‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicalesChapitre 102 sur 158 · STÉ0GÉN1K · texte numérisé non relu

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scripteur après vingt ans de participation. Ce sont là des conditions propres à tenter tons ceux qui ont à s'assurer une pension viagère pour leurs vieux jours, et comme la majorité des praticiens est dans ce cas, nul doute que ce projet ne soit pris en considération.

OSTEOGÉME. Depuis que la chirurgie s'est emparée des données acquises ou plutôt découvertes par les physiologistes sur la propriété ostéogénique du périoste pour l'appliquer aux résections, cette question a acquis un intérêt de premier ordre. Il ne s'agit plus en effet de recherches purement spéculatives, de science seule, de haute physiologie, comme cela a été longtemps le cas, sur la production des os, il s'y joint un but plus élevé, d'une utilité immédiate, la conservation des membres ou d'autres parties intégrantes du squelette et souvent de la vie môme de l'individu. En précisant et en étendant les limites du domaine des résections sous-périostées, comme en révélant des sources nouvelles de la formation des ostéoplastes, ces recherches expérimentales concourent à assurer les progrès de la chirurgie conservatrice et réparatrice, objet constant des efforts de l'homme de l'art.

S'il est parfaitement démontré et unanimement reconnu que le périoste est la membrane productrice de l'os par excellence, il n'est pas admis de même que ce rôle doive lui être exclusivement dévolu comme le voulait Duhamel. M. Flourens et M. Ollier, les deux plus ardents défenseurs et propagateurs de sa doctrine ont eux-mêmes reconnu que d'autres organes y contribuaient. L'évidence de ce fait le rend indéniable; mais l'interprétation qu'ils en donnent en atténue considérablement la portée. M. Flourens annihile ainsi le rôle de la moelle en admetlant l'existence d'un périoste interne dont la démonstration reste à faire, et M. Ollier le restreint aussi considérablement en n'assignant à cette pulpe médullaire qu'un rôle accidentel, réparateur, comme à tous les tissus de substance conjonctive. L'adhésion n'est donc qu'apparente, le désaccord persiste au fond, et s'il est vrai que, plus large, la théorie cellulaire ne fait pas ces distinctions subtiles et permet de concilier tous les faits, de rallier toutes les opinions à ce sujet, il n'en est pas moins nécessaire, instant pour la pratique chirurgicale, de préciser et de fixer définitivement l'action réelle et incontestable de la moello et d'autres tissus dans la production du périoste.

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