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l'AISALYSlES.

phénomènes qui n'avaient pas encore été signalés. Un an après, il présente du tremblement des membres supérieurs et, trois ou quatre ans plus tard, un léger embarras de la parole. Son caractère' s'altère, devient très-mobile, et il ressent à la nuque une sensation pénible de pression. Quatre ans et demi après le début, la glycosurie est considérablement améliorée, tandis que le tremblement des membres supérieurs et la propulsion en avant ont augmenté. La force musculaire, la sensibilité générale, les fonctions recto-vésicales et les facultés intellectuelles restent indemnes, et X... continue à vaquer à ses occupations professionnelles.

La glycosurie était-elle ici symptôme ou complication? On peut même admettre, comme M. Fritz, que tous les phénomènes morbides étaient sous sa dépendance; car les symptômes nerveux diminuaient ou augmentaient avec celle-ci, que le moindre écart de régime suffisait à influencer. Mais l'auteur pense tout autrement. Les quelques autopsies, faites dans ce cas, ayant montré une induration des centres nerveux avoisinanl le quatrième ventricule, notamment le pont de Varole, la moelle allongée et de la partie supérieure de la moelle cervicale, et la lésion du quatrième ventricule étai.t considérée comme la cause du diabète, il voit là une extension de la lésion anatomo-palhologique de la paralysis agitans, témoignée par ses symptômes spécifiques. (Gaz, des hôp., n° 21.)

Telle est l'interprétation donnée à ce fait; mais, si savante et ingénieuse qu'elle soit, elle n'a pu réunir l'adhésion desjeunes membres de la Société médicale d'observation qui l'ont trouvée trop hardie et hasardée, et leurs réserves à cet égard sont trop sages pour ne pas s'y associer.

Paralysie ascendante aiguë. Syhptomatologie. Chez une femme de soixante ans, observée par le docteur Caussin, après une certaine gêne de la marche, pendant deux à trois jours, sans avoir pour cela cessé ses travaux, il se déclare tout à coup dans la nuit des fourmillements dans les membres inférieurs, des étouffements avec douleurs vives dans la région lombaire. Elle ne peut rester couchée ; la marche est impossible. II n'y a ni maux de cœur, ni vomissements, ni douleurs de tète; point de paralysie de la vessie ni du rectum. Intelligence intacte, parole facile. Motililé à peu près nulle des extrémités inférieures ; sensibilité intacte, sinon un peu obtuse

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dans les pieds, surtout à gauche. Mais la pression est douloureuse sw les vertèbres lombaires. Couchée sur le dos, elle accuse, 'dès le lendemain, des douleurs vives dans la région dorsale et dans la région lombaire quand elle est assise. Paraplégie complète; déjà, il y a des fourmillements dans les membres supérieurs; la main gauche ne peut plus serrer, les étouffements augmentent et la mort survient le soir même. (Gaz. des hôp., n° 23.)

Dans cette photographie de la paralysie ascendante aiguë, on remarquera l'addition des douleurs spontanées et provoquées parla pression le long de la colonne vertébrale; signe non indiqué jusqu'ici, et qui semble devoir être pris en grande considération, pour déterminer le siège de cette maladie.

L'exemple relaté à la Société de médecine de l'Aisne, par M. Mart. Gru, médecin à Montagny, est surtout remarquable par l'invasion subite et la rapidité de la mort. C'était chez un enfant de cinq ans, faible et anémique, ayant éprouvé un refroidissement prolongé, le 8 avril. Douze jours après, c'e?t-àdire le 20, alors que rien n'indiquait une invasion si grave, il se lève comme d'habitude et tombe aussitôt à droite et à gauche. Croyant à de la malice, la mère le corrige, le replace sur une chaise dont il tombe aussitôt.

Il déjeune comme d'habitude sans se plaindre, sinon du genou gauche. Vers onze heures, il ne peut déjà plus porter la main à sa tête pour se gratter. Il ne peut bientôt plus se maintenir assis sur le carreau pour jouer. On le replace au lit où il mange avec ses mains; mais, dès le lendemain, il ne peut plus s'en servir. Physionomie naturelle; intelligence saine; un peu de céphalalgie frontale, pas de fièvre; langue blanche, sans déviation; constipation. Nul autre symptôme morbide, sinon que les membres sont douloureux à la pression.

Malgré un purgatif, des frictions sèches sur la colonne vertébrale et des sinapismes, tous les symptômes ont augmenté le lendemain. La tête ne se soutient plus droite. La voix et la toux sont affaiblies; l'expectoration plus difficile, malgré l'état normal do la poitrine. Selles et urines volontaires. A midi, une consultation a lieu : la paralysie des extrémités inférieures est complète; les mains et les avant-bras jouissent encore de quelques mouvements ; la déglutition s'embarrasse. Cinq sangsues a la nuque sont ajoutées au traitement précédent. A cinq heures du soir, le pouls est très-fréquent; sueur abondante. Intelli-

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gence nette, expression naturelle. Tous les symptômes augmentent graduellement : un vomissement a lieu, puis des suffocations; et, à deux heures du matin, l'enfant succombe à celte paralysie exclusive du système moteur, car, peu d'instanis avant de mourir, l'enfant expulsa encore volontairement ses urines. (Bull. méd. de l'Aisne, n° 3.)

