a procédé à l'excision du nerf lingual et mentonnier, par la bouche, sans rencontrer, dit-il, de grandes difficultés. La disparition des douleurs se maintint pendant un an seulement dans le premier ; elle ne durait encore que depuis trois mois lors de la publication, et à en juger par les faits précédents, il est à craindre qu'elle ne se maintienne pas longtemps. D'après les nombreux faits relatés aujourd'hui, cette opération très-délicate ne peut être considérée que comme palliative, quel que soit le procédé employé. C'est un moyen d'attendre lé terme naturel de celle terrible maladie, peut-être même de l'avancer. [Gaz. des hôp., n" 3.)
Collodion morphine. Chez une dame atteinte d'une névralgie trifaciale avec photophohie, larmoiement et douleurs continues rebelles à toute la série des calmants, M. Caminili, chirurgien de l'hôpital de Messine, ayant noté le retour du mal aux varialions de température, recouvrit les parties douloureuses avec le vernis suivant, pour les mettre à l'abri du contact de l'air :
"if Collodion élastique 30 grammes.
Hydrochlorale de morphine 1 — ■
Mêlez.
La douleur cessa immédiatement et ne reparut pas durant 25 jours que le collodion resta sur la peau [Gaz. des hôp.). C'est la même idée que l'emploi des autres calmants, le chloroforme, l'atropine, etc., recouverts de taffetas ; seulement le mode d'application est plus facile et plus favorable, spécialement pour l'indication qu'il. s'agissait de remplir ici.
Douches capillaires. Administrées avec l'irrigaleur spécial de M. le docteur de Laurès (V. Pulvérisation), elles ont réussi à guérir Irois cas de névralgies rebelles, savoir : névralgie de la face chez une femme hystérique de quarante-cinq ans, entrée à la Pitié, service de M. Gallard, et chez laquelle le sulfate de quinine, les vésicatoires morphinés, n'avaient produit aucune amélioration, tandis que l'amélioration de la première douche fut immédiate.
OARNIER.
MÉVRALGIE8.
Névralgie faciale intense, dalant do 7 ans, chez un vieillard de soixante-quatorze ans, produisant jusqu'à 100 crises par jour avec cris, distorsion du visage, grimaces, écoulement involontaire do la salive, épiphora. Dès la 2" douche la sédation commença et fut suivie de guérison.
Névralgie lombaire et sciatique, datant de 20 mois, chez une femme do quarante-cinq ans, entrée à l'hôpital Beaujon, service de M. Moutard-Martin, et chez laquelle les ventouses scarifiées, les douches chaudes, lés injections hypodermiques d'atropine, étaient restées sans résultat, une légère amélioration suivit la deuxième douche capillaire et la guérison succéda bientôt. {Acad. de inéd.).
Il serait désirable que les insuccès que cette méthode a dû rencontrer comme toutes les autres dans cette affection protéiforme, fussent également relatés, car ce n'est que par la comparaison des cas que l'on peut distinguer ceux où elle convient spécialement.
Pronostic. La douleur continue, plus ou moins exagérée, par diverses pressions, est un des caractères essentiels de la vraie scialique, selon M. Lasègue. Plus elle est marquée, plus le pronostic est grave ; les sciatiques les plus bénignes sont celles où elle est peu marquée et qui revêtent le plus franchement les caractères des autres névralgies. C'est donc à tort que des médecins, à l'exemple deValleix, se préoccupent trop exclusivement des points douloureux et des élancements périphériques. Ces différences ressortent des observations relatées par l'auteur {Arch. de méd., novembre 1864.)
IVévralgic de la cinquième paire. Excision de la cornée. Un commis papetier de trente-huit ans, ayant perdu la vue de l'œil gauche, par suite de la projection d'un éclat de capsule fulminante, éprouva ensuite des douleurs continues, persistantes dans la région sus-orbitaire, la tempe et le trajet du nerf nasoophthalmiquo malgré des médications variées, notamment le sulfate de quinine, les onctions belladonées, etc.
Supposant que cette névralgie opiniâtre de la cinquième paire est causée pur la présence dans l'œil de quelques débris du corps étranger, M. Fano pratique l'incision d'une large portion de la cornée, qu'il recouvre ensuite de cataplasmes émollienls pour far voriser la sortie du corps étranger. Dès lors les douleurs ont
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cessé immédialement et n'ont pas reparu depuis, bien qu'il ne soit sorti aucun corps étranger de l'œil. [Gaz. des liôp., n°136, 1864.)
NÉVROSES. Des névroses, par le docteur Axenfeld, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, médecin des hôpitaux. Un vol. in-8° de 575 pages. Germer Bailiière.
Cet ouvrage, extrait de la Pathologie médicale du professeur Requin, a été l'objet d une récompense et de grands éloges de la part de la Faculté de médecine dans sa séance solennelle de 1864. C'est assez en dire le mérite et la valeur toute spéciale.
Applîcaiion du courant constant au traitement des nêv7'oses, leçons faites à Ihôpital de la Charité, par le professeur Remak, de l'Université de Berlin, broch. in-8° de 45 pages. Germer Bailiière.
Le retentissement qu'ont eu ces leçons et les résultats surprenants obtenus et rendus publics par le célèbre professeur, assuraient à cette simple brochure un succès qui n'est pas encore épuisé. Pour en rendre compte, il faudrait la reproduire, mieu-t vaut la faire lire.
NOSOLOGIE. Suivant M. Libermann, la maladie appelée typhus aborlif ne mériterait pas plus ce nom et ne participerait pas plus à la nature septicémique du typhus, que la pleurodynie de la pleurésie, ni la diarrhée du choléra. Ce serait là tout simplement un embarras gastrique fébrile, qui durant une épidémie de typhus, en prend, en revêt certains caractères comme toutes les affections qui peuvent se développer pendant son règne. Voy. Typhus.
NOUVEAU-NÉS. Poids et longueur. Des recherches faites sur 2087 nouveau-nés provenant de 2070 accouchements, le docteur M. Duncan a trouvé que le poids est moindre chez ceux des primipares que des multipares, mais que loin de dépendre du nombre des accouchements, ce poids est en rapport avec l'âge de la mère. Ainsi il résulte de ses tableaux qu'il varie selon cet âge, augmente de 25 à 29 ans pour diminuer ensuite, de même que la longueur [Edinb. med., Journ., décembre i 864). C'est là une nouvelle donnée qui doit au moins subir les exceptions de l'état de santé et du sexe du fœtus, ainsi que de la mère. 11 serait curieux de la vérifier.