N'est-ce pas là la réalisation du tableau sémiologique , si exactement peint par M. Pellegrino Lévi, de celle maladie encore si imparfaitement connue des praticiens. (Vov. année •1865.)

Paralysie atrophiqne. Dégénérescence granuleuse des muscles volontaires. Elle consiste, suivant M. Meryon, dans la séparation graduelle et progressive de la membrane amorphe qui enveloppe les ûbres musculaires primitives et dans la dispersion de la matière granuleuse qui y reste contenue. Un homme de vingt-deux ans commença, dès l'âge de cinq ans, à présenter les symptômes de cette affection : faiblesse dans les reins et marche vacillante; au bout de deux ou trois ans, il s'y joignit de la difficulté à fléchir les cuisses sur le tronc, à monter les marches d'un escalier; puis, perte des mouvemenls volontaires des orteils et des pieds. La maladie continua par les membres supérieurs, et le patient perdit la faculté de porter ses bras à la tête; mais il pouvait encore plier l'avant-bras et tenir fermement un objet avec la main. Les muscles de la respiration furent enfin envahis, sans que les muscles involontaires ou de la vie organique eussent été compromis. La soeur de cet individu avait eu la même maladie.

M. Meryon distingue cette paralysie de celle causée par la lésion des nerfs ou des centres nerveux, en ce que : \° le mal a une marche centrifuge sans suivre la distribution d'aucun nerf; 2° il n'y a aucune espèce de (rouble nerveux concomitant; 3° l'examen cadavérique ne fait découvrir aucune altération du système nerveux.

Enfin, dans les muscles paralysés par suite d'une lésion nerveuse, il y a disruption du sarcolemme et ségrégation des granules qui constituent la matière sarcomateuse. Tandis que dans les muscles affectés de la maladie qui vient d'être décrite, les fibres primitives sont graduellement détruites, les stries transversales disparaissent et les globules huileux remplissent peu à peu los intervalles dos fibres prenant ainsi la place que le lissu

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musculaire sain occupait primitivement. (Roy. med. and chir. Soc, mars.)

Ce serait donc là, si cette première observation se confirme, une variété de la paralysie musculaire atrophique progressive.

Paralysies périphériques. ÉîlOLOGlE. Bien des opinions ont déjà été émises sur la cause de ces paralysies. N'ayant rencontré, dans plusieurs cas observés, aucune lésion de l'appareil nerveux central ni périphérique, M. Leudet, qui a le dernier écrit à ce sujet, les considérait comme asthéniques, sine maleria, contrairement à Graves qui, le premier, les a attribuées à une altération locale du nerf. M. Gubler, au contraire, les a distinguées en en admettant plusieurs espèces. M. Duménil conBrme cette division en montrant, par des faits longuement décrits, observés à l'hospice de Rouen, que, dans certains cas du moins, il en est qui tiennent à l'altération atrophique du nerf, due à un processus inflammatoire. Telle serait la paralysie glosso-laryngée. Leur marche peut être ascendante et atteindre la moelle épinière, où elles produisent des lésions incontestables. Elles peuvent aussi atteindre le sentiment et le mouvement, comme dans les paralysies traumatiques ; elles s'accompagnent d'altérations de nutrition et de symptômes analogues. L'application de l'électricité exige une grande circonspection ; car, employée au début de la névrite, elle peut en activer la marche, tandis que, plus tard, elle peut rendre au nerf atrophié une nouvelle contractilité. (Gaz. hebd., n° 4 et suiv.)

Suivant le professeur Schutzenberger, elles peuvent résulter de chutes qui, en déterminant des ruptures vasculaire, périmédullaire, englobent les racines motrices ou sensibles innervant certains muscles. Un exemple de paralysie persistante, localisée aux muscles des deux avant-bras, à la suite d'une violente chute à la tête et l'épaule gauche, lui paraît avoir cette étiologie. La naissance des filets nerveux, à des hauteurs différentes de la moelle, expliquent le retour de la motilité des muscles du bras et la persistance de la paralysie dans ceux des avant-bras.

M. Hirtz corrobore cette interprétation par un fait analogue. A la suite d'une violente chute sur les pieds, survint une paralysie absolue des mouvements dans les extrémités inférieures, avec persistance de la sensibilité, coïncidant avec une douleur

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à la pression des apophyses épineuses des vertèbres lombaires. La paralysie a diminué graduellement avec celle-ci, et le malade put marcher ensuite, mais sans que les muscles se contractent par le galvanisme. {Gaz. méd. de Slrasb.,i\° \ .)

Paralysie saturnine. Le concierge du cimetière de Bordeaux'avait l'habitude de se chauffer dans son échoppe avec les débris de croix de bois peint. Sa cheminée tirait fort mal et laissait souvent rabattre la fumée à l'intérieur. Cet homme éprouva graduellement une paralysie des muscles extenseurs, surtout de l'avant-bras, avec quelques légères coliques abdominales. Celle des doigts fut si prononcée, qu'il ne pouvait écrire ni signer son nom. Les mouvements de flexion restèrent assez intacts. Personne ne pensait à l'étiologie du combustible funéraire, lorsque un courant d'air ayant été établi pour éviter la gêne de la fumée, les accidents qui avaient résisté jusque-là à divers traitements, diminuèrent spontanément. [Gaz. des hûp., n° 25.)

Sans révoquer en doute cette étiologie, on voit que c'est surtout aux mauvaises conditions d'habitation qu'il faut en attribuer l'action toxique. Il est remarquable, d'ailleurs, que la femme de ce concierge qui, plus que lui, sans doute, restait exposée dans l'habitation à l'influence nocive de ces émanations, n'a jamais présenté de phénomènes saturnins, quoique atteinte d'arthrite dartreuse. Il y a donc lieu au moins à réserve, aussi bien que chez ce journaliste, éprouvant des accidents analogues, qui furent attribués aux émanations des feuilles imprimées, sortant de la presse et provenant des caractères d'imprimerie. Ce sont là des hypothèses plutôt que des réalités.

Paraplégie. ànatomie pathologique. Si la paralysie des membres inférieurs dénote toujours une altération de texture ou de fonction des nerfs rachidiens, il n'est pas aussi facile de déterminer la nature de cette lésion ; souvent le diagnostic ne peut être précisé par la ressemblance, l'uniformité d'altérations diverses. A c e litre, l'observation suivante, recueillie à l'hôpital Middlesex, et présentée à la Royal med and chir, Society of London, le 23 janvier, offre un intérêt réel par la rareté des symptômes et surtout les altérations trouvées à l'autopsie.

Il s'agit d'un homme de quarante-cinq ans qui, après avoir

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joui d'une excellente santé jusqu'à trente-huit ans, éprouve ensuite, pendant trois années consécutives, une diminution graduelle de ses forces, puis abolition progressive du mouvement dans les membres inférieurs, jusqu'à la paraplégie complète avec déviation de la colonne en avant. A son entrée à l'hôpital, M. Gibley constata l'abolition complète de tout mouvement volontaire dans la moitié inférieure du corps, avec rétraction et flexion des jambes; les bras jouissent encore de quelques mouvements et le malade peut porter les aliments à sa bouche, à condition qu'on les ail préalab'ement coupés et placés devant lui. Aux membres inférieurs, abolition complète de la sensibilité, conservée en partie aux mains. Incontinence d'urine^ paralysie du sphincter anal. Enfin, tumeur volumineuse au-dessous du coude gauche et au-dessous de l'arcade crurale du même côté. Mort après un mois de séjour à l'hôpital.

A l'autopsie, rien dans la poitrine ni l'abdomen ; le cerveau et les nerfs crâniens sont sains.

Mais en ouvrant le canal rachidien, on trouve un nombre considérable de tumeurs sur le trajet des nerfs qui se détachent de la moelle, il y en avait plusieurs à la région cervicale, et les plus grosses, atteignant le volume d'une noix, comprimaient la moelle qui était en ce point diminuée de volume et ramollie. Il y avait aussi bon nombre de névromes sur les racines des nerfs, naissant du reste de la moelle, et ces tumeurs étaient sur certains points assez nombreuses pour présenter l'aspect d'un véritable chapelet. La grosse tumeur observée pendant la vie au-dessous du ligament de Poupart n'était autre qu'un névrome du nerf crural ; ce névrome, enfermé dans une capsule fibreuse, présentait à la coupe l'aspect d'une tumeur fibreuse, creusée de kystes de volume variable ; le plus grand était de la grosseur d'un œuf, et rempli en partie par des caillots sanguins imparfaitement organisés ; un second, plus petit, renfermait une substance gélatineuse, et les autres, moins volumineux, de la sérosité claire.

Paralysie du moteur oculaire externe. Diagnostic. Appliquant l'ophthalmoscope à l'étude de cette altération", comme il l'a fait déjà pour beaucoup d'encéphalopathies, M. Boucbut a pu distinguer celles qui sont idiopalhiques, essentielles do nature musculaire, rhumatismale ou syphilitique, sans lésion du système nerveux, de celles qui sont symptoma tiques d'une

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